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  • [Octobre rose] Penser l’avant, le pendant et l’après du cancer

    [Octobre rose] Penser l’avant, le pendant et l’après du cancer

    Alors qu’Octobre Rose est lancé, le centre hospitalier d’Aix et Pertuis (Chapp) s’affaire à organiser diverses animations qui ponctueront le mois. « Les gens sont sensibilisés sur le sujet, mais il y a le pic de sensibilisation au mois d’octobre. Le reste de l’année, c’est dans l’oubli. C’est une aussi une maladie dont on ne parle pas autour de soi », constate le Docteur Andy Schmitt, chef de service Gynécologie et Obstétrique du Chapp. Ce mois permet donc de rappeler les bons réflexes. Comme celui de l’autopalpation. « Quand je demande aux patientes, je dirais qu’elles sont 20% à le faire », estime le médecin. Pour autant, rappelle Andy Schmitt, hors octobre, la maladie se combat toute l’année. Sur le site de l’hôpital, un parcours permet un diagnostic en cas de suspicion, d’avoir un résultat en une seule journée et non en deux mois souligne Andy Schmitt. Sur le même site, les patientes peuvent poursuivre leur traitement dans « les 10-15 jours qui suivent », suivies par une équipe de psychologues.

    L’association des Praticiens Hospitaliers en Gynécologie (Apheg), dont il est le président, a mis en place les « Bulles de Bien-être » pour soutenir les patientes dans leur traitement, ses effets secondaires, par le biais de séances d’acuponcture, massages shiatsu, réflexologie plantaire… Plusieurs sorties sont également organisées pour être « déconnectés, un moment, de sa pathologie » et du matériel acquis pour soulager, au mieux, les patientes pendant leurs traitements.

    L’Apheg, soutient aussi les patientes dans l’après cancer du sein, en général. Toutes les activités organisées au cours d’Octobre rose, par le Chapp, permettent d’ailleurs de reverser des fonds pour ce soutien. Le médecin alerte aussi sur les « fausses idées sur le cancer du sein ». Exemple, si le principal pic de patientes se situe entre « 50 et 60 ans », la maladie touche aussi après. Or, le dépistage organisé, proposé gratuitement par la Sécu, s’arrête à cet âge. « Après, il faut continuer à faire des mammographies prescrites par le gynécologue. Plus de la moitié des patients que j’opère ont plus de 75 ans », rappelle le Dr Andy Schmitt. Pour en savoir plus sur les actions du mois, rendez-vous sur le site du Chapp.

  • Une Toulonnaise conçoit une solution de luminothérapie à domicile

    Une Toulonnaise conçoit une solution de luminothérapie à domicile

    Offrir aux femmes des solutions de confort intime utilisables à la maison et en autonomie : tel est le principe de « Lumidou ». Cette innovation technologique vise à donner accès à la photobiomodulation, une technique de luminothérapie basée sur l’utilisation de la lumière rouge et proche infrarouge, qui incarne une alternative aux traitements hormonaux pour lutter contre des maux tels que les sécheresses vaginales, le vaginisme (douleurs vaginales dues à des contractions du plancher pelvien), la dyspareunie (douleurs lors des rapports sexuels), les problèmes de cicatrisation… Ceux-ci peuvent émaner de « l’accouchement, auquel sont sujettes 70% des femmes en France, de la ménopause », ou encore « des traitements anti-cancéreux », détaille Marie Aubry, formatrice en santé toulonnaise et conceptrice de Lumidou.

    L’idée est née il y a deux ans, lorsque l’entrepreneuse et son associé, Patrick Quach, ont découvert, au fil de leurs recherches, l’intérêt médical, et pas seulement esthétique, de la lumière infrarouge. Mais en constatant aussi le coût onéreux des dispositifs médicaux en la matière : « La thérapie est peu remboursée, coûte entre 30 et 200 euros la séance, pour quinze séances minimum, et il y a un manque de communication entre soignant et patient sur le sujet, et des difficultés à s’équiper. Il y avait donc intérêt à ce que ce soin soit disponible à la maison pour un maximum de monde », explique Marie Aubry. Lumidou est proposé au prix de 409 euros. Son coût peut être pris en charge à hauteur de 50% dans le cadre du programme Elsee Care. Il pourra être proposé par de nombreux professionnels de santé (gynécologues, médecins, kinés…).

    Une volonté de contribuer à la recherche

    L’appareil, conçu pour durer dix ans, se veut simple d’utilisation et s’accompagne d’une application, « qui permet à la patiente d’apprendre à s’en servir et de devenir actrice de son parcours de soins », souligne sa conceptrice. Il convient de l’utiliser « deux fois par semaine, sur huit semaines. La surutilisation est sans autre risque qu’une baisse de l’efficacité », ajoute-t-elle.

    «Les premières commandes doivent être livrées en fin d’année, avec pour objectif d’apporter, à terme, « une contribution scientifique au sujet des effets de la photobiomodulation sur l’endométriose, car il n’en existe qu’une seule à date », précise Marie Aubry.

    Le projet lui a permis de devenir la lauréate varoise du concours « 101 femmes », initié par le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et Bpifrance, qui distingue 101 projets dans 101 départements.

  • L’hôpital de Pont-Saint-Esprit élargit son offre de soins

    L’hôpital de Pont-Saint-Esprit élargit son offre de soins

    Après la mise en place d’une direction commune en début d’année entre l’hôpital de Bagnols-sur-Cèze et celui de Pont-Saint-Esprit, l’offre de soins s’élargit dans le Gard rhodanien.

