Tag: Football

  • Pablo Longoria dresse un bilan à mi-saison sportive

    Pablo Longoria dresse un bilan à mi-saison sportive

    Pablo Longoria vit une période apaisée alors que la trêve des Confiseurs arrive. Il a balayé, ce jeudi, plusieurs aspects du parcours de l’OM et évoqué ses relations avec ses relais au sein du club. Et en a profité pour fermer la porte à un départ de Pierre-Emile Höjbjerg.

    Le sportif

    en trois parties

    « Jusqu’au 1er septembre, période de mercato, il y a eu une recherche d’équilibre en plein mois d’août. Une autre saison a commencé en septembre, une fois le marché des transferts refermé, avec l’arrivée tardive de certains joueurs, pour différentes circonstances. Nous étions alors très optimistes, enthousiastes, après le match au Bernabéu [en Ligue des Champions contre le Real, Ndlr], où nous avons envoyé un message et atteint la trêve d’octobre dans une situation très positive avec une belle dynamique. Puis nous sommes revenus dans une normalité avec l’enchaînement des matches. »

    Le mercato d’hiver

    « Il y aura un double objectif. Récupérer les joueurs que nous n’avons pas assez utilisés en première partie de saison, comme Hamed Traoré, Amine Gouiri et Facundo Medina… Ensuite, le mercato d’été a fait que nous avons plus dépensé que ce qui était prévu, pour différentes circonstances. Il faudra ajuster le niveau des finances. C’est la priorité. Il n’y aura pas d’arrivée tant que nous ne serons pas retombés sur l’objectif économique du début de saison. Quant à Pierre-Emile Höjbjerg, la porte est fermée et il n’y a pas de discussion avec la Juve à son sujet. »

    Ses relations avec Benatia et De Zerbi

    Sur son entente avec Medhi Benatia, « nous sommes deux personnes totalement complémentaires… Pour nous, c’est très important de travailler avec cette coordination, malgré nos caractères très différents, en alimentant cette symbiose… C’est le meilleur directeur du football fait pour travailler à l’OM. »

    Et sur Roberto De Zerbi : « La situation est claire. Je souhaite qu’il reste avec nous le plus longtemps possible. Il est l’entraîneur idéal pour l’OM. À chaque jour qui passe, je suis de plus en plus satisfait de son travail. En plus, il commence à parler français ! »

    Sur les féminines

    et les jeunes

    Concernant les féminines, « nous sommes dans une période de stabilisation d’une section que nous voulons professionnaliser. Nous avons trouvé le stade qui convient, à Martigues. Maintenant, il faut consolider. »

    Du côté des jeunes, « le plus difficile, c’est d’avoir le courage de les mettre sur le terrain ! À Marseille sans doute plus qu’ailleurs. Il nous faut continuer sur la voie définie par Roberto De Zerbi si nous voulons retenir les talents locaux. »

    Sur les structures

    La question du bail d’occupation du Vélodrome était débattue au conseil municipal de ce jeudi. « Ce nouveau bail est important, c’est une question de stabilité et d’équilibre. Surtout si nous voulons améliorer l’expérience supporters. »

  • OM : une victoire de caractère pour rester sur le podium

    OM : une victoire de caractère pour rester sur le podium

    Au-delà du facteur chance qui peut intervenir dans une rencontre sportive, l’OM et l’AS Monaco se sont livrés une belle bataille, dimanche soir au stade Vélodrome, pour la 16e journée de championnat. « C’était un très beau match, pour le public comme pour les entraîneurs », souligne Roberto De Zerbi, l’entraîneur marseillais. « Les deux équipes se sont créées beaucoup d’occasions, et quand on en crée autant, il y a forcément des erreurs défensives. Monaco est un adversaire fort, mais je pense que nous avons mérité de gagner. La première période nous a offert les meilleures occasions, et la seconde a été plus équilibrée. C’est une victoire de caractère », poursuit le technicien italien, conscient que son équipe avait clairement la possession du ballon (62%), avec 18 occasions de son côté contre 12 pour les Monégasques. « On doit améliorer notre jeu, on doit être plus propres dans la sortie du ballon. La pression de Monaco n’était pas très différente de celle du PSG. Les faits sont là, et ils parlent d’eux-mêmes. »

