Tag: Ghislain Chassary

  • L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    S’il était attendu, c’est tout de même un coup de tonnerre qui s’est déroulé au conseil communautaire de Petite Camargue mercredi 15 avril. Et ce, pour deux raisons. D’abord parce que pour la première fois un élu du Rassemblement national va gérer une intercommunalité dans le Gard. Mais c’est aussi l’ampleur du score qui interroge : Nicolas Meizonnet l’a en effet emporté avec 25 voix sur les 30 possibles et aucun candidat n’a osé se présenter face à lui.

    Tous les maires l’ont ainsi soutenu, que ce soit Jean-Paul Franc, maire d’Aimargues et ancien secrétaire CGT chez Perrier, le président sortant réélu à Aubord André Brundu, le nouveau maire de Beauvoisin Frédéric Meseguer ou encore l’édile du Cailar, Joël Tena. Des soutiens d’autant plus incompréhensibles que dans l’histoire de la Communauté de communes, le maire de Vauvert, la ville centre, n’a jamais eu la présidence de l’interco.

    « C’est déconcertant, il n’y a eu aucune opposition, aucune résistance », s’indigne Magali Nissard, nouvelle leader de l’opposition à Vauvert depuis le retrait de Jean Denat. « Il y a la droite dans toutes les villes et on voit qu’elle bascule. Meizonnet a dit que la Communauté de communes ne serait pas la vitrine du RN mais on a du mal à y croire. J’ai tenté de pousser le président sortant à y aller mais il n’a jamais donné d’explications sur son retrait. Ce qui m’inquiète c’est comment ils vont se positionner face à lui par la suite ? Est-ce qu’ils vont laisser tout passer ? »

    La gauche s’élargit

    à l’Agglo d’Alès

    Toute la semaine, les présidents des intercommunalités ont été élus avec une forme de continuité. C’est par exemple le cas pour le maire de Cardet, Fabien Cruveiller, qui était seul en lice pour récupérer la présidence du Piémont Cévenol où la majorité de Saint-Hippolyte-du-Fort a retrouvé la première vice-présidence, tournant ainsi la page de l’opposition frontale qui avait entaché le mandat précédent. Les élus régionaux socialistes Régis Bayle et Fabrice Verdier ont également été réélus respectivement à la tête du Pays Viganais et du Pays d’Uzès. Du côté des changements, l’opposant à Pierre Martinez et maire de Montpezat, Jean-Michel Andriuzzi, a été élu président du Pays de Sommières. Elu à Montfrin, Philippe Marchesi, a pris la suite de Pierre Prat à la tête de l’intercommunalité du Pont du Gard sur fond de divisions.

    Côté Alès Agglomération, Christophe Rivenq (LR) a été réélu confortablement dans le fauteuil de président qu’il occupe depuis 2020. Mais pour cela, il a plié devant les demandes de la gauche qui lui demandait plus de responsabilités. Ainsi, le PCF a récupéré un poste de vice-président supplémentaire (Sylvain André (Cendras), Claude Cerpedes (Saint-Martin-de-Valgalgues), Pascale Eugène (La Grand-Combe) et Ghislain Chassary (Rousson). Avec l’écologiste Aurélie Génolher et Nathalie Montoro Teissier (DVG), la gauche compte six vice-présidents sur 15 à l’Agglo. « Il y a les vice-présidents mais il y a aussi les responsabilités et on peut affirmer que la gauche prend une place plus importante à l’Agglo, en compromis avec Christophe Rivenq », réagit Sylvain André.

  • L’Étoile de Bessèges se remet en selle, plus requinquée que jamais

    L’Étoile de Bessèges se remet en selle, plus requinquée que jamais

    Beaucoup d’émotion dans la voix de Claudine Fangille-Allègre. Alors qu’elle démarre la présentation de la 56e édition, la présidente de l’Étoile de Bessèges semble encore bouleversée par l’incident survenu en 2025, lorsqu’un véhicule a déboulé sur le tracé en sens inverse. Plus de peur que de mal, fort heureusement, mais 12 des 21 équipes en lice avaient alors abandonné la course. Aujourd’hui, les encadrants de ce célèbre Tour du Gard ont donc mis les bouchées doubles côté sécurité, et annoncent 17 équipes et 150 coureurs au total.

    Dès le départ de la course, le 4 février, une vingtaine de gendarmes à moto se consacreront exclusivement à la sécurité du peloton. « 70 à 80% des routes seront fermées bien au-delà du parcours et presque une heure avant le passage. Seules les voitures qui rouleront dans le sens de la course pourront être autorisées à circuler », précise Patrick Herse, chargé de l’organisation de l’Étoile. Conçu en lien étroit avec la préfecture, le nouveau tracé a été revu et épuré de tous ses points de tension. « Et puis on est passé de 40 signaleurs [en charge de prévenir les usagers de la route du passage de la course, Ndlr] à une centaine », ajoute Patrick Herse.

    640 km en quatre étapes

    En raison des travaux de la scène nationale du Cratère, cette année le village départ s’installera sur le parvis du « Hup », à la Maison de la région d’Alès. D’ici, les coureurs se disputeront l’Étoile en quatre étapes, via Bellegarde (le 4 février), Saint-Gilles – Domessargues (le 5), Bessèges (le 6), et Saint-Christol-lez-Alès – Vauvert (le 7), avant le traditionnel contre-la-montre individuel (le 8) qui clôturera la course là où elle a commencé, au cœur de la capitale des Cévennes. Soit 640 km au total, parcourus avec l’aide précieuse d’une centaine de bénévoles suractifs en bord de route.

    L’occasion, pour les responsables de l’Étoile et les élus, de saluer ces petites mains essentielles au bon fonctionnement de la course. « Je vais moi-même signaler trois fois », sourit Aurélie Génolhac, maire de Massillargues-Attuech et conseillère régionale. « Le vivre-ensemble, c’est tout cela, dans la joie et la convivialité ! ». Un enthousiasme partagé par le conseiller départemental Ghislain Chassary, qui a rappelé l’engagement plein et entier de la collectivité, aux côtés d’Alès Agglo et de la Région. « Le sport et la culture ne doivent pas être une variable d’ajustement, surtout en ces temps moroses… »