À la suite des incendies de cet été, les falaises surplombant le parc et la RD 45 ont été déstabilisées. Des chutes de blocs de pierres ont eu lieu et d’autres menacent de tomber.
Le Département du Var
a donc décidé de maintenir la fermeture du parc départemental
et de la RD 45.
Tag: Fleuve
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Fermeture prolongée du parc Vallon Sourn dans le Var
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Le Las, une histoire toulonnaise à redécouvrir de la source à la mer
Comme son plus proche voisin l’Eygouthier – la rivière des amoureux, pour les Toulonnais –, le Las est bel et bien un fleuve côtier indissociable de l’histoire de la ville et comme lui détourné de son embouchure naturelle en raison de ses apports trop riches en limon lors de ses crues. Pour remédier à ces envasements et permettre le développement d’un port militaire de Toulon, Vauban va ordonner le détournement de son cours au XVIIe siècle et qu’il se déverse plus à l’ouest, aujourd’hui dans la base navale.
Cette branche artificielle qui part du Jonquet et continue sous la voie rapide pour ressortir au bord du cimetière de Lagoubran prend alors le nom de Rivière neuve.
Plus que familier puisqu’il a donné son nom à un quartier de la ville et plus précisément à l’édifice qui permettait de l’enjamber (le Pont du Las), ses méandres et l’histoire qu’il raconte tout au long de sa descente vers la mer sont encore trop largement méconnus. Trois jours d’animations, de balades, de rencontres et de découvertes lui sont donc consacrés pour lui redonner toute sa place, dans le cadre du Contrat de Baie de la Rade de Toulon et des Îles d’Or.
Et cela commence dès ce vendredi soir, tout naturellement au Revest où le fleuve prend sa source. Avec pour commencer, de 18h à 20h à la Maison des Comoni, la projection du film Le Las, une Rivière dans la Ville, de Philippe Maurel. Pour mémoire L’hydrologue et documentariste, qui sera présent pour répondre aux questions de la salle, a su par ses coups de gueule et son engagement associatif attirer l’attention des politiques et du grand public sur les richesses naturelles de ce milieu naturel et sur l’urgence qu’il y avait à le protéger.
Un combat de 20 ansL’occasion de rappeler par exemple le combat mené pendant vingt ans pour que soit mis en place – il le sera en 2019, à peine – un débit réservé qui contraint le barrage en amont qui fournit, avec le lac de Carcès, les besoins en eau potable de la ville, de maintenir suffisamment d’eau pour assurer la permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces. Il a été établi pour le Las à 45 litres par seconde. Des conditions bien sûr qu’il était loin de bénéficier auparavant et ceux alors qu’il abrite des espèces protégées.
Plusieurs randonnées sont programmées tout au long du week-end pour découvrir les « 1 000 visages » du fleuve et de ses rives qui ont été des sources d’inspiration pour George Sand et Vincent Courdouan. La traversée de la vallée des moulins étant l’occasion de revenir sur son rôle dans l’économie locale lorsque son courant transformé en force motrice permettait d’entraîner les lourdes meules de pierre pour moudre les grains de blé et fournir en farine la cité.
Cette fête entend également rappeler que le Las demeure un cours d’eau vivant, avec ses chevesnes, anguilles, barbeaux méridionaux, ses libellules, ses grenouilles, ses oiseaux… Bref, toute une biodiversité souvent insoupçonnée par les citadins qui y vivent à quelques pas. Avec au programme des ateliers les pieds dans l’eau pour petits et grands, découverte des poissons du lac de Dardennes, exploration de la rivière souterraine de la Baume ou encore balade contée. De quoi au final mieux connaître son environnement.
Les questions plus contemporaines de prévention des inondations et de préservation de l’eau seront également abordées samedi. Le week-end fera enfin une place importante à la mémoire et aux regards portés sur le Las. Une exposition photographique, Le Las, un fleuve et des hommes, rappellera les liens tissés entre le cours d’eau et les populations qui vivent sur ses rives.
