L’occasion de présenter le nouveau pôle événementiel du journal dirigé par Maryan Barthelemy et d’envoyer une pensée à Roland Villalonga, fondateur de la course, désormais en maison de retraite.
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L’Étoile et La Marseillaise en fanfare depuis 1971…
Il n’y a pas si longtemps, la saison cycliste démarrait ici, en fanfare, avec La Marseillaise (forcément), et « Bessèges » et son étoile… Et puis, on s’est carrément tourné vers l’hémisphère sud, où c’est encore l’été, pour préparer le début de la saison en France, et la course au soleil, le Paris Nice… Oubliés les camps sur la Côte d’Azur, et l’odeur des premiers Grands Prix foisonnants au milieu des mimosas… Maintenant, c’est souvent en Australie, en Afrique du Sud, ou en Inde, que l’on va chercher le rythme et la cadence… Exotisme et mondialisation du peloton obligent…
Pourtant, pour les suiveurs chevronnés, pour les anciens, rien ne remplacera jamais le pied à l’étrier du début février du côté de la Canebière ou du Pont du Gard… L’atmosphère était là, et demeure malgré les ans… Entre Espigoulier et Mont Aigoual, entre Provence et Languedoc, le frémissement du printemps est unique, et avec cette semaine magique, on retrouve les neiges d’antan, celles de l’école buissonnière chère à Pagnol, et à Daudet… C’est ici, qu’on se jauge en douceur, au pays des 13 desserts, que les débutants assujettissent toujours le cartable, et que les durs se demandent si cette saison ne sera pas celle du nougat mou…
Oui, c’est ici, que le Jeune Monlineris a trouvé ses ailes en 1971 et 1972, au pays des Lettres de mon moulin et de Daudet, le pion d’Alès, c’est ici, que le professionnel débutant de 20 ans, s’est envolé vers une belle carrière, assortie d’étapes sur le Tour… Ce n’est pas un hasard, si c’est le fils de Pierre, qui ouvre le palmarès de Bessèges, car il appartient à l’histoire du pays, avec un papa, coureur et poète, qui a écrit un sublime poème sur le Ventoux, le phare, qui éclaire ces deux courses. Ici, on délivrait donc des CAP, des Certificats d’Aptitude à la Pédale… Et si Molineris, que l’on surnomma « le Moulin » traça donc une voie, dont tous les anciens, Ferdinand Julien en tête, se souviennent encore avec émotion, c’est que le maître des lieux, le chef de Gard, s’appelait Roland Fangille… Et avec des bouts de ficelle, il arrivait à « machiner » une course magique… Ici, on prenait confiance avec Roland, et on continue avec Claudine, sa fille… Esclassan, Thurau, Le Guilloux, Labourdette, commencèrent par faire joujou ici, où l’on trempe les épées dans la Cèze… Vous connaissez la suite… Les tulipes bataves avec Raas, Priem ou Osterbooch prirent la suite, comme Priem ou Van Vliet, qui lui fit le lever de rideau à Marseille en 1980… Mais Hinault, Fignon, ou Zoetemelk sont aussi de ces fournées fabuleuses…
Poulidor, l’ambassadeurLes uns viennent apprendre, les autres viennent chercher du réconfort dans ces deux courses pas comme les autres… La preuve Poulidor en fut longtemps l’ambassadeur extraordinaire… Entre ces pionniers et aujourd’hui, où l’on fête les 48e édition à Marseille et 55e à Bessèges, que d’apprentis mitron, ou de boulangers étoilés, sont passés. Surtout des clients au maillot vert, du grand Tour de France, printemps oblige, mais Kelly, Planckaert, Van Poppel, ou Adri Van der Poel, n’étaient que les éclaireurs pour Voeckler, Coquard, Delion, Geniez ou Turgis… Car vous l’avez compris, ici, mine de rien, ça brasse, et on troque les dents de lait contre des dents de loup, Coppel, Laporte, Gallopin, et aujourd’hui Vauquelin procèdent de cette école…
On pourrait parler d’épisode cévenol, puisque c’est souvent dans l’air du temps, et de fait, il y a bel et bien une mue entre soleil et pluie… La Coupe de France aidant, le rythme des étapes qui n’en sont pas encore vraiment, on se forge, on tricote… Sous l’œil averti du fabuleux Jean-Pierre Chabrol*, qui en fin connaisseur des Géants de la route, depuis le nuage où il est perché, souffle à l’oreille de Roland : « Dis donc, où as-tu été le chercher, celui-là, il a un sacré coup de chausson, il va faire plaisir au père Goddet** » Claudine, qui sait tout, ne tient pas à briser le charme, tout en mettant une dernière main à son prochain miracle… On lui a dit qu’à Vauvert, Monsieur Lecornu pourrait venir donner le départ… Elle n’y croit qu’à moitié, même si « Les lettres de mon moulin » restent son livre de chevet, avec pour marque-page, un brin de mimosa offert par Chavanel, qui s’illustra aussi ici…
* Écrivain auteur de la trilogie « La gueuse, les rebelles et l’embellie ».
