Tag: Gérard Larcher

  • Renaud Muselier siègera dans le groupe Union centriste

    Renaud Muselier siègera dans le groupe Union centriste

    Fin du suspense. Vingt ans après avoir quitté l’assemblée nationale où il siégeait sur les bancs de l’UMP, Renaud Muselier ne siégera finalement pas dans le groupe RDPI où se retrouvent la plupart des sénateurs Renaissance même s’il conserve sa carte au sein du parti présidentiel.

    Élu sénateur des Bouches-du-Rhône dimanche, il a choisi de rejoindre les rangs du groupe de l’Union centriste et indépendants (UCI) au Palais du Luxembourg. Un groupe présidé par Hervé Marseille, dont le nom n’est pas sans résonance pour l’ancien président de la Région Sud.

    Il a annoncé son choix ce jeudi, peu avant la séance de rentrée de la chambre basse, chez nos confrères de Public Sénat, en rappelant son souhait de s’inscrire dans la majorité sénatoriale conduite par Gérard Larcher (LR). A cette heure, le groupe macroniste RDPI n’a toujours pas acté sa participation à la majorité sénatoriale, même s’il devrait s’y retrouver.

    Soutenu lors des sénatoriales par une coalition rassemblant Renaissance, l’UDI et Les Républicains, l’ancien député et ancien secrétaire d’État entend ainsi conserver une position transpartisane au Sénat.

  • Au Sénat, Renaud Muselier se cherche un siège d’équilibriste

    Au Sénat, Renaud Muselier se cherche un siège d’équilibriste

    Dans quel groupe siégera Renaud Muselier au palais du Luxembourg ? C’est l’inconnue de cette rentrée sénatoriale dans les Bouches-du-Rhône. Élu sur la liste de Brigitte Devésa, la sénatrice (UDI) sortante qui va rejoindre les bancs de l’Union centriste, l’ex-président (REN) de la Région Sud réserve son choix.

    « Je siégerai dans la majorité sénatoriale comme promis, et voterai pour élire mon ami Gérard Larcher à la présidence du Sénat, avec qui j’étais au gouvernement de Jacques Chirac. Le choix des groupes sera fait lundi, et j’échange actuellement avec les groupes », se contentait-il de répondre à la veille de la rentrée de la haute assemblée.

    Ce jeudi 1er octobre débute une séquence décisive dans l’organisation du Sénat qui, pour sa première séance, élira son président avant de procéder à la mise en place de ses instances. Les nouveaux élus auront jusqu’au 5 octobre pour choisir le groupe politique dans lequel ils siégeront. Un choix qui conditionne leur représentation dans les commissions, leur temps de parole et leurs responsabilités parlementaires.

    Le groupe macroniste dans la majorité ?

    Renaud Muselier plaide pour « un candidat unique » à la présidentielle et a encore répété lundi, sur cette base, sa volonté de soutenir celui capable de réunir la droite et le centre quitte à lâcher Gabriel Attal au profil d’Edouard Philippe. Une posture qui pourrait rejaillir sur son positionnement à la Chambre haute.

    Car même si sa démission de la présidence de Région lui a fait perdre son statut de membre de droit du bureau exécutif national de Renaissance, la logique veut qu’il rejoigne les macronistes réunis au Sénat dans le Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI). Sauf que selon nos informations, la participation du groupe RDPI à la majorité de Gérard Larcher n’était pas encore actée mercredi.

    Le grand écart paraît impossible pour Renaud Muselier, qui pourrait dans ce cas se réfugier chez Les Indépendants – République et Territoires (LIRT), groupe composé de nombreux élus proches d’Horizons, parti d’Edouard Philippe. LIRT fera partie de la majorité sénatoriale et plusieurs de ces élus avaient salué son élection comme un des leurs. Une voix de secours pour Renaud Muselier que l’on voit mal siéger avec son ancienne famille, Les Républicains, où sera confortablement installée la sénatrice (LR) dissidente, Valérie Boyer, réélue avec le soutien de Bruno Retailleau, son président.

