Tag: fléau

  • Une expérimentation pour retraiter le protoxyde d’azote

    Une expérimentation pour retraiter le protoxyde d’azote

    Ces derniers mois, des accidents de la route meurtriers ont montré que le conducteur avait consommé du gaz encore dit hilarant, contenu dans des bonbonnes de protoxyde d’azote. Une substance largement détournée et ultra consommée que le législateur s’attelle à punir en créant un délit d’inhalation de protoxyde d’azote et d’un délit de transport. En attendant, le fléau reste entier avec un impact sur la santé et l’environnement.

    « Chaque bouteille mal gérée a un impact écologique, industriel et sanitaire », brosse William Bouquet. Le maire (DVG) d’Entraigues-sur-la-Sorgue était l’hôte, ce mercredi, d’une grande opération de présentation d’un dispositif global de lutte contre ce fléau au sein de l’écopôle, un centre de tri des déchets économiques et industriels géré par Suez.

    La multinationale a initié, il y a un peu plus d’un an, une expérimentation qui serait unique en France, reposant sur trois volets : d’abord détecter, via l’intelligence artificielle, la présence de ses bonbonnes au sein des ordures ménagères. Puis, une étude sociologique pour avoir une cartographie des points chauds où l’on retrouve le plus de bouteilles afin de mener des opérations de sensibilisation (sécurité routière, services de l’État, syndicats de déchets, associations, festivals…). Enfin, une solution industrielle qui permet d’extraire le gaz résiduel contenu dans les bouteilles pour le décomposer en dioxygène et diazote, deux gaz naturellement présents dans l’air, et ensuite relâchés dans l’atmosphère. Car le protoxyde a un pouvoir 300 fois plus réchauffant que le Co2. « Ce gaz hilarant porte mal son nom, 2/3 de nos sites de traitement des déchets en France ont connu des incidents à cause des bonbonnes, engendrant entre 35 et 40 millions d’euros de surcoût », fait valoir Xavier Girre, directeur général de Suez, qui a investi 300 000 euros sur cette expérimentation.

    50 euros pour retraiter une bouteille

    En Vaucluse, quelque 30 000 bouteilles sont arrivées en 2025 à l’unité de valorisation Novalie de Vedène. Et cette année, il y a déjà eu autant d’incidents que sur tout 2025. « Les bouteilles explosent dans les fours, cela a entraîné 400 heures d’arrêt à Vedène, il y a donc une problématique sur la filière de tri, sans parler du risque pour la santé des opérateurs sur site », alerte Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon. Car la préfecture est aussi mobilisée sur le sujet, ayant pris, fin avril, un arrêté de consommation de protoxyde sur toute la journée et tout le département. « Ce sujet est un poison », rappelle Thierry Suquet, dont les services mènent des contrôles visant notamment les épiceries de nuit, lieu de vente très prisé [environ 70 euros la bonbonne classique]. Résultat, police et gendarmerie se retrouvent avec plus de 5 500 bouteilles sur les bras, à ne pas savoir qu’en faire. Quelque 200 ont d’ailleurs été amenées au centre d’Entraigues. Actuellement, il faut compter 50 euros pour
    retraiter une bonbonne… Définitivement pas hilarant.

  • L’ex-footballeur Mamadou Niang remet un prix contre le harcèlement scolaire

    L’ex-footballeur Mamadou Niang remet un prix contre le harcèlement scolaire

    Qui de mieux que la jeunesse pour sensibiliser à la lutte contre le harcèlement scolaire ? Pour la cinquième année consécutive s’est tenu le prix régional « Pour en finir avec le harcèlement scolaire », à l’initiative de la Région Sud. À l’issue de cet après-midi, le Prix régional a distingué sept lauréats : trois pour le prix Vidéo (lycée Chiris à Grasse, lycée Jean-Moulin à Draguignan et lycée Lurçat à Martigues), trois pour le prix Affiche (lycée Dauphin à Cavaillon, lycée Impérial à Nice et lycée Janetti à Saint-Maximin) et un pour le Prix Autre Support (lycée Les Côteaux à Cannes). Pour la première fois, un coup de cœur du jury a été décerné (lycée Le Rocher à Salon-de-Provence). « Le harcèlement scolaire est un fléau qui touche un bon nombre de jeunes et pour nous, c’est inacceptable qu’ils aillent en cours avec la boule au ventre. On est mobilisés avec Mamadou Niang aussi, pour mettre un terme à ce fléau », déclare Ludovic Perney, 15e vice-président de la Région en charge de la Jeunesse, des Sports et de la vie étudiante.

    Investissement de la Region

    Un million d’euros sont investis chaque année par la Région Sud pour combattre le harcèlement scolaire. Ce qui permet de former des parents d’élèves et des agents afin d’être en capacité de reconnaître toutes formes de harcèlement. « On sait qu’aujourd’hui, nous savons que les formes ont changé, notamment avec le cyberharcèlement », annonce Ludovic Perney. « C’est une cause qui me tient à cœur, surtout en tant que père de famille. Sur le terrain, quand un joueur galère, on s’entraide, alors faites pareil au lycée », complète Mamadou Niang.

  • Le moustique tigre sous haute surveillance dans notre région

    Le moustique tigre sous haute surveillance dans notre région

    Devenu invité permanent de nos jardins ou de nos balcons, le moustique tigre reste surtout un vecteur important de maladies, transmettant aux humains les virus de la dengue, du zika et du chikungunya, rappelle l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), qui a officiellement ouvert la saison de surveillance de la bestiole le 1er mai.

    Avec plus de 97% de la population de la région qui vit au contact de cet insecte, un nombre inédit de cas autochtones a été enregistré en 2025 en Paca. Entre début juin et début novembre, 450 cas de chikungunya et 16 cas de dengue ont été recensés, « répartis en 35 épisodes distincts de transmission, essentiellement dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône », précise l’ARS.

    Un suivi précis des cas

    Ce qui fait de Paca la région la plus touchée, avec près de 60% des cas identifiés en France. Un niveau important comme « jamais elle n’en avait connu », commente l’ARS, même si la tendance est à l’augmentation, depuis 2022.

    Raison pour laquelle la mobilisation des professionnels de santé, des collectivités et de la population demeure essentielle, « pour prévenir la transmission et limiter la prolifération de l’insecte ». D’autant que, suite à la hausse des températures et à l’allongement des journées, les larves sont actuellement en plein développement après avoir passé l’hiver sous la forme d’œufs. Et vont rapidement devenir des moustiques tigres adultes, capables de piquer.

    Pour lutter contre ce fléau, l’ARS recommande d’éliminer les petites réserves d’eau une fois par semaine, notamment les coupelles de plantes, de bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d’eau, de ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut en contenir, et de nettoyer les gouttières ainsi que de ramasser les déchets verts.

    Grillages et moustiquaires, vêtements couvrants et amples, répulsifs et ventilateurs à fond peuvent aussi permettre de profiter de son extérieur. En cas de symptômes, tels que la fièvre brutale, des douleurs articulaires ou musculaires, des maux de tête et une éruption cutanée, l’ARS recommande de consulter sans attendre son médecin traitant. Chaque cas de dengue, chikungunya ou zika confirmé devant être déclaré pour identifier les lieux de contamination éventuels.