Programme complet ici :
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Arc Fleuve Vivant veut documenter la sécheresse
Témoignez. Photographiez. Transmettez. » Alors que la hausse des températures fait des ravages. L’association Arc Fleuve Vivant appelle les Aixois à lui rapporter ce qu’ils observent et vivent* : « Cours d’eau affaiblis ou asséchés, végétation en souffrance, arbres fragilisés, sols desséchés, espaces agricoles touchés, forêts sous tension, mais aussi conséquences sur la vie quotidienne, la santé, les activités et les paysages. »
Le but de cet observatoire citoyen : « Constituer une mémoire collective et territoriale de cet épisode climatique. » Un des membres fondateurs de l’association, Stéphane Salord, précise : « La sécheresse et la canicule que nous vivons actuellement en Provence et ailleurs sont exceptionnelles. Elles marquent profondément notre histoire climatique, humaine, sociale et environnementale, et sûrement énergétique, économique et agricole. »
Contribuer
au débat publicPour l’associatif, l’observatoire rend « plus visibles les réalités vécues localement ». Cette initiative entend aussi « contribuer au débat public sur l’adaptation du pays d’Aix aux épisodes de chaleur et de sécheresse ». L’occasion également de « rappeler la nécessité de réponses collectives » comme la « préservation de l’eau et des milieux naturels, protection des arbres et des sols, évolution des pratiques d’aménagement et renforcement de la solidarité face aux vulnérabilités climatiques ».
Ces témoignages doivent s’accompagner d’un court texte précisant, lorsque cela est possible, le lieu, la date et la nature de l’observation précise l’association. Au-delà des habitants du Pays d’Aix, associations, collectifs, agriculteurs, promeneurs, naturalistes, riverains et acteurs locaux sont invités à participer.
* À arcfleuvevivant@gmail.com
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La digue de la Durance anticipe le scénario du pire
Dans le lit de la Durance, à quelques mètres de la bien nommée zone d’activité Bords de Durance de Cavaillon, un peu moins d’une dizaine de tractopelles et autres camions disposent des blocs de pierres de plusieurs centaines de kilos sur plusieurs dizaines de mètres le long de la digue.
Une opération de « confortement » de l’ouvrage afin de résister aux crues centennales. Le tout est piloté par le Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD) qui a présenté, jeudi 13 août, les avancées de l’opération qui devrait être terminée d’ici la fin de l’année. « On avait diagnostiqué des faiblesses dans l’ouvrage construit dans les années 90. Avec ces travaux, le tout peut résister à un débit jusqu’à 5 000 mètres cubes par seconde, ce qui équivaut aux crues centennales », explique Bertrand Jacopin, directeur des études et travaux pour le SMAVD.
Parmi les aménagements réalisés, les plus visibles sont ces gros blocs empilés sur plusieurs mètres de haut mais aussi dans le sol, le long de la digue. C’est ce qu’on appelle les « enrochements ». Ce qui permet à l’installation de moins subir les effets de l’eau. Ce que l’on voit moins, c’est la modification de la structure même de la digue et du talus, la partie visible de l’extérieur. « L’eau s’infiltre et il y a un risque d’érosion venant de l’intérieur. Il fallait donc le modifier », poursuit Bertrand Jacopin. Des arbres plantés le long de l’ouvrage ont également dû être déplacés. La plupart ont été plantés en centre-ville de Cavaillon. Quelques centaines de mètres plus loin, c’est un mur de béton qui a été renforcé. Des sortes de clous de plusieurs mètres ont été ajoutés pour éviter que la structure ne bascule en cas de crue.
Crues attendues
en octobre« Cela va protéger plus de 30 000 personnes », se réjouit le responsable des travaux. Des critiques avaient cependant émané de collectifs de sinistrés qui estimaient que des projets de la sorte ne protègent qu’une partie de la population. « On ne peut pas mettre des digues de partout. Ce serait bien trop cher. D’autant que le chantier sera sans impact pour l’hydraulique », évacue Bertrand Jacopin.
