Tag: gauches

  • Carole Delga veut tourner la page du mépris macroniste

    Carole Delga veut tourner la page du mépris macroniste

    Village audois de 3 000 âmes, Bram, a accueilli pour la 6e année consécutive les Rencontres de la gauche voulues par Carole Delga, la présidente PS de la Région Occitanie, comme un point d’ancrage à une France rurale et populaire que la gauche peine à convaincre au plan national.

    Au premier rang pour l’écouter, trois candidats à la primaire sociale-démocrate : Raphaël Glucksmann (Place publique), qu’elle soutient, accompagné par Yannick Jadot (ex-EELV) mais aussi Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (GRS). Olivier Faure, son ennemi juré au sein du PS, et Ségolène Royal n’ont pas fait le déplacement.

    « Refus du fatalisme

    et du défaitisme »

    Depuis la tribune, devant un parterre de personnalités, c’est Martin Malvy, son prédécesseur à la présidence de la Région que Carole Delga choisit de saluer au nom de « la transmission en politique ». Dans le public, pas un seul drapeau du PS mais des drapeaux tricolores, européens et des bannières de la République en commun, son mouvement.

    « La République de l’attention et du partage doit redevenir notre destin commun », lance la présidente de Région, décidée à tourner la page de l’ère Macron. Tour à tour elle appelle ainsi à « mettre fin à cette fable du ruissellement », à « changer la manière de gouverner. Stop au narcissisme, au côté autoritaire et vertical » ou encore à réinvestir dans les services publics, « le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

    Dans ce département de l’Aude où Marine Le Pen est venue faire campagne auprès des sinistrés de Pomas vendredi, Carole Delga ne retient pas ses coups contre le RN. « Luttons sans relâche contre les idées de l’extrême droite qui rêve de prendre sa revanche sur l’Histoire de ce pays. Parce qu’il y a eu la Résistance, l’extrême droite c’est le camp des perdants face à celui de la République et de la France », rappelle-t-elle tout en refusant de lui laisser ceux qui se « sentent loin de tout », ceux qui n’ont pas d’autre choix que de payer « 500 euros de carburant par mois ». Après la révélation de la vidéo d’un policier municipal de Carcassonne « membre de la garde rapprochée du RN », tenant des propos racistes, homophobes et sexistes, elle estime que le parti de Jean-Marie Le Pen n’a jamais changé.

    Laïque, opposée à l’abaya dans les lycées, Carole Delga condamne l’idée d’interdire le voile dans l’espace public. « Nous sommes la République française ! », s’exclame-t-elle ovationnée debout.

    La présidente de l’Occitanie revient ensuite sur son soutien à Fibre excellence qu’elle a demandé au gouvernement de nationaliser temporairement et cite en exemple le site de la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM) près de Decazeville où « après plusieurs années de combat et de procédure » deux entreprises réembauchent. « On ne va pas refaire le sketch des masques », dénonce-t-elle en soulignant l’importance stratégique de la production de pâte à papier sur le sol national.

    Un monde si loin de celui de Raphaël Glucksmann

    Elle décrit son camp comme « indéfectiblement républicain » et lance : « On est une famille turbulente. On est le midi rouge ! » avant de livrer un réquisitoire contre le « fatalisme, le défaitisme ».

    Citant le poète communiste Paul Éluard « le soleil brille pour tout le monde, le bonheur est un droit et non un privilège » et la présidente socialiste mexicaine, Claudia Sheinbaum. : « Pour le bien de tous, les pauvres d’abord », Carole Delga insiste sur l’exigence de justice sociale et la nécessité de « produire de la fraternité ».

    C’est déjà l’heure du « fameux cassoulet bramais ». Raphaël Glucksmann, chaleureusement applaudi dans les travées, chemine dans un monde qui semble si loin du sien, lui l’eurodéputé qui a su convaincre parmi les habitants des métropoles et les CSP+. Le voilà prévenu à Bram : point de victoire possible sans « la gauche républicaine, populaire et ancrée dans le réel » que Carole Delga entend incarner à ses côtés.

