Tag: Frank McCourt

  • Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Qui sera du voyage à Monaco dimanche dans
    le groupe de Bruno Genesio ?

    Pas Leo Balerdi, attendu à Rome pour rejoindre la Roma. Et sans doute pas Igor Paixão qui a accepté une offre de Sunderland et a séché plusieurs séances d’entraînement. Cela a ravivé les inquiétudes chez les supporters. Déjà échaudés par les départs et l’absence de recrue, la possibilité de voir le Brésilien changer d’air inquiète.

    Gregory Lorenzi fait des pieds et des mains pour éviter le départ de celui qui devait être le pendant à gauche d’Amine Gouiri. En marge du tirage au sort de la Ligue Europa, le directeur sportif olympien s’est livré face aux médias présents à Monaco. « Igor est un joueur important pour l’OM, nous avons envie de le conserver, forcément.»

    Néanmoins, comme Bruno Genesio, il subit la pression de Frank McCourt, qui insiste pour poursuivre la vente de joueurs pour alléger la masse salariale. C’est pourquoi Gregory Lorenzi se montre fataliste. « Il y a une situation qui fait que nous n’en aurons peut-être pas la possibilité. Nous allons nous battre pour faire le maximum et le garder à l’OM… L’équation est très facile. Même si nous vendons un joueur, nous n’aurons pas le droit d’enregistrer une arrivée, donc concrètement, il faudrait qu’il y ait plusieurs départs pour que nous puissions faire une arrivée. Je ne sais pas si les gens comprennent bien la situation et le problème auquel nous sommes confrontés. C’est pour ça que faire sortir Igor, c’est difficile, parce que nous n’aurons peut-être pas la possibilité de le remplacer. »

    Sur ce dossier, comme sur d’éventuelles arrivées, les prochaines heures seront décisives. Le mercato fermant ses portes le 31 août au soir.

    D’ici là, l’OM aura à défendre le fauteuil de leader que sa victoire initiale face à Strasbourg lui a offert. Certes, être premier de la classe au soit de la journée d’ouverture peut paraître anecdotique. Mais la manière dont les Alsaciens ont été balayés au Vélodrome a permis de rassurer, au moins provisoirement, ceux qui ont l’amour du club chevillé au cœur.

    L’OM qui, dimanche, effectue son premier déplacement chez son voisin Monégasque. Dans un stade Louis II où la défaire est au rendez-vous sur les trois dernières années. La mission est donc de sortir de cette spirale, et envoyer un nouveau signal que, malgré les soucis, l’équipe reste soudée et peut réussir de belles choses.

    Pour ce court voyage Bruno Genesio saura au dernier moment sur qui il peut compter. Notamment si Igor Paixão sera toujours là. Il n’est pas le seul susceptible d’être ailleurs qu’au pied du Rocher dimanche. Néanmoins, il y aura bien onze Phocéens sur la pelouse au coup d’envoi. Et ces joueurs devront se montrer à la hauteur de l’enjeu qui les attend.

    À savoir montrer que le succès face à Strasbourg n’est pas dû au hasard. Que l’OM, même dans une configuration différente, peut encore surprendre. Que le fauteuil de leader, qui n’est pas une fin en soi dans les premières journées d’une saison, peut être le catalyseur d’ambitions.

    Surtout, réussir un résultat face à Monaco, qui reste sur trois succès en autant de matches officiels (deux en barrage de Conférence européenne face au Gornik Zabrze et un succès au Havre lors de la première journée) peut bonifier les choses. Et permettre à ceux qui y contribueront de montrer qu’ils ont le niveau pour aider l’OM à réussir une bonne saison, malgré les vicissitudes.

    Le collectif sera passé au crible dimanche. Et pour l’OM, il s’agira d’un nouvel examen dont le résultat aura son importance.

    2E JOURNÉE

    Lille – PSG . . . . . . . . . . . . . . . . . tardif

    Strasbourg – Lens . . . . . . . . 17h15

    Brest – Toulouse . . . . . . . . 20h45

    Lyon – Le Havre . . . . . . . . . 20h45

    Auxerre – Angers . . . . . . . 20h45

    Lorient – Troyes . . . . . . . . 20h45

    Paris FC – Nice . . . . . dim 15h00

    Rennes – Le Mans . . dim 17h15

    Monaco – OM . . . . . . dim 20h45

    REPÈRES

    Leo Balerdi attendu à Rome

    Si le dossier Igor Paixão est encore en phase de discussion, celui de Leo Balerdi est en passe de se conclure. Le défenseur international Argentin (11sélections), est attendu samedi matin à Rome. Il doit rencontrer les dirigeants de la Roma et passer une visite médicale, préalable à la signature d’un nouveau contrat en faveur du club de Série Aitalienne.

