Le documentaire réalisé par Cara Holmes présente le quotidien de Orla Barry, éleveuse et artiste irlandaise.
G.C.
Film en VO sous-titré français.
Réservation sur le site ubaye-tourisme
![[C’est l’été] Rencontre culturelle à Saint-Paul-sur-Ubaye](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/9ebd29e23730c7b5217b48c2d686565f.jpg)
Le documentaire réalisé par Cara Holmes présente le quotidien de Orla Barry, éleveuse et artiste irlandaise.
G.C.
Film en VO sous-titré français.
Réservation sur le site ubaye-tourisme

Ce mardi et ce mercredi, le Parc National des Écrins diffuse le dernier film de Jean-Michel Bertrand, Vivre avec les loups, dans lequel le cinéaste emmène le public à la rencontre d’éleveurs et de bergers confrontés au prédateur. La séance, qui se déroule au centre du Parc au Monêtier-les-Bains, est suivie d’un temps de discussion entre le public un garde-moniteur du Parc. « Le dernier film de Jean-Michel Bertrand est plus axé sur les incidences du retour du loup sur l’activité dans les vallées, et il aborde les conséquences pour les éleveurs, c’est un film qui traite de cette coexistence », explique Pierre Bouvet, chargé de mission au Parc National des Écrins. « Nous sommes à l’interface entre les deux mondes, d’où le fait de faire des projections pour informer et sensibiliser les gens sur la présence du loup et aussi et surtout sur les incidences liées à la présence pastorale. »
Une mission parfois difficile à expliquer alors que la prédation du loup sur les troupeaux suscite de plus en plus la colère d’éleveurs qui voient dans cette nouvelle contrainte une menace pour l’avenir du pastoralisme. « Le rôle du Parc c’est la protection et la conservation de la biodiversité, dont le loup fait partie, explique Pierre Bouvet. En revanche, c’est une espèce qui est aussi très compliquée à vivre pour le monde de l’élevage, et le Parc est très attaché à cette culture du pastoralisme, qui entretient et façonne les paysages et qui constitue une grande part de l’identité du Parc quand même. »
Si le Parc n’intervient pas dans la politique du loup, décidée au niveau de l’État, il participe aux prospections de terrain pour déterminer les effectifs de l’animal sur le territoire français, estimés à environ 1 100 individus. En parallèle, les agents coopèrent aussi tout au long de l’année avec les éleveurs, en leur communiquant les indices de présence du canidé, en recrutant chaque été des bergers d’appui pour aider à surveiller les troupeaux et en aidant les communes pour installer des cabanes d’alpage qui permettent aux éleveurs de rester près de leur cheptel en estive. « Il y a plus de 115 000 moutons sur le Parc, où les alpages représentent environ 40% du territoire. C’est un milieu incontournable pour nous. Ça étonne parfois les gens qui pensent souvent que le Parc est un espace sanctuarisé sans activité humaine, ce n’est pas du tout le cas », rappelle Pierre Bouvet.
Reste qu’avec près de 350 constats d’attaques de troupeaux pour plus de 800 victimes en 2025 selon la Chambre d’agriculture, la cohabitation n’est pas sans heurts. Même s’il reconnaît que le loup reste « une menace et une pression constantes pour les éleveurs », pour Pierre Bouvet, ce travail d’adaptation entre loup et pastoralisme fonctionne mieux qu’on ne le croit : « Depuis plus de vingt ans que le loup est revenu dans les Hautes-Alpes, même s’il y a des tensions, en réalité il y a du progrès. On dit souvent que la prédation explose en France mais en fait non. Elle augmente dans les nouvelles régions où le loup revient, là où l’on redécouvre ce sujet et où l’on a plus les moyens de protection, alors que dans les Alpes elle est plutôt stable ».
Projection « Vivre avec les loups » le 26 août de 16h à 17h30 au centre d’accueil du Parc national des Écrins, col du Lautaret, 05220 Le Monêtier-les-Bains.
![[C’est l’été] À Apt, Le César à petit prix](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/816ae8b9e89aef1df42fbb847d3b8882.jpg)
Ce cinéma de trois salles est le seul encore en activité dans la ville. Il a la particularité d’être installé dans les murs d’une ancienne chapelle classée aux Monuments historiques. L’écran d’une des salles cache les restes de l’ancien autel.
Le cinéma diffuse actuellement Un grand raccourci , le premier film de deux réalisateurs racontant les aventures de jeunes débrouillards. Est aussi en salle Fjord , qui a eu la Palme d’or à Cannes. Pour les amateurs de thrillers, il y a Le Triangle d’or . Ce film raconte l’histoire de Laura, embauchée pour être au service de Souria dans un hôtel particulier parisien. Entre surveillance et ambiance luxueuse, un lien fragile se tisse entre elles.
G.C.
![[C’est l’été] Fête de la Saint-Loup à Solliès-Ville](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/aa6d623473255bf74803b973daeca260.jpg)
Puis, la troupe « Première » donnera un spectacle gratuit « Zoom sur Mamma Mia ! », en référence au célèbre film se déroulant sur une île grecque. La soirée se termine par un bal en accès libre.