** Ancien directeur du Tour
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![[Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Des animations pour rythmer la journée](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/0484fcca4b25b5f8de487aab84f2afe7.jpg)
[Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Des animations pour rythmer la journée
Les coureurs professionnels n’ont pas été les seuls à monter en selle, ce dimanche, à Marseille. Autour du Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, des animations ont été installées, que ce soit au départ ou à l’arrivée. Dès le matin, à Plan-de-Cuques, les enfants pouvaient réaliser un parcours avec de petits obstacles. Situé face aux cars, voitures et autres véhicules des équipes, il a attiré quelques familles. Des vélos étaient mis à disposition par les bénévoles, pour divertir les plus jeunes.
La FDJ avait également son stand non loin de l’arrivée. La Française des Jeux est le nouveau partenaire principal de la Coupe de France et faisait donc ses débuts à l’occasion du Grand prix cycliste. Diverses activités étaient proposées aux spectateurs durant cette journée de compétition.
Une course pour les jeunes des clubs locauxLes jeunes ont encore été mis à l’honneur, ce dimanche. Une course des minots était également organisée en amont de l’épreuve. Après un an d’absence, l’événement a pu, cette fois, avoir lieu pour les catégories moins de 15 ans et en dessous. Le rendez-vous a été donné sur le parvis Jean-Bouin, devant le stade Vélodrome, avec un début des courses à 11h. Le Vélo Club la Pomme Marseille en était le fier instigateur et a permis à plusieurs dizaines de jeunes d’accrocher un dossard et de s’affronter sur le boulevard Michelet. Avant peut-être de participer à la course des « grands » dans les prochaines années.
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![[Entretien] Bryan Coquard : « C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/9cee57432e915ee6dbd009436c16e288.jpg)
[Entretien] Bryan Coquard : « C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière »
La Marseillaise : Comment vous sentez-vous après avoir remporté cette course ?
Bryan Coquard : Je suis content, parce que je suis venu plusieurs fois et je n’avais jamais réussi à gagner. J’avais déjà passé la route des crêtes en tête, et le même jour, où j’ai été battu par Aurélien Paret-Peintre. C’est toujours compliqué ce Grand Prix La Marseillaise. Pour être honnête, c’est difficile à cause du sens du timing. Aujourd’hui, j’avais des bonnes jambes dans de bonnes conditions. C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière ce soir.
Comment analysez-vous votre fin de course, où vous l’avez emporté de justesse au terme d’un sprint final massif ?
B.C. : On avait vraiment étudié ce parcours, je me suis déchirré plusieurs fois sur cette arrivée. On va hyper vite avec un gros faux plat descendant. Mais, sur la fin du sprint, ça s’écrase un peu, limite ça remonte un peu. Et on la voit très loin l’arrivée. L’erreur qu’on fait tout le temps, c’est qu’on se dit : « Tu vois l’arrivée, c’est bon ». J’ai vraiment dit : « Les gars, aujourd’hui, on prend le risque de perdre. On attend un timing parfait ». Ils ont été incroyables. On est passé sur la droite comme on voulait. Et nous déposer parfaitement. Il a fallu aussi gérer les échappés, notamment Andrea Mifsud, celui qui s’est échappé dans le final. Mais un peloton a tellement d’inertie dans les deux derniers kilomètres qu’il faut 20-25 secondes, presque 30, pour pouvoir aller à la gagne. Et c’est souvent l’échec. Je stressais pas trop, j’avoue.