    Le PSG sanctionné

    Concernant la rencontre comptant pour la 1ère journée de Ligue 1PSG–Rennes, qui a été inversée le 19 août, la Commission des compétitions de la LFP a décidé d’infliger une amende de 150 000€au PSG en application de l’article 501.4 du règlementdes compétitions de la LFP. Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1Rennes–PSG, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes.

  • L’OM s’apprête à vendre Igor Paixão sous la contrainte

    L’OM s’apprête à vendre Igor Paixão sous la contrainte

    Lors de sa première prise de parole en tant que nouvel entraîneur de l’OM, Bruno Genesio indiquait le contexte dans lequel il s’attendait à préparer la saison.

    « Pour nous, ce n’est pas simple. Nous aimerions disposer d’un effectif déjà largement constitué afin de travailler sereinement depuis le début de la préparation ». Il assumait son choix de s’installer sur le banc olympien. « Je connaissais cette situation avant d’accepter ce poste. Je ne vais donc pas m’en plaindre aujourd’hui ». Il se montrait même optimiste, alors que les premiers départs importants étaient effectifs. « Je sais que tout le monde travaille en interne et je suis convaincu que les choses vont évoluer dans les jours qui viennent. »

    Un mois plus tard, il y a eu deux faux départs, Nayef Aguerd à la Réal Sociedad et Pierre-Emile Höjbjerg à Newcastle, Geronimo Rulli et Facundo Medina ont quitté la galère phocéenne, ce qui représente 69 millions d’euros de ventes, auxquelles s’ajoutent les économies sur les salaires. Et le championnat a commencé, avec un succès encourageant face à Strasbourg (4 – 0).

    Nouvelles couleuvres

    Malgré tout, côté effectif, Bruno Genesio a dû avaler de nouvelles couleuvres. Les départs de juillet et d’août ne suffisent pas pour apurer les finances. Lorsque l’entraîneur a rencontré Frank McCourt, il a appris que d’autres cadres devaient quitter le club, avant que la DNCG ne donne son feu vert pour recruter.

    S’il pouvait accepter de se séparer de Nayef Aguerd, Pierre-Emile Höjbjerg, voire Quinten Timber, qu’Amine Gouiri, double buteur face à Strasbourg, et Igor Paixão soient aussi dans la balance fait grincer des dents Bruno Genesio.

    D’autant plus que le Brésilien a visiblement des envies de départ. Sunderland a lancé ses amorces et l’ailier gauche phocéen est prêt à être ferré. Son départ laisserait un vide énorme dans un couloir gauche où les solutions ne sont pas légion. Le seul, dans l’effectif actuel, pouvant relever le gant est Tadjidine Mmadi. Il n’est pas sûr que ce soit suffisant pour un groupe qui doit impérativement jouer le haut du tableau en Ligue 1 et redorer son blason européen.

    La saison dernière, l’OM avait dû débourser 35 millions d’euros pour recruter le Brésilien, alors à Feyenoord. Pour rentrer dans ses frais, le club doit, a minima, obtenir la même somme de la part de Sunderland. Néanmoins, même si la barre symbolique des 100 millions de ventes sera franchie, il n’est pas certain que cela suffise au club marseillais pour enclencher la phase recrutement.

    Et si des joueurs sont dans les starting-blocks pour rejoindre Marseille, auront-ils la patience jusqu’à l’obtention du feu vert ? Seront-ils au niveau pour compenser les pertes ? Un feu vert qui ne doit plus tarder. Car la date de fermeture du mercato se rapproche à grands pas.

    L’OM va connaître ses adversaires européens

    C’est à Monaco que sera effectué ce vendredi le tirage des groupes de la phase principale de la Ligue Europa.

    L’OM se retrouve dans le chapeau 1. Il devra affronter huit adversaires, soit deux de chacun des quatre chapeaux, quatre à Vélodrome, et quatre en déplacement.