    Toujours dans les faits, Mason Greenwood a parfaitement joué son rôle de chef d’orchestre sur le terrain, tout en se montrant décisif en fin de match pour apporter trois points précieux à l’OM. Ce dernier termine ainsi l’année 2025 à la troisième place du championnat, à quatre points du Paris Saint-Germain et à cinq longueurs du Racing Club de Lens. « Mason a déjà montré toute sa qualité », estime le défenseur latéral gauche italien Emerson Palmieri. « Vous le connaissez depuis l’an dernier. C’est un joueur très important pour nous, parce qu’il est capable de tout faire : relier l’équipe, créer du jeu, marquer. »

    Projection en janvier

    Un autre protégé de Roberto De Zerbi s’est une nouvelle fois illustré face aux joueurs de Sébastien Pocognoli : Gerónimo Rulli. Le gardien argentin a multiplié les parades pour éviter aux Olympiens d’être dominés au tableau d’affichage. « Rulli a été très bon, les sauvetages de Weah et Aguerd nous ont aidés. On a joué avec courage. Je pense qu’il y a des situations qu’on doit mieux défendre. Le hors-jeu se joue de peu, il y a des fois où ça tombe dans notre sens », reconnaît l’ancien manager de Brighton, qui n’a toujours pas digéré les erreurs commises par le passé. « Je suis plus déçu d’avoir perdu des points contre Angers, Toulouse que d’être content d’être troisième. En Ligue des champions, on a fait des erreurs aussi. Je pense qu’après les fêtes, on va être content mais pas satisfait pleinement. C’est la mentalité pour devenir une grande équipe », ajoute-t-il, désormais tourné vers le dernier match officiel de l’année pour les Marseillais, dimanche 21 décembre à Bourg-en-Bresse, à l’occasion du 32e de finale de la Coupe de France.

    « La reprise au mois de janvier sera cruciale : dix matches en trente-cinq jours. Il faudra mettre le turbo, tout le monde devra s’impliquer. Les matches contre Lens et le PSG arrivent dans une période clé. Si on est au complet, je pourrai mieux gérer les énergies. Avec des retours comme Medina, Traoré ou Gouiri, ce sera plus simple de gérer le groupe. »

    Longoria évoque la course au titre et le mercato d’hiver

    Avant le coup d’envoi de la 16e journée entre l’OM et l’AS Monaco, le président Pablo Longoria a fait le point sur les ambitions du club, au micro de Ligue1+. « La question des titres est toujours présente à Marseille, il faut avoir de l’ambition. Pour nous, l’essentiel est de nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler, c’est-à-dire les prochains matches. Le moment pour faire un vrai bilan viendra plutôt en mars ou en avril, car la saison passe très vite », a-t-il déclaré. En ce qui concerne le futur mercato d’hiver, « l’objectif n’est pas d’accumuler des joueurs, mais de réduire certaines inefficiences dans l’effectif afin d’ajuster les coûts. Nous devons faire les comptes, en tenant compte du retour de joueurs importants, et rester prudents », a-t-il ajouté.

  • Les minots de l’OM terminent en beauté une semaine rêvée

    Les minots de l’OM terminent en beauté une semaine rêvée

    Les minots olympiens ne chôment pas en cette fin d’année. Après être remontés de deux places en championnat grâce à leur victoire à la dernière seconde sur la pelouse de l’OGC Nice (2-3), puis avoir arraché de manière historique la dernière place qualificative pour les 16e de finale de la Youth League (Ligue des champions juniors) suite à leur victoire mercredi à l’Union Saint-Gilloise (1-4), les pensionnaires de la pouponnière phocéenne ont passé avec brio le premier tour de la Coupe Gambardella, dimanche après-midi à l’OM Campus, en battant Colomiers (4-1). « On savait que l’on avait fait une grosse semaine et il fallait remettre de l’énergie et les bons ingrédients pour passer contre Colomiers », souligne Grégory Auger, l’entraîneur des U19 de l’OM. Ce dernier a fait appel à plusieurs joueurs de la génération 2009, et même quelques-uns nés en 2010, à l’image du prodige Samy Bedja – entré en fin de match – pour compléter l’effectif. « Il y a quelques bons joueurs dans ces générations », confirme le technicien marseillais, en ayant conscience que certains sont déjà parfois conviés par Roberto De Zerbi à participer à des séances d’entraînement avec le groupe professionnel, notamment Antoine Valero et le capitaine Milan Leccese.

    Quatuor de choc

    Face à Colomiers ce dimanche, un adversaire présent dans leur groupe en championnat, les Olympiens ont dû faire face à un bloc bas efficace en début de match, qui a permis aux Haut-Garonnais d’exploiter la moindre contre-attaque éclair. Pourtant en pleine maîtrise de la possession, les coéquipiers de Gianni Calisto ont concédé le premier but de la partie sur une erreur défensive. Derrière, ce petit revers a réveillé les Marseillais : Dan Cohen sur un centre-but inattendu, Saïd Remadnia sur une contre-attaque idéalement lancée, Antoine Valero sur un pénalty parfaitement exécuté et Moctar Guirassy face à un but vide, se sont montrés intransigeants.