G.C.
![[Cinéma] Montpellier, temple de l’Odyssée de Nolan](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/065020e03de49313a6301a7a653b6f50.jpg)
Si vous habitez à Montpellier ou dans les environs, ce serait dommage de passer à côté de cette expérience unique de cinéma. Depuis le 15 juillet, le Pathé Multiplexe Odysseum est l’unique cinéma de l’Hexagone à diffuser L’Odyssée, le dernier film de Christopher Nolan, dans son format d’origine : l’Imax 70 mm.
Une exclusivité possible grâce à la présence d’un écran Imax gigantesque (22,39 mètres de large sur 16,76 mètres de haut, soit 432 m2) mais surtout grâce à l’acquisition d’un des rares projecteurs qui permet de diffuser le film avec sa bobine argentique de 110 à 140 kg et de 6 km à 18 km de long !
Pour ce faire, le Multiplexe a même dû former 7 techniciens à cette technologie vintage que le numérique a remplacée.
Pour le plaisir des cinéphiles, il en résulte une sensation de gigantisme sur les scènes d’extérieur notamment (pas de bandes noires qui coupent l’image), une résolution d’image inégalable (18k !), un grain si particulier à l’écran et un son assourdissant (un peu trop d’ailleurs). Un spectacle total puisque L’Odyssée est le premier film de l’histoire du 7e art dont toutes les scènes ont été tournées à l’aide de caméras Imax.
Deux bémols toutefois à signaler. D’abord cette spécificité vous coûtera un billet en plus : un supplément non négligeable de 12 euros est facturé, y compris pour les abonnés au pass’ illimité. Ensuite mieux vaut programmer sa séance bien en amont. Le succès est tel que la salle Imax est prise d’assaut, des curieux débarquant à Montpellier des quatre coins du pays et même de l’étranger, l’autre salle la plus proche étant située à Londres. Certaines séances* en Imax 70 mm sont donc complètes plusieurs jours ou semaines en avance et il est essentiel de dégoter un fauteuil bien centré et en hauteur pour profiter au mieux du spectacle.
Fresque colossale de près de trois heures, le film adapte le poème antique d’Homère. Porté par Matt Damon dans le rôle d’Ulysse, entouré de Tom Holland (Télémaque) et Anne Hathaway (Pénélope), le récit retrace son périlleux retour vers Ithaque après la guerre de Troie. Des face-à-face dantesques avec le Cyclope Polyphème aux chants envoûtants des Sirènes, Nolan livre un voyage introspectif et sensoriel. L’œuvre explore des thèmes profonds comme le nostos (le voyage de retour), la xenia (l’hospitalité sacrée), la culpabilité d’un soldat brisé par la guerre, ainsi que la place centrale et résiliente des femmes dans son destin.
Après Inception (2010), Interstellar (2014) ou Oppenheimer (2023), le réalisateur britannique s’impose définitivement comme le gardien de l’expérience collective en salle.
* Séances supplémentaires dispos du 23 au 29 septembre.

Depuis 2022, l’association Action Bomaye œuvre pour démocratiser l’accès au cinéma à Marseille. Pour la 5e édition de son festival Happy End, elle organise, à partir de ce vendredi et jusqu’à dimanche, trois projections gratuites en bas d’immeubles à la Savine (15e), au Panier (2e) et à Félix Pyat (3e).
L’idée du festival est née d’un constat : « Le cinéma est devenu super cher et n’est plus accessible pour beaucoup d’habitants des quartiers prioritaires », explique Mouna, chargée de projets de l’association. Placée cette année sous le thème de la famille, chaque soirée suit le même parcours : rencontre avec des professionnels du cinéma, apéritif dînatoire, projection puis débat citoyen.
Cette volonté d’aller au-delà de la simple projection constitue la singularité du festival. « On se différencie d’autres évènements de projection parce qu’on ramène les équipes du film pour débattre avec le public », souligne Mouna. Ce vendredi, à la Savine, le documentaire L’air des autres, ouvrira le festival. Consacré aux inégalités environnementales, le film sera précédé d’un échange avec Sanaa Saitouli, cofondatrice de l’association Banlieues Climat, et Sarah-Maria Hammou, enseignante-chercheuse en justice climatique.
Samedi, place du Refuge, dans le Panier, le film Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan sera projeté. Le public pourra échanger avec Naïm Naji, acteur du film, et Hana Levy, responsable des jeunes comédiens. Enfin, dimanche, le Stade Gris de Félix Pyat accueillera Intouchables, en présence des acteurs Cyril Mendy et Salimata Kamate.