Le chantier doit également se faire dans un temps limité. Dès le mois d’octobre, les premières crues empêchent tout véhicule de s’approcher du lit du fleuve. Tandis qu’au printemps, différentes espèces se reproduisent dans le secteur, empêchant toute activité. D’après le SMAVD, les températures très chaudes de l’été annoncent généralement de fortes crues. L’occasion pour la digue confortée de prouver sa valeur.
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Eau de Gap : les oppositions interpellent la mairie
Mi-juillet, dans un contexte de sécheresse et de restriction d’eau, le Préfet des Hautes-Alpes Philippe Bailbé, a affirmé vouloir « reprendre la main » sur le dossier du partage de l’eau entre Gap et le Champsaur. Dans la foulée, l’opposition de gauche gapençaise est récemment montée au créneau. Dans une publication du 31 juillet, Charlotte Kuentz affirme la prise d’eau des Ricous, qui capte une partie du Drac pour alimenter le bassin gapençais, est une « installation vulnérable et qui ne dispose plus d’existence légale depuis 2020 pour l’eau potable », et qui repose uniquement sur l’apport du Drac, dont les périodes de débit minimal s’allongent dangereusement avec le réchauffement climatique. Or, elle reproche à la mairie son « refus obstiné » de participer aux discussions avec la vallée du Champsaur pour trouver une alternative viable.
Selon elle, cette position de la mairie « condamne de fait les agriculteurs du bassin gapençais à subir de plein fouet les coupures d’irrigation », car, en cas de canicule et de restriction d’eau, comme c’est actuellement le cas, l’alimentation en eau potable prime sur l’usage agricole. « Si une solution n’est pas rapidement trouvée, ce problème fera autant rire que celui de la Rocade. Mais rire jaune, car il y a urgence », alerte de son côté Elie Cordier, élu d’opposition de gauche.
Un conflit de longue dateDepuis le XIXe siècle, le canal de Gap prélève une partie du débit du Drac, qui traverse le Champsaur. Problème, avec les sécheresses répétées, le débit du Drac diminue dangereusement et plusieurs communes de la vallée du Champsaur estiment qu’il est excessivement prélevé pour les besoins gapençais, aux détriments des leurs.
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![[Passerelle interculturelle] Traditions chinoises, zongzi et courses de bateaux-dragons](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/744b459d47d7a4dd6e605a5db77cf49c.jpg)
[Passerelle interculturelle] Traditions chinoises, zongzi et courses de bateaux-dragons
Il s’agit de l’une des grandes fêtes traditionnelles chinoises. À cette occasion, les familles ont coutume de manger des zongzi, de petits paquets de riz gluant enveloppés dans des feuilles végétales, de suspendre de l’armoise chinoise aux portes des maisons, et surtout d’assister ou de participer à des courses de bateaux-dragons.
Le zongzi est l’un des aliments les plus emblématiques de cette fête. Il est préparé avec du riz gluant, parfois garni de différentes farces, puis enveloppé dans des feuilles de bambou, de lotus, de roseau, de maïs ou encore de bananier. Chaque type de feuille apporte au riz un parfum particulier et donne au zongzi une saveur unique.
Dans la Chine ancienne, ces feuilles ne servaient pas seulement à parfumer les aliments. Elles permettaient aussi de mieux conserver les zongzi pendant les chaleurs de l’été, grâce à certaines propriétés naturelles antibactériennes. C’est ainsi que les anciens Chinois ont développé cette méthode consistant à envelopper le riz dans des feuilles, puis à conserver les zongzi dans l’eau fraîche.
Mais la fête de Duanwu est surtout connue pour ses spectaculaires courses de bateaux-dragons. Cette tradition chinoise très ancienne remonterait à plus de 2 000 ans. Aujourd’hui encore, elle reste l’un des moments les plus attendus des célébrations.