    À gauche, sans surprise, Jérémy Bacchi (PCF) retrouvera le groupe communiste CRCE-K, Marie-Arlette Carlotti (PS), le groupe Socialiste, écologiste et républicain, et Guy Benarroche (EELV) celui des écologistes. Les deux sénateurs d’extrême droite rejoindront eux le groupe Rassemblement national, formé avec leurs alliés.

  • [Sénatoriales] Chaque camp compte ses divisions

    [Sénatoriales] Chaque camp compte ses divisions

    Ce dimanche, un nombre record de listes sont soumises au vote des 3 695 grands électeurs des Bouches-du-Rhône, avec neuf bulletins à disposition dans les bureaux de vote installés au sein de la préfecture. De quoi faire baisser le seuil pour obtenir un siège.

    Des huit sénateurs sortants, seul l’ancien maire (LR) de Rognac Stéphane Le Rudulier a jeté l’éponge, nourrissant les spéculations sur son avenir professionnel. Partie sans les centristes en 2020, la droite a vu l’addition de ses nuances exploser rapidement en plein vol, sapée par son effondrement aux municipales à Marseille. Le président (Ren.) de Région Renaud Muselier, après s’être lancé dans l’arène dès le mois d’avril, avait pourtant concédé la tête de liste à la sénatrice sortante aixoise Brigitte Devésa (UDI) pour laisser une place éligible à Valérie Boyer (LR). Celle-ci a finalement décidé de partir de son côté, et revendique la légitimité dans son camp. Quand la liste d’union de la droite et du centre recevait l’investiture des LR et le soutien du président LR du Sénat Gérard Larcher, elle affichait celui du président des LR lui-même, Bruno Retailleau. D’abord sollicité par la ministre déléguée Sabrina Roubache, brièvement candidate, le maire (LR) de Gardanne lui aussi mène une liste, revendiquant porter la voix des maires. Entre pressions et mots durs, la campagne à droite a connu un dernier éclat ce vendredi, Valérie Boyer annonçant déposer plainte et alerter le préfet, après l’envoi d’un tract « particulièrement agressif » s’en prenant aux listes de droite et du RN.

    Face à la dispersion des voix de droite, le parti lepéniste espère bien élargir ses voix au-delà des communes conquises et de son score élevé à Marseille pour obtenir une représentation. Il mise sur deux transfuges, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi, au risque de brusquer les historiques qui pourront se tourner vers le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier. Menacé d’inéligibilité, il pourrait céder sa place à sa compagne Emmy Font.

    La gauche unie de son côté repart avec les trois sénateurs sortants, menés par Jérémy Bacchi (PCF) et espère obtenir un quatrième pour la Marseillaise Clara Jaboulay, forte d’un score écrasant dans la cité phocéenne aux municipalités et d’une victoire à Aubagne. Il faut certes compter sur la dispersion des voix : LFI présente pour la première fois une liste, la sénatrice guériniste Mireille Jouve se représente tandis que le maire (PS) du Puy-Sainte Réparade Jean-David Ciot a aussi déposé une liste. Mais ces deux dernières candidatures peuvent aussi bien mordre sur les plates-bandes de la droite.

    Surtout, la « mélasse » métropolitaine achève de brouiller les cartes entre blocage marseillais, suppression de la gratuité des transports dans le pays d’Aubagne, main tendue de son président au RN. De quoi faire bouger les positions partisanes.

