Tag: fraternité

  • Loïs Gerin lance sa « marche de la démocratie »

    Loïs Gerin lance sa « marche de la démocratie »

    « Il y a besoin d’un changement de Constitution, de démocratie, de République. Mais aussi de fraternité, tout est fait pour nous diviser afin de mieux régner. Les gens ont besoin d’amour », c’est par ces mots que Loïs Gerin explique sa démarche. À 41 ans, ce marseillais natif des Goudes, ancien cadre chez Apple, se lance dans une marche pour rejoindre Paris. Sur son chemin, il entend écouter les gens et recueillir leurs idées au nom de l’association « Parce qu’on est ensemble » qui regroupe une centaine de membres. Il soutiennent l’idée d’une candidature citoyenne pour l’élection présidentielle de 2027, « la France retrouvera enfin sa place dans les Nations précurseures de la démocratie », veut croire Loïs Gerin. Mais qui ? « On verra, moi ou quelqu’un d’autre », lâche-t-il, disant vouloir « casser le scénario prévu Mélenchon-Le Pen, dont la France ne veut pas ».

    S’il n’est pas encarté, il se revendique d’« une vraie gauche, une gauche de cœur, une gauche accueillante, tolérante » et dit ne se retrouver dans aucun parti « ni dans le PS traître, ni dans LFI agressif » mais dans des figures comme « François Mitterrand ou Pascal Posado » ainsi que « Jesus Christ » qui, avec son « message fraternel », était « un gauchiste ».

    Alors pourquoi Marseille-Paris à pieds ? « Pour faire du buzz », assume-t-il. À ses côtés, son photographe et ami, Yoann Darmon, immortalisera ce périple qui se clôturera, après de nombreuses étapes, dans la capitale le 7 décembre prochain, si les conditions météorologiques le permettent.

    D’ici là, devant l’Hôtel de Ville, Loïs Gerin interpelle avec hésitation quelques passants, leur distribue des flyers et fait la promotion de son compte Instagram sur lequel il documente sa marche. « Bon courage, ça fait une trotte », lance l’une d’entre eux.

  • Les cheminots font vivre la fraternité au Village de la paix de Toulon

    Les cheminots font vivre la fraternité au Village de la paix de Toulon

    Un stand, une soirée culturelle avec concert et une expertise unique sur la culture de paix… Voilà ce que propose le Casi (Comité des activités sociales interentreprises) des Cheminots de la région Paca, à l’occasion de l’organisation de ce Village de la paix à Toulon. « On a répondu naturellement à la sollicitation des organisations progressistes pour ce Village de la paix, cela fait 40 ans qu’on fait vivre la culture de paix », explique Michel Mafioly, président de la commission des activités sociales et culturelles du Casi. Présent avec un stand, c’est toute « une équipe de bénévoles » qui se déploie sur l’événement, afin de « développer et expliquer l’implication et la démarche du Casi pour la paix ».

    Au programme : l’organisation d’une soirée festive et culturelle avec un concert de rap français, mais aussi « des ateliers graphiques » autour de la paix et l’animation de débats. De quoi rappeler le travail de l’organisation pour promouvoir l’amitié entre les peuples plutôt que l’armement à tout va.

    « Nous avons organisé des séjours mémoriels au Japon, à Hiroshima et Nagasaki. Nous sommes également allés à l’ONU, à New York, pour porter la voix du désarmement », se remémore Michel Mafioly.

  • Une invitation fraternelle pour la fête des Oursinières du Pradet

    Une invitation fraternelle pour la fête des Oursinières du Pradet

    Cette fête, relancée depuis cinq ans, est avant tout l’occasion de favoriser « la fraternité, la camaraderie et la convivialité », annonce Rudy Labonne, le nouveau secrétaire de section, élu fin juin à la veille du dernier congrès du PCF et qui a pris la succession d’Yves Pelligrino. « Ce dernier reste très actif au sein de notre section, nous avons travaillé pendant des années ensemble, nous continuons. Il m’apporte son expérience, confie l’enseignant, tout en me laissant mettre ma patte ! »

    La fête des Oursinières est un peu le symbole de cette envie de « camaraderie », à l’instar du premier mai ou du loto annuel. Un repas, des animations musicales avec José et Tonio sur des airs d’Amérique latine, puis une animation autour de grands airs populaires pour chanter ensemble, une culture de la bonne humeur, dans la simplicité d’un dimanche passé dans un des magnifiques sites que recèle le littoral varois.

