Tag: Football

  • Carnoux évite le piège tahitien

    Carnoux évite le piège tahitien

    Carnoux n’a pas tremblé. Face à une formation tahitienne visiblement encore en plein jet-lag, les Carnussiens ont débuté tambour battant. En moins de vingt minutes, la qualification pour le 8ème tour de la Coupe de France était bien engagée. Un doublé de Vacher, encadrant un but de Mokhtari avait permis aux hommes de Samir Tahrat de prendre un avantage confortable.

    Côté tahitien, il y avait bien une envie de réagir. Mais à aucun moment, les offensives des joueurs du Pacifique ne venaient inquiéter l’arrière garde provençale. Tandis que le gardien du CFC passaient une soirée des plus confortable. Alors que chaque coup d’accélérateur carnussien amenait l’insécurité devant le but de Teamoturi. Sur une de ces accélérations, Gomis offrait sur un plateau le quatrième but à Benarbia.

    Pour Piraé, l’objectif était d’éviter une punition. Mais, incapables de mettre le pied sur le ballon, les joueurs du Pacifique étaient comme des surfers pris au piège de Teahupo’o. Voyant revenir inexorablement les vagues blanches qui les secouaient sans relâche.

    Dans l’acte II, Carnoux gérait son avantage. Samir Tahrat cherchant à préserver son groupe des blessures, songeant aux échéances du championnat. Ce qui n’empêchait pas Teamoturi, le gardien de Piraé, d’effectuer de belles interventions. Et sa défense de réaliser quelques bourdes. L’une d’elle profitait à Benarbia qui, comme son coéquipier Vacher, s’offrait un doublé qui refermait le couvercle sur les derniers espoirs de rebond tahitien. Piraé qui sauvait l’honneur en fin de match, avec un but de Tau, sur corner.

    Carnoux FC (N3) – AS Piraé (R1) 5 – 1 (4 – 0)

    7è tour de la Coupe de France.

    Stade Marcel Cerdan, 1000 spectateurs environ.

    Arbitre : V. Ougier.

    Buts : Vacher (6, 19), Mokhtari (8), Benarbia (27, 64) pour Carnoux, Tau (89) pour Piraé.

    CARNOUX : Koceila (Ali Assani, 81) – Djamacouné, Sahnoune ( c ), Sylva (Coulomb, 46), Tohouli – Benarbia, Benchikh (Djouhri, 69), Vacher – Sahraoui, Mokhtari (Goguey, 46), Gomis.

    Entraîneur : S. Tahrat

    PIRAE : Teamoturi – Barsinas (Bennett, 46), Tave, Ka. Lenoir, Tanetoa (Pito, 69) – Bourebare ( c ), Salem, Gritton – Tau, Labaste (Holozet, 76), Diarra (R. Terai, 79).

    Entraîneur : V. Terai.

  • [Entretien] Le président de Montpellier Atlas Paillade : « Laissez nous rêver »

    [Entretien] Le président de Montpellier Atlas Paillade : « Laissez nous rêver »

    La Marseillaise : Vous allez jouer le 7e tour de la Coupe de France au stade de la Mosson. Que représente cette opportunité inédite ?

    Mahfoud Benali : Le Stade de la Mosson, c’est le rêve de tous les licenciés. Et là, ce rêve-là se réalise. Les gamins rêvent de devenir pro ou de jouer au Montpellier-Hérault. C’est une consécration et une fierté pour nous, pour tout le club. On remercie le maire de Montpellier qui n’a pas hésité un instant. Dès que je lui ai envoyé un SMS, il m’a dit « pas de problème, je vois tout de suite avec les services, je reviens vers vous ». Une demi-heure après, c’était réglé.

    N’est-ce pas une mise en lumière pour votre club ?

    M. B. : Oui, exactement. Notre club créé en 1999 joue un rôle important depuis des années, on fait du bon boulot. On avoisine les 500 licenciés, on a une école de foot, on a beaucoup de bénévoles et dirigeants. Pour ma part, je suis passionné de foot. La semaine, j’exerce le métier d’expert-comptable au quartier depuis plus de 20 ans. De ma fenêtre, je vois le stade de la Mosson.

