Tag: Fifa

  • Gianni Infantino toujours fragilisé à la tête de la FIFA

    Gianni Infantino toujours fragilisé à la tête de la FIFA

    Début de la fin ou simples secousses pour Gianni Infantino ? Depuis son idée, au mieux atypique, de vendre la Coupe du monde au plus offrant, le président de la FIFA subit la fronde de plusieurs fédérations continentales. L’UEFA (Europe), l’AFC (Asie) et la Concacaf (Amérique centrale et du Nord) ont publié une lettre ouverte, ce lundi matin, pour s’opposer au big boss du football mondial. Le boycott de la prochaine Coupe du monde est toujours sur la table et les trois confédérations se battent pour que l’homme de 56 ans retire sa candidature pour un nouveau mandat à la tête de l’entité. L’élection aura lieu en mars prochain et le Suisse est, à l’heure actuelle, le seul candidat.

    Ce pacte est d’autant plus inquiétant pour Infantino que ces trois fédérations pèsent lourd au niveau mondial. Même s’il y a quelques frondeurs (Qatar et Mexique en tête), UEFA, AFC et Concacaf rassemblent 136 fédés sur les 211 affiliées à la FIFA. Suffisant pour faire tomber le président, élu 10 ans en arrière, à la fin de l’hiver. Dans cette lettre conjointement publiée, les associations fustigent : « Il ne s’agit pas davantage de revenir sur l’élargissement des compétitions, l’attribution des Coupes du monde ou toute autre décision prise collectivement. Ces décisions doivent être maintenues. Il s’agit de quelque chose de bien plus fondamental : l’intégrité du football et l’intégrité de ceux qui ont été élus pour le diriger, appuient les présidents Ceferin, Montagliani et le cheikh Salman. La direction du football n’est pas une possession. Lorsque cette confiance est brisée par la tromperie, lorsqu’un individu se place au-dessus du collectif qui lui a confié son autorité, ce devoir a été abandonné ».

    Fragilisé, l’ancien secrétaire général de l’UEFA affiche toujours sa sérénité en public. Mais jusqu’à quand ?

  • Privatisation de la Coupe du Monde : Infantino jette l’éponge

    Privatisation de la Coupe du Monde : Infantino jette l’éponge

    La soif d’argent de Gianni Infantino a été matée par la rébellion de la majorité des confédérations de football. Le patron de la Fifa rêvait d’une société privée, impliquant des proches du président des Etats-unis Donald Trump. Mais les refus catégoriques de la Concacaf (Amérique du nord et centrale), ACF (Asie) et UEFA (Europe), cette dernière menaçant de boycotter les coupes du Monde, ont contraint celui qui brigue un nouveau mandat de président à renoncer. «Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est devenu clair que le projet a créé des divisions (…) qui ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif initial. Notre but a toujours été, et sera toujours, d’unir et de progresser. La proposition ne sera donc pas retenue», a reconnu dans un communiqué Gianni Infantino, par ailleurs fragilisé après la toute récente démission de son conseiller principal, Carlos Cordeiro.

  • La privatisation de la Coupe du Monde ne passe pas

    La privatisation de la Coupe du Monde ne passe pas

    Toujours plus ! Le titre de l’essai de François de Closets, publié en 1982, est sans doute le livre de chevet de Gianni Infantino.

    Quelques jours après une Coupe du Monde gâchée par de petits arrangements afin de satisfaire certains intérêts, notamment ceux de Donald Trump et ses proches, le patron de la Fifa ne trouve pas mieux que mettre sur la table la création d’une société chargée de gérer deux compétitions : la Coupe du Monde et la Coupe du Monde des clubs.

    Sous prétexte de faire entrer plus de 10 milliards de dollars (890 millions d’euros) dans les caisses de l’instance, qui est censée être une association à but non lucratif, il s’agit ni plus ni moins que d’une privatisation partielle de la Fifa.

    Pour réaliser ce projet de société commerciale, l’instance travaille avec la banque d’affaires J.P. Morgan et le fonds d’investissement Thrive Eternal, qui devrait prendre la tête du groupe d’investisseurs potentiels. Ce fonds d’investissement a été créé par Joshua Kushner, le frère de Jared, gendre de Donald Trump, actuel président des États-Unis.