    « Quand on est à l’OM, il faut gagner les matches », martèle Grégory Auger, conscient que son équipe n’est plus qu’à sept victoires d’une finale au Stade de France. Avant d’en arriver là, les U19 de l’OM devront se présenter face au grand Real Madrid, au début du mois de février, pour les 16e de finale de la Youth League.

    MARSEILLE 4 (2) COLOMIERS 1 (1)

    1er tour fédéral – Coupe Gambardella

    Stade Paul-le-Cesne, à l’OM Campus (500 spectateurs environ)

    Arbitre : Nolhan Zermane

    Buts : Cohen (26e), Remadnia (40e), Valero (53e), Guirassy (76e) pour Marseille ; Pochot (16e) pour Colomiers

    Avertissements : Remadnia (18) pour Marseille ; Bicakci (23), Danglades (34) pour Colomiers

    MARSEILLE : Badaoui – Cohen, Calisto (Cesarini 69e), Baradji (Camara 79e), Dione – Guirassy, Remadnia (Ahamadi 69e), Levy – Valero, Leccese (Bedja 79e), Ali.

    Entraîneur : Grégory Auger

    COLOMIERS : Bedoui – El Jadidi, Danglades, Mesbah (Diallo, 70e), Chapuis – Bicakci, Rusques – Pochot, Roche, Injiraky (Boateng, 58e), Yao (Anakaba, 64e).

    Entraîneur : Kalifa Kaba

  • Football féminin : les Marseillaises mises à terre par les Nantaises

    Football féminin : les Marseillaises mises à terre par les Nantaises

    Lucie Calba (23e), Abdulai Toloba (31e) et Mélissa Bethi (33e) se sont montrées décisives pour les Bretonnes. Avec cette sixième défaite de la saison, Les Marseillaises pointent toujours à la neuvième place du championnat, avec seulement trois points d’avance sur le RC Lens et l’AS Saint-Etienne, positionnés dans la lanterne rouge. Les protégées de Corinne Diacre auront l’occasion de finir l’année en beauté samedi sur la pelouse de Montpellier (à 21h).

  • Monaco n’a pas fait de cadeau aux Olympiens

    Monaco n’a pas fait de cadeau aux Olympiens

    Avant le coup d’envoi, le système mis en place par Roberto De Zerbi pouvait rappeler l’organisation choisie face à Saint-Gilles en Ligue des Champions.

    Mais rapidement, l’OM a dévoilé ses plans. Avec Timothy Weah appelé à suppléer Igor Paixão dans le couloir gauche de l’attaque. L’États-unien se montrait rapidement à l’aise dans sa zone. Alors que le jeu était confié à Arthur Vermeeren, et que la défense retrouvait Benjamin Pavard, associé à Nayef Aguerd dans l’axe.

    Les Marseillais auraient pu rapidement prendre le score. Mais les deux occasions nettes de Pierre-Emerick Aubameyang n’allaient pas au bout. Des Marseillais qui avaient le contrôle, face à des Monégasques prudents, mais, à l’image d’Alexandr Golovin, prompts à se projeter vers la surface de Gerónimo Rulli.

    Monaco était finalement plus dangereux. Alors que les Olympiens ne mettaient que sporadiquement le nez à la fenêtre. Après deux buts refusés aux Monégasques, l’OM allait enfin au bout de ses intentions, à l’image de Mason Greenwood, buteur prodigue.

  • L’OM joue moche mais gagne

    L’OM joue moche mais gagne

    Malgré une soirée compliquée, l’OM termine l’année sur le podium.

    Pour cela, il n’avait pas d’autre solution que battre Monaco. Car les résultats de Lens et Lille, vainqueurs de Nice (2-0) et à Auxerre (4-3), dans l’après-midi, combinés au succès du PSG à Metz samedi (3-2) ne lui avaient pas été favorables.

    Pour l’ultime match au Vélodrome, c’était aussi le minimum que les hommes de Roberto De Zerbi devaient à des supporters qui permettaient de nouveau à l’enceinte du boulevard Michelet d’être à guichets fermés.