    Bram (Aude), Léo Purguette

  • Carole Delga veut tourner la page du mépris macroniste

    Carole Delga veut tourner la page du mépris macroniste

    Village audois de 3000 âmes, Bram, a accueilli pour la 6e année consécutive les Rencontres de la gauche voulues par Carole Delga, la présidente PS de la Région Occitanie, comme un point d’ancrage à une France rurale et populaire que la gauche peine à convaincre au plan national.

    Au premier rang pour l’écouter, trois candidats à la primaire sociale-démocrate : Raphaël Glucksmann (Place publique), qu’elle soutient, accompagné par Yannick Jadot (ex-EELV) mais aussi Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (GRS). Olivier Faure, son ennemi juré au sein du PS et Ségolène Royal n’ont pas fait le déplacement.

    « Refus du fatalisme et du défaitisme »

    Depuis la tribune, devant un parterre de personnalités, c’est Martin Malvy, son prédécesseur à la présidence de la Région que Carole Delga choisit de saluer au nom de « la transmission en politique ».  Dans le public, pas un seul drapeau du PS mais des drapeaux tricolores, européens et des bannières de la République en commun, son mouvement.

    « La République de l’attention et du partage doit redevenir notre destin commun », lance la présidente de Région, décidée tourner la page de l’ère Macron. Tour à tour elle appelle ainsi à « mettre fin à cette fable du ruissellement », à « changer la manière de gouverner. Stop au narcissisme, au coté autoritaire et vertical » ou encore à réinvestir dans les services publics, « le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

    Dans ce département de l’Aude où Marine Le Pen est venue faire campagne auprès des sinistrés de Pomas vendredi, Carole Delga ne retient pas ses coups contre le RN. « Luttons sans relâche contre les idées de l’extrême droite qui rêve de prendre sa revanche sur l’Histoire de ce pays. Parce qu’il y a eu la Résistance, l’extrême droite c’est le camp des perdants face à celui de la République et de la France », rappelle-t-elle tout en refusant de lui laisser ceux qui se « sentent loin de tout », ceux qui n’ont pas d’autre choix que de payer « 500 euros de carburant pas mois ». Après la révélation de la vidéo d’un policier municipal de Carcassonne « membre de la garde rapprochée du RN », tenant des propos racistes, homophobes et sexistes, elle estime que le parti de Jean-Marie Le Pen n’a jamais changé.

    Laïque, opposée à l’abaya dans les lycées, Carole Delga condamne l’idée d’interdire le voile dans l’espace public. « Nous sommes la République française ! », s’exclame-t-elle ovationnée debout.

    La présidente de l’Occitanie revient ensuite sur son soutien à Fibre excellence qu’elle a démandé au gouvernement de nationaliser temporairement et cite en exemple le site de la Société Aveyronnaise de Métallurgie (SAM) près de Decazeville où « après plusieurs années de combat et de procédure » deux entreprises réembauchent. « On ne va pas refaire le sketch des masques », dénonce-t-elle en soulignant l’importance stratégique de la production de pâte à papier sur le sol national.

    Un monde si loin de celui de Raphaël Glucksmann,

    Elle décrit son camp comme « indéfectiblement républicain » et lance : « On est une famille turbulente. On est le midi rouge ! » avant de livrer un réquisitoire contre le « fatalisme, le défaitisme ».

    Citant le poète communiste Paul Éluard « le soleil brille pour tout le monde, le bonheur est un droit et non un privilège » et la président socialiste mexicaine, Claudia Sheinbaum. : « Pour le bien de tous, les pauvres d’abord », Carole Delga insiste sur l’exigence de justice sociale et la nécessité de « produire de la fraternité ».

    C’est déjà l’heure du « fameux cassoulet bramais ». Raphaël Glucksmann, chaleureusement applaudi dans les travées, chemine dans un monde qui semble si loin du sien, lui l’eurodéputé qui a su convaincre parmi les habitants des métropoles et les CSP+. Le voilà prévenu à Bram : point de victoire possible sans « la gauche républicaine, populaire et ancrée dans le réel » que Carole Delga entend incarner à ses côtés.

