Tag: grande vente

  • Que du beau pour la grande vente de la communauté d’Emmaüs Saint-Marcel

    Que du beau pour la grande vente de la communauté d’Emmaüs Saint-Marcel

    « Samedi, on vend ce qu’on a de meilleur, c’est du très bon état. Il faut qu’on casse la baraque ! », lance joyeusement Roselyne bénévole depuis 25 ans à la communauté. Et de poursuivre en s’affairant : « Nous n’avons que deux grandes ventes dans l’année, alors on garde les belles choses, les marques pour ce jour-là. Vous allez vous croire aux Galeries Lafayette. » Non sans oublier de rappeler qu’« acheter à Emmaüs, c’est un acte solidaire et engagé ».

    Fermé pendant deux jours pour tout préparer, bénévoles et salariés, environ 70 personnes s’activent à tous les niveaux de la communauté. Du neuf arrive et des invendus repartent au recyclage. À la tête de l’équipe, Hami Kahia-Tani est le nouveau responsable fraîchement arrivé depuis un mois et demi tandis que Stéfania Crotti le seconde. « C’est une vente d’été alors, nous avons beaucoup de mobilier de jardin neuf, au tiers du prix. ça vaut vraiment le coup », détaille Hami. « Mais aussi, des meubles anciens dans la grande salle des ventes, de la vaisselle, des verres, du petit et du gros électroménager. Mais aussi bien sûr des vêtements, des sacs et des chaussures », poursuit-il. Tout au fond du grand hangar, on s’affaire dans la partie électroménager. « On nettoie, on range. On a des vrais climatiseurs, des micro-ondes, des machines à laver, des télévisions… et tout a été contrôlé », présente Patrick compagnon arrivé il y a un an.

    Évoluer sans cesse

    Concernant les vêtements, Hami est sans appel : « Frip insertion à Saint-Marcel, c’est la ligue des champions du textile. » Camélia la responsable sourit et confirme : « Chapeaux, maillots neufs, tongs, sac de plage, serviettes, nous avons. Mais aussi des vêtements griffés, des carrés de soie, et des sacs de marque. » Mais le responsable sait qu’il faut évoluer sans cesse. « Pourquoi pas créer un dressing à 1 euro ? » Le quartier bénéficie de pas mal de donateurs mais la demande est forte. « Ici, tout le monde peut s’équiper. Les plus précaires, mais aussi les curieux sans critères d’âge », assure-t-il. En perspective, il y a aussi la volonté d’installer des bennes à ferraille pour mieux trier les métaux et de former un compagnon. Mais aussi d’arriver à garantir le gros électroménager. Véritable lieu de vie, Saint-Marcel attend beaucoup de monde samedi, et on comprend pourquoi.

    Rendez-vous le samedi 6 juin de 9h à 18h à la communauté Emmaüs Saint-Marcel au 46 Boulevard de la Cartonnerie, 13011, Marseille

  • Grande vente de saison à Emmaüs

    Grande vente de saison à Emmaüs

    « On a du mobilier de jardin, des articles pour le bricolage, du matériel pour la plage et aussi des vélos pour s’y rendre », lance joyeusement Sarah Boissy une des responsables de la Pointe Rouge. Rangement, réaménagement, petits travaux passent en mode prioritaire. Cette vente est un rendez-vous très attendu avec l’arrivée des beaux jours.

    Avec l’augmentation du prix de l’essence, les déplacements doux restent privilégiés. Samedi, une quarantaine de vélos seront proposés en parfait état de marche. La fourchette de prix se situe entre 40 et 120 euros selon si le modèle est électrique ou classique.

    Pas question de délaisser les papilles pour autant. Le traditionnel marché hebdomadaire se tient le matin, des fruits, des légumes, du miel, du pain, des brioches et les traditionnels produits palestiniens. Mais exceptionnellement, on trouve aussi une buvette et avec des en-cas à grignoter de 10h à 17h30. Pour ambiancer la journée qui s’annonce ensoleillée et familiale, DJ Orisha a répondu présente. Enfin, autre valeur sûre, le lycée des Calanques juste à côté, prête son grand parking comme à l’accoutumée.
    Et si par mégarde, vous aviez bouclé ce week-end loin de Marseille, c’est à Emmaüs Saint-Marcel que vous avez rendez-vous le 6 juin. Leur grande vente d’été s’annonce là aussi exceptionnelle.

    Emmaüs Pointe Rouge. 110 trav. Parangon, 13008 Marseille.
    De 10h à 17h30 non-stop.

  • Le Crédit municipal, une banque pour les travailleurs pauvres

    Le Crédit municipal, une banque pour les travailleurs pauvres

    Un chauffe-eau qui pète, une voiture qui lâche… Le Crédit municipal vient en aide aux « travailleurs pauvres », ceux qui n’ont pas accès au prêt bancaire, insiste son directeur, Benoît de Rosamel, 30 ans de carrière dans la banque, en poste depuis un an. Fier d’être à la tête de cette « très vieille dame qui a eu 350 ans il y a deux ans » et issue des Monts-de-piété dans l’Italie du Moyen Âge, il tient à en rappeler le fonctionnement « car son rôle s’est perdu, les gens ne savent plus que cela existe ou se disent que ce n’est pas pour eux », or « ce n’est pas plus humiliant qu’un crédit à la consommation ».

    Cet établissement bancaire de plein exercice, « satellite de la Ville », souligne Benoît de Rosamel, dont une part du résultat -environ 850 000 euros l’an dernier- est reversé au Centre communal d’action sociale (CCAS), se concentre sur deux activités : le prêt sur gage pour lequel les Crédits municipaux ont le monopole et le micro-crédit. « Un bien de valeur, quel qu’il soit, sauf l’immobilier, on l’expertise et on vous prête, dans les 10 minutes, sans conditions de ressources », précise le directeur du Crédit municipal qui ne compte pas moins de 16 000 clients actifs sur une base de 40 000.

    Permettre de « réaliser

    des projets »

    De quoi « permettre à 50 000 personnes à Marseille de vivre mieux ou de réaliser des projets ». Une centaine de personnes par jour ose pour le moment, passer la porte du 37, rue Saint-Bazile (1er). Le micro-crédit permet d’emprunter jusqu’à 8 000 euros sur une durée jusqu’à 84 mois pour un taux d’environ 4% sans frais de dossier, sachant que le contractant peut rembourser à tout moment sans pénalité. « On peut prêter des sommes très petites », témoigne Benoît de Rosamel.

    Cette année, le Crédit municipal renoue également avec sa grande vente aux enchères de prestige, organisée à l’hippodrome Borély le vendredi 5 décembre. Avec des pièces qui sortent de l’ordinaire comme ce lingot d’or ou ces montres et bijoux de luxe. Autre opération exceptionnelle pour Noël, un « dégagement » gratuit. Les clients du Crédit municipal bénéficieront de la restitution gratuite d’objets déposés en gage, jusqu’à 50 euros et pourront durant tous le mois de décembre récupérer leurs biens sans avoir à rembourser ni le capital emprunté, ni les intérêts, précise Christelle Gerlier, directrice générale déléguée.