    Malheureusement, si les premières minutes ont donné le sentiment d’un OM volontaire et attiré par le but monégasque, au fil des minutes, la bonne volonté marseillaise s’étiolait. Ce dont devait profiter Monaco pour engranger de la confiance. Pour ensuite s’offrir les opportunités les plus franches, dans une première période plus équilibrée que ce que l’on pouvait penser.

    Une première période durant laquelle Geronimo était le gardien le plus en vue. Tandis que Lukas Hradecky n’avait que quelques ballons sans grand danger à négocier. Une première période qui ne laissait augurer rien de bon de la part d’un OM visiblement à bout de souffle et à court d’inspiration.

    Les retouches de Roberto De Zerbi n’allaient pas changer grand-chose. Même s’ils étaient plus présents aux abords de la surface monégasque, les Olympiens continuaient à faire des frayeurs à un Vélodrome qui pensait voir Lamine Camara ouvrir le score. Mais ce dernier était signalé hors-jeu (51e).

    Si dans le dernier quart d’heure, Mason Greenwood semblait enfin entrer dans son match, c’était toujours Gerónimo Rulli qui était sur le gril. L’Argentin avait heureusement retrouvé ses réflexes pour éviter à son équipe une cruelle désillusion. Et après que l’assistance vidéo à l’arbitrage ait annulé un second but monégasque, sur l’action qui suivait, Mason Greenwood sortait enfin de sa coquille pour offrir un avantage inespéré à l’OM.

    OM 1 (0) MONACO 0 (0)

    16e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (64 509 spectateurs)

    Arbitre : F. Letexier.

    But : Greenwood (83e).

    Avertissements : Kondogbia (41e) à l’OM, Vanderson (64e) à Monaco.

    OM : Rulli – Murillo (Balerdi, 59e), Pavard (Paixão, 59e), Aguerd, Emerson- Höjbjerg (c), Kondogbia (O’Riley, 46e)- Greenwood, Vermeeren (Nadir, 82e) , Weah – Aubameyang (Bakola, 86e).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    MONACO : Hradecky – Vanderson, Kehrer, Salisu, Caïo Henrique – Camara (Ilénikhéna, 86e), Zakaria (c) – Akliouche, Minamino (Biereth, 86e), Golovin( Tézé, 74e) – Balogun.

    Entraîneur : S. Pocognoli.

    Le fait de match

    « Autorités/LFP, contrairement à vous, on a la lumière à tous les étages. » Pour étayer son message, le Virage nord a craqué des centaines de fumigènes, alors que François Letexier s’apprêtait à donner le coup d’envoi. Résultat, il a fallu attendre douze minutes avant que la pelouse ne retrouve de la visibilité. Un retard qui va coûter cher à l’OM.

  • Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    La Marseillaise : Quelle est, selon vous, la cause principale de ces violences ?

    Dominique Bodin : La recherche du symbolique, c’est-à-dire que les dirigeants et les entraîneurs recherchent la réussite. Et les parents rêvent, pour la plupart, d’avoir chez eux le futur Zidane ou Mbappé. Il y a un décalage important sur ce qui devrait être un jeu, notamment chez les jeunes, sur lequel on apprend à jouer et à marquer bien sûr. Mais un jeu pour gagner où la défaite ne devrait pas un problème.

    Mais cette violence s’exerce aussi bien sur le terrain qu’en dehors…

    D.B. : Il n’y a pas qu’un facteur, il faut concevoir ça impérativement comme une approche multifactorielle. Vous avez les problèmes des parents, du capital symbolique, des réseaux sociaux, des différences culturelles, voire religieuses parfois, vous avez des tas de sources d’opposition. Ce sont des comportements communautaristes, au sens culturel du terme, qui déclenchent des attitudes bien souvent disproportionnées et parfois déplorables.

    À vos yeux, comment peut-on lutter contre ce phénomène ?

    D.B. : Le premier axe, c’est la coercition. C’est-à-dire qu’il faut impérativement que chacun en arrive à prendre ses responsabilités. Le deuxième niveau, c’est la prévention. Sur ce point là, les instances font du mieux qu’elles le peuvent avec les renseignements qu’elles obtiennent. Il y a notamment eu de réels progrès sur le plan des contenus de formation et sur le fait de prendre en charge réellement des équipes, avec non plus de simples entraîneurs, mais de vrais éducateurs. Et il reste l’aspect réglementaire, à travers les règlements sportifs, où, malheureusement, les Fédérations ne se penchent pas assez sur la question.

  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »

  • Le foot ne doit pas perdre son âme

    Le foot ne doit pas perdre son âme

    Le football est sans conteste la discipline sportive la plus populaire, en France comme dans le monde. Une passion qui touche toutes les populations. Cet universalisme, qui rompt les distinctions, fait la singularité du foot. Mais si ce sport rassemble, il est trop souvent source de divisions et affrontements.