![[C’est l’été] Adam à Marseille projeté le 19 août au Mucem](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/685ca591728b3daef2ae227e7e53cc9b.jpg)
Une coproduction Maroc, France, et Belgique sortie en 2019 d’une durée de 1h41 en version originale sous-titrée
Dans la Médina de Casablanca, Abla, veuve et mère d’une fillette de 8 ans, tient un magasin de pâtisseries marocaines. Quand Samia, une jeune femme enceinte frappe à sa porte, Abla est loin d’imaginer que sa vie changera à jamais. Une rencontre fortuite du destin, deux femmes en fuite, et un chemin vers l’essentiel.

Plume de La Marseillaise où il a été responsable de la chronique cinéma durant près de 35 ans, Claude Martino propose une édition « revue et augmentée » de son livre sur Le rendez-vous des quais, un « film et ses histoires », truffé de témoignages et documents inédits.
Savamment décortiquée et contextualisée, cette œuvre majeure, reconnue comme le chaînon manquant entre néoréalisme et Nouvelle vague rappelle l’auteur, c’est aussi l’histoire d’un homme, Paul Carpita, dont Claude Martino fut l’ami. Un instituteur marseillais communiste, militant, qui n’a pas hésité à dégainer clandestinement la caméra sur le port de Marseille, sous prétexte d’un documentaire sur la brandade de morue, pour filmer une grève des dockers contre la guerre d’Indochine.
Ce réalisateur « amateur » sera aussi méprisé par une intelligentsia dont on sait juste qu’elle est parisienne, rappelle l’auteur. Meurtri, Paul Carpita n’aura eu de cesse de chercher les bobines saisies lors d’une projection en 1955, après censure de l’État. Il faudra attendre 1990 pour que le film soit de retour dans les salles.
Le rendez-vous des quais, c’est aussi l’histoire dans l’Histoire. Un temps où, comme aujourd’hui, il ne fait pas bon défendre la culture de paix en France, où la direction du PCF, pourtant soutien de la première heure du réalisateur, ne tenait pas non plus à ce qu’on montre « des jaunes » reprendre le travail. Dans les annexes de son ouvrage, Claude Martino propose à ce titre une chronologie qui replace le long-métrage dans son époque.
Avec son « rendez-vous », Paul Carpita donne aussi à voir le quotidien des « petites gens » explique-t-il. Une vie dure mais où les protagonistes misent sur la solidarité, n’hésitant pas à entrer dans un conflit aux lourdes conséquences pour leurs familles. La réalité sociale, l’engagement mais aussi la poésie qui jalonneront les courts et longs-métrages du réalisateur qui n’a cessé de tourner jusqu’à son dernier souffle.
« Le rendez-vous des quais,
un film et ses histoires »,
de Claude Martino.
Éditions L’Harmattan,
22 euros, dans toutes les bonnes librairies.
![[C’est l’été] Les péplums en leur royaume au Théâtre antique d’Arles](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/5dc24cf60b064dfac540cb0bf5ecc149.webp)
Avec son théâtre antique dont la construction fut achevée 12 années avant notre ère et une ville recelant un riche héritage romain, l’association Peplum a de quoi faire, depuis 1987, pour organiser son événement phare. Du 17 au 22 août, l’écrin du festival du film péplum qui invite à « redécouvrir l’Antiquité sur écran géant », nourri par une programmation liant « histoire, cinéma et littérature ». Au total, six soirées de projections, à chaque fois amorcées par un « apéro-rencontre » sous forme d’échange avec un expert, la professeure d’Histoire ancienne Pauline Ducret pour l’inauguration, un ciné-club autour de « la cage aux fauves au risque de la démocratie » orchestré par le docteur en littérature Jean Max Méjean, toujours à cette même date. Cette soirée inaugurale sera placée sous le thème de « l’épopée » avec une « reconstitution vivante d’un cortège romain », assurée par les légionnaires d’un soir des associations Arelate et Leg VI Ferrata, avant de finir en trombe avec la projection du Gladiator II réalisé il y a deux ans par Ridley Scott.
Parmi les autres projections du festival, à la nuit tombée, on notera celle d’Astérix et Cléopâtre (2002) d’Alain Chabat, du péplum réalisé en 1960 par Riccardo Freda, Le géant de Thessalie, ou encore de Messaline, cette impératrice romaine à laquelle les historiens prêtent une cruauté et une sexualité effrénée qui ont contribué à sa perte. Charge enfin, le 22 août, au David et Bethsabée d’Henry King, avec le magistral Gregory Peck dans le rôle du roi David, de clore la 39e édition.
![[C’est l’été] Une avant-première en plein air à Forcalquier](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/7265b75a5b978f244ac07dfd5ef3e5d2.jpg)
Ce mardi 4 août, à 21h30, une avant-première est proposée avec le film d’animation belgo-français Le Corset, réalisé par Louis Clichy. Une autre projection, la dernière organisée par la ville et le Bourguet, aura lieu mardi prochain. Ce sera le film de Christophe Honoré Mariage au goût d’orange, avec Adèle Exarchopoulos et Vincent Lacoste, qui sera projeté, lui aussi en avant-première. Les séances coûtent six euros et sont sans réservation. Une billetterie est sur place, 45 minutes avant la séance, soit à 20h45. 300 places sont disponibles par soirée.