    Le monde du football est unanime dans la dénonciation. Notamment l’UEFA, qui regroupe les fédérations européennes. « Ça franchit une ligne que les institutions gouvernant le football ne devraient jamais franchir », a-t-elle écrit.

    UEFA : réunion de crise

    « L’âme et la gouvernance du football ne sont pas des capitaux sur lesquels faire de la spéculation, surtout sans aucune transparence sur la destination des bénéfices financiers. Aucun d’entre nous n’est le propriétaire du football. Ce n’est pas à la Fifa de le vendre », ajoute-t-elle. Avant d’évoquer un boycott possible de la Coupe du Monde féminine 2027. L’UEFA avait fait reculer la Fifa en 2021, lors de son projet de Coupe du Monde tous les deux ans, avec déjà la menace du boycott. Une réunion d’urgence de ses fédérations a été décidée par son président, Aleksander Ceferin.

    Du côté des pays d’Amérique du nord et centrale, la Concacaf se dit « profondément préoccupée par le manque de processus dû. Nous partageons la déception de nombreux acteurs de notre région et du football que ce niveau de détail ait été conçu et partagé publiquement avant toute discussion avec les organismes de gouvernance compétents et les parties prenantes ».

    Les réactions négatives ont également gagné la sphère politique, Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique, estimant que « le football n’appartient pas aux investisseurs » mais à ceux « qui remplissent les tribunes et qui se tiennent au bord du terrain semaine après semaine, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau ».

    Côté français, le président de la FFF Philippe Diallo, sur les ondes de France Inter, s’est étonné de l’absence de communication. « Nous avons découvert à travers un communiqué de presse un projet très important sur lequel nous n’avons aucun détail et qui, par rapport à son orientation soulève beaucoup d’interrogations. »

  • [Coupe du Monde] Le jeu collectif de la Roja a triomphé de l’Argentine

    [Coupe du Monde] Le jeu collectif de la Roja a triomphé de l’Argentine

    Le beau jeu a triomphé. En réalisant un parcours exceptionnel jusqu’au sacre, l’Espagne s’est imposée comme la grande référence de ce Mondial 2026. Dotée de l’un des effectifs les plus talentueux de la planète, la Roja a séduit par la qualité de son collectif et sa maîtrise technique, mettant en difficulté chacun de ses adversaires. Si elle a parfois manqué d’efficacité dans le dernier geste, l’équipe de Luis de la Fuente a compensé par une défense imperméable et un milieu de terrain souverain, capable d’étouffer n’importe quelle opposition. En finale, les Espagnols ont confirmé leur supériorité en dominant l’Argentine (1-0), une sélection dont l’attitude très agressive, marquée par plusieurs contacts rugueux et des échanges tendus à l’issue du match, a suscité de nombreuses critiques pendant et après la rencontre.

    La Roja achève son tournoi sans jamais avoir été menée au score et avec un seul but encaissé sur l’ensemble de la compétition, une performance jamais réalisée par un champion du monde. Symbole de cette maîtrise, Rodri a été élu meilleur joueur de la compétition. Véritable patron du milieu espagnol, le joueur de Manchester City a impressionné par son calme et son intelligence de jeu. À ses côtés, Lamine Yamal a confirmé son immense potentiel. À seulement 19 ans, le prodige du FC Barcelone a prouvé qu’il appartenait déjà au cercle des meilleurs joueurs du monde et s’annonce comme un sérieux prétendant au Ballon d’Or.

  • Sept Olympiens, deux finalistes et un chèque

    Sept Olympiens, deux finalistes et un chèque

    Alors que la préparation de la nouvelle saison a déjà débuté, sept joueurs de l’Olympique de Marseille n’ont pas encore retrouvé le groupe de Bruno Genesio. Derek Cornelius (Canada), Nayef Aguerd (Maroc), Amine Gouiri (Algérie), Timothy Weah (États-Unis), Quinten Timber (Pays-Bas), Facundo Medina (Argentine) et Gerónimo Rulli (Argentine) étaient engagés avec leur sélection lors de la Coupe du monde 2026. Leonardo Balerdi devait lui aussi faire partie de l’aventure avec l’Albiceleste, mais une blessure à la jambe l’a contraint à déclarer forfait avant le début de la compétition.