    Aux treize équipes déjà qualifiées, sont venues s’ajouter les onze reversées de la Ligue des Champions, à savoir le Celtic (ECO), Beer-Sheva (ISR), Dinamo Zagreb (CRO), Celje (SLO), Levski Sofia (BUL), Lyon (FRA), Nimègue (PB), Olympiakos (GRE), Saint Gilles (BEL), Sparta Prague (RTC) et Sturm Graz (AUT). Ainsi que les vainqueurs des barrages, disputés dans la nuit de jeudi.

  • Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Agatha Christie aurait pu rédiger un chapitre supplémentaire à ses « Dix petits nègres ».

    La reine du polar aurait pu s’inspirer d’un été olympien marqué par des ventes à gogo. Et surtout utiliser le onze de départ de vendredi, face à Strasbourg, pour imaginer qui se cache derrière les « trois, quatre ou cinq joueurs » pouvant encore être transféré d’ici la fermeture du mercato, le 31 août.

    Au micro de Ligue 1+, alors que son équipe venait de réussir une belle démonstration collective en s’imposant 4 – 0, Bruno Genesio s’est montré fataliste. « On doit baisser la masse salariale. Tant que ça ne sera pas fait, on ne pourra pas recruter. Ça peut être trois, quatre, cinq joueurs. »

    L’entraîneur olympien était au courant des discussions entre Frank McCourt et les représentants de groupes de supporters, avant le coup d’envoi du match. Le boss de Boston s’est montré intraitable sur la question. Il n’y aura aucune recrue tant que les plus gros salaires n’auront pas changé d’air.

    La manière dont ces gros salaires, notamment Pierre-Emile Höjbjerg, se sont comportés face à Strasbourg, pourrait-elle infléchir la volonté du patron ? Car cet OM, sans recrue mais avec des joueurs revanchards, a montré de belles choses.

    Ils étaient huit titulaires, vendredi, à cocher les cases des exigences du propriétaire. Et la manière dont l’OM a abordé le match de toutes les peurs contre Strasbourg a montré qu’il fallait peu de choses pour que le groupe, tel qu’il est, puisse être compétitif.

    Rendez-vous européen

    Même si la victoire a été acquise aux dépens d’un adversaire qui cherche encore son style de jeu et ses repères, il était capital d’ouvrir la saison de cette manière. Ne serait-ce que pour aborder plus sereinement le premier déplacement à Monaco, dimanche. Un voyage que certains ne feront donc peut-être pas. Un voyage qui sera intercalé entre le tirage au sort de la Ligue Europa, vendredi, et le dernier jour du mercato, lundi.

    Cette semaine s’annonce donc cruciale pour l’avenir du club. Bruno Genesio va vivre des heures compliquées, alors que les supporters, mêmes s’ils n’y croient pas trop, espèrent une fin heureuse de ce suspense intenable.

    1ere journée

    OM – Vendredi 4 – 0

    Lens – Auxerre 5 – 2

    Le Mans – Brest 2 – 2

    Nice – Lorient 0 – 0

    Toulouse – Lyon 0 – 2

    Troyes – Paris FC 0 – 0

    Angers – Lille 0 – 2

    Le Havre – Monaco 0 – 1

    PSG – Rennes tardif

    « On doit baisser
    la masse salariale… de 3, 4, 5 joueurs »

  • OM : après une préparation encourageante, place au jeu

    OM : après une préparation encourageante, place au jeu

    De Yamoussoukro au stade Vélodrome, l’OM a étalé sa préparation estivale sur un mois. Bruno Genesio a dû faire avec les forces en présence pour construire une équipe tenant debout, avec une certaine philosophie de jeu. Durant un mercato pour l’heure bien calme, l’ancien coach lillois s’est appliqué et a imposé sa patte dans un environnement spécial et incertain. La pré-saison en est maintenant à son crépuscule et la lumière est au bout du tunnel.