Un mot sur votre coéquipier marseillais, Clément Izquierdo, qui vous a facilité la tâche aujourd’hui…
B.C. : Il a fait une journée incroyable, tout le temps à l’avant. Il était chez lui, surmotivé, mais le week-end dernier il marchait déjà très fort. C’est un top coureur. Il a un super état d’esprit. Vraiment très collectif. On l’a vu gagner au mois d’août l’an passé en baroudeur, mais ce n’est pas juste un baroudeur. Clairement, c’est un coureur très fort. Un bon puncheur. Je pense qu’il fait vraiment partie de ces coureurs solides. Il va encore progresser. ça me fait vraiment plaisir de pouvoir le remercier avec une victoire comme celle-là.
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Quand le vélo rassemble
Chaque année, le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise ouvre la saison cycliste comme un air de liberté. Bien plus qu’une course, ce rendez-vous est un rappel précieux : le sport parvient encore rassembler, sans billet hors de prix, sans barrières, sans filtres. Ici, à Marseille, la ligne de départ appartient à tous. Les familles rassemblées, les passionnés incollables sur les équipes engagées, les curieux venus simplement profiter… Tous partagent la même route, la même émotion, la même cité. Et, cette année encore, on a pu le vérifier : qu’il s’agisse de la jeunesse belge qui s’illustre, des échappés d’équipes locales comme l’AVC Aix ou du sprint de Bryan Coquard devant le Vélodrome, le spectacle reste à hauteur d’humain.
Antidote
Cet esprit d’ouverture ne doit rien au hasard. Il s’appuie sur une armée de bénévoles qui balisent les parcours, sécurisent les carrefours, accueillent les équipes, portent des chasubles sans chercher la lumière. Sans eux, pas de course. Ils sont la preuve que la démocratie n’est pas qu’un système politique : elle se vit aussi dans ces instants où chacun donne un peu de son temps pour que l’espace public reste un lieu commun et partagé.
Dans un monde incertain et divisé, le Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise fait figure d’antidote. Que l’on soit coureur ou spectateur, professionnel, organisateur ou bénévole, on participe à égalité.
Ce Grand Prix n’est pas seulement une course qui ouvre la saison cycliste. C’est un hommage à ce que peut être une cité quand elle choisit d’avancer ensemble. Cette 48e édition, marquée par un soleil d’hiver, en a été une nouvelle preuve.
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![[Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Bryan Coquard règle le sprint avec autorité](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/d5b11afb11013245080b4775d3136d71.jpg)
[Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Bryan Coquard règle le sprint avec autorité
Le cyclisme offre souvent des surprises car il est impossible de prévoir à l’avance certains aléas de course. La météo, les tactiques des autres équipes, les échappées… Tellement de paramètres à prendre en compte pour, peut-être, lever les bras sur la ligne d’arrivée. Parfois, les pronostics précédant l’épreuve ressemblent trait pour trait au classement final. C’est ce qu’il s’est passé, ce dimanche, lors du 58e Grand Prix de Marseille-La Marseillaise.
À l’issue des 145 km de course, « Le Coq’ » était fier en passant devant le stade Vélodrome. Deuxième en 2021, Bryan Coquard (Cofidis) a en effet enfin accroché le Grand Prix cycliste à son palmarès suite à un sprint rondement mené sur le boulevard Michelet. Bien emmené par deux de ses coéquipiers, le sprinteur de poche (1,69 m) a choisi le côté droit de la route pour battre ses adversaires lors d’une course ensoleillée à Marseille et ses environs. Le très jeune Belge Steffen De Schuyteneer (Lotto-Intermarché) est le dauphin du Français, alors que le Néerlandais Alex Molenaar (Caja Rural) complète le podium du jour.
Un dernier tiers de course haletantLa tension est montée crescendo lors de cette épreuve dominicale. La première partie de course a été douce, avec la traditionnelle échappée qui s’est mise en route avant le Pas de la Couelle, première difficulté du tracé. Ils étaient six à s’isoler à l’avant, dont deux coureurs de l’équipe locale AVC Aix. Thomas Brough et Joseph Brookes ont montré le maillot vert de leur formation avec brio. Le dernier cité, en tête les trois quarts de la journée, a même été élu meilleur combatif.
