Privé de son ailier brésilien Raphinha, le Brésil devra s’imposer face à l’Écosse pour valider son billet pour les huitièmes de finale du Mondial. Une rencontre également attendue comme un possible tournant, tant la Seleção est critiquée depuis le début de la compétition pour un jeu jugé terne et sans relief.
Le match nul contre le Maroc (1-1) a mis en lumière une équipe brésilienne en manque d’inspiration collective, malgré l’éclat individuel de Vinicius Jr. L’ailier madrilène, auteur de l’égalisation face aux Lions de l’Atlas, demeure l’un des rares à surnager. La large victoire contre Haïti a certes permis de relancer la dynamique, mais elle n’a pas totalement dissipé les doutes sur la capacité du Brésil à maîtriser ses rencontres.
« Nous pouvons rivaliser avec n’importe quelle équipe, que ce soit Haïti ou la France, nous avons la qualité pour le faire », a assuré Carlo Ancelotti après la rencontre. Dimanche, le sélectionneur a laissé au repos sept titulaires, dont Danilo, Douglas Santos, Marquinhos et Gabriel Magalhães, afin de préparer ce dernier match du groupe C. Mais l’absence de Raphinha, blessé face à Haïti et habituel dynamiteur du couloir droit, déséquilibre l’animation offensive, recentrée sur le côté gauche autour de Vinicius Jr.
Ce troisième match de poule pourrait également marquer le retour de Neymar, appelé pour disputer sa quatrième et dernière Coupe du monde malgré une blessure au mollet droit qui l’a éloigné des terrains pendant plus d’un mois. À 34 ans, l’ancien numéro 10 du PSG a repris l’entraînement collectif en fin de semaine dernière, mais pourrait manquer de rythme pour débuter la rencontre. L’attaquant d’Arsenal Gabriel Martinelli s’est montré confiant : les joueurs sont prêts à consentir davantage d’efforts pour accompagner leurs leaders offensifs. « Nous pouvons courir 20, 30 fois plus pour mettre en valeur Ney ou Vini », a-t-il expliqué. « Nous avons cet objectif : gagner la Coupe du monde », lance le finaliste de la dernière Ligue des Champions.
Parmi les options possibles pour remplacer Raphinha, Martinelli a souligné que Neymar avait retrouvé un « très haut niveau » malgré des blessures récurrentes qui l’ont écarté de la sélection depuis octobre 2023. « Nous avons fait un entraînement et nous avons pu voir sa qualité, on était cloués, a-t-il affirmé. Tout le monde connaît ses qualités mais aussi son intensité. Au vu de la manière dont il est revenu, nous voyons qu’il a très envie » de jouer.
Pour le moment qualifiés pour les 16es de finale grâce à leur place de co-leaders du groupe, les Auriverde veulent assurer leur première place en s’imposant face aux Ecossais qu’ils affrontent pour la cinquième fois en Coupe du Monde.
Victorieuse d’Haïti (1-0) puis battue par le Maroc sur le même score, l’Ecosse n’est pas assurée de faire partie des huit meilleurs troisièmes.
1er : Brésil (4 points)
2e : Maroc (4 points)
3e : Ecosse (3 points)
4e : Haïti (0 point)
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Les Fennecs restent en course
L’Algérie a renversé et éliminé la Jordanie (2-1) grâce à deux buts inscrits dans les vingt dernières minutes afin de se relancer dans le groupe J du Mondial-2026 lundi à Santa Clara près de San Francisco. La Jordanie, pour sa première Coupe du monde, était lancée vers un exploit grâce à Nizar Al-Rashdan (36e), mais l’Algérie, longtemps en panne d’efficacité, a finalement pu compter sur Nadhir Benbouali (69e) et Amine Gouiri (82e), pour un résultat qui offre la première place du groupe à l’Argentine.
Truel entre serial-buteurs qualifiés
La France, l’Argentine et la Norvège ont décroché lundi leur billet pour les 16es de finale du Mondial, à nouveau portées par le talent et les buts de Kylian Mbappé, Lionel Messi et Erling Haaland, tous auteurs d’un doublé. Au génie du capitaine argentin – désormais le seul meilleur goleador de l’histoire de la Coupe du monde avec 18 buts – la star du Real Madrid a répliqué en faisant deux fois trembler les filets pour sa centième sélection, lors d’un match qui restera dans les annales pour avoir été interrompu plus de deux heures en raison des orages grondant sur Philadelphie.
Les Lions de l’Atlas ont faim
Quand le Maroc affrontera Haïti, mercredi à Atlanta, tous les regards seront braqués sur Ismael Saibari, milieu de terrain au parcours chaotique qui n’était pas prédestiné à devenir le héros des Lions de l’Atlas, et encore moins l’une des révélations du Mondial. Avec quatre points au moment d’affronter des Grenadiers déjà éliminés, les Marocains ont déjà un pied en 16es de finale et sont en concurrence pour la première place avec le Brésil, en tête du groupe C à la différence de buts.