    Pouvez-vous relever le challenge sportif ?

    M. B. :L’écart est important. Bourg-en-Bresse évolue en 3e division, nous en 6e division. C’est un vrai challenge, un vrai défi. Mais, tout est possible en Coupe de France. Moi, je suis un rêveur. Laissez-moi rêver. C’est ça, la magie de la Coupe de France. Si on passe ce tour, on peut rêver à un 32e de finale face à un club de Ligue 1.

    L’attente autour de vous est importante sur le terrain mais aussi en dehors. En avez-vous conscience ?

    M. B. :Exactement. C’est pour ça qu’on a fait une réunion lundi avec la Métropole. On va traiter ce match-là comme un match pro. C’est-à-dire qu’il faut le même dispositif de sécurité que pour un match de Montpellier -Hérault sachant que l’on attend autour de 5000 personnes.

    Pour ce match, peu importe le résultat, l’essentiel, c’est de réussir cette fête.

    N’êtes-vous pas porteur de l’image du quartier, parfois stigmatisée ?

    M. B. :Il n’y a jamais eu un problème chez nous. Des gens parlent, évoquent des sous-entendus. Mais dans les faits, sortez-moi un problème qu’on a eu lors de nos matchs à nous. L’an passé, à Tarbes lors de la finale du championnat, il y a eu un problème, mais nous n’étions pas l’organisateur. On a eu un retrait de quatre points. En appel, il a été réduit à deux points. L’an passé, Montpellier-Hérault a eu des problèmes lors du match face à Saint-Etienne le 16 mars. Est-ce que Montpellier a eu moins de 4 points de pénalité ? Non. À juste titre, d’ailleurs. Et là, on va sanctionner un club de quartier. Il y a deux poids, deux mesures.

    Et au-delà de ce tour de Coupe de France, quel est votre objectif pour la saison ?

    M. B. :L’année dernière, on a raté la montée en National 3. Cette année, il n’y a pas de barrage. On repart avec la même volonté et motivation. Après notre victoire devant le Grau du Roi, on est premiers. À terme, on veut arriver jusqu’au National. Notre ambition, c’est d’être le deuxième club de Montpellier et d’être «la réserve» du MHSC, dont on souhaite le retour en Ligue 1. On a un projet l’année prochaine de créer des classes sport-études au collège Arthur Rimbaud. Le maire, le département sont d’accord. Ils nous suivent dans ce projet. Les gamins seront en classe le matin, l’après-midi au football. On fera quatre classes. Sixième, cinquième, quatrième et troisième. On a plein de talents, plein de gamins. On veut donner la chance à des gamins d’accéder au haut niveau de football. On n’est pas en concurrence avec le MHSC, mais complémentaire.

    Dans notre quartier, le football est incontournable. Tous les gamins en rêvent. On a eu quelques réussites avec Redouane Halhal, qui est passé au MHSC, à l’Atlético Madrid et joue au Pays-Bas.

    Vous avez comme entraîneur un ancien joueur du MHSC, à savoir Geoffrey Dernis.Qu’est-ce qu’il vous apporte ?

    M. B. : Il nous apporte la rigueur d’un ancien pro. Il est très écouté et respecté par les gamins. Cela n’a pas de prix. On a trouvé un bon deal. Il se régale avec nous, passe son diplôme.

    Il y a peu, le maire de Montpellier vient d’annoncer que le stade de la Mosson serait aménagé. Quel regard portez-vous sur ce choix ?