    La Ligue 1 arrive à grands pas puisque les Phocéens joueront le match d’ouverture de l’exercice 2026-2027. Ce sera dès ce vendredi 21 août, au Vélodrome, face à un Racing Club Strasbourg sortant d’une phase de matches amicaux catastrophique. Bruno Genesio s’est longuement étendu à la suite de la rencontre face à l’Atletico Madrid (1-2). Le Lyonnais a réalisé un premier bilan, depuis son arrivée début juillet à la tête du club. « On a repris depuis six semaines, il y a divers degrés de forme, puisque ceux qui sont rentrés un peu plus tard ont forcément un peu de retard dans la préparation. Je trouve qu’on est monté en puissance dans ces matchs de préparation, notamment les deux derniers, contre deux bonnes équipes. Ce soir [vendredi], c’était une très bonne équipe qui fait partie des 8-10 meilleures équipes européennes. Après, il y a plein de choses positives dans ces deux matchs, notamment dans ce que je souhaite voir de mon équipe, à savoir du pressing, du contre-pressing. Un jeu avec ballon où il y a beaucoup de combinaisons, beaucoup de mouvements. Là où on doit s’améliorer, ce sont les petits détails qui font la différence entre eux et nous. Par exemple, ce soir, être capable de gommer ces petites erreurs, à la fois sur le premier but et sur le deuxième but. »

    Une préparation positive

    S’il y a déjà des remous avec la direction (voir ci-contre) et de l’impatience vis-à-vis des arrivées, l’entraîneur marseillais a été bluffé par l’attitude de ses joueurs. En donnant sa chance à tout le monde, y compris les plus jeunes, Genesio a placé son groupe dans les meilleures conditions pour progresser. Tout le monde est à vendre, personne n’est placé dans le loft et chacun a une opportunité. « C’est pour ça que je souligne l’engagement et l’investissement. Je le vois tous les jours à l’entraînement depuis que je suis arrivé. Je sens des joueurs à l’écoute qui ont envie de bien faire. Forcément, ce n’est pas tout le temps bien réalisé, mais dans l’ensemble, en six semaines, je trouve qu’il y a beaucoup de bonnes choses qui sont réalisées par les joueurs. Globalement, c’est vraiment une préparation qui reste positive pour moi, pour le staff », a justifié le coach qui aura 60 ans le 1er septembre. Le prochain adversaire des Marseillais sera donc Strasbourg. Les hommes du stade de la Meinau ont eux aussi vécu une intersaison mouvementée avec de très nombreux départs. Nouvel entraîneur, nouveau gardien, des changements sur toutes les lignes et une préparation très compliquée pour les Alsaciens. 0-7, 0-2, 3-4, 2-5, 0-2, 0-2 : pas même un match nul sur six matches amicaux et beaucoup de doutes à l’heure d’affronter l’OM. Le Racing est peut-être encore plus mal en point que Leo Balerdi et consorts.

    Pierre-Emile Højbjerg perd le capitanat

    Le capitanat de Timothy Weah face à l’Atletico pouvait paraître surprenant, vu que Balerdi et Højbjerg étaient sur le terrain. En conférence de presse d’après-match, Bruno Genesio a expliqué que ce choix venait d’en haut. « C’est une décision qui m’a été dictée par la direction du club. Si je suis complètement franc et je vais l’être, ce n’est pas une décision que je partage. Mais je suis salarié et je dois me soumettre à certaines obligations », a-t-il simplement dit.

    Frank McCourt a décidé de sanctionner l’international danois puisque ce dernier avait refusé son transfert à Newcastle alors que tout était bouclé. Un retournement de situation qui avait passablement énervé le propriétaire américain.

  • Le mercato de l’OM n’a pas encore passé la première

    Le mercato de l’OM n’a pas encore passé la première

    Une statistique a fleuri ces derniers jours sur les réseaux sociaux, signe que le bouleversement est total à l’Olympique de Marseille. Jamais au XXIe siècle les Phocéens n’avaient enregistré aucune recrue au mois de juillet. Il y a un début à tout et les raisons de ce néant sont nombreuses. Tout d’abord, la nouvelle direction et le coach ont été installés depuis quelques semaines seulement. L’entrée en matière est progressive, chacun prenant ses marques dans un nouvel environnement. Un environnement toujours aussi complexe, puisque c’est bien de l’OM que l’on parle.

