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  • [Le coin BD] Quand la Russie et Poutine attaqueront les pays Baltes

    [Le coin BD] Quand la Russie et Poutine attaqueront les pays Baltes

    Sous-titrée « Juin 2029, la Russie attaque les pays Baltes », cette BD signée du journaliste spécialisée Olivier Truc et de Nicolas Otero qui utilise un graphisme et des couleurs totalement adaptés au propos prend aux tripes dès les premières pages et ne lâche plus son lecteur jusqu’à la fin. Ce récit surinformé d’anticipation, très proche, raconte comment la Russie pourrait utiliser tous les moyens de la guerre hybride pour récupérer les trois pays Baltes devenus indépendants à la chute de l’URSS, puis devenus membre de l’Union européenne et de l’Otan, organismes paralysés par leurs lourdes procédures. L’hypothèse de départ est un cessez-le-feu en Ukraine sous la surveillance de l’UE et de la Chine. La Russie va prendre parti d’un attentat qu’elle a sans doute commis elle-même et l’attribue aux « nazis ukrainiens » qu’elle va accuser de s’entraîner sur des bases de l’Otan dans les pays baltes. à partir de là, en quelques semaines, le régime poutinien va déstabiliser tous les alliés des Baltes avec des manipulations via les réseaux sociaux, des démonstrations de force militaire, l’utilisation de la « maskirovka », ce brouillard de guerre qui empêche de savoir si des troupes se massent ou s’il s’agit de leurres… Avant une invasion éclair « justifiée » par le droit international et soutenue par les Brics et les alliés africains de la Russie. Découpée en courts chapitres, cette fiction ressemble à un reportage d’anticipation tant elle apparaît crédible.

    ET AUSSI…

    La fabrique de la pauvreté

    « De la lutte contre la pauvreté à la guerre aux pauvres » … L’ancien rapporteur de l’ONU sur les droits de l’Homme et l’extrême pauvreté Olivier de Schutter et Juan Mendez font œuvre extrêmement utile en rappelant que si 23% des 415 millions d’Européens sont à risque de pauvreté alors que la précarité s’installe partout, il ne s’agit pas d’une fatalité. Même si nos yeux s’y sont habitués, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle mais du résultat de choix de société et d’orientations économiques. Un rappel salutaire.

    Chez Futuropolis, 20€

    Le problème à trois corps

    Après une adaptation en série moyenne, cette BD tirée de l’œuvre phénoménale du maître de la science-fiction chinoise Liu Cixin est au contraire une excellente surprise. Il reste deux tomes à venir mais le travail du dessinateur chinois Wu Qingsong et du mystérieux Three-body universe est fantastique, tant dans la fidélité à l’œuvre originale, et à sa complexité, qu’à travers son graphisme. Difficile à résumer, mais la Terre se retrouve sous la menace d’une invasion extraterrestre d’ici 400 ans alors que des physiciens chinois se suicident les uns après les autres…

    Chez Glénat, 20€

    Jusqu’à la tombe

    Vincenzo Bizzarri et Stefano Nardella livrent un excellent western spaghetti situé en 1863, juste après l’unification italienne, dans un Mezzogiorno encore moyenâgeux et qui refuse « l’invasion piémontaise ». Là, des bandes de brigands s’opposent à la loi du nord, dont Carmine qui, revenu d’entre les morts, affronte un potentat local qui lui a volé sa fiancée. Mais un soldat piémontais, lui aussi survivant de l’enfer, est à ses trousses alors que sa compagne vient de donner naissance à leur fils. Une BD en noir et blanc aussi âpre que réussie sur une période peu connue ici.

    Chez Sarbacane, 25€

    Billy the kid

    Dans cet imposant pavé de 232 pages en couleur, Alexandre Chenet et Loïc Sécheresse vont au-delà du mythe d’un des hors-la-loi les plus célèbres du Far-West. Et ils le font même sauter, rappelant que « L’histoire est écrite par les vainqueurs » et que sa saga n’est qu’une fable journalistique. Ce qui se rapproche de la vérité est plutôt l’histoire d’un jeune gars paumé broyé par un capitalisme naissant et qui ne sera désigné comme outlaw que lorsque ses patrons n’auront plus besoin de lui. Une relecture aussi vivifiante qu’actuelle et humoristique.

