Tag: Gignac

  • Le PPESU prépare les soldats du feu aux défis de demain

    Le PPESU prépare les soldats du feu aux défis de demain

    Un caisson de fumée, des échelles à 24 mètres, des feux de véhicules en conditions réelles : les stagiaires qui passent par le Pôle de préparation à l’engagement aux situations d’urgence (PPESU) de Gignac ne font pas semblant. Depuis son inauguration le 3 février 2025, ce site de 33 hectares installé aux portes du chef-lieu de la Vallée de l’Hérault s’impose comme un centre de formation d’exception, unique en France par son ambition et la diversité de ses publics.

    L’idée a germé en 2018, après le décès d’un sapeur-pompier en intervention en 2016. Face au drame, le président du Département, Kléber Mesquida, et le directeur du Sdis 34, Éric Florès, tirent la même conclusion : il faut investir massivement dans la formation. Résultat : 27 à 32 millions d’euros mobilisés, et un outil pensé pour préparer les secouristes aux situations qu’ils ne rencontreront parfois qu’une ou deux fois dans leur carrière. Concrètement, le PPESU dispose d’une aire de feux de 700 m², d’espaces dédiés aux nouvelles technologies (batteries au lithium, véhicules à hydrogène), d’un anneau d’entraînement au secours routier, et d’un simulateur numérique intégrant l’IA.

    L’immersion totale

    Les stages d’une dizaine de jours qui s’y déroulent sont d’une intensité rare. Au programme : découverte du matériel, interventions simulées en appartement, maniement des moyens élévateurs aériens, etc. Des manœuvres réalistes, encadrées par des formateurs aguerris. Le clou de la formation reste le caisson de fumée : vision réduite, odorat neutralisé, bruits étouffés, 30 kg d’équipement sur le dos : l’exercice soumet les stagiaires à des contraintes physiques et psychiques qui reproduisent fidèlement les conditions d’un incendie réel.

    Le PPESU est ouvert à tous : pompiers professionnels et volontaires, mais aussi gendarmes, policiers du Raid, agents d’Enedis, de Vinci Autoroutes, jeunes sapeurs-pompiers, ou encore des maires formés à la gestion de crise. Des profils très divers qui se côtoient sur le terrain. En 2025, 258 stages ont été programmés pour plus de 3 600 stagiaires issus de toute la France, mais aussi de Suisse, de Grèce, de Roumanie ou du Kurdistan. À l’heure où le Sdis 34 réalise 87 165 interventions par an, une toutes les 6 minutes 30, se former ne relève plus du perfectionnement. C’est une nécessité vitale.

  • À Gignac, la municipalité de gauche face au RN

    À Gignac, la municipalité de gauche face au RN

    Voilà quelques mois qu’Amélie Drevet – ex-secrétaire du FNJ 34 – arpente les marchés avec la députée Manon Bouquin (RN). Localement, la rumeur de sa candidature croissait depuis septembre, lorsqu’elle a créé une page « Personnalité publique » à son nom sur Facebook.

    Comme l’a relaté Mediapart, c’est aussi à ce moment-là que la candidate a été évincée des listes de la FCPE de Gignac, fédération de parents d’élèves à laquelle elle adhérait depuis plusieurs années malgré une dissonance politique forte, et qui craignait alors une tentative d’entrisme…

    Le maire divers gauche Jean-François Soto -qui est aussi président de la Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault et conseiller départemental- y voit le reflet d’une posture politicienne. « C’est une stratégie nationale… Leur seul programme, c’est d’essayer d’être les relais des politiques nationales de ce parti d’extrême droite », déplore l’élu, qui brigue un troisième mandat.

    Lors de ses premières sorties médiatiques, la candidate a effectivement égrainé les thématiques phares de son parti : abandon du centre, sécurité, préférence « municipale »… Des slogans plus que des réalités. « Je pense qu’ils sont à côté de la plaque », rétorque le maire. Il poursuit : « À Gignac, les politiques publiques de proximité se voient. Il n’y a pas d’insécurité, il y a de plus en plus d’entreprises et nous gagnons une centaine d’habitants chaque année. » Il lui oppose aussi sa politique culturelle municipale, la halle des sports, le lycée Veil, et dans un futur proche l’installation d’un centre d’imagerie médicale (IRM) et d’une unité de gendarmerie.

    Ici, au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen était arrivée en tête avec 51,52% des voix… À l’inverse, dans cette même ville de Gignac la députée RN Manon Bouquin avait été devancée par le candidat de la gauche Sébastien Rome. À suivre donc.