    Les sept Olympiens ont tous franchi la phase de groupes. Seuls Quinten Timber et Amine Gouiri, auteur d’un but face à la Jordanie lors du troisième match de poule, ont été éliminés dès les seizièmes de finale. Derek Cornelius et Timothy Weah ont, eux, vu leur parcours s’arrêter en quarts de finale, tandis que Nayef Aguerd et le Maroc ont été battus par l’équipe de France aux portes du dernier carré.

    En finale, Facundo Medina et Gerónimo Rulli étaient les deux derniers représentants marseillais encore en lice. Si le gardien argentin n’a pas disputé la moindre minute du tournoi, son compatriote, arrivé l’été dernier en provenance de Lens, a été titularisé à trois reprises avant de perdre sa place à partir des huitièmes de finale. Il est tout de même entré en jeu à la 70e minute et a donc pu profiter d’un temps de jeu conséquent lors de la finale.

    Plus de 400 000 euros

    grâce à Médina et Rulli

    Grâce à un dispositif de la FIFA qui prévoit le versement d’environ 5 000 dollars par joueur et par jour aux clubs employeurs, sur la période allant du 1er juin au lendemain du dernier match disputé par leur sélection, l’OM devrait ainsi percevoir environ 500 000 dollars, soit près de 437 000 euros, par l’intermédiaire de Facundo Médina et Geronimo Rulli. Toujours bon à prendre.

  • Une Coupe du monde avec son lot de polémiques

    Une Coupe du monde avec son lot de polémiques

    S’il y avait des doutes avant le début de la Coupe du monde sur l’ambiance et l’attractivité de la compétition, force est de constater qu’au niveau du jeu, le Mondial a été plutôt réussi. Les matches étaient plaisants, les stars ont répondu présentes comme rarement lors d’un Mondial et plusieurs équipes jugées plus faibles ont réussi de belles surprises. Éliminé en 16e de finale, le Cap-Vert est par exemple parvenu à marquer de son empreinte cette édition et pourra se targuer de n’avoir perdu aucun match à la fin du temps réglementaire.

    Alors que l’on attendait les frasques de Donald Trump (qui n’a tout de même pas pu s’empêcher d’intervenir pour annuler le carton rouge de Folarin Balogun, l’attaquant des États-Unis), le président américain est resté discret. L’édition a en réalité surtout été marquée par plusieurs sorties racistes.

    Tout a commencé avec l’ex-joueur yougoslave, Rade Bogdanovic. Pour expliquer l’erreur du défenseur belge Nathan Ngoy, l’ancien buteur de l’Atlético Madrid aujourd’hui consultant pour la télévision serbe, n’a regardé que la couleur de sa peau : « J’ai toujours dit que ces joueurs, et je ne suis pas raciste, mais que ces joueurs noirs n’ont pas la concentration pour tenir plus de soixante à quatre-vingt minutes. » L’ancienne star allemande Bastian Schweinsteiger, chouchou d’Angela Merkel à l’époque où la Mannschaft était championne du monde, n’a pas été plus heureux dans ses propos en parlant de la sélection ivoirienne comme d’une équipe « de football africain », « parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait tactique ».

    Malheureusement, ce Mondial, où l’Afrique a brillé puisque 9 des 10 équipes engagées ont passé le premier tour, s’est donc aussi accompagné des pires préjugés racistes.

    Mbappé, « Camerounais issu de la colonisation »

    Mais les propos les plus scandaleux sont arrivés du Paraguay. Suite à l’élimination de l’équipe nationale contre la France (1-0), la sénatrice Celeste Amarilla a violemment attaqué Kylian Mbappé. Sur X, elle écrit à propos du numéro 10 tricolore : « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français. »

    Les propos de la parlementaire membre de l’opposition ont fait le tour de la planète. Mbappé a alors reçu le soutien de la FIFA, de l’UEFA, de la FFF, du gouvernement paraguayen qui a présenté ses excuses à la France, de l’ONU et de nombreux responsables politiques dont le chef de l’État français. Le parquet de Paris a même ouvert une enquête contre la sénatrice paraguayenne.

    La sénatrice a profité de cette réponse pour réaffirmer ses propos et insulter à nouveau le capitaine tricolore de « fils de p*** ». Ses déclarations rappellent les chants et insultes déjà entendus en Argentine après la victoire de l’Albiceleste lors du dernier championnat du monde. Mais ces propos sont aussi audibles en France. Sur les réseaux sociaux, l’équipe de France, pas assez « blanche » selon certains, est régulièrement qualifiée « d’équipe africaine » qui ne représenterait donc pas les Français. Les propos de Kylian Mbappé ou de Jules Koundé contre l’extrême droite ne sont pas non plus passés inaperçus de ce côté de l’échiquier politique.

