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  • Rouvrir les garrigues pour la pie-grièche à Lançon-de-Provence

    Rouvrir les garrigues pour la pie-grièche à Lançon-de-Provence

    Cinq espèces de pie-grièche sont présentes dans le pays, et toutes sont en voie de disparition. Au sein de ce cortège, la Pie-grièche méridionale, endémique de la péninsule ibérique et du sud de la France, est menacée d’extinction au niveau mondial. Dans l’Hexagone, sa population est estimée entre 750 et 1 250 couples nicheurs. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui accueille à elle seule plus de la moitié de ces effectifs, « détient une responsabilité majeure dans la conservation de cette espèce », affirme la Ligue de protection des oiseaux PACA (LPO).

    L’association a donc lancé le Programme de restauration écologique des garrigues ouvertes (PREGO), un projet pilote destiné à préserver les habitats favorables à la pie-grièche méridionale et à toute la biodiversité qui lui est associée. Car cette espèce typique des paysages méditerranéens semi-ouverts dépend étroitement des maquis entretenus par le pastoralisme ou par les perturbations naturelles comme les incendies. « Mais avec la déprise agricole débutée dans les années 1970, l’abandon progressif du pâturage a favorisé la fermeture des
    milieux
     », relate la LPO.

    Pâturer pour pérenniser

    François Jeanne, responsable territorial Ouest-Provence de l’association, détaille : « La dynamique naturelle, qu’on observe dans tous les milieux, c’est la colonisation des garrigues et leur emboisement, avec une évolution vers le stade de jeune pinède, puis de forêt. »

    À ce stade du programme, la LPO identifie les secteurs à rouvrir. Concrètement, 132 hectares seront restaurés au cœur de la zone Natura 2 000 des garrigues de Lançon-de-Provence, notamment par girobroyage mécanique, d’ici juin 2029. Des opérations de brûlage dirigé menées par le Service départemental d’incendie et de secours concerneront 12 hectares « qui ne sont pas encore cartographiés », note François Jeanne, qui précise : « On croise ça avec toutes les opérations de Défense des forêts contre l’incendie (DFCI), l’idée c’est de venir en complément. » Car au-delà de leurs bienfaits pour la biodiversité, ces actions renforcent la résilience des écosystèmes face au changement climatique et contribuent à la limitation du risque incendie.

    Le pâturage sur les sites restaurés sera ensuite encouragé afin de maintenir durablement ces milieux ouverts. Le Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée (CERPAM), sans être partenaire direct, est associé au programme. « Ils étaient présents à la réunion de lancement et suivent le projet avec intérêt », assure le responsable territorial LPO. « On a une réflexion pour garantir la pérennité des travaux, poursuit-il. Une expérience sur la commune de la Barben montre que lorsqu’on rouvre les milieux, l’écosystème est favorable pour une période de 5 à 7 années après les travaux. Le pâturage freine la fermeture. » Les actions opérationnelles seront réalisées à l’automne ou à l’hiver. « On espère pouvoir entamer les premiers travaux au début de l’an prochain, après avoir obtenu les autorisations environnementales », confie François Jeanne.

  • Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    J’aime bien l’apéro, je voulais mon pastis. Pour moi, c’est le symbole de la Provence, de l’amitié. Je l’ai fait par passion », lance joyeusement Nicolas Pagnol depuis la colline de la Treille. L’odeur de la garrigue, le chant des cigales lui font remonter le temps. Il poursuit « Ça faisait longtemps que j’y pensais, je voulais réhabiliter mon enfance avec un pastis de comptoir au goût de réglisse et d’anis. »

    La maison Ferroni passionnée par la création de spiritueux effectue régulièrement des collaborations. Guillaume Ferroni, historien-distillateur raconte sa rencontre avec Nicolas Pagnol : « Il m’a fait part de son envie de créer un pastis qui ferait écho aux collines du Garlaban. Nous nous sommes rapprochés comme ça. Avec Aurélien mon maître de chai, nous avons fait des balades dans la colline jusqu’à la maison d’Angèle pour faire état des plantes fraîches nécessaires pour ce pastis de garrigue. »

    Breuvage populaire

    Historiquement, le pastis est un produit domestique, sans alambic, issu d’une macération à froid. « C’est de la tisane, du coup on retranscrit totalement l’arôme de la plante », détaille Guillaume Ferroni. Selon le cahier des charges « on retrouve 6 plantes du terroir et colline, et les deux plantes obligatoires soit l’anis et le réglisse. Un produit typiquement méditerranéen. » Nicolas Pagnol raconte avoir cogéré le développement gustatif : « Avec mes petites éprouvettes, je me suis pris pour un chimiste. » L’enthousiasme est réel. Avec ses 45 degrés, de l’avis de tous, il est important de le consommer avec modération, même en période de forte chaleur. Et Nicolas Pagnol cite Fernandel : « Le pastis, c’est comme les seins : un, c’est pas assez et trois, c’est trop. »

    Pastis Taoumé. 26 euros.