Tag: fraicheur

  • Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Il y a des choses qui ne changent pas : les affiches d’Arcimboldo placardées au mur, les pages de définition expliquant où se trouvent l’étymologie, les différents sens du mot ou les exemples, les tableaux blancs… Et puis il y a des choses qui évoluent. Face aux vagues de chaleur qui se multiplient, les écoles sont contraintes de s’adapter. À Martigues, sur l’année scolaire 2025/2026, la Ville a investi 1,52 million d’euros dans ses 28 établissements, principalement pour améliorer leur résilience face au changement climatique et leur accessibilité.

    À quelques jours de la rentrée, les ouvriers et agents municipaux s’affairent dans l’école élémentaire Antoine Tourrel pour installer les derniers brise-soleil électriques orientables au premier étage. « On est plein sud, donc ça va servir », souligne Christophe Logerot, chargé d’opérations. En plus de la pose de ces stores extérieurs, le désamiantage, l’étanchéité et l’isolation de la toiture, ainsi que le remplacement des menuiseries ont été réalisés en seulement sept semaines pour 250 000 euros. « C’est la complémentarité de ces actions qui permet d’avoir des résultats en termes de baisse des températures, souligne Gilles Picard, adjoint au maire à l’éducation (PCF). Chaque classe de chaque école et les restaurants scolaires bénéficient d’un ou plusieurs brasseurs d’air, et dans les maternelles chaque dortoir a la climatisation. » Pour l’élu, « la clim n’est pas l’alpha et l’omega de la lutte contre la canicule, à la fois parce que l’installation et l’entretien représentent un coût certain, mais aussi parce qu’on préfère avoir une perspective de long terme ».

    Deux ascenseurs créés

    Dans l’école Lucien Toulmond, la cour a bien changé entre la fin de l’année scolaire et la rentrée. 230 000 euros ont été fléchés pour la création d’îlots de fraîcheur et le changement de l’enrobé, qui est passé d’un noir qui emmagasinait la chaleur à une couleur beige clair, avec un matériau plus perméable. Ce lundi, les 400 élèves du groupe scolaire ne trouveront que des reliefs recouverts de copeaux, mais dès les vacances de la Toussaint (selon les conditions climatiques), 42 arbres seront plantés.

    Un travail topographique a été mené pour plus de continuité dans les espaces, et les marches extérieures sont devenues des pentes douces. À Antoine Tourrel, les sanitaires sous le préau ont bénéficié d’une réfection totale et une rampe pour les personnes à mobilité réduite a été aménagée. Mais ce sont les écoles Robert Desnos et Laure Moulin (à Canto-Perdrix) qui ont connu les plus gros chantiers d’accessibilité, avec la création de deux ascenseurs, dont les travaux seront prochainement achevés. Quatre autres groupes en sont déjà équipés. « Je pense qu’on peut dire que la rentrée est réussie », se félicite le maire Gaby Charroux (PCF).

  • [C’est l’été] La pré-rentrée au grand air à Malaucène

    [C’est l’été] La pré-rentrée au grand air à Malaucène

    Et si, avant de retrouver cartables et cahiers, vous preniez le temps de ralentir sous les arbres ? Ce jeudi après-midi, l’ancien camping du Grozeau, à Malaucène, se transforme en terrain de jeu et de découverte pour une pré-rentrée pas comme les autres.

    Au programme : grimpe dans les arbres dès 7 ans, lecture perchée, hamac et coin détente au sol. Les enfants pourront aussi laisser parler leur imagination avec un atelier de dessin autour du thème de l’arbre, tandis qu’une pause fraîcheur est prévue avec des boissons aux plantes.

    Cette parenthèse est proposée gratuitement par l’association Copains des Bois qui invite petits et grands à renouer avec la nature à travers des activités pédagogiques. L’objectif : passer davantage de temps dehors, partager, explorer et se reconnecter aux autres et à son environnement. Pour cette pré-rentrée, le collectif s’associe à Sous la Cîme, structure basée à Vaison-la-Romaine, spécialisée dans la grimpe d’arbres et les animations nature en famille. L’événement est gratuit, sur réservation.

    De 16h à 19h.

    Infos et réservations sur la page Facebook des Copains des Bois.