  • [Coupe du Monde] Une mi-temps interminable

    [Coupe du Monde] Une mi-temps interminable

    C’est ainsi qu’au lieu de se disputer en deux mi-temps, les matches se sont joués en quatre quart-temps, afin de permettre la diffusion de plus de spots publicitaires.

    Pour la finale, les organisateurs ont ainsi imposé un concert, comme c’est la tradition à l’occasion du super bowl.

    Mais pour le mettre en pratique, il a fallu allonger le temps de repos. Habituellement de 11 minutes dans le vestiaire, plus les quatre minutes nécessaires pour quitter et revenir sur la pelouse, ce temps a finalement été d’une demi-heure, afin que Madonna et consort puissent faire leur show sur la pelouse du stade de New York.

  • [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    Thomas Tuchel, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Angleterre, s’est montré catégorique en ce qui concerne le match de la troisième place, samedi (à 23h) au Hard Rock Stadium, à Miami, face à l’équipe de France. « Aucun de nos joueurs ni aucun des joueurs français ne souhaite disputer ce match », a déclaré le coach anglais. « Ils veulent jouer la finale. Nous avons tout donné pour y parvenir. Tout le monde joue pour gagner la Coupe du monde, mais c’est ainsi. Nous avons un jour de récupération de moins que la France, mais nous le ferons avec professionnalisme », a-t-il ajouté. Championne du monde en 1966, l’Angleterre n’a depuis jamais retrouvé la finale de l’épreuve. Depuis 2018, elle se retrouve à chaque fois au minimum jusqu’au stade des quarts de finale. C’est d’ailleurs à ce tour fatidique que les Bleus leur avaient barré la route du dernier carré en 2022, où Olivier Giroud avait anéanti leurs espoirs de sacre.

    Mbappé vise un trophée individuel

    Si les hommes de Didier Deschamps peuvent encore repartir d’Amérique avec une médaille de bronze, Kylian Mbappé a, lui aussi, un objectif personnel. Le capitaine tricolore est en tête du classement des buteurs, à égalité avec le génie argentin Lionel Messi. Le Madrilène pourrait ainsi devenir le premier joueur, depuis le roi Pelé, à remporter deux éditions consécutives du Soulier d’or au Mondial.

  • [Coupe du Monde] Un épilogue du Mondial royal entre l’Espagne et l’Argentine

    [Coupe du Monde] Un épilogue du Mondial royal entre l’Espagne et l’Argentine

    Il faut remonter à 1966 pour retrouver un Espagne-Argentine dans une compétition officielle. Soixante ans plus tard, les deux géants du football latino se retrouvent pour un duel au sommet : la finale de la Coupe du monde 2026, dimanche (21h), au MetLife Stadium de New York.

    Les hommes de la Roja, impressionnants d’efficacité depuis leur deuxième match de groupe après une entrée en matière laborieuse face au Cap-Vert, ont été les premiers à décrocher leur billet pour la finale. Leur maîtrise collective et leur jeu de possession parfaitement huilé ont fait la différence tout au long de la phase à élimination directe. Ils ont d’abord écarté le Portugal de Cristiano Ronaldo, puis la Belgique de Kevin De Bruyne, au terme de deux succès arrachés dans les derniers instants.

    Mais c’est surtout leur démonstration face à la France, en demi-finale, qui a marqué les esprits : les Bleus ont été étouffés par l’intensité et la justesse du collectif espagnol. « C’est une équipe immense, avec des joueurs fantastiques et un style de jeu remarquable », saluait Lionel Messi après la victoire de l’Argentine contre l’Angleterre (2-1), en demi-finale. « C’est une équipe que je connais bien, avec une philosophie de jeu installée depuis de nombreuses années. Je connais aussi les joueurs, j’ai joué contre eux, je les suis. Plusieurs évoluent au Barça, un club que j’aime et que je soutiens. C’est un match spécial, une finale de Coupe du monde. J’imagine que ce sera un match très serré », a ajouté la « Pulga », toujours aussi inspirée techniquement.