  • Ils participent à la rentrée des gauches

    Ils participent à la rentrée des gauches

    Sophie Roques. Présidente de Homosexualités et Socialisme (HES) France, PS à Marseille

    « La table ronde « Comment contrer les offensives anti-LGBTI+ en France et dans le monde ? », s’inscrit dans la période actuelle où les offensives réactionnaires sont extrêmement fortes et extrêmement violentes de partout, y compris aux États-Unis. Malheureusement, ce qui s’y passe, arrive en Europe aussi quelque temps après. La gauche a une responsabilité énorme, parce qu’on sait que l’extrême droite, si elle arrive au pouvoir, ne tiendra jamais ses promesses sur son programme économique. Par contre, on sait qu’elle s’attaquera en premier aux droits des femmes, des minorités et des personnes LGBT. On le voit avec les coupes sur les financements des plannings familiaux. La gauche doit être dans un cycle de conquête par rapport à ça. Elle a cette responsabilité de proposer une société émancipatrice, plus juste. »

    Sylvie Vinceneux. Secrétaire fédérale du PCF du Var

    « J’interviendrais sur le thème : quelle ambition pour le logement dans les quartiers populaires ? Le logement doit être abordé dans la campagne pour l’élection présidentielle. On est quand même dans une crise qui est profonde et la plupart des pays européens sont dans la même situation. Dernièrement, un des commissaires de l’ONU, a lancé une alerte en disant que, vu le nombre aujourd’hui de gens en demande de logement qui étaient à la rue, ce problème devait être pris à bras-le-corps. Toutes les fondations tirent des signaux d’alarme depuis des années. Les chiffres ne cessent d’augmenter, on est à 2,9 millions de personnes en demande de logement. C’est plus de 50% en 10 ans, c’est énorme ! À cela s’ajoutent 305 000 sans domicile fixe. Il y a aussi les personnes qui sont mal logées et vivent dans des passoires ou des bouilloires thermiques ; les quartiers populaires concentrent tout cela. »

    Raphaël Arnault. Député LFI de la 1ère circonscription de Vaucluse

    « La conférence « l’ère du suprémacisme », sur laquelle j’interviens, a pour but de décrire la dynamique actuelle de l’extrême droite, notamment d’un point de vue idéologique. On a tendance à tenter de faire des comparaisons à l’échelle internationale, s’il y a des similitudes, il y a aussi de grandes différences, d’un point de vue du contexte, de l’histoire, de la réalité dans laquelle elles évoluent. On décrit, par exemple, le gouvernement actuel israélien, comme étant d’extrême droite. Mais cela manque un peu d’explications de pourquoi est-ce que ces extrêmes droites-là, en Occident, qui sont historiquement très antisémites, s’allient avec des gouvernements, comme celui d’Israël. C’est tout simplement du suprémacisme. Il existe, ici dans notre pays, des relais suprémacistes portés par l’extrême droite organisée de façon très consciente, notamment par le Rassemblement national. »

    Guy Benarroche. Sénateur EÉLV des Bouches-du-Rhône

    « J’anime l’atelier « Discriminations et démocratie : du constat à l’action politique ». C’est-à-dire comment, aujourd’hui, les nouvelles formes de discrimination raciale ou sexiste, qui sont modifiées dans leur façon de s’exprimer et dans leur impact, entre autres, par les algorithmes et les réseaux sociaux, influent énormément sur notre vie démocratique. Dès lors, comment on pourrait nous, citoyens, et législateurs aussi, trouver des solutions plus adaptées que celles qui existent aujourd’hui, à la lutte contre ces formes-là de racisme et de discrimination. Ce qui rend ces universités importantes, c’est la capacité à recevoir énormément d’intervenants extérieurs au parti politique. C’est très enrichissant pour la réflexion générale du parti, ça nous permet de confronter ou d’additionner à nos positions des analyses sur des thématiques telles que le climat, les incendies, l’eau, la justice des mineurs, les discriminations raciales ou l’armement nucléaire. »