    Les questions politiques ne seront pas pour autant absentes du rendez-vous, même si aucun débat formel n’est organisé lors de la manifestation. Il y a bien évidemment « les sénatoriales et la présidentielle », rappelle Rudy Labonne, et une question que les communistes se posent au lendemain de la fête de l’Huma : « Comment allons-nous pouvoir faire rayonner nos idées dans le débat de la présidentielle ? », rapporte le secrétaire de section. Et par voie de conséquence : « Comment permettre à la gauche de remporter cette élection », cruciale au regard de l’urgence sociale qui s’appuie sur un constat implacable de la détresse de la population face à la baisse du pouvoir d’achat, les difficultés à se loger correctement ou à se nourrir…

    Fête des Oursinières.

    Dimanche 20 septembre,

    à partir de 11h30.

    374 chemin du passage des Gardéens, Le Pradet.

    Gratuit et ouvert à tous.

  • Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues

    Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues

    Il était un « militant infatigable », « discret, fraternel et chaleureux », affirme Laetitia Sabatier, secrétaire générale de la section PCF de Martigues. Ce jeudi avaient lieu les obsèques de Didier Brissot. L’agent du service Espace enfance et famille de la Ville s’est éteint vendredi 21 août à l’âge de 59 ans.

    Longtemps compagnon de route, Didier Brissot avait fait le choix de rejoindre le Parti communiste français en 2020. Élu à la direction de section en 2023, puis comme trésorier et membre du conseil départemental à l’occasion du 40e congrès en début d’année, il aura été, durant toutes ces années, un artisan précieux qui « laisse un vide immense ».

    Le service public

    chevillé au corps

    « C’était vraiment quelqu’un d’humain, sensible, gentil, travailleur comme j’ai jamais connu, souligne Laetitia Sabatier. Il habitait à côté de la section donc il était tout le temps là. Il était la définition du militantisme. » Chaque dimanche, au marché, Didier Brissot diffusait L’Humanité Dimanche et La Marseillaise. Notre journal, auquel il était particulièrement attaché, lui rend hommage et était représenté par le président de son conseil de surveillance Marc Poggiale lors de la cérémonie. Mais Didier Brissot portait aussi le service public chevillé au corps, affirme sa responsable Virginie Piazzolla. « Il portait les valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité et de justice, cette certitude que l’humain et le collectif doivent toujours primer. (…) Derrière sa discrétion se cachait un homme de convictions et de cœur. » Un homme qui ne sera pas oublié, en témoignent les centaines de personnes venues lui rendre un dernier hommage à l’église de Saint-Genest, à Jonquières.

  • [Chroniques méditerranéennes] Regard sur l’Espagne : de la communion nationale à l’indignité régionale

    [Chroniques méditerranéennes] Regard sur l’Espagne : de la communion nationale à l’indignité régionale

    La victoire de l’Espagne remportant la Coupe du Monde de football avec une équipe de jeunes, au jeu rigoureux et collectif, représentative d’une Espagne métissée, diverse, fraternelle, solidaire et cette victoire fêtée par tout un peuple heureux de communier, de se rassembler, laissant au vestiaire les différences, les animosités, l’individualisme, et sur la touche le racisme, donne de l’espoir à ceux qui désespèrent de l’être humain et déplorent la dérive vers un monde guerrier et fascisant.

    Ça, c’était en début de semaine. Mercredi, à peine trois jours plus tard, les tenants de la haine, les disciples de Trump, les propagateurs d’une idéologie nauséabonde, les champions de l’exclusion et du racisme qui jouent dans la même équipe que Marine le Pen et Jordan Bardella, se sont illustrés au parlement de la communauté autonome de Valencia en faisant voter, une première en Espagne depuis Franco, une loi régionale, indigne, de « Priorité nationale ».