    Ensuite, l’une des causes de cette absence d’achats est simple : vendre est une obligation avant de sortir le portefeuille. L’austérité s’est installée à la Commanderie et dégraisser parmi l’effectif de l’exercice précédent est la mission numéro 1 des dirigeants. Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang et Hamed Junior Traoré, des gros salaires, ont déjà quitté le club. La fin semble aussi proche pour Nayef Aguerd, annoncé au Qatar ces dernières heures. Par la suite, après cette cure, la valse d’arrivées pourra être lancée. Mais oubliez les transferts à plusieurs dizaines de millions d’euros, les cibles olympiennes seront beaucoup plus abordables financièrement parlant.

    Grégory Lorenzi et ses équipes devront dénicher une poignée de perles rares à moindre coût pour former cet Olympique de Marseille new-look. Moins de noms ronflants, plus de profils collant à la philosophie du nouvel entraîneur Bruno Génésio, c’est à quoi il faut s’attendre pour les prochaines semaines.

    Lorenzi, homme des fins de mercatos

    Il est vrai, la rareté d’une telle absence sur le marché de transferts est inhabituelle à l’OM. À l’accoutumée, les rumeurs pleuvent, plusieurs dizaines de joueurs étant envoyés au club en l’espace de quelques semaines. Discrétion et patience sont les maîtres mots pour Grégory Lorenzi, qui possède aussi la chance d’avoir un laps de temps plus conséquent. En effet, à cause de la Coupe du monde, la Ligue 1 reprend ses droits sept jours plus tard. Une période favorable à ceux qui apprécient les fins de mercato. C’est bien le cas de l’ex-directeur sportif brestois. Souvent, ce dernier s’est activé dans les derniers instants du mois d’août, allant chercher quelques prêts ou des joueurs à moindre coût.

    Pour la première fois sous l’ère Frank McCourt, la période de transferts des Marseillais ne ressemble à aucune autre. En 2017, pour son mercato estival inaugural, l’Américain n’avait pas hésité à sortir le chéquier. 15 millions sur Mitroglou, 11 sur Thauvin, 10 sur Luiz Gustavo et 62 millions dépensés au total sur la saison. Même chose l’année suivante avec 66 millions déboursés et jusqu’à 121 lors de l’exercice 2022-2023, ponctué d’une 3e place et d’une élimination précoce en Ligue des Champions.

    Bref, les sommes engagées ne collent pas forcément avec les résultats en fin de saison. Les supporters olympiens vont devoir faire preuve de patience durant ce mois d’août.

    Début du stage néerlandais des Olympiens

    Comme lors de la saison dernière, l’Olympique de Marseille poursuit sa préparation estivale aux Pays-Bas. Entre ce lundi 3 et le samedi 8 août, les Phocéens sont en stage du côté d’Utrecht. Au programme, de l’entraînement bien sûr, et une montée en puissance alors que le championnat démarre dans deux semaines.

    Durant ce séjour chez les Oranje, un match amical est prévu. Ce mercredi à 17h30, l’OM affronte les Qataris d’Al-Shahaniya. Une équipe qui a échappé à la relégation pour un point la saison dernière. Suivront ensuite, les retrouvailles avec le Vélodrome, dimanche, toujours à 17h30, contre l’Athletic Bilbao.

  • Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Avril 2026 restera dans les mémoires olympiennes comme le mois du grand chamboulement.

    S’il n’est pas aussi radical que celui de l’automne 2016, qui avait vu l’arrivée de Frank McCourt au sommet du club. il va sans doute marquer profondément les esprits marseillais. Initié par un déménagement des structures administratives, prolongé par le changement d’identité visuelle, il se poursuit avec l’arrivée d’un nouveau président, Stéphane Richard.

    « Marseille a besoin d’un leader fort à sa tête. Quelqu’un ayant une grande expérience exécutive, qui connaisse la ville, qui y a vécu. » Frank McCourt a donné quelles étaient les bases de recherche de ce dirigeant providentiel. Il y avait ajouté d’autres critères. « Il fallait une forte expérience d’entrepreneur. Et avoir la compréhension de ce qui est l’essence et la signification de l’OM. » Ce président se devait aussi de relever de nombreux défis, « dans une période qui n’est pas facile pour le football français ». Un profil qui correspond à Stéphane Richard.