    M. B. :Notre stade (annexe de la Mosson, Ndlr) est dans une zone inondable. À part changer la pelouse, on ne peut pas agrandir, on ne peut rien faire. On n’a à notre disposition un seul stade pour 500 licenciés. Pour faire jouer tout le monde, il faut être polytechnicien. Quand il y a une volonté politique, il y a toujours des solutions. Et la volonté politique, elle y est maintenant. Je suis donc très content de la décision du maire qui désire rénover la Mosson et donc faire des travaux pour préserver le stade des inondations. Si on dispose de nouveaux terrains, on pourra accueillir plus de gamins. Et, le foot va rester à la Paillade. Jusque-là, le stade était ouvert une fois tous les quinze jours. Désormais, avec les travaux autour du stade, on peut créer des commerces, une brasserie…. On peut imaginer une salle de boxe ou d’autres clubs, et des bâtiments pour d’autres associations. Ces travaux vont nous permettre de nous développer. C’est mon avis, c’est aussi l’avis des Pailladins.

  • Carnoux a rendez-vous avec Piraé, l’ogre du Pacifique

    Carnoux a rendez-vous avec Piraé, l’ogre du Pacifique

    Le septième tour de la Coupe de France est une étape importante de la doyenne des compétitions françaises de football.

    C’est l’étape où les amateurs peuvent, enfin, se retrouver face à des professionnels, car la Ligue 2 fait son entrée dans la compétition. Mais c’est aussi le moment où sont intégrées les équipes des Ligues d’outre-mer. Pour cette édition, Carnoux a ainsi hérité d’un adversaire venu des îles, et quel adversaire, l’AS Piraé (ASP).

    Venue tout droit de Tahiti, cette formation, qui a vu passer dans ses équipes de jeunes l’ancien joueur professionnel Marama Vahirua, est l’ogre du football polynésien. Depuis 2020, l’ASP a engrangé quatre titres de champion de Tahiti, a participé à un Mondial des clubs à Abu Dhabi, en 2021.

    Il a aussi été demi-finaliste de la Ligue des champions d’Océanie en 2022 et finaliste de cette épreuve en 2024. En gagnant la Coupe de Tahiti cette année, l’AS Piraé va donc représenter l’archipel du Pacifique dans cette phase finale de la Coupe de France.

    Défense recomposée

    Côté Carnussien, c’est un peu un saut dans l’inconnu que s’apprêtent à effectuer les joueurs de Samir Tahrat. « Leur palmarès laisse à penser que c’est une équipe de qualité. C’est pourquoi nous abordons ce match avec une certaine humilité », confie l’entraîneur du CFC.

    Pour ce tour de Coupe, il a dû résoudre une équation à double inconnue. « J’ai deux suspendus et ce sont les gars qui composent ma charnière centrale habituelle », regrette-t-il. Sans Nasser Mbaé et Enzo Lanziani, « j’ai dû réfléchir à une nouvelle organisation. Et c’est le moment pour certains de se montrer », embraye-t-il.

    Les modifications de son axe défensif devraient être les seules retouches à son onze de départ habituel. « Nous avons la chance de jouer ce 7e tour chez nous. C’est, pour nous, l’occasion de faire aussi bien que l’an dernier, à savoir aller chercher un 8e tour. Et pourquoi pas, donner le coup d’envoi d’une belle épopée ? » Samir Tarhat aimerait bien que son groupe puisse ensuite croiser le fer avec une équipe professionnelle.

    Mais pour cela, il faut d’abord venir à bout d’une formation tahitienne qui reconnaît un handicap. « Votre vent ! Nous ne sommes pas habitués et il nous cause vraiment des problèmes. Si nous arrivons à nous adapter, je pense que nous pouvons réussir quelque chose, face à une très belle équipe de Nationale 3 », confesse Heimano Bourebare. Le capitaine de Piraé aimerait être celui qui qualifierait pour la première fois un club tahitien pour le 8e tour. « La pelouse est un vrai billard, cela pourrait aider à développer notre jeu. »

    Carnoux – Piraé

    7e tour de Coupe de France

    Samedi 19h

    Stade Marcel-Cerdan.

    Arbitre : Valentin Ougier.

    CARNOUX : le groupe : Koceilat, Jasserand (gardiens), Djamacouné, Sylva, Sahnoun, Touili, Coulomb, Lavigne, Bencheikh, Djourhi, Goguey, Benarbia, Vacher, Sahraoui, Gomis, Béhé, Mokhtari, Moirabou.