    En foulant la pelouse du MetLife Stadium dimanche, Lionel Messi ajoutera une nouvelle ligne à son immense légende. À 39 ans, l’Argentin deviendra seulement le deuxième joueur de l’histoire à disputer trois finales de Coupe du monde (2014, 2022 et 2026), après le Brésilien Cafu.

    L’élève Scaloni dépassera son ancien maître ?

    Cette affiche entre l’Espagne et l’Argentine fêtera également les retrouvailles entre Luis de la Fuente et Lionel Scaloni. Le premier cité fut le professeur du second lors de son cursus d’entraîneur. « Le destin a voulu que l’on se retrouve en finale. Après le Qatar, j’ai eu une très belle conversation avec lui ; nous avons parlé de choses qui, je pense, lui ont été utiles et qu’il a ensuite appliquées à sa sélection », a révélé le sélectionneur argentin. « Tout le monde sait que je vis en Espagne, que ma famille est là-bas, mais dimanche, je suis désolé : nous allons tout faire pour gagner. J’espère que les Espagnols seront heureux de voir l’Argentine en finale, après tout ce que Messi leur a apporté. Ils l’aiment – pas tous, mais une grande partie l’adore », souligne-t-il, à 72h de disputer sa deuxième finale de Coupe du monde consécutive.

    Il devient le cinquième sélectionneur de l’histoire à réaliser cette prouesse. Avant lui, seuls Didier Deschamps (2018 et 2022 avec la France), Franz Beckenbauer (1986 et 1990 avec la RFA), Carlos Bilardo (1986 et 1990 avec l’Argentine) et Vittorio Pozzo (1934 et 1938 avec l’Italie) avaient réussi cela.

    ET AUSSI

    Banderole polémique, Londres réclame une enquête

    Après leur victoire contre l’Angleterre (2-1), mercredi, en demi-finale de la Coupe du monde 2026, les joueurs argentins ont célébré leur qualification en déployant une banderole sur laquelle était inscrit : « Les îles Malouines sont argentines. » Un message faisant référence au différend territorial qui avait dégénéré en conflit armé entre les deux pays en 1982. Portée par plusieurs joueurs après le coup de sifflet final, puis déposée sur la pelouse du stade d’Atlanta par Giovanni Lo Celso, cette banderole pourrait contrevenir au règlement de la FIFA, qui interdit toute manifestation à caractère politique dans les enceintes accueillant les compétitions qu’elle organise. Dans la soirée, le président argentin Javier Milei, sans faire explicitement référence au geste des joueurs, a appelé à ne pas « mélanger » le football et le différend autour des îles Malouines. « Ne mélangeons pas les choses. Les Malouines se récupèrent avec une diplomatie avisée, pas avec des gestes de patriotisme à bon marché », a-t-il déclaré sur Radio Mitre. « Nous réalisons des avancées diplomatiques considérables. Nous avons réussi à obtenir que l’ONU oblige le Royaume-Uni à s’asseoir à la table des négociations avec nous. Mais ne mélangeons pas tout : ce n’est qu’un match de football », a ajouté le président, tout en saluant dans cette victoire « une étape glorieuse » de l’Albiceleste. Le gouvernement britannique a appelé jeudi à une enquête de la Fifa au lendemain du déploiement par des joueurs argentins d’une banderole proclamant que « les [îles] Malouines sont argentines ».

    « La Coupe du monde n’est peut-être pas à nous, mais les îles Falklands [le nom britannique des Malouines, Ndlr.] le sont assurément », a réagi un porte-parole de Downing Street.

  • [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    L’heure est désormais à la digestion. Celle d’une élimination aux portes de la finale du Mondial, où la route vers le trophée tant convoité s’est arrêtée face à une équipe d’Espagne bien supérieure dans la maîtrise du jeu. Dominés dans les secteurs clés, incapables d’imposer leur rythme et trop imprécis dans les moments importants, les Bleus n’ont jamais véritablement donné le sentiment de pouvoir renverser le cours de cette demi-finale. Une prestation en deçà des attentes, qui contraste avec les performances affichées jusque-là dans la compétition et laisse un goût amer au sein du groupe tricolore.

