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  • Le sentier des douaniers fait peau neuve de Niolon à Erevine

    Le sentier des douaniers fait peau neuve de Niolon à Erevine

    Entre les paysages escarpés de la Côte Bleue et les vastes panoramas de la baie de Marseille qu’il offre à voir, le sentier du Littoral (plus communément appelé sentier des Douaniers) ne manque pas de succès. Chaque été, environ 50 000 visiteurs l’arpentent. À l’année, ce sont près de 250 000 personnes qui se promènent sur ce chemin de randonnée, qui s’étend de Niolon au Cap Méjean. Mais au fil du temps, « cette importante fréquentation, l’érosion et la création de sentiers parallèles ont progressivement abîmé les sols, brouillé la lecture du parcours et fragilisé les milieux naturels », explique François Fouchier, délégué des rivages Paca du Conservatoire du littoral. Des travaux ont donc été engagés par l’établissement public pour restaurer le site et sécuriser sa découverte.

    Un site protégé depuis

    les années 60

    Près de 364 000 euros ont été investis. Au départ du sentier, un gros lot a été dédié à la géotechnie. Léa Durand, chargée de mission en charge du suivi des travaux sur le site, détaille : « La calanque du Jonquier posait un problème de sécurité sur la partie haute, mais aussi la partie basse avec des risques de chutes de pierres. On a donc imaginé avec Hydrokarst un ouvrage directement intégré dans le site, où on est venu construire deux murets en amont et en aval pour conforter et stabiliser le sentier sur une largeur de 80cm à 1m ». Un second lot du chantier a été dédié à l’aménagement paysager de l’ensemble du cheminement jusqu’à la calanque d’Erevine, sur une distance de 2,5km. « Ce qui a notamment été fait, c’est la mise en place de clapas, des sortes de tas de pierres pour bloquer les sentiers parasites, et de bordures. »

    Lors de l’inauguration, Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove, affirme : « Lorsque l’on possède un patrimoine aussi exceptionnel, on a aussi la responsabilité de le protéger ». Dans la commune, cette exigence ne date pas d’hier. À la fin des années 1960 et au cours des années 1970, la municipalité s’est battue contre le projet immobilier Amerove, qui prévoyait la construction, au cœur du massif, d’une véritable cité balnéaire pouvant accueillir 65 000 personnes. « C’est bien les communes, notamment du Rove et d’Ensuès, qui ont cherché à préserver ces espaces et les ont classés en zone inconstructible, contextualise François Fouchier. C’est cette décision première qui a permis au Conservatoire du littoral, à l’appel des communes, d’acheter dans les années 1980 presque 3 000 ha à des SCI qui, de guerre lasse, avaient vu que leur projet ne pouvait plus se mettre en œuvre. C’est une protection durable du site : les terrains du Conservatoire sont inaliénables ».

    Le Rove continue de protéger quotidiennement l’environnement avec de la « présence humaine, de la prévention et de la sensibilisation », souligne Paul Sabatino. Cet été, la municipalité a recruté pour la première fois trois gardes régionaux forestiers chargés d’« informer le public, rappeler les règles d’accès et sensibiliser chacun à la fragilité de nos espaces naturels » à l’entrée des massifs.