    Entraîneur : S. Tahrat.

    AS PIRAE : Teave, Courtois (gardiens), Avearii, Bennett, Salem, Tihoni, Tau, Pito, Teamotuautau, Barsinas, Bourebare, Tanetoa, Gitton, Labaste, Tave, Terai, Ka. Lenoir, Ke. Lenoir, Tepo, Diarra, Holozet.

    Entraîneur : V. Terai.

  • La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    Après celui de Dortmund, les Bleus ont fait la connaissance d’un autre mur jaune.

    Si celui du Westfalenstadion est en tribune, au Parc des Princes, Serghy Rebrov en avait dressé dans la moitié de terrain de son équipe d’Ukraine. Et il s’est montré particulièrement efficace, tout au long d’une première période durant laquelle les hommes de Didier Deschamps ont été incapables d’en saper les fondations. Et même s’ils ont eu le monopole du ballon, que l’essentiel du jeu s’est déroulé aux abords de la surface seul Bradely Barcola est parvenu à obliger Anatolyi Troubine, le gardien ukrainien, à chauffer ses gants, quelques minutes avant la pause.

    En début de seconde période, le Parc des Princes a retenu sa respiration lorsque Slavko Vincic a demandé l’assistance vidéo sur une intervention limite de Dayot Upamécano dans la surface française. Finalement, l’arbitre Slovène n’accordait pas de penalty en faveur de l’Ukraine.

    Un penalty qu’il accordera aux Bleus, quelques secondes plus tard. Ce qui permettra à Kylian Mbappé de débloquer la situation. Le mur jaune était fissuré. Ce dont profitait ensuite Michaël Olisé pour doubler la mise, après que Hugo Ekitiké ait touché le montant ukrainien (71). Puis Kylian Mbappé et Hugo Ekitiké assuraient définitivement victoire et qualification.

    Tirage le 5 décembre

    Les Bleus iront donc en Amérique. Le 5 décembre, le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Washington, aux États-Unis. Les 48 nations seront réparties en quatre chapeaux de douze, basés sur le classement Fifa à l’issue de la fenêtre internationale de novembre. Actuelle troisième, la France a assez d’avance et est sûre de compter parmi les têtes de série si elle se qualifie, au même titre que les trois pays organisateurs.

    Le Mexique (co-organisateur) fera partie du groupe A et jouera le match d’ouverture à Mexico, le 11 juin. Les deux autres pays hôtes, le Canada (groupe B) et les États-Unis (groupe D) entreront en lice le lendemain.

    À noter que les quatre nations européennes issues des barrages et les deux pays vainqueurs du tournoi de barrage intercontinental ne seront connus qu’au mois de mars.

    France 4 (0)

    Ukraine 0 (0)

    5e journée groupe D

    Parc des Princes

    (43 000 spectateurs)

    Arbitre : S. Vincic (SLO).

    Buts : Mbappé (55 sp, 83), Olisé (76), Ekitiké (88).

    Avertissements : Koné (31) à la France, Mykhavko (54), Yarmolyuk (74) à l’Ukraine.

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 89), Saliba, Upamécano, Digne – Kanté, Koné (Zaïre-Emery, 80)- Olisé (Nkunku, 89), Cherki (Akliouche, 67), Barcola (Ekitiké, 67) – Mbappé ( c ).

    Sélectionneur : D. Deschamps.

    UKRAINE : Troubine – Karavaev, Zabarnyi ( c ), Svatok, Mykhavko (Zhubkov, 75), Mykhaylych – Ocheretko (Shaparenko, 64), Yarmolyuk, Nazaryna – Gutsulyak (Vanat, 64), Yaremschuk (Tsygankov, 75).

    Sélectionneur : S. Rebrov.

  • « Une première victoire », mais pas de terrains pour l’Orange Football Club

    « Une première victoire », mais pas de terrains pour l’Orange Football Club

    « C’est une première victoire, mais le chemin reste long », confie Amid Chouly, président de l’Orange Football Club (OFC), ce jeudi 13 novembre. Il évoque la décision du tribunal administratif de Nîmes d’annuler la décision de la préfecture de Vaucluse retirant l’agrément de son association sportive. Sauf que, dans le même temps, la municipalité orangeoise a attribué le stade Clapier au Rugby Club Orangeois.