Le long du fleuve YangtséIl existe plusieurs explications sur l’origine de ces courses. Selon l’une des théories les plus répandues, elles seraient nées parmi les communautés de pêcheurs installées le long du fleuve Yangtsé, dans le centre-sud de la Chine. À l’origine, il s’agissait d’un rituel populaire destiné à demander aux divinités de la pluie des récoltes abondantes.
Plus tard, cette tradition a été associée à la mémoire de Qu Yuan, poète de la période des Royaumes combattants, au IIIe siècle avant notre ère. Connu pour son patriotisme et ses œuvres poétiques, Qu Yuan fut exilé après avoir été écarté de la cour par un souverain corrompu. Selon la légende, lorsqu’il apprit que son pays avait été vaincu par ses ennemis, il se jeta dans la rivière Miluo, désespéré. Les habitants auraient alors lancé leurs bateaux sur la rivière pour tenter de retrouver son corps. Ils auraient également jeté des zongzi dans l’eau afin d’empêcher les poissons de s’en approcher. C’est de cette légende que viendrait l’association entre les courses de bateaux-dragons, les zongzi et la fête de Duanwu.
Au fil des siècles, les courses de bateaux-dragons sont devenues à la fois une tradition culturelle, une activité sportive et un symbole fort de l’esprit collectif. Aujourd’hui, elles sont pratiquées bien au-delà de la Chine, dans de nombreux pays, où elles attirent un public de plus en plus large.
À travers ses saveurs, ses légendes et ses courses animées, la fête de Duanwu témoigne de la richesse des traditions chinoises et de leur capacité à traverser le temps tout en s’ouvrant au monde.
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Célébrer la nature au château de la Saurine
C’est en pays d’Aix et plus précisément sur la commune de Meyreuil, dans le parc du château de la Saurine que l’association Arc Fleuve Vivant organise la deuxième édition de la Fête de la nature ce samedi entre 10h et 18h. « Nous organisons cette édition dans ce lieu majestueux avec un espace extérieur d’une quinzaine d’hectares au milieu duquel passe le fleuve de l’Arc », explique Stéphane Salord, co-président de l’association Arc Fleuve Vivant créée il y a trois ans.
« Cette journée est un rassemblement associatif avec une cinquantaine d’associations présentes le jour de l’événement mais il y aura aussi beaucoup d’animations diverses et pour tous les âges parce que la nature, la biodiversité et l’environnement concernent les plus jeunes comme les plus âgés », détaille-t-il.
Des rendez-vous pour petits et grands
Stands associatifs, expositions, conférences et animations prévues rythmeront cette fête. « Le but c’est aussi d’ancrer différents éléments à travers les thématiques principales que sont la santé et l’environnement puisqu’on ne peut pas être en bonne santé dans une nature malade et la nature ne peut pas être en bonne santé si nous la polluons», campe Stéphane Salord avant de développer : « Il sera également question de débat de civilisation, c’est-à-dire que nous avons besoin d’un droit spécifique pour la nature et du développement d’autorités de contrôle pour le maintien de la biodiversité. Enfin, il est important de rappeler que la situation climatique est urgente, les alertes canicules sont de plus en plus précoces et nous ne sommes à l’abri de rien que ce soit pour les forêts ou pour la Méditerranée ».
Un fleuve qui a façonné les paysages de Provence
A l’ombre des arbres, cette journée est faite pour « flâner, prendre le temps et partager » le tout aux abords de ce fleuve témoin de l’histoire et acteur à part entière dans la création des reliefs que l’on connaît en Provence.
« Le fleuve de l’Arc est un fleuve collinaire qui prend naissance dans la Sainte-Baume et son sillon se poursuit jusqu’à la commune de Berre-l’Etang où il se jette dans la mer », précise Stéphane Salord. « Peu connu du grand public, nous avons pour ambition à travers la Fête de la nature et grâce aux actions que nous menons au sein de l’association, de le remettre au cœur du village, de lui redonner toute son importance et sa superbe. Tant pour ce qu’on lui doit historiquement que géologiquement sans oublier que ce climatiseur naturel est un outil et in instrument de premier plan pour notre avenir. » Et de poursuivre : « C’est aussi un cours d’eau de 89 kilomètres qui est vecteur de biodiversité mais qui est menacé parce qu’en cette période il risque d’arriver à un débit proche de zéro. Nous observons également des épisodes de pollution et nous nous devons d’être des lanceurs d’alerte sur le sujet ».