    Chez Casterman, 28€

    13 jours, 13 nuits

    Après le film, la BD. Jean-Claude Bartoll et Renato Arlem adaptent le témoignage de Mohamed Bida, policier en charge de la sécurité de l’ambassade de France à Kaboul en août 2021 lors de la prise de la capitale afghane par les Talibans. Dans « l’enfer de Kaboul », il va tout mettre en œuvre pour sauver et évacuer Français mais aussi Afghans condamnés à mort par les nouveaux maîtres du pays. Une histoire vraie et un récit rythmé au cœur du chaos et du chacun pour soi durant 13 jours et 13 nuits sans sommeil ni repos, et sans soutien des alliés non plus.

    Chez Delcourt, 22,50€

    La femme au portrait

    Nicolas Tellop au scénario et l’italien Antonio Lapone au dessin offrent un polar rétro comme on les aime. Dans le Hollywood des années 1940, un tableau disparaît sur un plateau de tournage. Le réalisateur Ernst Spieler, sorte de Fritz Lang, ne peut tourner son film sans et les studios vont faire appel à la détective privée Miss X, ancienne actrice aussi caustique que séduisante. Intrigue à la Agatha Christie et dessin stylisé font le reste dans cette histoire où « plus on avance, moins on y voit clair ». Un vrai plaisir de lecture.

    Chez Dargaud, 21,50€

  • L’aumône

    L’aumône

    C’est dans les tempêtes et les crises que se révèlent les tempéraments. C’est surtout dans les actes que se mesurent le courage et l’audace politique. Mardi, un ancien premier ministre socialiste, devenu en 2016 secrétaire général de l’ONU, est monté à la tribune de l’assemblée générale des Nations Unies à New York pour exprimer le courroux de l’organisation à l’adresse des multinationales pétrolières. Antonio Guterres a été cinglant et a tout résumé de l’abyssale injustice du moment : « Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les cinq grandes entreprises pétrolières occidentales ont engrangé près de 500 milliards de dollars de bénéfices. Pendant ce temps, les budgets énergie, alimentation et assurance des ménages s’envolent. »

    Farandole de ministres

    Le même jour à Paris, une farandole de six ministres, cornaquée par celui de l’économie, Roland Lescure, ont ânonné une série de mesurettes pour répondre à la flambée des prix des carburants et de l’énergie. « Cette situation, nous ne l’avons pas voulu » ont tous affirmé les ministres, se défaussant, se déresponsabilisant. La crise « c’est pas nous, soyez contents que l’on vous lance des miettes ! » auraient-ils pu ajouter. Prime aux gros rouleurs, chèque énergie, prêt à taux zéro… Le détail des mesurettes n’est absolument pas à la hauteur des immenses difficultés des travailleurs. Pas de courage ni d’audace alors que des leviers existent pour stopper la course aux profits. Les profiteurs de crise ne risquent rien avec un gouvernement de cette nature. Et les Français n’ont pas besoin d’une aumône qui sonne comme une insulte à leur intelligence.

  • [Entretien] Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS : « Les Russes misent sur l’exténuation des Ukrainiens »

    [Entretien] Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS : « Les Russes misent sur l’exténuation des Ukrainiens »

    Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu pour la première fois jeudi dans les îles Kouriles, une visite jugée « absolument inacceptable » par le Japon qui revendique une partie de cet archipel. Cette polémique n’a rien d’anodine, Tokyo étant l’un des soutiens de Kiev dans la guerre déclenchée par la Russie en 2022. Désormais, tous les alliés des Ukrainiens sont ciblés d’une façon ou d’une autre par le pouvoir russe. Sur le front, les deux pays s’épuisent ; si Kiev peut compter sur ses drones, elle peine à intercepter les missiles russes, et demande, aux États-Unis de lui vendre au moins 5% de ses missiles Patriot.