    « Je pense qu’on n’a pas fait le match qu’on voulait faire. Que ce soit tactiquement ou techniquement, dans le niveau global qu’on a fourni. Et quand tu ne fais pas ce que tu es censé faire dans une demi-finale de Coupe du monde, tu ne gagnes pas », a déploré Kylian Mbappé après la rencontre. « L’Espagne a respecté son plan et ce à quoi elle est fidèle. C’est une équipe qui aime contrôler le ballon et le tempo. Notre objectif, c’était de venir les chercher haut pour ne pas les laisser installer ce faux rythme. Parce que dans le contrôle du jeu, ils sont meilleurs que nous. On n’a pas réussi à faire ça, et il y a eu trop d’approximations techniques. On n’a pas su leur faire mal quand on devait le faire. C’était à nous de changer ce rapport de force et c’est dans ça qu’on a échoué. Le reste, ce sont des conséquences de ce que j’ai évoqué avant. »

    Deschamps critique l’arbitrage

    Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps a également fait part de sa grande déception, affirmant que ses joueurs étaient « anéantis ». « La déception est là, les joueurs étaient anéantis dans le vestiaire, car c’est un groupe de compétiteurs. Mais il ne faut pas balayer tout ce qui a été bien fait. Je suis comme les joueurs, j’avais cette ambition et cette volonté. On en avait la possibilité. On a beaucoup de fierté dans ce qu’on a réalisé dans des conditions difficiles. Il faut accepter la défaite et la victoire de l’Espagne. C’est le très haut niveau », a déclaré le technicien en conférence de presse.

    « L’Espagne est très forte. Ils ont été très bons dans la lecture de notre jeu. On n’a pas trouvé les solutions. Si on n’a pas l’expression offensive et technique qu’on a eue jusqu’à maintenant, c’est de notre faute. Il y a aussi le mérite de l’adversaire. Il fallait être au maximum et l’équipe de France ne l’était pas ce soir », a-t-il ajouté. Le sélectionneur a souligné les « erreurs techniques » de ses joueurs, indiquant qu’ils avaient été « un ton en dessous », avant de tacler l’arbitrage. « Je ne veux pas passer pour une pleureuse. Mais je veux vous poser une question. Est-ce que l’arbitre de ce soir avait le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? Je vous laisse y répondre », a-t-il lancé sans vergogne.

    Deschamps, qui dirigera pour la dernière fois les Bleus samedi lors du match pour la 3e place après 14 ans passés à la tête de l’équipe nationale, s’est aussi dit « fier » de son parcours. « Il y a eu 2018 (le titre de champion du monde, ndlr), la finale en 2022, on a maintenu la sélection française à un niveau très haut. C’est ainsi. Ce n’est pas un moment de bonheur ce soir mais il faut accepter la décision du match », a-t-il expliqué avec fatalité.

    ET AUSSI

    Audience record de l’année 2026

    Quelque 20,2 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé mardi soir sur M6 l’élimination de la France par l’Espagne (0-2) en demi-finale de la Coupe du monde de football, selon les chiffres de Médiamétrie publiés mercredi. Toutes chaînes confondues, il s’agit d’un record depuis le début de l’année 2026. Le précédent remontait au quart de finale remporté par les Bleus le 9 juillet face au Maroc (2-0), suivi par plus de 16 millions de téléspectateurs en moyenne sur M6.

    Football pas si populaire…

    À quelques jours de la finale de la Coupe du monde, prévue dimanche à New York, les prix ont décidé de disputer leur propre compétition. Sur les plateformes de revente, la place la moins chère s’affiche désormais à 4 451 euros, tandis que certains billets grimpent jusqu’à 188 803 euros. « C’est scandaleux, c’est inadmissible », a dénoncé Rafael Louzán, le président de la Fédération espagnole, rappelant que les supporters doivent également payer les vols et des hôtels dépassant parfois les 800 euros.

    Migné quitte Haïti

    Sur le banc d’Haïti depuis mars 2024, Sébastien Migné quitte son poste de sélectionneur, comme annoncé mardi par la Fédération haïtienne de football. Il vient de prendre part à la deuxième Coupe du monde de l’histoire du 88e pays au classement FIFA.

    Show comme au SuperBowl

    Selon la BBC, The Times et The Athletic, le show prévu à la mi-temps de la finale de la Coupe du monde pourrait rallonger la durée de celle-ci. La pause pourrait ainsi durer 20 à 25 minutes, dont onze minutes d’un concert façon Super Bowl qui verra se produire Madonna, Shakira et BTS.