  • [Sénatoriales] En Vaucluse, trois postes à la clé dans ce jeu des 7 familles en lice

    [Sénatoriales] En Vaucluse, trois postes à la clé dans ce jeu des 7 familles en lice

    Ce dimanche, les 1 318 grands électeurs vauclusiens devront départager 7 listes de 5 candidats pour désigner 3 sénateurs. Il y a six ans, 5 listes étaient en lice. La droite avait envoyé deux élus, partis sur deux listes distinctes, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR), et la gauche un, Lucien Stanzione (PS). À 79 ans, Alain Milon ne rempile pas et préside le comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le Cavaillonnais est, sauf catastrophe, assuré d’être réélu au vu de la configuration des municipales, la droite ayant conservé ses bastions à Sorgues, Cavaillon, Apt ou L’Isle-sur-la-Sorgue. « Je suis très humble, rien n’est gagné », s’avançait-il, prudent, fin août à Gordes lors de la venue du président LR du Sénat, Gérard Larcher. En seconde de liste, Dominique Santoni, présidente LR du Département, peut légitimement espérer être élue même si plusieurs maires souhaiteraient plutôt la voir rester à la tête de Vaucluse plutôt que de filer au palais du Luxembourg.

    À Gordes, la droite sortante s’était évertuée à vanter son expérience et bilan, autant de pierres dans le jardin du maire d’Avignon. Car Olivier Galzi (DVD) a propulsé sa compagne et adjointe au maire Anaïs Hausmann en tête de liste du Bon sens des territoires. Un mouvement officialisé il y a deux semaines par le premier magistrat de la cité des Papes, se revendiquant hors des logiques d’appareils. Malgré une liste sans maire ni élus notoires, Anaïs Hausmann a reçu les soutiens d’Hervé Marseille (UDI), président du groupe centriste au Sénat, puis de Jean-Louis Borloo.

    Loin de ces querelles, l’extrême droite rêve d’obtenir son premier sénateur vauclusien. Thierry D’Aigremont, patron du RN 84, possède un socle de grands électeurs assez solide dans le sillage des victoires à Carpentras, Orange, Bédarrides ou Monteux. Ses adversaires, au premier rang duquel Lucien Stanzione (PS), estiment qu’un sénateur RN n’aura aucune utilité pour le Vaucluse et sera isolé au parlement. Le sortant socialiste, affaibli par les pertes de Carpentras et Avignon, a cette fois constitué une liste DVG et s’appuie sur son bilan et connaissance du terrain pour séduire au-delà de son spectre traditionnel. Un peu plus à gauche, Julien Gautier porte l’étendard insoumis. Enfin, Sylvie Viala, présidente du Modem 84, et Jade Escoffier (divers extrême droite), complètent le casting.

  • [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la gauche part divisée, l’issue incertaine

    [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la gauche part divisée, l’issue incertaine

    Si le bilan du sénateur sortant Jean-Yves Roux est salué par de nombreux grands électeurs de tous les bords politiques, il pourrait être sérieusement menacé par Stéphanie Colombero, qui est soutenue par d’importantes figures du département, comme sa présidente Eliane Barreille (DVD), Camille Galtier (DVD), le maire de Manosque, ville la plus peuplée du département, mais aussi le président du Sénat Gérard Larcher (LR). Depuis l’annonce de sa candidature, la candidate issue de LR tente d’occuper le terrain et se fait voir dans tous les événements.

    La gauche est partie divisée pour ce scrutin, entre la candidate LFI Marianne Mougey, qui reconnaît avoir très peu de chances de remporter l’élection, et le sénateur sortant apparenté PRG. LFI et le PCF lui reprochent son vote pour la loi Duplomb ou encore son positionnement concernant les retraites. Les communistes ont décidé de ne présenter aucun candidat « ne voulant pas ajouter de la division à la division », et ne soutiennent pas non plus la candidate LFI, dont la candidature s’inscrit selon eux « dans une stratégie nationale de volonté hégémonique à gauche avec comme seul horizon l’élection présidentielle, loin des enjeux de ce scrutin et des intérêts directs des collectivités de notre territoire ». L’enjeu pour la gauche est important, alors que ce siège de sénateur est le seul qu’il leur reste dans le département, dont les deux députés sont d’extrême droite. « La perte de ce siège constituerait un recul pour notre territoire comme pour le pays », conclut le PCF 04. Deux candidats d’extrême droite, Fabrice Durnerin (UDR-RN) et Stéphane Durbec, ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, se présentent également, mais ont peu de chances de l’emporter face à Jean-Yves Roux et Stéphanie Colombero. Un seul siège est à pourvoir dans le département, où 565 grands électeurs sont appelés aux urnes dimanche.