    La Marseillaise : La visite de Vladimir Poutine sur les îles Kouriles a provoqué l’ire du Japon. Cet acte est considéré comme une « escalade », Tokyo soutenant Kiev. Qu’en dîtes-vous ?

    Jean de Gliniasty : Le sort des îles Kouriles devait être négocié entre le Japon et la Russie à l’occasion du traité de paix en 1945. Il n’y en a pas eu, justement parce qu’ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les Kouriles du Nord [considérées par le Japon comme occupées depuis 1945 par l’Union soviétique à l’époque et désormais la Russie, ndlr]. C’est la première fois à ma connaissance qu’un chef d’État russe vient solennellement dans les îles Kouriles. Dmitri Medvedev n’y est pas allé en tant que chef d’État. Poutine y a visité une usine de poissons et pas d’installation militaire. Pourquoi il l’a fait ? Le Japon a, depuis longtemps déjà basculé dans le camp des pays occidentaux qui appliquent des sanctions contre la Russie, pratiquement les mêmes que les Européennes ou les Américaines. Le deuxième élément, c’est qu’il y a une discussion en cours au Japon sur le resserrement d’alliances avec les États-Unis et l’éventuel stationnement d’armes nucléaires.

    Drone transportant des explosifs retrouvés en Allemagne, ingérences dans la campagne présidentielle en France, tous les alliés de Kiev sont ciblés ?

    J.d.G. : Dans la guerre hybride, tous les soutiens à l’Ukraine sont frappés. Tout dépend du niveau d’attaque : utilisation de l’intelligence artificielle, de fermes à trolls etc, cela fait longtemps que les Russes les emploient et cela s’intensifie en période électorale. Les Russes, comme tous les États dans les démocraties, soutiennent les partis qui leur sont favorables : l’AfD en Allemagne et d’autres formations politiques que je ne citerais pas en France, et s’attaquent à ceux qui soutiennent l’Ukraine. On est dans un moment d’intensification de la guerre hybride.

    Cela s’explique-t-il par les difficultés de la Russie sur le front ?

    J.d.G. : La situation est compliquée dans la mesure où les Ukrainiens ont fait des percées en matière de technologie et de fabrication de drones : ils peuvent frapper n’importe quelle partie du territoire russe. Mais c’est une phase qui se termine parce que les Russes ont mis au point des contre-mesures, attaquent l’Ukraine, bloquent les ports qui lui permettent d’exporter des céréales, ce dont elle est très dépendante. Nous sommes plutôt dans une phase d’escalade, où chacun a des atouts qu’il utilise. Les Russes ont les missiles et les Ukrainiens, les drones. Mais ils n’ont pas assez de Patriots et d’intercepteurs de missiles. On est dans une phase extrêmement dangereuse, d’escalade un peu sauvage. Les Russes misent sur l’exténuation des Ukrainiens et ils pensent pouvoir y arriver.

    N’est-ce pas l’opinion russe qui se lasse de ce conflit ?

    J.d.G. : Les bombardements sur les populations, en général, ça a l’effet totalement inverse. Si vous prenez le Blitz à Londres, l’effet des bombardements américains en Iran ou ceux contre les infrastructures avec des dégâts collatéraux des Russes en Ukraine, à chaque fois, ça a comme première conséquence d’accroître la cohésion de la population autour des dirigeants. Pour les Russes, c’est un petit peu différent car Poutine avait dit « c’est une opération militaire spéciale, ce n’est pas une guerre, on n’en subira pas les conséquences ». Il y a eu une première réaction de la population qui a été assez négative en disant « que fait le gouvernement ? C’est pas normal qu’on soit obligé de faire la queue aux stations d’essence ». L’Ukraine essaye de s’appuyer sur les mécontentements de la population russe pour déstabiliser le pouvoir, mais j’ai des doutes sur l’efficacité de cette méthode. Car l’autre réaction aux attaques, en général, c’est d’accroître la crédibilité du gouvernement qui ici dit « on est en guerre » avec l’Occident collectif, qui veut nous tuer, nous démanteler, nous dépecer. Je pense que la population russe et notamment la partie qui soutient Poutine, entre 50 et 60% de la population, seront galvanisés. On a déjà des articles, des tribunes, des chroniques. La pression de ceux qui veulent accroître la dimension de la guerre devient plus forte.