    Rendez-vous le 2 juillet

    L’ancien patron d’Orange a allègrement franchi toutes les étapes d’un casting auquel ont répondu de nombreux profils. « Stéphane cochait toutes les cases. La décision a été simple car c’est quelqu’un capable de tout faire, de manière rapide et efficace », insiste Frank McCourt. Ce dernier a d’ailleurs avoué que sa décision était prise dès le premier contact, « c’était à Londres, je souhaitais le convaincre d’accepter le poste. Il s’est imposé à mes yeux dès cette rencontre car il représentait le parfait équilibre entre ambitions et expérience ».

    Stéphane Richard, qui entrera en fonction le 2 juillet, est conscient de la mission qui l’attend. « Accepter le poste, c’est l’occasion de réunir mes deux amours qui tournent autour de l’OM » confie celui qui a permis de rapprocher le club de l’entreprise qu’il dirigeait, il y a dix ans, pour que le nom d’Orange apparaisse sur le Vélodrome et sur les maillots du club.

    Il s’apprête désormais à passer de l’autre côté du miroir, « conscient des multiples défis propres à l’OM qui m’attendent ». Il ne redoute pas ce que Pape Diouf avait appelé « la malédiction du fauteuil de président » qui ferait perdre toute notion des réalités à celui qui s’y installe. Il confesse « ne pas avoir de gri-gri. Pour m’en protéger, je vais m’appuyer sur mon vécu personnel. J’ai déjà dû gérer des crises qui m’ont permis de me forger une résistance au stress et m’ont durci le cuir ».

    Stéphane Richard a annoncé ses priorités. « Je ne suis pas en mission honorifique. Je vais m’engager complètement dans ma tâche et m’appuyer sur des gens compétents concernant les affaires du football », poursuit-il. Il se voit en « homme-orchestre capable de prendre les meilleures décisions » avant de rappeler sa première requête, « que le club aille chercher une place en Ligue des Champions ».

    En dehors des terrains, il annonce sa volonté d’être celui qui donnera le coup d’envoi d’une nouvelle ère, « celle de la stabilité, de l’apaisement et de la réconciliation avec tous ceux qui font vivre l’OM ». Et retrouver l’amour de supporters lassés par les promesses non tenues.

    Avec en tête les contraintes économiques d’un football français handicapé par la faiblesse des droits TV qui le fait évoluer « dans un modèle économique qui n’est pas soutenable », regrette-t-il. Alors que Frank McCourt se veut rassurant quant à sa volonté de maintenir le train de vie de l’OM. « Nous sommes un des clubs les plus stables au niveau financier et sans grosses dettes. »

    L’États-unien rappelle toutefois qu’il reste « ouvert à l’arrivée d’un partenaire stratégique qui nous permettrait d’atteindre plus facilement nos objectifs ». À savoir que l’OM se retrouve régulièrement qualifié pour la Ligue des Champions. À ce titre, l’été qui s’annonce sera capital.

  • Une présidence en taille patron

    Une présidence en taille patron

    La nomination de Stéphane Richard en qualité de président délégué de l’Olympique de Marseille marque un tournant dans l’histoire du club phocéen. L’ancien patron d’Orange, passé par des ministères et le privé, prendra officiellement ses fonctions le 2 juillet mais est déjà au travail. Avec une mission : rentabilité et durabilité. Pour la rentabilité, il s’agit de préparer l’arrivée d’un nouveau partenaire financier solide, seule option pour acquérir le niveau exigé pour atteindre le gotha du football européen. Pour la durabilité, Marseille n’a rien à prouver : le club devrait souffler ses 130 bougies en 2027. Une date idoine pour ramener un titre ? Un trophée ? Les supporters en rêve.

    Un titre pour les 130 ans ?

    Le rêve justement est le moteur du chaudron olympien. Mais dans le contexte dominant du foot business, il ne peut se concrétiser qu’à la condition d’en accepter les règles où l’argent règne. Stéphane Richard correspond à ce titre à l’époque et au profil recherché par le véritable patron de l’OM, son propriétaire, le milliardaire américain Frank McCourt. Il célèbre cette année ses 10 années à la barre du navire OM. Il rêve évidemment d’un titre, gage de prestige mais aussi de finances supplémentaires. Comment les amoureux de l’OM, les supporters vont accueillir ce tournant très gestionnaire après la fougue méridionale d’un Pablo Longoria ? L’âme de l’OM ce sont ses tifos, ses chants, l’engagement pour le maillot. Folklore penseront certains. Gare à ne pas se mettre à dos la communauté olympienne qui n’est pas dupe des affres du foot business et paie sa place, son abonnement.

  • Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Il s’est présenté comme un Marseillaise de cœur. Stéphane Richard, ancien PDG d’Orange, a été nommé nouveau président de l’Olympique de Marseille, ce vendredi, par le propriétaire américain Frank McCourt. « Marseille a besoin d’un leader fort avec une forte expérience entrepreneuriale pour s’assurer que l’OM puisse être rentable et durable », souligne le milliardaire bostonien, qui voulait absolument un candidat qui connait bien la cité phocéenne afin d’apporter du calme et de la stabilité à ce club qu’il dirige depuis une décennie.

    « C’est un honneur et une grande émotion pour moi d’être là aujourd’hui », se réjouit Stéphane Richard, qui voit en l’OM la réunification de ses deux passions : Marseille et le football. «J’ai toujours gardé des liens forts avec cette ville. C’est une ville que je connais intimement. Je sais ce que représente l’OM. Toute la ville pense et respire pour l’OM. Pas seulement pour l’amour du foot, mais aussi pour l’institution en elle-même», poursuit l’ancien haut fonctionnaire de 64 ans, qui succède à Pablo Longoria, et plus précisément à Alban Juster, qui reste président intérimaire jusqu’au 2 juillet, date où Stéphane Richard entrera en fonction.

    D’ici là, l’OM bataillera en championnat pour la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions. L’objectif sportif de la saison comme l’a rappelé Frank McCourt. « L’impact de Stéphane se ressentira davantage à partir de la saison prochaine », glisse l’homme d’affaire américain. Son nouveau protégé sera confronté à de nombreux défis, principalement économiques. le club phocéenne accuse en effet un déficit net dépassant les 100 millions d’euros. L’enjeu porte aussi sur les droits télévisuels, grande problématique du championnat français. Enfin, l’autre grand défi porte sur les relations avec les supporters où la nécessité d’un dialogue apaisé doit être réinventé. Un club à la croisée des chemins.

  • L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    Avec Alban Juster à la présidence par intérim après la démission de Pablo Longoria, Medhi Benatia pour le moment dans le rôle de directeur sportif et Habib Beye sur le banc, en remplacement de Roberto De Zerbi, l’OM tient, à court terme, son trio décisionnaire. Mais comme toute institution, le club phocéen doit également se projeter sur le long terme, notamment à l’approche de la saison prochaine. Or, à ce stade, l’OM n’a aucune certitude quant à la stabilité de sa gouvernance, que ce soit à la présidence ou à la direction sportive, deux postes clés pour impulser une nouvelle dynamique.

    Dans un entretien accordé à nos confrères du JDD, le propriétaire américain Frank McCourt a néanmoins esquissé le profil recherché pour succéder à Pablo Longoria. « Ma préférence va à quelqu’un qui connaît bien la France et Marseille, je pense qu’il est crucial de comprendre la culture du club. La personne doit être un manager d’envergure et expérimenté. J’espère qu’on l’annoncera avant la fin de la saison », lance l’homme d’affaires bostonien.

    Depuis, les rumeurs se multiplient. L’une d’elles est alimentée par la sortie, lundi, de l’éditorialiste de RMC Sport, Daniel Riolo : « Le nom qui circule le plus, c’est celui de Mohamed Bouhafsi. Un profil que moi, je trouve excellent pour ce poste. D’un point de vue du sport, de la politique ou de la société marseillaise, il coche toutes les cases. Il connaît Frank McCourt, il connaît Medhi Benatia qui va partir, il connaît Habib Beye si celui-ci doit rester, les joueurs, les agents… Son carnet d’adresses dans le foot et ses réseaux sont très importants. »

    Fan de l’OM et régulièrement présent au Vélodrome, Mohamed Bouhafsi ne dispose toutefois pas, à première vue, de l’expérience attendue pour répondre pleinement aux critères évoqués par McCourt, samedi dernier. Dirigeant au sein du groupe Mediawan, le natif d’Oran n’aurait cependant pas besoin d’un tel vécu selon Daniel Riolo. Le journaliste de RMC va même plus loin, affirmant que Mohamed Bouhafsi serait séduit à l’idée de prendre les rênes de l’OM : « Je sais que ça l’intéresse, que c’est l’un des objectifs de sa vie. Nous, on l’a connu très jeune, mais c’était il y a quinze ans, il a fait son parcours. Je répète qu’au niveau du sportif, de la politique, de la ville de Marseille, de la société marseillaise dans son ensemble, il colle parfaitement. »

    Un ex-dirigeant de Puma ?