Samedi de 10h à 18h.
Entrée libre
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Le transport fluvial entre Fos et Lyon se renforce
Axe majeur pour le développement du Grand Port maritime de Marseille, la liaison MeRS (Méditerranée-Rhône-Saône) bénéficie de plusieurs annonces d’investissements inédits, ce vendredi. Et ce, à la suite d’un déplacement du ministre des Transports, Philippe Tabarot, et du président-directeur général, de la CMA CGM, Rodolphe Saadé, à Lyon, la veille. Et son entreprise montre les muscles avec « le lancement d’un projet de barge fluviale électrique et hybride sur l’axe Fos-Lyon ». Un navire « durable » de 185 mètres de long et d’une capacité de 156 EVP [équivalent vingt pieds, unité de mesure de volume de conteneurs]. La mise en service de la barge est « prévue à l’horizon 2028 » et implique « la création de stations de recharge dédiées le long du Rhône ».
40 millions pour
un terminalL’entreprise annonce aussi « investissement de 40 millions d’euros » pour moderniser les installations du Lyon Rhône Terminal (LRT). Si les travaux « seront lancés dès cette année », l’horizon est fixé à 2030 cette fois et dans l’objectif de « doubler les volumes fluviaux et ferroviaires ».
D’un autre côté, le port de Marseille-Fos, la compagnie nationale du Rhône (CNR) et les voies navigables de France (VNF) s’associent pour le lancement d’un « nouveau dispositif d’aide pour soutenir le transport fluvial de conteneurs entre Fos et Lyon ». Le tout, afin de participer à la régularité des flux sur le fleuve puisque les financements entendent « aider les opérateurs fluviaux à maintenir leurs services même en cas d’aléas ». Le port et la CNR participent à hauteur de 100 000 euros chacun quand les VNF mettent 50 000 euros sur la table. Concrètement, le dispositif « repose sur une aide forfaitaire et un suivi mensuel ».
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Suez et Seramm innovent pour les eaux marseillaises
« Quand on va voir l’OM, on n’imagine pas l’ampleur de l’usine qu’il y a dessous. » Sous le parvis Ganay par lequel on accède à la tribune du Vélodrome du même nom, les équipes du Seramm (Service d’assainissement Marseille Métropole) ne sont pas peu fières de présenter Géolide, la station d’épuration, au directeur général de Suez, Xavier Girre. Lequel n’hésite pas à la décrire comme « une merveille de capacité de pilotage et d’anticipation ».
Et pour cause : plus de 4 hectares de systèmes hydrauliques se trouvent sous les pieds des Marseillais et traitent plus 200 000 m3 d’eau par jour. Cet ouvrage, au cœur du système d’assainissement qui traite les eaux de Marseille et de 17 communes, est situé à la « confluence des réseaux d’assainissement ». « Il n’y a pas autant d’ouvrages souterrains et de cette taille-là ailleurs en France », résume fièrement Olivier Jourdan, directeur des usines du Seramm. « Marseille a une place particulière pour Suez. Le site est exceptionnel, il y a un enjeu d’innovation et de volume avec les phénomènes météorologiques plus marqués », abonde le directeur général, Xavier Girre.