Finalement, les deux montées répertoriées ont été un moment de transition durant ce Grand Prix. Le peloton n’a jamais offert plus de deux minutes aux fuyards et ils ont fini par se faire reprendre dans la descente du col de l’Espigoulier. Mais il restait encore 50 km à parcourir. C’est à ce moment que la course est devenue plus folle. Au niveau de Cuges-les-Pins, Unibet Rose Rockets s’est porté en tête pour utiliser le vent à bon escient. La formation française a réussi à créer des cassures dans le peloton. 32 coureurs se sont retrouvés en tête, suivis par deux groupes de chasse.
Lors de ce final avec beaucoup de dénivelés, ils sont cinq à avoir tenté de s’enfuir. Jordan Labrosse notamment, mais aussi le Marseillais Clément Izquierdo, offensif et en vue sur ses routes locales. Mais le peloton est revenu à chaque fois. Le champion de France 2024, Paul Lapeira, a attaqué en descente, prenant 20 secondes au maximum et se faisant rejoindre dans la Gineste. L’un des favoris venait de brûler sa cartouche : il ne gagnerait pas devant le Vélodrome. L’épreuve a ensuite même failli offrir une grosse surprise avec Axel Mariault et Louis Hardouin, coureurs d’équipes continentales, la troisième division mondiale. Les représentants de CIC Pro Cycling Academy et Van Rysel Roubaix ont cru à l’exploit, mais ont été repris au kilomètre par les équipes des sprinteurs.
Cofidis a été la formation la plus maligne et la plus organisée sur cet interminable boulevard Michelet. Les lieutenants de Bryan Coquard ont verrouillé la tête du groupe et ont pu dérouler leur stratégie. Il suffisait de faire le boulot pour l’ex-spécialiste du cyclisme sur piste. à droite de la chaussée, il a évité les chutes pour s’imposer avec un vélo d’avance.
Sur le podium, il a tout de suite remercié son équipe : « Aujourd’hui, j’ai gagné grâce au travail de mes coéquipiers. Ils m’ont parfaitement emmené et je n’avais plus qu’à réussir mon sprint ». C’est ce qu’il a parfaitement réalisé, alors que les derniers hectomètres ont été marqués par l’accrochage entre un cycliste Lotto-Intermarché et un autre de Élite Fondations. Le bruit sourd de l’impact sur le bitume a glacé le public. Les deux hommes se sont difficilement relevés, cinq minutes après cette chute. Le seul incident d’une 48e édition du Grand Prix à la hauteur des attentes et avec des spectateurs conquis.
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Le tracé modifié pour des raisons de sécurité
C’est un choix fort qu’a fait l’équipe de direction du Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise. Pour assurer au mieux la sécurité des coureurs, elle a pris la décision de dévier le tracé et de ne pas passer par la route des Crêtes, l’un des lieux emblématiques de la course. « On a toujours eu comme souci principal la sécurité de la course. On ne déroge pas à la règle cette année et dans ce but, nous avons quelque peu modifié l’itinéraire. La route des Crêtes offre certes des paysages magnifiques, des reliefs particuliers et agressifs pour les cyclistes. Mais elle est dangereuse et mérite beaucoup d’attention. On arrivera à Cassis mais on attaquera directement la Gineste », justifie Marc Poggiale, nouveau président du Grand Prix, qui a pris la succession de Pierre Guille. « C’est sur demande de l’UCI, car il y a eu des chutes l’an dernier et en 2024 en bas de la route des crêtes côté Cassis », complète Jonathan Birou, directeur de la sécurité de la course.
Un dispositif similaire
à celui de l’an dernierAprès une édition 2024 émaillée par quelques problèmes, notamment la présence d’une voiture extérieure sur le parcours, occasionnant un rapport négatif de l’UCI, la tendance s’est inversée en 2025, avec, cette fois, un rapport vert remis par l’organisation mondiale du cyclisme. Fort de cette reconnaissance, l’équipe du Grand Prix reconduit cette année, à peu de chose près, le même dispositif de sécurité : Jonathan Birou devancera les coureurs d’environ une demi-heure, fermant les routes sur son passage, y compris celles du départ fictif. Derrière lui, une « bulle sécurité » avec le directeur de course en tête, précédé par une voiture ouvreuse et 25 motards de la Gendarmerie, ainsi qu’une dizaine de l’Association motocycliste de sécurité routière (AMSR), et des ambulances. Les coureurs et les voitures des équipes suivront, tandis que la voiture-balai fermera la marche. « Rien ne peut se passer à l’intérieur de cet espace, sauf la course », certifie Marc Poggiale.