    Pour qu’un candidat soit élu dès le 1er tour, il doit obtenir la majorité des suffrages exprimés, ainsi qu’un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits, soit 142. Si second tour il y a, les cinq candidats peuvent se maintenir, peu importe le nombre de voix récoltées.

  • Dans le Gard, un troisième fauteuil sénatorial très convoité

    Dans le Gard, un troisième fauteuil sénatorial très convoité

    À trois semaines du scrutin, la campagne s’accélère dans le Gard. Chaque candidat et son équipe multiplient les rencontres avec les élus, les maires et se montrent dans toutes les fêtes de village. L’objectif est triple : à la fois écouter les revendications des élus du terrain, affirmer son bilan mais aussi présenter un programme en vue du prochain mandat. Dans ce contexte et après analyse des résultats des élections municipales, il est quasiment certain que les deux sénateurs sortants candidats seront réélus.

    D’un côté, le socialiste Denis Bouad, allié avec le Parti communiste, peut s’appuyer sur la victoire à Nîmes et le maintien d’un certain nombre de communes cévenoles et du Gard rhodanien à gauche. De l’autre, Laurent Burgoa (LR) fait face au recul de la droite aux dernières élections municipales mais peut toujours compter sur quelques bastions comme Alès ou Saint-Gilles et reste apprécié par des élus qui ont toujours eu son oreille lors du mandat écoulé. Reste donc à savoir qui remportera le troisième siège et convaincra une partie des 1 910 grands électeurs gardois.

    Division à gauche

    Entre les défaites de la gauche à Vauvert et Bagnols-sur-Cèze et une victoire à Nîmes, la liste de Denis Bouad pourrait être majoritaire dans le Gard. Mais le principal problème du socialiste reste toujours la division de la gauche. Il devra en effet affronter au moins deux listes à gauche : celle des Insoumis emmenée par l’élu viganais Jean-Baptiste Thibaud et celle de l’élue départementale Carole Bergeri qui a reçu le soutien du président du Gard rhodanien Christophe Serre. Comme en 2020, Alexandre Pissas (PS) pourrait de nouveau être dissident. Il a confirmé à Objectif Gard que « sa liste était prête » mais qu’il se donnait encore du temps avant de la déposer puisqu’il a jusqu’au 11 septembre pour le faire. Si ces trois listes n’ont que très peu de chances d’emporter un siège, elles pourraient surtout diviser les voix à gauche. D’autant que Denis Bouad, allié avec le PCF et le PRG, n’est pas parvenu à s’entendre avec les Écologistes ou les Unitaires Gard (Debout !, L’Après, Génération.s). Une réelle épine dans le pied du socialiste d’autant plus gênante qu’il ne s’était incliné derrière la droite que de neuf voix en 2020. Conscient du danger, Denis Bouad martèle donc : « Le seul vote utile à gauche, c’est notre liste ».

    La droite en recul

    En meeting à Alès (11h15, Espace Cazot) puis à Codognan (15h15, Maison du peuple), le président du Sénat Gérard Larcher vient vendredi 4 septembre soutenir l’un de ses proches et une liste également en difficulté. Après la perte de Nîmes et la concurrence de plus en plus forte du Rassemblement national, la droite gardoise recule dans le département. Pour tenter de résister et de conserver un deuxième sénateur LR, Laurent Burgoa est tout de même parvenu à s’allier avec le centre et a reçu le soutien de la patronne de Renaissance dans le Gard, Valérie Rouverand.