    La droite (Parti Populaire) et l’extrême droite (Vox) votent donc la « priorité nationale » et les budgets qui vont avec dans cette communauté de 5,4 millions d’habitants. L’extrême droite dans toutes les régions où elle participe à l’exécutif essaye de faire adopter cette loi, alors qu’elle n’y parvient pas au niveau national. C’est donc par le biais des régions, que ce parti pro franquiste instille son poison raciste, et donc la communauté valencienne aura le triste privilège de mettre en place cette politique d’exclusion d’une partie de la population. Une région qui devient première au classement des champions de l’indignité régionale. Cette loi de « priorité nationale » défendue par Vox concerne notamment l’accès au logement et les aides sociales. Avec ces budgets votés ce mercredi c’est la troisième fois que votent ensemble la majorité constituée par le Parti Populaire et Vox depuis 2023. Voilà qui, après l’euphorie de cette belle fête autour de cette jeune et belle équipe d’Espagne, a de quoi rappeler la réalité politique du pays. D’une part une Espagne exemplaire en Europe, parce que progressiste et le démontrant en portant une politique volontariste, en faveur des migrants et des Palestiniens, une politique sociale dans le pays avec des avancées certes insuffisantes mais qui n’ont jamais été aussi loin, une Espagne qui refuse à Trump l’usage de ses bases pour bombarder les populations civiles en Iran, et d’autre part une droite et extrême droite qui mine le terrain de la démocratie, un PP qui jure qu’il ne s’alliera pas avec Vox pour gouverner au plan national, mais qui use de l’autonomie des régions pour expérimenter une alliance droite extrême droite déjà en place. Alors pour revenir à cet événement sportif, cette victoire, qui a enthousiasmé toute l’Espagne et bien au-delà, on se prend à rêver d’un monde sans guerres, humain et solidaire, je partage ce commentaire que j’ai relevé sur les réseaux sociaux après le match de la finale : « Ce soir, beaucoup de citoyens à travers le monde n’ont pas seulement vu onze joueurs en maillot rouge soulever une coupe : ils ont vu un symbole, une revanche, un petit moment où le récit du monde semblait pencher du côté des justes. » Mais aussi on a pu voir un grossier personnage, président des États-Unis déçu de la défaite de l’Argentine qui a voulu s’imposer sur la photo de l’équipe espagnole triomphante. Insupportable pour ce va-t’en guerre, obligé de remettre des médailles aux joueurs de l’équipe d’un pays qu’il ne supporte pas.

    Finalement, Trump fut « exfiltré » du champ des caméras, la fête a pu continuer pour les champions heureusement débarrassés de l’intrus. Encore une belle image porteuse d’espérance.

  • Le Cercle de silence persévère à Aix

    Le Cercle de silence persévère à Aix

    « Nous avons pu compter sur la force de notre présence et de notre volonté de ne pas nous laisser intimider » affirme Philippe Sénégas, coprésident de la section du pays d’Aix de la Ligue des droits humains. Le rassemblement du Cercle de silence, en solidarité avec les migrants et les étrangers, s’est tenu sans perturbation de l’extrême droite ce samedi matin à l’entrée des Allées provençales.

    Une mobilisation pacifique et silencieuse pour rappeler « la solidarité avec les migrants à une époque où le système législatif français et européen se durcit », selon Philippe Sénégas. Même son de cloche pour le député (PS) Marc Pena, présent aux côtés d’élus du groupe d’opposition de gauche dont David Tessier (PCF). « Nous exprimons notre solidarité avec les personnes étrangères et rappelons que la fraternité, la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux ne sont pas négociables », écrit sur ses réseaux le député.

    Car l’extrême droite sévit

    L’initiative du 13 juin avait été perturbée par un groupuscule de jeunes hommes d’extrême droite, avec banderole « Lola, Philippine : face aux massacres, plus de silence », mégaphone en main pour scander « ne plus vouloir des assassins […] ceux que les gauchistes nous imposent » sous les caméras du média Frontières. Une scène à rapporter à un premier raid du collectif Nemesis en novembre, toutes deux condamnées et signalées au sous-préfet par le député Pena. « Ces gens dangereux nous poussent à continuer le cercle », affirme le responsable de la Ligue.

  • SOS Méditerranée, lueur d’espoir et d’humanité

    SOS Méditerranée, lueur d’espoir et d’humanité

    Toujours là. » C’est au sein de l’auditorium du Mucem à Marseille que SOS Méditerranée a dévoilé, vendredi, un rapport inédit : « En pleine tempête ». Le document revient sur les dix années d’opérations de l’association de sauvetage et de recherche en mer. « J’espère que le Mucem continuera à être ce que vous recherchez : un port sûr », martèle Cécile Dumoulin, responsable du département du développement culturel et des publics du musée. C’est dans ces lieux qu’en 2015 l’association, nouvellement fondée, avait organisé l’une de ses premières manifestations. Et c’est toujours ici que sont célébrés, ce samedi, ces dix ans en mer (lire ci-contre). « On partage ces valeurs républicaines et humanistes », insiste Cécile Dumoulin.