    Ce phénomène délétère ne se cantonne plus aux grands stades, avec le hooliganisme dénoncé depuis des années.

    Chaque week-end, sur les terrains amateurs, un spectacle affligeant se répète : insultes, menaces, parfois coups. Ce fléau gangrène depuis plusieurs années les matches de jeunes, là où devraient régner l’apprentissage et le respect.

    Les racines du mal sont multiples. Trop souvent, des parents s’improvisent entraîneurs ou arbitres, oubliant que leur rôle est d’encourager. Certains sont dans l’invective. D’autres dépassent leur rôle, persuadés que leur enfant sera Ballon d’or.

    éducation

    Des jeunes, influencés, reproduisent la violence verbale et physique. L’arbitre, pilier du jeu, est la cible des frustrations. Ces dérives ne sont plus des actes isolés et traduisent une culture de la victoire à tout prix. L’éducation s’efface.

    Les conséquences sont désastreuses : joueurs découragés, bénévoles épuisés, clubs affaiblis.
    Le football, vecteur de solidarité et de fair-play, se voit trahi par certains qui devraient l’incarner.

    Il est temps d’agir. Les clubs doivent renforcer la formation à la citoyenneté sportive, les attitudes violentes fermement sanctionnés et les attitudes exemplaires valorisées. La Ligue Méditerranée promet des mesures fortes. Il est impératif de protéger les acteurs, restaurer le respect et préserver la passion. Sinon, le ballon rond perdra son âme.

  • Quand les parents s’acharnent à pousser leurs enfants

    Quand les parents s’acharnent à pousser leurs enfants

    Beaucoup trop de gens voient leur enfant comme un jackpot qui servira plus tard à payer la maison, la voiture… Et les conséquences sont catastrophiques. » Ces deux phrases sont sorties de la bouche d’Omar Keddadouche, président de l’ASC Vivaux-Sauvagère (10e), à Marseille. À la tête de la Ligue Méditerranée, Éric Borghini appuie ce propos : « C’est très difficile de devenir un joueur professionnel et donc de gagner beaucoup d’argent, parce que les parents ne voient qu’une chose, l’argent. La valeur suprême aujourd’hui, c’est l’argent. » Une envie de parents appelée communément « projet Mbappé », alliant réussites financière et professionnelle.

    Keddadouche a vu les tensions s’accumuler le long des rectangles verts et les parents sont en grande partie responsables. Une anecdote lui revient : « Il y a quelques années, j’ai inscrit mes moins de 6 ans au tournoi d’Allauch. À midi, le coach m’appelle en panique car des parents d’Allauch et de Plan-de-Cuques étaient en train de se bagarrer sur le terrain. Vidéos à l’appui. »

    Ce changement de mentalité au sein du foot amateur, Florent Benidriss le constate également depuis le club de Luynes, où il s’occupe des catégories U6 et U11. L’éducateur se plaint de voir de jeunes enfants avec la crainte de l’échec. « Le discours du coach passe parfois après celui des parents. Un petit rate une passe, il va regarder son père dans les tribunes. Certains enfants ont juste trop de pression », raconte-t-il, presque dépité. Les deux spécialistes du football amateur sont raccords sur le fait que tous les clubs sont confrontés à ce type de problèmes. Ils sont aussi en adéquation sur le rôle des parents : « Encourager et accompagner. » C’est tout. Savoir garder une distance est déjà un premier pas solide pour conserver ce vivre-ensemble.

    Une meilleure formation des éducateurs

    Pour cela, les éducateurs sont adeptes de la prévention. Groupes WhatsApp où seul le coach peut parler ou encore réunions avec consignes pour pères et mères, des pratiques désormais courantes pour conserver le calme autour des équipes d’enfants. « Les parents peuvent être le pire poison, ça peut être une horreur », raconte Florent Benidriss.

    Le district de Provence a mis en place, depuis cette année, l’obligation d’avoir un diplôme d’éducateur pour toutes personnes voulant entraîner des footballeurs en herbe. Ce qui permet d’avoir un personnel qualifié pour gérer le côté pelouse, mais aussi être pédagogue avec l’entourage de l’équipe. Keddadouche pointe aussi du doigt que « certains parents ne sont pas réalistes avec le talent de leur enfant, mais ils les poussent quand même »… Pour rappel, en France, seuls 10% des joueurs passés par un centre de formation deviennent professionnels. Un sacré écrémage.