    En effet, le centre hospitalier de Pont va ouvrir deux nouvelles spécialités en consultation externe à partir de septembre : la gynécologie et l’oncologie. Avant la fin de l’année, la spécialité ORL complétera cette offre. La prise de rendez-vous pour ces consultations externes est déjà possible par téléphone*. Elles s’ajoutent aux spécialités déjà présentes dont la chirurgie viscérale, la gastro-entérologie, la médecine physique et de réadaptation, les consultations plaies et cicatrisation, la chirurgie orthopédique, la médecine interne, la diabétologie ou encore la cardiologie.

    Un nouveau centre d’imagerie

    Dans le cadre du groupement de coopération sanitaire (GCS) avec Bagnols, l’hôpital de Pont va également ouvrir, à partir du 7 septembre, un nouveau centre d’imagerie qui « permettra de réaliser des examens de radiologie générale, de sénologie avec dépistage organisé, d’échographie et de scanner ». Depuis le 24 août, les patients peuvent déjà prendre rendez-vous **.

    « À travers le développement de son activité d’imagerie et l’élargissement de son offre de consultations spécialisées, le centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit poursuit son engagement en faveur de l’accès aux soins et du parcours de santé des patients et contribue à renforcer le rôle du centre hospitalier labellisé de proximité », précise la direction de l’hôpital.

    * Au 04.66.33.40.25.

    ** ou au 04.66.33.42.90.

  • L’inquiétude grandit autour de la maternité

    L’inquiétude grandit autour de la maternité

    Lorsque la maternité de la clinique Saint-Louis a été suspendue en décembre 2022, tous craignaient qu’elle ne voit plus jamais le jour. Trois ans et demi plus tard, l’inquiétude n’est pas dissipée. Bien au contraire. « On constate qu’il n’y a pas de recherche active de la part de la direction de la clinique pour recruter du personnel alors que cette fermeture représente beaucoup de stress pour les familles. Nous constatons qu’il y a eu beaucoup plus d’accouchements d’urgence et de refus de soins. C’est aussi un gros problème pour les IVG non médicamenteuses », souligne Isabelle Boisson, membre du Collectif Maternité à défendre.

    Le Collectif a ainsi souhaité remettre la pression sur la direction de la clinique Saint-Louis qui « nous a déjà dit que la gestion de la maternité ne les intéressait pas ». Les travaux du nouveau bâtiment dans lequel est prévu un service maternité, ont pourtant débuté en octobre 2025 et devraient se terminer fin 2027. D’ici là, le Collectif espère donc qu’une équipe sera recrutée pour rouvrir la maternité. « Depuis que le chantier a débuté, nous n’avons aucune information de la part de la direction. Nous avons donc décidé de lancer notre propre annonce pour recruter du personnel et nous allons aussi contacter les organismes de formation partout en France », ajoute Priscilla Manzanares.

    Argent public

    Pour ce point presse, seuls deux élus avaient fait le déplacement : le maire de Colognac Rémy Menviel et celui de Mandagout, Emmanuel Grieu. Ce dernier a aussi souhaité alerter sur le gaspillage d’argent public puisque la direction de la clinique a touché 11 millions d’euros de l’ARS pour construire une nouvelle maternité dont l’ouverture est très loin d’être assurée.

    Lassés par ces années de combat, les élus du territoire, qui soutiennent pourtant majoritairement le travail du collectif, ne semblent plus à l’offensive sur ce sujet pourtant essentiel pour l’attractivité du territoire. En 2020, 77% des accouchements des quatre communautés de communes concernées avaient pourtant été réalisés à Ganges. Le Collectif a donc entrepris un nouveau travail : alerter tous les nouveaux élus après les élections municipales. Mais Emmanuel Grieu souhaite aller encore plus loin : « Nous pourrions organiser un week-end pour faire découvrir le territoire et les nouvelles infrastructures aux soignants. On l’a déjà fait pour les médecins mais pour cela, il faut que les élus du territoire se mobilisent. »

  • Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    À la tête du service gynécologie obstétrique de l’hôpital de Martigues depuis quatre ans, Nathalie Lavergne met toute son énergie à « prendre soin de nos pauvres utérus ». Depuis le mois de mai dernier, la médecin a réussi à mettre en place un nouveau traitement pour les fibromes : la radiofréquence. Trois médecins se sont formés à cette technique auprès de l’hôpital Nord.

    « Il s’agit d’une grande aiguille qui délivre de l’électricité pour détruire les tissus sous l’effet de la chaleur », explique-t-elle. Une technique peu invasive qui permet de traiter les tumeurs bénignes qu’une femme sur quatre développe dans sa vie en évitant l’hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus) ou les complications liées à la myomectomie (ablation chirurgicale du fibrome utérin). « L’autre avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin d’anesthésie générale, on peut donc gérer ces opérations en ambulatoire et on occupe la salle de bloc moins d’une heure », affirme Nathalie Lavergne.

    Depuis l’arrivée de cette technologie, dix patientes ont été traitées, « avec de très bons résultats, sans douleur en post-opératoire », assure la cheffe de service, qui souhaite pouvoir pérenniser cet équipement prêté par le laboratoire Kebomed. Se pose désormais la question de l’achat du générateur, qui coûte 26 000 euros. Un argument pourrait peser dans la balance : la rentabilité du traitement par radiofréquence. « Grosso modo, l’hospitalisation est revalorisée à hauteur de 3 000 euros », précise la médecin.