  • [C’est l’été] Visitez les grottes de Thouzon

    [C’est l’été] Visitez les grottes de Thouzon

    Seules grottes de France à se trouver en plaine, les grottes de Thouzon font partie des trésors patrimoniaux du Vaucluse. Elles ont été découvertes en 1902 par des ouvriers qui travaillaient dans la carrière de pierres sur la colline.

    Leur aménagement immédiat à cette époque leur a permis de rester intactes jusqu’à aujourd’hui. Et le moins que l’on puisse dire c’est que lors de ces périodes de fortes chaleurs, la visite de ses grottes où la température avoisine les 15°C est une activité bienvenue à partager en famille.

    Chaque jour, plusieurs créneaux de visites sont proposés au public pour découvrir d’étonnantes stalactites jaunes et or, trésor du lieu.

    Un trésor de 20 millions d’années

    Pendant 45 minutes et sur un parcours de 200m vous cheminerez sur le lit fossile d’une ancienne rivière souterraine et plongerez au cœur de l’histoire de cet endroit unique en Provence formé il y a 20 millions d’années. Pour terminer, un spectacle sons et lumières viendra clôturer la visite.

    De 7,50 à 12,50 euros. Gratuit -3 ans

  • [C’est l’été] Au frais à la médiathèque Louis Aragon de Martigues

    [C’est l’été] Au frais à la médiathèque Louis Aragon de Martigues

    Tous les espaces climatisés sont ouverts du mardi au vendredi de 10h à 18h30 et le samedi de 10h à 17h jusqu’au 29 août. Diverses animations sont proposées durant le mois, comme l’atelier d’écriture collectif du mardi 11 août à 14h dédié aux adultes, la peinture sur cailloux accessible dès 5 ans mercredi 12 août à 15h15 et la soirée jeux vidéo et de société en famille du vendredi 28 à 18h. Les inscriptions se font au 04.42.80.27.97.

  • À l’abri du soleil, le filon touristique des grottes

    À l’abri du soleil, le filon touristique des grottes

    À mesure que le thermomètre grimpe, les touristes descendent. Sous les causses, les Cévennes ou les gorges de l’Hérault, les grottes d’Occitanie offrent une échappée spectaculaire à la fournaise : 12 °C aux grottes de Presque, dans le Lot, 13 °C au gouffre de Padirac, 14 °C à Trabuc et à la Cocalière, dans le Gard, ou encore 15 °C à Clamouse, dans l’Hérault. Une climatisation naturelle, façonnée goutte après goutte depuis des millénaires.

    Dans le Lot, la fréquentation des grottes de Presque a bondi de 25 à 30 % avec les fortes chaleurs. Les visites se concentrent désormais l’après-midi, lorsque le mercure atteint son sommet. Même mouvement à Bédeilhac, en Ariège, où la fréquentation estivale aurait triplé en cinq ans. « Le public répond présent quand il pleut ou qu’il fait chaud, nous restons un bon plan B », constate Anne Imbert, directrice de la grotte de Trabuc.

    Un refuge qui se réinvente

    Mais les cavités ne veulent plus être seulement des salles de repli climatiques. À Trabuc, des visites nocturnes à la bougie métamorphosent cascades, lacs et cristaux. La Cocalière mise sur des ateliers consacrés à la biodiversité cévenole et sur un parcours de spéléologie accessible dès 12 ans, qui emprunte en sens inverse l’itinéraire suivi par les découvreurs de la grotte dans les années 1950. À Clamouse, tyroliennes, ponts de singe et escape game prolongent l’immersion souterraine. Des formules plus ludiques et sportives qui permettent aux sites de renouveler leur public, notamment familial, tout en transmettant des connaissances sur la géologie, l’eau et les écosystèmes souterrains.

    Cette fraîcheur n’est pourtant pas hors du monde. Enfoncée à une centaine de mètres sous la montagne, Trabuc ressent les dérèglements de la surface avec retard, mais ne peut « d’aucune manière » s’en isoler, prévient Anne Imbert. « Nous allons subir les effets du changement climatique, mais en décalage », résume-t-elle. Les réserves d’eau y tiennent encore, tandis que l’humidité et la roche préservent un air plus respirable. Une stabilité précieuse, mais pas éternelle : les variations de température et de pluviométrie pourraient, à terme, modifier l’équilibre hydrologique de ces écosystèmes fragiles et ralentir la formation des concrétions. Refuges temporaires face aux canicules, les grottes en racontent donc aussi la progression. Sous terre, les visiteurs retrouvent leur souffle ; à la remontée, la chaleur rappelle combien cette parenthèse demeure fragile.