    « L’arrêté était disproportionné », explique Simon Renault, avocat du club. L’agrément avait été retiré, en janvier, à la suite à des actes de « violence », mais la décision avait été suspendue par la justice, en mars. Ce qui avait alors permis aux jeunes de 4 à 13 ans de refouler les terrains jusqu’en été. « Nous avons pu montrer que 4% des rencontres avaient connu un trouble à l’ordre public. Les juges ont estimé que ce pourcentage était trop faible pour justifier une décision aussi lourde », précise Me Renault.

    Dialogue rompu

    Fin juillet, les dirigeants de l’OFC ont appris que le stade Clapier serait désormais occupé par le club de rugby local, à leurs dépens, alors que ce dernier dispose déjà d’un autre stade sur la commune. Une décision également contestée en justice.

    Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête en référé dans un premier temps, estimant « qu’il n’y avait pas d’urgence, la saison ayant déjà commencé », indique Simon Renault. Un recours en annulation est en cours devant la juridiction. Une procédure qui peut durer jusqu’à 18 mois. « C’était un coup de massue pour moi et les autres membres du bureau », lâche le président de la structure, qui demande désormais « à rouvrir le dialogue avec la mairie, car on n’a plus eu de réponses à nos prises de contact depuis, alors que l’on se pliait à toutes leurs demandes avant ces problèmes ».

    Avant cette affaire, le club comptait 300 licenciés. La plupart des jeunes footballeurs ont rejoint des clubs voisins, « mais on estime qu’environ 100 d’entre eux ne sont pas allés dans une autre structure », estime Amid Chouly. « Nous privilégions l’aspect social, car nous sommes situés dans une zone entourée de quartiers populaires. Beaucoup de mamans n’ont pas les moyens d’amener leurs enfants plus loin. Certains vont traîner dans la rue et on ne souhaite pas ça », poursuit le président du club.

    Contactée, la municipalité d’Orange n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • La France reçoit l’Ukraine dans un contexte particulier

    La France reçoit l’Ukraine dans un contexte particulier

    Le dénouement est tout proche pour les Tricolores, qui vont tenter de terminer le travail à Paris et de ne pas étirer le suspense jusqu’à l’ultime rendez-vous du groupe D, dimanche, en Azerbaïdjan. Même si le sélectionneur Didier Deschamps doit composer de nouveau avec une infirmerie bien garnie (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Randal Kolo Muani, Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot), il possède assez d’arguments pour éviter une mauvaise surprise contre une formation que ses joueurs avaient facilement dominée en Pologne (2-0) le 5 septembre, et obtenir ainsi le précieux sésame pour l’événement organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Les Français ne sont absolument pas dos au mur et la perspective d’un déplacement en Azerbaïdjan, la nation la plus faible de la poule, pour conclure la campagne qualificative, les déleste forcément d’une trop grande pression.

    Un hommage prévu, 10 ans après les attentats

    Il faudra juste demander à la sono du Parc des Princes d’avoir le bon goût de ne pas diffuser L’Amérique de Joe Dassin avant le coup d’envoi, contrairement au match France-Israël du 13 octobre 1993 (défaite 3-2), prélude au crash monumental du 17 novembre 1993 face à la Bulgarie (2-1) qui avait privé les hommes de Gérard Houllier du Mondial-94, aux USA.

    Avec trois points d’avance sur l’Ukraine à deux journées de la fin, la France possède un matelas confortable en tête de son groupe pour ne pas revivre le même cauchemar. Nul doute que le sélectionneur, qui a connu le fiasco de 1993 sur le terrain, saura comment prémunir ses joueurs de tout excès de confiance.

    « On a conscience de l’importance du match. Mais la qualification dépend de nous », a déclaré le technicien jeudi. Le capitaine Kylian Mbappé a de son côté appelé ses coéquipiers à « être courageux ». « Il n’y a qu’une seule option, c’est la victoire », a-t-il ajouté.

    Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du Stade de France qui avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés, la soirée sera aussi l’occasion d’un hommage aux victimes. Une bâche avec la mention « Football for Peace » sera déployée dans le rond central et les joueurs et l’encadrement français porteront l’insigne de la Fondation du Bleuet de France, qui aide les anciens combattants, les victimes de guerre et leurs familles.

    FRANCE – UKRAINE

    Qualifications pour la Coupe du monde 2026

    Parc des Princes (20h45)

    Arbitre : Slavko Vincic (SVN)

    France : Maignan – Koundé, Saliba, Upamecano, Digne – Kanté, Koné – Olise, Cherki, Barcola – Mbappé

    Ukraine : Trubin – Mykolenko, Matviienko, Zabarnyi, Konoplya – Kaliuzhnyi, Sudakov, Malinovskyi, Shaparenko, Gutsulyak – Vanat

    Un dispositif de sécurité légèrement renforcé

    Les autorités françaises ont amélioré leur dispositif de sécurité pour l’accueil de la sélection ukrainienne, ce jeudi. Tout d’abord car c’est la norme depuis le début de l’invasion russe, chaque déplacement ukrainien est spécialement entouré.

    Ensuite, car les commémorations des attentats du 13 novembre 2015 se dérouleront toute la journée dans les rues de Paris. Un dispositif est en place pour sécuriser ces événements et contrer toutes attaques. 45 000 fans français, ainsi que quelques supporters ukrainiens se déplaceront au Parc des Princes pour cette match de qualification à la Coupe du monde. Un hommage aux victimes de ces attentats est prévue, à 20h45, juste avant le coup d’envoi prévu.

  • L’OM s’est rassuré et reste dans le sillage du PSG

    L’OM s’est rassuré et reste dans le sillage du PSG

    Lorsque vous lirez ces lignes, Roberto De Zerbi en aura terminé de sa courte parenthèse.

    Interrogé sur ce qu’il allait faire pour célébrer la victoire de l’OM, samedi, face à Brest, l’entraîneur devait passer en mode Jack Kerouak. « Je vais aller à la Commanderie, fumer quelques cigarettes. Ensuite, c’est voiture, bonne musique et cap sur l’Italie ! » Tout en avouant « que j’aurai déjà en tête la réflexion pour Nice ».

    S’il a profité de la trêve pour aller se ressourcer « alla sua casa », il avait déjà en tête le programme qu’il imposera à ses joueurs. « Du jeu, du jeu, du jeu. » Car, malgré la démonstration face aux Bretons, sur le score de 3-0, il a toujours en travers de la gorge les prestations précédentes.

    « Cela m’a fait mal de voir l’équipe jouer mal. J’assume la responsabilité de ne pas avoir réussi à lui donner de la sérénité, peut-être de ne pas lui donner le goût, le plaisir de jouer, peut-être de ne pas avoir donné aux joueurs des consignes claires à suivre, et donc cela me pèse beaucoup, encore plus que la défaite [contre l’Atalanta, Ndlr]. » Alors, il va revoir certains détails, avec un groupe plus étoffé que d’habitude.

    Certains internationaux vont en effet rester à la Commanderie. À l’image de Timothy Weah, Leo Balerdi ou encore Facundo Medina. Les blessés de l’automne quittent petit à petit l’infirmerie. Et les deux semaines sans matches vont leur permettre de terminer leur convalescence et retrouver le rythme.

    Roberto De Zerbi aura aussi à se projeter sur la dernière ligne droite avant le changement d’année, qui verra son équipe disputer le Trophée des Champions face au PSG, dans un endroit improbable. « Je ne comprends pas pourquoi le Koweït », souffle-t-il. En n’oubliant pas non plus que le succès de samedi n’efface pas les affres traversées ces derniers jours.