    En dix ans, SOS Méditerranée a secouru avec ses deux navires 43 418 personnes, au cours de 464 opérations menées en mer. Des enfants, des femmes, des hommes, qui, sans le secours des équipages auraient pu sombrer au fond de la Méditerranée. Dans ce rapport, l’organisation documente comment, au fil des années, les États européens se sont désengagés du sauvetage en mer, ont externalisé le contrôle des frontières et accentué la criminalisation de l’action humanitaire. Pour l’association, le point de bascule intervient en juin 2018, lorsque la coordination des secours est transférée des garde-côtes italiens aux garde-côtes libyens. Cette année-là, sont atteints des « sommets de harcèlement administratifs », assène Sophie Beau, cofondatrice et directrice générale de SOS Méditerranée. Les équipes sont alors contraintes d’arrêter l’affrètement de l’Aquarius, qui a secouru entre mars 2016 et décembre 2018 quelque 29 523 personnes.

    Entraves de Rome

    et Tripoli

    Le deuxième navire, l’Ocean Viking est allé au secours de 13 895 rescapés entre août 2019 et juin 2026. Ce contraste entre les chiffres symbolise à lui seul la répression accrue. « On est beaucoup moins opérationnels, beaucoup moins efficaces dans notre mission parce qu’on ne nous transmet plus les alertes de détresse. En dix ans, on est passé de 70% des cas de détresse signalés par les autorités maritimes à 4% », déplore Sophie Beau. Entre 2020 et 2023, le navire a été détenu à trois reprises pour des raisons techniques, pour un total de 150 jours. Près de cinq mois durant lesquels les morts se sont accumulés dans ce cimetière marin qu’est devenue la Méditerranée.

    C’est également en 2023 que le décret Piantedosi que le gouvernement d’extrême droite italien impose aux navires de sauvetage de rejoindre immédiatement le port assigné par les autorités, souvent très loin de la zone de sauvetage.

    À ce tableau déjà sombre, s’ajoute la violence de Tripoli. « En août 2025 on a été pris pour cible, attaqués à balles réelles par les garde-côtes libyens alors qu’on patrouillait en eaux internationales », relate Soazic Dupuy, directrice des opérations de SOS Méditerranée, appuyant sur le « traumatisme » provoqué par cette épreuve. Face à toutes ces entraves, « on se retrouve très seuls, très impuissants », regrette-t-elle. Mais partout, des lueurs d’espoirs subsistent. « Depuis que la Méditerranée se vide des navires civils de sauvetage, on est plus en interaction avec les navires marchands », atteste Soazic Dupuy.

    « Résistance »

    L’association qualifie son action de « résistance ». Car cette semaine, le Parlement européen, phagocyté par la droite et l’extrême droite, a voté la mise en place de « hubs » de retour pour les migrants, soit des centres de rétention en dehors des frontières de l’UE. « La société civile n’a jamais été indifférente malgré tout ce qu’on entend de discours défaitistes ou sombres sur cet écrasement de nos valeurs fondamentales. En fait, beaucoup de personnes sont attachées à ces valeurs d’humanité, de solidarité, de fraternité et ça s’incarne très concrètement dans notre mission », insiste Sophie Beau.

    Les bénévoles n’ont jamais été aussi nombreux et conscients de cette mission vitale. « Nous sauvons des vies. Si notre bateau n’est pas là, ces personnes meurent en mer, cette évidence-là s’impose chez beaucoup de citoyens ». Et pour cause, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) recense 1 342 personnes disparues en mer depuis le début de l’année.

    « Nous sauvons des vies. Si notre bateau n’est pas là, ces personnes meurent en mer »

    43 418

    C’est le nombre de rescapés sauvés par SOS Méditerranée depuis mars 2016 avec ses deux navires, l’Aquarius et l’Ocean Viking, au cours de 464 opérations de sauvetage. Parmi lesquels figurent 10 524 enfants, dont 80% étaient non accompagnés.

    35 002

    C’est le nombre de personnes décédées en Méditerranée depuis le début du recensement par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Depuis le début de l’année, au moins 1 342 personnes ont disparu en mer. Ce qui fait de 2026 l’année la plus meurtrière.

  • Un phare d’humanité

    Un phare d’humanité

    L’événement qui débute aujourd’hui à Marseille et va faire étape dans plus d’une soixantaine de villes jusqu’à fin octobre, doit faire date. Lancé par le président de la République lui-même il y a trois ans, celui-ci écrit aujourd’hui qu’avec cette manifestation : « Nous célébrons la richesse des liens exceptionnels qui unissent les populations de Méditerranée. »

    Effectivement, au travers de ces dizaines d’expositions, performances, concerts et rencontres, la culture fait aujourd’hui le lien entre les différents pays, les différents peuples et les différents artistes du pourtour méditerranéen. Elle encourage à la réflexion, la critique, à porter le regard au lointain, à tendre la main, à se questionner. Mais de là à « célébrer » ?