    Quid de la situation en Crimée ?

    J.d.G. : Le moment de l’annexion de la Crimée a été celui de la popularité maximale de Poutine. Et même s’il descend en ce moment, il n’est pas en dessous du niveau d’approbation de son action qu’il avait avant la Crimée, il en a gardé le bénéfice. Il est totalement exclu que les Russes rendent le territoire parce que c’est l’objectif principal de la guerre qui est soutenu par l’opinion. Le seul moment où il y a vraiment eu un risque nucléaire c’est quand les troupes ukrainiennes se sont approchées de la Crimée.

  • Le prêt à Kiev débloqué, les Européens rejoignent Zelensky

    Le prêt à Kiev débloqué, les Européens rejoignent Zelensky

    Les Européens ont également approuvé un vingtième paquet de sanctions contre la Russie, visant le secteur bancaire et ajoutant de nouvelles restrictions aux exportations de pétrole russe. « Nous arrivons à Chypre avec de bonnes nouvelles », a lancé la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. « Alors que la Russie redouble d’agressivité », l’Europe accentue son soutien à l’Ukraine et sa « pression sur l’économie de guerre russe ».

    Volodymyr Zelensky, qui retrouve les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à l’Ayia Napa Marina, un site touristique huppé au bord de la mer, a salué le prêt européen qui « renforcera » l’armée et « rendra l’Ukraine plus résiliente ». Il espère un premier versement « d’ici fin mai – début juin ». Mais le dirigeant ukrainien a aussitôt mis la pression sur l’Europe, estimant que son pays mérite « une pleine adhésion à l’UE » et pas de simples « avantages symboliques ».

    Le déblocage du prêt montre en tout cas que la défaite électorale de Viktor Orban en Hongrie n’aura pas tardé à se traduire au niveau européen. C’est la reprise de la livraison de pétrole russe à Budapest via un oléoduc traversant l’Ukraine qui a poussé le gouvernement hongrois à lever son veto.

    Les responsables de l’UE peuvent donc souffler, alors qu’ils avaient fustigé l’attitude de Viktor Orban lors du précédent sommet de mars à Bruxelles. Cette fois, le sommet de Chypre, qui occupe la présidence tournante de l’UE, se tiendra sans Orban. Battu par son rival Peter Magyar aux législatives, il s’apprête à passer la main et a boudé son dernier grand rendez-vous européen, après seize années au pouvoir.

    Informelle, la réunion des dirigeants de l’UE n’appelle pas de décisions majeures, jeudi et vendredi à Chypre, cette île coupée en deux depuis 1974 et l’invasion de la partie nord par l’armée turque.

    Soulagés pour le prêt à l’Ukraine, les chefs d’État et de gouvernement européens devraient surtout se concentrer sur la guerre au Moyen-Orient. Ce vendredi, ils attendent pour un déjeuner de travail plusieurs dirigeants de la région : le président du Liban Joseph Aoun, celui d’Égypte Abdel Fattah al-Sissi, le Syrien Ahmed al-Chareh et le prince héritier de Jordanie Hussein ben Abdallah.

    Malgré leurs leviers limités, les Européens vantent un « dialogue intensif » avec les États de la région et souhaitent évoquer « la situation au Liban et les pourparlers entre Israël et le Liban », selon un responsable. Se réunir à Chypre revêt une dimension symbolique puisque des bases de l’Otan y avaient été ciblées par des drones de fabrication iranienne au début du conflit.