    « Il me faut déjà me préparer à la prochaine tempête, car elle arrivera. Je ne sais pas quand, mais elle arrivera. Alors, si vous vous préparez, vous savez déjà que c’est comme ça, et c’est ce qui est beau à Marseille », confesse-t-il. Cette particularité locale est un des ingrédients qui l’a attiré. Et « j’ai dit aux joueurs de ne pas manquer cette opportunité unique, de rester ici, parce que, si c’est plus facile ailleurs, mais, ailleurs, ce n’est pas aussi beau. J’espère qu’ils me suivront, car je ne suis pas un héros, je ne suis pas plus fort, c’est difficile pour moi aussi, mais je suis peut-être plus âgé et j’essaie donc d’apprécier ce que Marseille nous offre de beau ».

    Attaque prolifique

    Après trois mois de compétition, Roberto De Zerbi estime que, « nous faisons de bonnes choses, pas parfaites. Et je pense que nous mériterions d’avoir plus de points, aussi bien en championnat, qu’en Ligue des Champions ». L’OM en totalise 25 qui lui ont permis d’occuper deux fois provisoirement la tête de la Ligue 1 et d’être à deux longueurs du PSG.

    De quoi susciter des espoirs. Mais l’entraîneur prévient. « Le championnat est long. Ce sera difficile, mais pas impossible. Même s’il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit. »

    L’OM s’inquiète au sujet de Nayef Aguerd

    Depuis plusieurs jours, Nayef Aguerd tire sur la corde. Le défenseur central olympien avait renoncé à Auxerre, mais a débuté face à l’Atalanta et Brest. Néanmoins, il a dû se résoudre à quitter le terrain avant la fin, samedi. « Il a senti que ça s’était aggravé, il va faire des examens. C’est nécessaire qu’il s’arrête un peu, sinon ça va empirer. Il pourrait rater la CAN » a indiqué Roberto De Zerbi, qui redoute que « ce soit une pubalgie ».

    L’OM va demander au Maroc de ne pas le convoquer durant la trêve internationale. Le joueur doit passer des examens pour déterminer son mal. Et sera mis au repos à la Commanderie.

  • L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    C’est dans une première demi-heure totalement maîtrisée que l’OM a fait la différence. Avec un premier but d’Angel Gomes, dont la frappe sur coup-franc a été dévissée par Radoslaw Majecki. Le gardien Brestois était ensuite pris à contre-pied sur le penalty obtenu par Igor Paixão, et transformé par Mason Greenwood. Avec deux buts d’avance à la pause, les hommes de Roberto De Zerbi, ont rarement été mis en danger par une formation brestoise en manque d’inspiration.

    En seconde période, les Marseillais pouvaient gérer les débats. Et même si Brest se montrait un peu plus entreprenant, les occasions les plus franches restaient phocéennes. Angel Gomes flirtait avec le doublé (58) et Pierre-Emerick Aubameyang, après avoir manqué le coche dès la reprise, enfonçait le clou, avant de céder sa place à Tadjidine Mmadi.

    Après l’énorme frustration du match perdu face à l’Atalanta en Ligue des Champions mercredi, l’OM s’est remis en ordre de marche en s’imposant, avec la manière. Un succès qui va permettre aux Olympiens de passer une trêve sereine et préparer au mieux la dernière séquence de l’année.

    Aidés par quelques maladresses bretonnes, les Olympiens ont ainsi retrouvé le bon chemin. Ils s’imposent sans trop avoir à forcer leur talent, et prennent provisoirement la tête de la Ligue 1, en attendant le résultat de Lyon – PSG, dimanche à 20h45.

    OM – Brest 3 – 0 (2 – 0)

    12è journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome, 66 279 spectateurs.

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Gomes (26), Greenwood (33 sp), Aubameyang (82).

    Avertissements : Vermeeren (45) à l’OM, Mboup (38) à Brest.

    OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd (Egan-Riley, 78), Emerson – Höjbjerg ( c, Bakola, 87 ), Gomes (O’Riley, 70), Vermeeren – Greenwood (Vaz, 78), Aubameyang (Mmadi, 87), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    BREST : Majecki – Lala, Chardonnet ( c ), Coulibaly, Locko (Guindo, 33) – Chotard (Dina-Ebimbé, 83), del Castillo, Magnetti (Makalou, 74) – Baldé (Labeau-Lascary, 46), Ajorque, Mboup (Tousart, 46).