    L’extrême droite cherche un groupe

    La grande incertitude plane sur le score du Rassemblement National. Avec déjà 10,93% des voix en 2020, le RN, emmené cette année par la députée Sylvie Josserand, peut désormais compter sur des élus à Vauvert, Bagnols-sur-Cèze et sur ceux de l’opposition à Nîmes. Mais de nombreux maires se sont aussi présentés sans étiquette dans leur commune alors qu’ils sont sympathisants du RN. Difficile encore aujourd’hui d’évaluer leur nombre, mais les votes à bulletin secret lors des élections des intercommunalités prouvent qu’ils sont un nombre non négligeable. Ils pourraient même être suffisamment nombreux pour que le RN remporte le troisième siège. Un enjeu très important pour le parti d’extrême droite qui espère pouvoir créer pour la première fois un groupe au Sénat (10 sénateurs sont nécessaires pour cela) et ainsi préparer l’élection de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027.

  • [Vaucluse] Qui pour succéder à Dominique Santoni si elle est élue au Sénat ?

    [Vaucluse] Qui pour succéder à Dominique Santoni si elle est élue au Sénat ?

    En adaptant un poncif de footballeur à la politique vauclusienne actuelle, on aurait droit à « il faut prendre les élections les unes après les autres ». En d’autres termes, se concentrer d’abord sur les sénatoriales sans penser à l’après. C’est le parfum qui flotte en façade au sein de la courte majorité départementale de droite au Département. Qui pourrait bien devoir se trouver un nouveau président en cas d’élection de Dominique Santoni le 27 septembre, la loi interdisant le cumul de ces mandats.

    Comme en 2020, la présidente LR est seconde de la liste de Jean-Baptiste Blanc, parlementaire sortant et, sauf cataclysme, qui devrait le rester. Le jeu est beaucoup plus ouvert et incertain pour Dominique Santoni. Sa succession à la présidence du Conseil départemental, loin d’être tranchée, commence donc à poindre. « J’ai une très belle équipe, des gens en qui j’ai confiance », répond-elle sans se risquer à livrer de noms ou un favori, remettant la décision en équipe, lors « d’une réunion de majorité départementale ».

    « Laissons passer l’élection sans être prétentieux »

    Dans l’exécutif actuel, le nom de Christian Mounier revient avec insistance. Âgé de 67 ans, l’actuel vice-président délégué à l’eau et à l’agriculture a longtemps été maire de Cheval-Blanc avant de passer la main en mars dernier. Il n’aura donc pas à se poser la question du cumul de mandat. Joint par nos soins, Christian Mounier reste très prudent, sans fermer la porte. « On verra le moment venu dans l’équipe, laissons passer l’élection sans être prétentieux, il faut d’abord que Dominique Santoni soit élue et que mes collègues et la présidente soient d’accord si une succession vient de ma part », expose le vice-président, précisant que « qui que ce soit, cela se fera dans la continuité ».

    Outre Christian Mounier, les noms de deux autres vice-présidents circulent aussi et seraient légitimes : celui de Thierry Lagneau, 1er vice-président délégué aux routes et aménagements et maire de Sorgues, et celui de Pierre Gonzalvez, vice-président en charge de l’attractivité, et maire de L’Isle-sur-la-Sorgue. Mais la perspective de devoir abandonner la tête de leur commune respective pour seulement un an et demi, le temps d’achever le mandat départemental, constitue un écueil majeur.

    En attendant, pour rassurer de grands électeurs qui ne souhaiteraient pas voir Dominique Santoni quitter la présidence, l’Aptésienne a été claire, jeudi à Gordes, lors de la venue de Gérard Larcher : « Quoi qu’il advienne, je n’abandonnerai pas le Vaucluse, je resterai conseillère départementale et m’occuperai du budget et de la contractualisation avec les communes ».

  • Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Être sénateur, ça ne s’improvise pas. C’est en substance le message distillé, jeudi soir à l’Hôtel de ville de Gordes par Jean-Baptiste Blanc, sénateur LR sortant et ses colistiers, devant une centaine d’élus locaux grands électeurs en vue des sénatoriales du 27 septembre. Un message à peine subliminal adressé à la liste concurrente à droite, portée par Anaïs Hausmann, nouvelle adjointe au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), dont elle est la compagne. « La liste du bon sens c’est celle de Jean-Baptiste Blanc, un sénateur exemplaire », claironne Gérard Larcher, président du Sénat, en écho au Bon sens des territoires, courant porté par Olivier Galzi.