    Avec le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, le conflit a de lourdes conséquences sur l’économie européenne, dont la facture pour s’approvisionner en pétrole et en gaz a bondi de 24 milliards d’euros en sept semaines. Dans tous les pays d’Europe, les mesures dispendieuses se multiplient afin de soutenir les secteurs les plus exposés comme l’industrie lourde, l’agriculture et la pêche. Et l’Union européenne surveille comme le lait sur le feu une potentielle pénurie de kérosène. Face à la crise énergétique, Bruxelles a multiplié les recommandations aux États membres et appelé à accélérer l’électrification du continent. Mais l’UE n’a pas fait d’annonces majeures ni sorti le carnet de chèques. Et pour cause, les finances de l’UE comme des États membres – de la France surtout – ne sont pas au mieux.

    Sur ce volet financier, les pays européens doivent aborder pendant le sommet de Chypre les discussions toujours sensibles sur les quelque 2 000 milliards d’euros du futur budget européen de 2028 à 2034. Les négociations s’annoncent comme souvent difficiles entre Paris, partisan de davantage d’investissements européens, et Berlin, prudent budgétairement. Sans le claironner, les responsables de l’UE rêvent d’un accord sur le futur budget dès la fin de l’année.

  • Une association toujours engagée pour les Ukrainiens à Auriol

    Une association toujours engagée pour les Ukrainiens à Auriol

    Ce rassemblement à l’occasion des 4 ans de l’invasion russe en Ukraine, en présence de diverses structures, sera ponctué de discours rappelant la situation des civils, qui s’aggrave face aux coupures de courant constantes et au manque de chauffage. « Une grande partie de la diaspora ukrainienne de Marseille sera présente », explique Marc Castelli, président du collectif Solidarité Ukraine Auriol.

    La situation est d’autant plus alarmante qu’aujourd’hui, « l’Ukraine a perdu plus de la moitié de sa capacité de production d’énergie et 80% du pays a été touché par des coupures de courant. Cette situation s’inscrit dans un contexte hivernal où les températures sont descendues en dessous de -15 °C », détaille Amnesty International dans son enquête sur la situation des civils dans le pays, parue le 10 février 2026.

    Face à ce constat, l’association Solidarité Ukraine Auriol s’est mobilisée pour envoyer trois générateurs. Arrivés ce lundi dans l’Est de l’Ukraine, « ils permettront de chauffer et de fournir de l’électricité à des centres de soins, des maternités ou encore des groupes de quelques maisons », confie le président de l’association. Marc Castelli explique que la stratégie russe a évolué : « Ils bombardent les infrastructures énergétiques pour démoraliser la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement ukrainien. Mais, encore une fois, le Kremlin se trompe, comme il l’a toujours fait sur ce pays. »

    Des civils qui souffrent du froid

    Adrian Prokip, directeur du programme d’énergie au Ukrainian Institute of Future, dénonce : « Geler les Ukrainiens fait partie de la stratégie militaire des Russes. » Le président de l’association rappelle que même Kiev est particulièrement touchée. « Je fais chauffer de l’eau dans une tasse sur un poêle au kérosène, je remplis deux bouteilles, l’une que je place sous mes pieds et l’autre dans mes mains, pour ne pas être gelée. Et nous dormons tous habillés… Tout ce que nous avons, nous le portons pour dormir », confie pour Amnesty International Svitlana, retraitée vivant à Kiev.

    Marc Capelli ajoute : « On a été galvanisés par le fait que l’ambulance de soins dentaires qu’on a envoyée se révèle extrêmement utile pour les civils ukrainiens. On arrive à faire des choses qu’on n’imaginait même pas au départ. » En août dernier, l’association et ses partenaires ont acheté et aménagé ce véhicule spécialisé. « On a acheté l’ambulance et on l’a transformée en unité de soins dentaires mobile. » L’association a reçu une nouvelle demande pour la création d’une seconde ambulance, qu’elle compte honorer au plus vite. « On va aussi récupérer tout un cabinet gynécologique, donc il est probable qu’on fasse une unité gynécologique mobile », conclut le président.

    Rassemblement à partir de 18h devant la mairie de Marseille