    Entraîneur : E. Roy.

  • Rappeurs en herbe et tremplin hip-hop à Marseille

    Rappeurs en herbe et tremplin hip-hop à Marseille

    Des jeunes de 12 à 15 ans

    Organisé sur la deuxième semaine des vacances de la Toussaint, le stage a concerné une quinzaine de jeunes entre 12 et 15 ans, sélectionnés par les réseaux respectifs d’Étincelles et We Are Etendard, en contact avec plusieurs centres sociaux de la ville. Sponsorisé par Puma, le programme s’est déroulé en deux phases. La première, du lundi au jeudi, avec 2 heures d’entraînement de foot suivi d’1h30 d’ateliers d’écriture rap chaque jour. La deuxième le vendredi, avec une session d’enregistrement le matin et une visite exclusive du Vélodrome l’après-midi.

  • L’OM attendu au tournant

    L’OM attendu au tournant

    Et si l’OM terminait la troisième séquence du championnat en étant leader ?

    À la vue des dernières prestations marseillaises, notamment contre Angers et en faisant abstraction du match raté face à l’Atalanta en Ligue des Champions, ce qui semblait improbable est pourtant de l’ordre du possible.

    « Si nous gagnons, nous serons leaders », note Roberto De Zerbi. Une position qui ne serait que provisoire, dépendante du résultat du PSG à Lyon, en clôture de la journée. L’entraîneur olympien s’accroche à cette bouée, « et au fait que nous pouvons aussi creuser l’écart sur nos poursuivants ».

    Toutefois, avant d’envisager de reprendre les rênes de la Ligue 1, ses hoplites se doivent avant tout de battre Brest. Ce qui, après leurs dernières prestations, est loin d’être acquis. Cela même si ses joueurs seront animés d’un esprit de revanche. « Le nul contre Angers nous a agacés, la défaite contre Bergame nous a énervés », souligne Roberto De Zerbi. Malgré tout, même en ayant perdu de sa superbe, son équipe est toujours sur le podium.

    « Mes joueurs sont fâchés, mais ils ont gardé leur sérénité, même si nous ne jouons pas bien depuis le match d’Angers », enchaîne l’Italien. S’ils ont abandonné deux points au Vélodrome lors de leur dernière sortie en championnat, même en jouant moche, ses joueurs ont ramené un succès ô combien précieux d’Auxerre.

    « Je suis responsable de la situation », confesse-t-il. Rappelant l’avalanche de blessures qui a décimé son groupe. Et l’éclaircie qui s’annonce avec les retours de Timothy Weah et Emerson, auquel va s’ajouter le rappel probable de Neal Maupay. « Je pourrais peut-être aussi compter sur Geoffrey Kondogbia, tout dépendra de la décision du staff médical », détaille Roberto De Zerbi. Précisant que si le Centrafricain est apte, « il sera sur le banc ».

    Tout comme sans doute Timothy Weah. Le « couteau suisse » du groupe a reçu le feu vert médical et repris les exercices collectifs, jeudi. « Je suis apte et en forme », a-t-il clamé en conférence de presse. Il a envie de retrouver le terrain et aider l’OM à retrouver son football. « Il y a des périodes où tu es bien, d’autres où tu l’es moins. Mais, malgré le négatif, je trouve qu’il y a encore beaucoup de positif. C’est ce qu’il faut retenir. »

    Face aux Marseillais, les Brestois ne comptent pas se laisser faire. Éric Roy se voit réussir un coup au Vélodrome. « Mon équipe a les moyens d’y obtenir un résultat. Nous y mettrons du pressing », prévient l’entraîneur breton. L’OM est donc averti. Les Ty’Zef seront ambitieux, ce samedi.

    « Malgré
    le négatif,…
    il y a encore beaucoup
    de positif »