340 signaleurs bénévoles seront présents à toutes les intersections, et positionnés une heure avant la course. En complément, une vingtaine de policiers municipaux seront également présents, au départ, à Marseille, pour tenir des points de fermeture de route. « Des points seront également tenus sur tout le parcours par la gendarmerie, sur les lieux où il peut y avoir de gros rassemblements », ajoute Jonathan Birou.
Ainsi, pour Marc Poggiale, « toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe bien, mais on ne peut jamais être sûr à 100% », avertit-il. La vigilance devra donc être maximale.
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L’ambitieux projet de Decathlon- CMA CGM
Entre Marseille et Lille, pour briller au niveau planétaire. L’équipe Decathlon-CMA CGM est prête à changer de dimension à l’aube d’une année charnière pour cette formation ambitieuse. L’arrivée de la compagnie maritime comme sponsor principal rebat les cartes. Les moyens sont plus élevés, les attentes aussi. « Il y a de l’attente vis-à-vis du partenaire mais aussi vis-à-vis de nos dirigeants, qui ont recruté des coureurs talentueux. À partir de là, nous à la direction sportive, il faut bien travailler avec les collègues pour que la mayonnaise prenne bien et qu’on soit déjà opérationnel rapidement pour prendre des bons automatismes et avoir une bonne dynamique », explique Nicolas Guillé, le directeur sportif qui accompagnera les coureurs sur le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise.
L’équipe World Tour se rapproche désormais des meilleurs collectifs du monde. Le staff s’est étoffé, le recrutement gonfle les ambitions et Decathlon- CMA CGM est attendu en haut des classements sur chaque course. Chaque détail compte pour entourer au mieux les cyclistes, comme le raconte Nicolas Guillé : « On essaie de se mettre au niveau de grosses équipes comme Visma ou UAE. Je pense que maintenant on a des personnes compétentes dans chaque secteur, des personnes brillantes pour le haut niveau. Chaque secteur, la nutrition, l’entraînement, la mécanique, tous ces secteurs sont très très pointus maintenant et on a besoin des meilleurs. »
Preuve de ce nouveau statut, deux directeurs sportifs d’excellence ont rejoint la formation française durant l’intersaison. Mark Renshaw est celui qui a mené le légendaire Mark Cavendish à tant de victoires. L’ex-sprinteur Heinrich Haussler, 2e de Milan-San Remo 2009, a aussi signé un contrat avec l’équipe dirigée par Sébastien Joly.
Paul Lapeira, leader désigné à MarseilleLe Grand Prix de Marseille- La Marseillaise et les autres courses prévues dans le sud de la France revêtent d’une importance particulière pour Decathlon-CMA CGM. Avec ce partenaire phocéen, l’objectif est de gagner le 1er février. « C’est vrai que notre équipe a un petit peu ce devoir de gagner ces courses-là, rappelle Nicolas Guillé. Maintenant ce n’est pas les plus faciles mais en tout cas on va avec l’ambition de gagner. » Le champion de France 2024 Paul Lapeira sera le leader mais « sur ces courses on essaie aussi de faire profiter les plus jeunes, alors que dans les courses World Tour, ils ont vraiment un rôle spécifique ».
Avec 28 coureurs sous contrat en 2026, Decathlon-CMA CGM a la possibilité de gagner sur n’importe quel jour de course. Benoot, Kooij, Paret-Peintre, Scotson, Bissegger, Gall, Prodhomme et bien sûr Paul Seixas, tant de noms pouvant lever les bras à travers une année. Les Tricolores ont même déjà ouvert leur compteur avec la récente victoire de Tobias Lund Andresen lors du Tour Down Under, en Australie. Et l’idée est de réaliser la même chose, le 1er février, lors du Grand Prix cycliste.
« Notre équipe a un petit peu ce devoir
de gagner
ces courses-là » -

Nicolas Guillé : « Des objectifs très élevés sur les Grands Tours »
La Marseillaise : Quels sont vos grands objectifs en 2026 ?
Nicolas Guillé : Déjà de gagner des courses. Après, il y a des passages obligés, des courses comme Paris-Nice, comme les classiques flamandes, Paris-Roubaix aussi, car nous avons notre partenaire mécanique basé dans la région. C’est un gros objectif de la saison. Ensuite, on va vite arriver sur le Tour de France. On va dire que nous avons des objectifs très élevés sur les Grands Tours. Il faut qu’on essaie de passer un cran, de pouvoir vraiment rivaliser, de s’approcher du podium sur ces courses-là.
