Tag: Grève des taxis

  • Les taxis s’enflamment sur la location-gérance

    Les taxis s’enflamment sur la location-gérance

    Au terme d’une journée de mobilisation des taxis marseillais, ce mardi, la municipalité a proposé aux manifestants un rendez-vous, ce mercredi en préfecture, afin d’aboutir à une position commune sur la gestion des locations-gérances de leurs licences et autorisations de stationnement. Ils étaient en effet 120 rassemblés devant l’hôtel de ville selon la préfecture de police, dès 7h du matin, pour dénoncer des blocages administratifs. « Remplacer un véhicule devient une gageure, cela pourrait prêter à sourire s’il n’y avait des centaines de personnes bloquées », déplorait Rachid Boudjema, président de l’union nationale des taxis et du syndicat des taxis marseillais.

    « En 2025, la préfecture a interpellé la Ville de Marseille suite au constat d’un grand nombre de pratiques non conformes », explique la municipalité dans un communiqué. Désormais, celle-ci a décidé de valider les nouveaux contrats suivant le cadre national, « dans le respect total des conditions réglementaires d’exploitation », indique-t-elle. Ce changement de braquet vis-à-vis de ce que le représentant des taxis reconnaît être « un système administratif unique en France, mais qui fonctionnait bien », a semé la zizanie, poussant la Ville à recruter des renforts pour gérer les dossiers, avec un retour à la normale annoncé le 10 février. Mais les taxis refusent l’évolution, s’appuyant sur une jurisprudence administrative. Après avoir été reçus en mairie puis en préfecture, ils ont de nouveau forcé les portes de l’hôtel de ville en soirée. Pour découvrir que l’injonction préfectorale n’était qu’un simple rapport de contrôle, daté du 16 avril 2025 et portant sur un seul taxi, dont ils contestent les conclusions. Dans le contexte électoral, la droite n’a pas manqué d’apporter son soutien à leur mobilisation. D’autant plus qu’une « étude technique, économique et juridique approfondie sur l’activité des taxis à Marseille » doit être lancée entre mars et avril, pour se pencher notamment sur l’augmentation du nombre d’autorisations de stationnement -et donc de taxis- « en assurant la sécurisation juridique des mesures proposées ». Au risque de jeter de l’huile sur le feu.

  • Rentrée sur les chapeaux de roues pour les syndicats de taxis

    Rentrée sur les chapeaux de roues pour les syndicats de taxis

    Embouteillages en vue dès le 5 septembre notamment autour des gares et des aéroports. Après une mobilisation en mai et en juin, les fédérations de taxis appellent à de nouvelles actions dans le cadre d’un mouvement national.

    Les syndicats de taxis se réunissent mercredi 20 août à 17h pour discuter des modalités de la mobilisation prévue à partir du 5 septembre contre les tarifs du transport médical. Une nouvelle convention publiée au Journal officiel début août a modifié la donne : les règles de prise en charge par l’Assurance maladie des transports de patients par les taxis réduisent les coûts. Elles doivent s’appliquer dès le mois d’octobre.

    En juin, les fédérations de taxis étaient sorties déçues d’une réunion avec les ministres de la Santé et des Comptes publics. Rien n’a changé.

    « 30 à 40% de pertes »

    Au cœur des revendications, la quasi-suppression de la prise en charge des retours à vide quand ils repartent, par exemple, d’un hôpital sans client. « Une hérésie totale » pour le secrétaire général de la FNDT (Fédération nationale du taxi) Dominique Buisson, qui assure que « les retours à vide sont obligatoires dans beaucoup de cas, surtout quand il y a des grandes distances qui sont opérées ». Le gouvernement entend réaliser 150 millions d’euros d’économies. Les professionnels craignent quant à eux une chute brutale de « 30 à 40% de pertes de rémunération », voire « des licenciements de personnels pour ceux qui emploient des salariés ».