    Alors qu’Anaïs Hausmann entend « ouvrir une nouvelle voie » avec un « regard neuf », dans un esprit d’addition plutôt que de division, Gérard Larcher fait remarquer « qu’avec la proportionnelle, on n’additionne pas ». « Elle incarne quelque chose de respectable et d’intéressant, mais pour cette élection d’élus, ils attendent de l’expérience et une grande connaissance du territoire, qui défend tout le Vaucluse dans sa ruralité », souligne Jean-Baptiste Blanc. Il est vrai qu’Anaïs Hausmann n’a guère d’ancrage local bien qu’elle mène depuis deux mois une campagne de terrain tous azimuts.

    Dominique Santoni

    ne lâchera pas le Vaucluse

    « Ce n’est pas une élection où l’on découvre le territoire, l’expérience est un atout », ajoute Dominique Santoni, présidente LR du Département, et 2e de liste comme en 2020. Mais en cas d’élection, elle devra abandonner la présidence. « Quoiqu’il advienne je resterai conseillère départementale et prendrai la délégation du budget, je garderai le lien avec les communes et continuerai à les défendre ici et à Paris car mon expérience permettra de faire bouger les choses », répond-elle. Sa candidature pourrait finalement être contre productive pour Jean-Baptiste Blanc où des grands électeurs préféreraient garder Dominique Santoni en présidente, plutôt appréciée localement des maires. « C’est un discours flatteur que j’entends mais je ne quitterai pas le Vaucluse ! », soutient-elle.

    Dans la démonstration d’une liste d’expérience et de diversité territoriale, Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue sera en 3e position. « On a besoin de sénateurs qui ne sont pas là pour recenser les besoins mais qui ont des idées et des solutions », appuie celui qui copréside l’association des maires de Vaucluse. Dominique Plancher, maire de Venasque, et Patrick Adrien, maire de Valréas et conseiller régional complètent le casting. « J’en appelle aussi à l’humilité, il faudrait avoir eu 2-3 mandats locaux avant de prétendre être sénateur », juge Alain Milon, sénateur LR sortant et non partant, président du comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le message vers Avignon est limpide.

  • [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    Il est vrai que dans les Bouches-du-Rhône, la droite et le centre ne manquent pas de candidats. Il y a la liste soutenue par le président du Sénat Gérard Larcher conduite par le tandem Brigitte Devésa (UDI)-Renaud Muselier (Renaissance). Celle du maire LR de Gardanne, Hervé Granier et celle de la sortante LR Valérie Boyer.

    Officiellement toujours en lice, Stéphane Le Rudulier (ex-LR) s’était déclaré candidat début juillet. Mais alors que le scrutin prévu le 27 septembre approche, il semble avoir quitté les radars des grands électeurs. « On ne le voit pas sur le terrain, il n’a pas de noms pour sa liste, il n’ira pas au bout », glisse un membre d’une équipe de campagne concurrente pour qui « il a du mal à se dépêtrer de ses affaires ».

    Stéphane Le Rudulier est en effet visé, avec Sylvie Miceli-Houdais qui a pris sa relève à la mairie de Rognac, par une enquête préliminaire pour détournements de fonds publics par le parquet d’Aix ouverte en 2024. Il est aussi l’objet d’une plainte pour « violences volontaires » déposée par sa successeure. Depuis la mairie est tombée aux mains du RN.

    S’il ne poursuit pas seul, Stéphane Le Rudulier peut-il rallier une liste ? Celle de Brigitte Devésa et Renaud Muselier est déjà complète. Chez Valérie Boyer on ne l’imagine pas sur la liste mais on ne serait pas contre un appel à voter.

    Le sénateur sortant dont la campagne est très discrète n’a pas donné suite à nos sollicitations. Un indice ?

  • Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    À un mois des sénatoriales, la seule certitude est qu’il y aura forcément un nouveau sénateur vauclusien. Des trois actuels, Alain Milon (LR) est le seul à ne pas repartir, assumant le rôle de président de comité de soutien de son acolyte Jean-Baptiste Blanc. Lucien Stanzione (PS) postule à nouveau dans un scrutin très indécis.

    Gros embouteillages

    à droite

    Sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc fait figure de grand favori pour être réélu. Disposant d’un socle de voix de grands électeurs favorable, apprécié dans son camp comme à gauche, celui qui gère aussi
    la délégation finances au Département a réussi à convaincre Dominique Santoni d’être à nouveau seconde de liste. La présidente du conseil départemental est attendue ce jeudi soir à Gordes pour une réunion de soutien à Jean-Baptiste Blanc en présence de Gérard Larcher, actuel président LR du Sénat. Reste à savoir, en cas d’élection, un
    scénario plausible, qui lui succéderait à la présidence du Département. Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’association des maires de Vaucluse, sera 3e de liste. Parti tôt en campagne, Jean-Baptiste Blanc a sillonné le Vaucluse tout l’été mettant en avant son bilan. Il se prévaut du soutien de la majorité sénatoriale, courrier à l’appui signé par Hervé Marseille (UDI). Un parti dont le président vauclusien, Thomas Faure, a lui choisi la candidature d’Anaïs Hausmann, précisant faire un « choix personnel » bien que le camp Hausmann y associe l’UDI. Un embrouillamini qui a eu le don d’agacer Jean-Baptiste Blanc.

    Adjointe et compagne du maire d’Avignon, Anaïs Hausmann incarne le Bon sens des territoires, mouvement créé par Olivier Galzi (DVD) et qui sera officiellement lancé le 10 septembre lors d’une réunion publique. Pour l’heure, la composition de sa liste reste secrète et la candidate vise plutôt le 3e siège. Face à son déficit de notoriété et d’ancrage, Anaïs Hausmann a également arpenté le terrain, convaincue d’être complémentaire de Jean-Baptiste Blanc en jouant la carte du renouvellement. Ce vendredi, elle recevra la ministre Aurore Bergé pour un déjeuner de Femmes de territoire. Un nouveau cercle qu’elle co-préside, décorrélé des sénatoriales, mais dont le timing vise à la crédibiliser. « Il faut faire attention aux divisions et j’appellerai à la responsabilité dans un département où le RN est présent », prévient Gérard Larcher, dans Vaucluse matin. D’autant que Sylvie Viala, présidente du Modem, nous confirme également sa volonté de déposer une liste.

    Le RN en embuscade

    Ce morcellement à droite et l’éparpillement de listes pourraient mécaniquement profiter à l’extrême droite. Fort de victoires aux municipales, le RN espère glaner son 1er sénateur vauclusien, en la personne de Thierry D’Aigremont son délégué départemental. Sur le papier, l’étiage de grands électeurs n’est pas tout à fait suffisant pour y parvenir mais une victoire ne serait pas en soi une surprise. Mi-août, il a adressé une lettre aux élus, tapant sur ses adversaires dont les partis sont affaiblis au national.

    À gauche, Lucien Stanzione en difficulté, LFI y sera aussi

    Sénateur (PS) sortant, Lucien Stanzione n’a pas abandonné l’idée de conserver son siège mais « la bataille sera difficile ». Avec les pertes à gauche d’Avignon et Carpentras, il mise surtout sur son expérience et son réseau auprès des élus acquis depuis six ans pour rempiler au palais du Luxembourg. Contrairement à 2020, sa liste ne sera pas une addition de partis. Selon nos informations, confirmés par les intéressés, Sandrine Raymond, maire de Saint-Pierre-de-Vassols, et Philippe Armengol, maire de Velleron, devraient être numéros 2 et 3 de la liste. Enfin, LFI a désigné Julien Gautier, élu d’opposition à la Tour d’Aigues comme candidat Vaucluse
    en commun, aux côtés
    de l’Avignonnaise Mathilde Louvain.