En regardant en détail votre effectif, on dirait que vous pouvez gagner sur tous les terrains. Qu’en pensez-vous ?
N.G. : Oui, c’est vrai qu’on a des coureurs qui vont assez vite, qui passent bien les bosses. On a un collectif assez fort. Avec le recrutement de sprinteurs, nous allons devoir avoir une approche différente de la course. Ce sont des choses assez nouvelles pour nous, on n’a jamais eu trop de sprinteurs dans l’équipe. Et c’est vrai qu’avec le recrutement de Mark Renshaw, de coureurs aguerris autour d’Olav Kooij, on est plutôt confiant avant d’attaquer cette nouvelle année.
2026 sera une année importante pour le grand espoir Paul Seixas. Est-il prêt à affronter le gros programme qui l’attend ?
N.G. : Oui, bien sûr, mais c’est vrai que l’on souhaite le couver au maximum, avec que des experts autour de lui. On essaie qu’il ait la meilleure approche possible de sa saison, sachant qu’il est jeune et qu’il faut faire attention à tout avec lui. Il n’y a pas de pression particulière. On le laisse venir sur les courses. On sait que c’est un coureur qui est déjà mûr, il sait ce qu’il veut. Après, l’expérience va venir au fil des mois, des années. L’idée, c’est vraiment de ne pas lui mettre la pression. Il faut placer de bons coureurs à ses côtés pour l’amener à faire de bons résultats. Il faut juste lui laisser le temps et les performances viendront par elles-mêmes.
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Cyclisme : Burgos Burpellet BH, l’équipe cosmopolite du peloton
Burgos Burpellet BH fait partie des quatre équipes espagnoles présentes, cette année, au départ du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Comme ses trois homologues, la formation de Castille évolue depuis maintenant plusieurs saisons en ProTeam, la deuxième division mondiale. Son statut, dans les Bouches-du-Rhône, est donc celui d’un outsider. Les sept coureurs sur la ligne de départ sont déjà connus et, parmi eux, nous retrouvons le vétéran Jesus Herrada.
L’homme aux 35 bougies est un transfuge des Français de l’équipe française Cofidis. Après six ans passés chez les Rouges, il a décidé de rentrer au pays. Ce spécialiste des Grands Tours et des classiques a accroché trois étapes du Tour d’Espagne à son palmarès. La dernière en 2023, lors d’une étape de montagne où il avait battu le Tricolore Romain Grégoire dans le final.
Les équipes professionnelles sont désormais très nombreuses et chacune possède une particularité. Celle de Burgos Burpellet BH est simple : son caractère cosmopolite. Vingt-quatre coureurs, treize nationalités, et certaines peu représentées dans le cyclisme : Guatemala, Grèce, Mongolie, Uruguay, Île Maurice, Érythrée, Mexique, pour ne citer que celles-ci.
Un Français dans cet effectif multiculturelCes nationalités variées permettent à la formation continentale pro de glaner des titres nationaux, que ce soit en course en ligne ou en contre-la-montre. Un atout précieux pour engranger des points UCI sur des épreuves où la concurrence est moindre. La méthode fonctionne : neuf titres ont été remportés sur les trois dernières saisons.
Clément Alleno est le seul Français dans l’effectif 2026. Le cycliste de 25 ans est arrivé il y a trois ans en provenance de sa Bretagne natale et a déjà performé au niveau professionnel. Pas plus tard que l’automne dernier, il a remporté, en Chine, le Tour de Mentougou. Il est actuellement en lice à Pune, en Inde, sur l’une des premières courses du calendrier mondial. À mi-parcours, il figure dans le top 10 du classement général.
En 2025, les Espagnols de Burgos n’avaient pas pu faire mieux que 17e au Grand Prix cycliste, par l’intermédiaire de leur champion de Mongolie, Jambaljamts Sainbayar. Est-ce que ce parcours 2026, amputé de la route des Crêtes, est à leur avantage ? Rien n’est moins sûr. Mais les hommes du directeur sportif français, Damien Garcia, auront un coup à jouer dans les Bouches-du-Rhône. Les voir attaquer tôt dans la journée ne serait pas une surprise. Rendez-vous le 1er février pour le découvrir.