    Richard Teyssier, ex-directeur marketing et marque monde de Puma, figurerait dans la short-list pour devenir président, selon Foot Mercato. Ce quinquagénaire avait participé à la signature du partenariat entre l’OM et Puma, en 2018, lorsqu’il était directeur de l’équipementier pour la France.

    Le poste de directeur sportif reste également en suspens, d’autant plus que Frank McCourt a confirmé le prochain départ de Medhi Benatia, à la demande du dirigeant marocain. Selon le journaliste Adrien Pittore, de premiers contacts auraient même été établis avec Dimitri Payet et Steve Mandanda, qui disposeraient de clauses liées à une future fonction au sein de l’organigramme olympien.

  • McCourt mise sur Benatia et déclasse Pablo Longoria

    McCourt mise sur Benatia et déclasse Pablo Longoria

    Nouveau coup de théâtre à l’Olympique de Marseille. Alors que Medhi Benatia a annoncé sa démission du poste de directeur du football dimanche, le dirigeant marocain conserve finalement ses fonctions au sein de l’état-major olympien.

    « Déterminé à assurer l’intérêt supérieur de l’Olympique de Marseille et afin d’atteindre les objectifs sportifs de la saison en cours, Frank McCourt a demandé à Medhi Benatia de conserver ses fonctions jusqu’à la fin de la saison. Conscient de ses responsabilités vis-à-vis de l’institution, Medhi Benatia a accepté d’étendre son préavis jusqu’au mois de juin et pilotera l’ensemble des activités sportives », peut-on lire dans un communiqué du propriétaire américain, rendu public mardi.

    Une promotion pour l’ancien défenseur du Bayern Munich, tandis que le président espagnol voit son champ d’action redéfini et surtout réduit. « Le rôle de Pablo Longoria devrait évoluer vers ses responsabilités institutionnelles, afin de maintenir la représentation de l’Olympique de Marseille au sein des instances françaises et notamment européennes », a précisé Frank McCourt, qui aurait rendu « inactif et inaudible » son fidèle protégé. « Dès qu’il y a un impact politique, le nom qu’on entend pour l’OM est celui de Shéhérazade [Semsar-de-Boissésson, vice-présidente du conseil de surveillance de l’OM, Ndlr]. Pablo n’existe pas, n’est pas écouté et n’a plus de poids dans les instances. À un moment, il avait une influence grandissante, mais il a perdu cette crédibilité. Il faut se poser des questions » , a déclaré un membre du conseil d’administration de la Ligue à L’Équipe.

    Déclassé, Pablo Longoria semble être poussé vers la sortie. Des tags demandant sa démission ont par ailleurs été découverts sur les murs du centre de la Commanderie, mardi matin.

    Appel à la mobilisation

    Le milliardaire bostonien, qui est arrivé dans la cité phocéenne mardi pour faire le point sur la situation, a donc choisi son camp. « En tant que propriétaire du club, je viens à Marseille et prends, une fois de plus, mes responsabilités pour que le club reste concentré sur ses objectifs, particulièrement la qualification pour la prochaine Ligue des champions et un parcours exemplaire en Coupe de France. Sous la supervision de Medhi Benatia, la nomination d’un nouvel entraîneur sera bientôt annoncée », a-t-il assuré.

    Entre-temps, Frank McCourt et Medhi Benatia ont parlé dans la matinée avec les joueurs, à la Commanderie, pour remobiliser les troupes sur cette fin de saison et sur l’avenir, selon RMC Sport. Le propriétaire américain de l’OM et Medhi Benatia se sont également adressés aux leaders des groupes de supporters, comme McCourt l’avait fait après la dernière crise majeure de gouvernance après les incidents de la Commanderie en 2021. « Mon ambition pour le club reste intacte. Mobilisons-nous, au service de l’OM », lance l’homme d’affaires, qui fêtera, dans huit, mois ses 10 ans à la tête de l’institution phocéenne.