Dans plusieurs lieux de la ville, scientifiques, chercheurs, mais aussi industriels et responsables institutionnels de toutes nationalités se réunissent autour d’un vaste sujet : l’énergie de fusion. La fusion nucléaire, phénomène qui alimente le Soleil, consiste à faire fusionner des noyaux atomiques légers afin de libérer une importante quantité d’énergie. Un phénomène naturel que scientifiques et ingénieurs cherchent aujourd’hui à reproduire pour exploiter cette source énergétique.
Dès ce lundi et pendant cinq jours, 12 000 participants issus de 29 nationalités prennent part à la 34e édition du Symposium on fusion technology (Soft), lancée depuis le Grand théâtre de Provence. Soit, comme l’a rappelé Michael Houry, président du comité d’organisation internationale (CEA), « 66 ans après notre toute première édition, en 1960, l’une des premières conférences internationales consacrées à la fusion ».
« Notre milieu a travaillé à démontrer que la fusion peut être contrôlée et durable, et nous avons réalisé des progrès remarquables », contextualise Michael Houry. À l’image du projet international Iter, situé à quelques dizaines de kilomètres au nord d’Aix-en-Provence juste à côté du CEA, qui vise à démontrer la faisabilité de la fusion nucléaire comme source d’énergie.
« Dans le même temps, de nouveaux concepts émergent. Le secteur privé devient une part importante du paysage de la fusion (…). Il y a une dynamique autour de la fusion aujourd’hui. Et Soft a un rôle important à jouer. Le partage des connaissances et des expériences est essentiel. Mais c’est aussi un nouvel espace pour créer des partenariats, notamment entre les organismes publics et le secteur privé », poursuit Michael Houry.
Tout au long de la semaine, plusieurs sessions dites plénières, ainsi que des sessions parallèles, permettront aux différents acteurs de la fusion de présenter leurs avancées, leurs travaux et de débattre des enjeux du secteur.
Plusieurs lieux culturels de la cité aixoise sont mobilisés pour l’occasion : le Pavillon noir, le Grand théâtre de Provence, mais aussi le conservatoire Darius-Milhaud.
Des posters scientifiques réalisés par de jeunes chercheurs internationaux, doctorants ou en fin de thèse, seront également présentés. « Ils pourront présenter leurs travaux de thèse sur des posters. Ils y mettent leurs résultats scientifiques », explique le service communication du centre CEA de Cadarache. Au total, 800 posters sont exposés dans les espaces du Grand théâtre de Provence.
Au milieu de cette effervescence scientifique, un rendez-vous est également destiné au grand public. Ce mardi à partir de 18h30, à l’hôtel de ville d’Aix, Alain Bécoulet, scientifique en chef de la Iter Organisation, donnera une conférence consacrée au projet Iter et à la « course mondiale vers l’énergie de fusion ». L’entrée, est libre et gratuite.