  • Des haltes pour se mettre au frais à Marseille

    Des haltes pour se mettre au frais à Marseille

    Compte tenu de la vague de chaleur qui ne cesse de sévir sur le département des Bouches-du-Rhône et la cité phocéenne placés en vigilance orange, la municipalité a reconduit les différentes mesures et dispositifs afin de permettre à tous de bénéficier d’un peu de fraîcheur. Les piscines municipales restent gratuites, la plage des Catalans restera également accessible de jour comme de nuit tandis que les parcs et jardins sont ouverts ce vendredi jusqu’à 21h. Une carte interactive, accessible sur le site de la Ville, a été mise en place pour que chacun puisse trouver un coin de fraîcheur parmi les quelque 500 points référencés : des établissements sénior, aux centres d’animation, jusqu’aux squares, établissements culturels ou fontaines.

  • La Ville de Nîmes adapte ses écoles aux fortes chaleurs

    La Ville de Nîmes adapte ses écoles aux fortes chaleurs

    « C’est un sujet sur lequel on s’est très vite penché parce qu’en plus ça faisait partie de notre projet électoral », confirme Pierre-Édouard Detrez, le nouvel adjoint à l’éducation et à la réussite scolaire à Nîmes. Pour cela, il a rapidement lancé une étude de toutes les écoles pour connaître les besoins. Et depuis l’augmentation des températures fin mai, il reçoit un bilan quasiment quotidien de la situation dans les écoles et des problèmes rencontrés. Depuis la semaine dernière, les services techniques sont ainsi mobilisés, notamment sur quatre écoles (Marguerite-Long, Edouard-Vaillant, Georges-Bruguière et Langevin) où les climatiseurs étaient en panne dans les dortoirs.

    « Nous avions prévu que tous les dispositifs soient en place le 10 juin sauf que la vague de chaleur est arrivée plus tôt que prévu. Même s’il y avait la feria la semaine dernière, les services sont tout de même intervenus pour vérifier chaque classe de chaque école. Des ventilateurs ont aussi été distribués. 200 ventilateurs neufs sont prévus pour répondre à la situation et 1 100 brumisateurs vont aussi être distribués dans les jours à venir », promet l’ancien joueur international de rugby. Un rappel sur les bonnes pratiques a également été effectué auprès des directeurs d’école, des enseignants et des parents.

    Outre ces mesures d’urgence face à la canicule la plus précoce de l’Histoire, la municipalité a mis en place un service pour profiter des périodes de nuit pour rafraîchir les classes. « Pour l’instant, ce sont mille et une petites actions pour essayer de limiter la chaleur. Mais nous avons aussi entrepris un travail avec les services des bâtiments sur la climatisation. Nous souhaitons aussi remplacer les ventilateurs sur pied par des ventilateurs au plafond pour éviter que le matériel scolaire s’envole tout en baissant la température de 3 degrés. Il y a aussi des classes où les stores sont à l’intérieur et ça, ça n’empêche pas la chaleur d’entrer donc il faut les changer », explique Pierre-Édouard Detrez.

    Végétaliser à tout va

    Au-delà de ces mesures à court terme, la nouvelle municipalité prévoit de végétaliser un maximum de cours d’école durant les six ou sept années du mandat. « Il y a une partie des cours d’école déjà végétalisées mais pour le reste, nous avons pris pour modèle la ville de Marguerittes où ils ont entrepris ces travaux de “cours oasis” depuis plusieurs années. Nous souhaitons aussi créer des îlots de fraîcheur, installer progressivement des dispositifs d’ombrage, améliorer l’isolation thermique des bâtiments scolaires et renouveler les systèmes de ventilation. Nous travaillons aussi sur la climatisation mais pas celle d’il y a dix ans. Il faudra prendre le temps parce que ça fait beaucoup mais nous allons engager des travaux dès cet été dans certaines écoles. C’est nécessaire parce que c’est un sujet récurrent », ajoute Pierre-Édouard Detrez.

    Après les 81 fermetures d’école l’an dernier sur les 83 que compte la ville, la nouvelle municipalité espère donc qu’à la fin du mandat, les vagues de chaleur ne soient plus un problème dans les écoles nîmoises.