Vestes orange fluo estampillées Seramm sur le dos, les travailleurs de l’équipe de maintenance évoquent « 4 200 équipements répartis sur quatre sites avec la station et deux sous-stations et un bassin d’orage ». Ces derniers réagissent notamment aux alertes du poste de contrôle « phare » via leur astreinte 7 jours sur 7. « L’intégralité du système est sous haute surveillance grâce à des experts présents 24h/24. Il y a des milliers d’informations qui remontent au travers de la supervision », explique Mathieu Luciani, responsable du poste. En clair, un centre névralgique doté de technologies nec plus ultra. Il énumère : « Nous exploitons une centaine de stations de pompage et avons déployé 200 capteurs sur le réseau. » Avec ces outils, la Seramm supervise les flux en temps réel. « Là, nous avons le barrage de la Pugette qui détourne l’Huveaune et permet de préserver les plages et le littoral », précise Mathieu Luciani au directeur général, en montrant une vidéo issue des caméras de surveillance.
« Maximiser les fluides »De quoi démontrer la capacité à « maximiser les fluides hydrauliques dans les réseaux en stockant sur les bassins », selon les besoins. Ce vendredi, « on est encore assez haut sur l’Huveaune » du fait des pluies régulières de la semaine. Autre fleuve en surveillance au poste : celui des Aygalades. À moins de 10 minutes à pied du poste, on retrouve aussi le bassin de stockage Ganay de 50 000 m3, « l’équivalent d’un immeuble de sept étages enterré pour stocker le surplus » en cas de fortes pluies.
Le fort épisode orageux du 21 septembre dernier, lors duquel des inondations avaient frappé violemment Marseille, est encore dans toutes les têtes. « On a eu un retour de pluie de 15 ans », se remémore Mathieu Luciani. « On a eu la démonstration très concrète de l’efficacité du dispositif », approuve Xavier Girre. C’est d’ailleurs son 3e déplacement à Marseille en 7 mois. Et le DG ne cache pas l’importance qu’il attache à la cité phocéenne et ses infrastructures. « Nous avons développé, ici en particulier, une expertise unique dans la gestion des eaux de pluie et des eaux usées pour préserver le territoire et la Méditerranée », assure-t-il.
Avant de souligner que, dans la région, « un habitant sur cinq est desservi en eau potable et un habitant sur deux bénéficie du service d’assainissement de Suez » grâce au travail des plus de 2 000 salariés locaux. « On apporte nos solutions techniques, nos innovations au service du territoire », insiste-t-il. Et notamment en vue « de l’enjeu du réchauffement climatique », comme le souligne Nicolas Cotiche, directeur général du Seramm. Il rappelle que « l’histoire de l’assainissement de la ville a commencé il y a plus de 130 ans, quand la ville subissait une épidémie de peste et de choléra ». D’où « l’enjeu de santé publique » qui reste plus que jamais d’actualité.
Amaury Baqué -

Durance, les raisons d’une crue peu habituelle mais sans dégâts
La Durance est sortie de son lit dans la nuit de ce mercredi 28 au jeudi 29 janvier, et a débordé sur la départementale 900 à Caumont. Ce qui a poussé le Département de Vaucluse à mettre en place une déviation en début de matinée.
Mais aucun dégât, de maisons inondées ni de blessés n’ont été constatés suite à cet épisode. La décrue, amorcée dans la nuit, était déjà bien engagée à la mi-journée ce jeudi. Le pic aux abords d’Avignon s’étant tenu vers 1h du matin avec un débit de 900 mètres cubes d’eau par seconde. « C’est un épisode assez courant », commente Bertrand Jacopin, directeur des études et des travaux du Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD). Tout en constatant que « c’est la première fois que ça déborde avec un débit aussi faible » et que « des agents sont sur place pour identifier le mécanisme ».
Les fortes pluies sur le secteur de Sisteron sont pointées du doigt par les autorités comme responsables de la montée du niveau de l’eau.
Ce n’était donc pas une crue particulièrement virulente, mais le SMAVD reste particulièrement vigilant quant aux évolutions de ces prochaines semaines. « On a vu qu’avec des pluies fortes mais pas énormes, il y a de belles réactions en rivière. Même si on fait attention tout le temps et que l’on anticipe », assure Bertrand Jacopin. Nous sommes actuellement en pleine période de surveillance accrue, qui s’étend d’octobre jusqu’en mai. 300 000 personnes sont exposées à un risque d’inondation le long du fleuve.