    Faut-il que le cœur y soit. Las, durant les trois années qui ont séparé l’annonce de la concrétisation du rendez-vous, la Méditerranée a pris une couleur rouge Vermeil, des pays, des territoires saignent, en premier lieu la Palestine, Gaza, le Liban aussi, dont l’existence même est menacée. Quand cette mer ne devient pas le linceul de milliers de personnes fuyant l’oppression et la guerre.

    Politique de la main tendue

    À l’immense espoir soulevé par le printemps arabe en 2010, a succédé une nouvelle chape de plomb, mettant à mal la liberté d’opinion, de penser, de militer… Sans compter certaines postures, privilégiant les discours démagogiques aux relents nationalistes et le repli sur soi plutôt qu’une politique fraternelle de main tendue. Et à naviguer à vue dans ses brumes menaçantes, les artistes et leurs œuvres qui prennent place à Marseille sont autant de phares guidant notre humanité.

  • Une nouvelle présidence pour Terres de résistance

    Une nouvelle présidence pour Terres de résistance

    Il y a des moments importants dans la vie d’une association, à l’heure de transmettre le flambeau des responsabilités. Particulièrement pour l’organisatrice d’un festival emblématique de la vie martégale qu’est Terres de résistance.

    Après vingt ans de présidence, Christian Scognamiglio a laissé place à Jeanine Incorvaïa, militante associative de toujours, lors de l’assemblée générale de l’association samedi matin. « Je suis honorée de la confiance témoignée par mes camarades » a réagi cette dernière à l’issue de la réunion. « C’est une fonction complexe pour laquelle je vais m’atteler au mieux à mettre en œuvre les événements des Amis de la fête », affirme-t-elle, optimiste.

    « Une autre manière

    de lutter dans la joie »

    Le festival Terres de résistance n’est pas une simple fête dans les yeux de la nouvelle présidente. « C’est une manière comme une autre de lutter contre l’obscurantisme, pour les idées progressistes, redonner du sens au collectif dans la joie, la fraternité et la bonne humeur ». Le slogan « Lutte et fête » imprimé sur les t-shirt des bénévoles résume le propos. L’édition 2025 avait fait la part belle aux questions industrielles lors du débat du dimanche, inaugurant en même temps un nouveau village des associations.

    « Se renouveler en mettant toute l’asso en mouvement autour des nouvelles idées est le plus gros travail » reconnaît Christian Scognamiglio, après 30 ans d’adhésion dont une vingtaine de présidence discontinue. « C’est plus simple quand on renouvelle aussi le bureau. Jeanine va donner une nouvelle impulsion » souligne-t-il, au regard des cinq membres du bureau nouvellement élu.

    Terres de résistance est annoncé du 4 au 6 septembre 2026 au jardin du Prieuré.

  • Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    La simple évocation d’un festival antifasciste à l’arrêt depuis 2011 dans le programme d’un candidat d’extrême droite suffit à faire monter ses anciens organisateurs au créneau, par le biais d’un communiqué de presse paru jeudi.

    « Nous, anciens membres de l’association « Avec la tête », créatrice du Festival des Agglos, avons été surpris qu’un candidat d’extrême droite, issu d’une alliance avec le RN, se permette de poser dans son programme l’idée qu’il puisse en être à l’origine alors que la volonté première de ce festival est le combat de ses idées » taclent ceux qui visent Pascal Spanu, candidat du RPR du député RN Franck Alisio.

    Car précisément, le festival est né « en 2002, entre les deux tours de l’élection présidentielle, lorsque Le Pen [FN] accède au second tour face à Chirac » rappellent ses organisateurs, qui se sont « mobilisés comme partout en France pour dire non à l’extrême droite ».

    « Un sursaut démocratique »

    « À Port-de-Bouc, ville populaire, ouvrière, maritime, cette mobilisation prend une forme particulière, celle d’un festival » rappellent les anciens organisateurs, affirmant que « le Festival des Agglos n’est pas né d’une logique commerciale. Il est né d’un sursaut démocratique » dont « aujourd’hui encore l’esprit demeure », après sa disparition en 2011 après 10 éditions.

    Dans son programme, Pascal Spanu veut passer « du festival des Agglos à un nouveau festival », promettant de « refondre les animations de la ville : festival, concerts, (…) ». Mais pour les anciens du Festival des Agglos, c’était « bien plus qu’un événement musical : un acte citoyen, une réponse culturelle à la montée de l’extrême droite ». Loin d’un « exercice nostalgique, c’est rappeler qu’une ville rassemblée, peut transformer l’inquiétude en création, la colère en musique, et la peur en fraternité », concluent-ils.