Signataire du pacte de rassemblement des forces de gauche dans les Bouches-du-Rhône, Génération écologie (GE) a livré ses contributions au programme du Printemps marseillais, en s’appuyant sur l’action engagée depuis 2020 par la majorité municipale de gauche. Autour de Cécile Vignes, cheffe de file du parti à Marseille, co-référente départementale et élue des 11e et 12e arrondissements -récemment ralliée au Printemps marseillais-, des responsables et élus : France Gamerre, vice-présidente d’honneur de GE, Michel Villeneuve, chercheur CNRS émérite, Eliott Perinchio, adjoint à Olivia Fortin, la maire des 6-8, Nicole Landou, membre du bureau exécutif départemental, et Rosette Denia‑Salone, élue des 6-8.
« Les bases sont solides et ce qui a été impulsé doit grandir », souligne Cécile Vignes, consciente des attentes encore fortes de la population. « Le temps politique est court, il a fallu prioriser : les écoles, la sécurité et l’engagement d’une ville plus verte avec la préservation des terres agricoles, les parcs rénovés… »
Génération écologie revendique une écologie « populaire et joyeuse » qui concerne les citoyens, loin d’un discours anxiogène. Objectif prioritaire : préparer « Marseille à 50 degrés », en articulant écologie et justice sociale autour de quatre axes : habiter mieux, construire mieux, consommer mieux et travailler mieux.
Sur la base des labels européens « 100 Villes neutres en carbone d’ici 2030 » et « Ville climatiquement neutre et intelligente » obtenu sur le dernier mandat, le parti défend l’idée d’une « ville régénérative », capable de devenir une capitale de la décarbonation et de la « perma-industrie ». « Marseille entraîne tout le territoire : elle peut être un trou noir ou une étoile », avertit Cécile Vignes, appelant à une vision métropolitaine fondée sur la coopération. La rénovation des bâtiments dégradés figure au cœur des propositions, via « l’auto-réhabilitation accompagnée » associant habitants, associations et entreprises locales. Sur le volet économique, GE plaide pour une redynamisation des friches, un soutien aux filières biosourcées et à l’économie circulaire, ainsi que pour des projets innovants de consommation responsable, inspirés d’expériences concrètes. « Il n’y a pas d’écologie sans une économie solide », rappelle France Gamerre, convaincue que l’espoir, l’emploi et la qualité de vie sont indissociables d’une réponse aux défis climatiques, sociaux et sécuritaires.
