Tag: feux de forêt

  • Un parcours de sensibilisation pour combattre le feu dans les Bouches-du-Rhône

    Un parcours de sensibilisation pour combattre le feu dans les Bouches-du-Rhône

    Sur le plateau boisé qui surplombe le centre de formation des sapeurs-pompiers, a été imaginé un parcours de prévention sur les Obligations légales de débroussaillement (OLD). Ces dernières, si elles sont respectées, facilitent le travail des pompiers et aident à la protection des habitations. Dans les Bouches-du-Rhône, « 235 000 bâtis sont menacés par les feux de forêt », chiffre Vincent Pastor, chef du service Prévention anticipation au groupement feux de forêt de Sdis 13.

    Outils utiles au débroussaillement, manière de faciliter l’accès des véhicules de secours aux bâtis : neuf étapes décrivent les enjeux des OLD. Pour insister sur leur importance, des membres du Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13), de l’Office national des forêts (ONF) et des Marins Pompiers de Marseille (BMPM) se succèdent. Le parcours est le résultat « d’un dialogue vraiment commun sur ces choses-là », déclare Vincent Pastor.

    Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône, présent ce lundi pour la visite du plateau pédagogique, a fait une comparaison frappante : en moyenne annuelle, « dans les Bouches-du-Rhône, nous perdons à peu près 2 000 hectares (…). C’est tout simplement mille fois le Stade de France qui part en fumée ici, chaque année ».

    Une région inflammable

    La troisième étape du parcours, « Interface forêt-habitat », donne un exemple saillant de l’exposition de la région aux feux de forêt. Charles Vergobbi, directeur départemental adjoint des territoires et de la mer des Bouches-du-Rhône, carte à la main, déclare en pointant le paysage : « Depuis 1960, la quasi-totalité de la zone forestière de la chaîne de la Fare a déjà été brûlée. » Il reprend en réaffirmant, lui aussi, la « nécessité collective et individuelle de bien réaliser ses Obligations légales de débroussaillement ».

    Dans une région aussi fragile, assurer le débroussaillement a un impact net. Xavier Joseph, chef du groupement risques naturels et feux de forêts du Sdis 13, prend l’exemple d’une intervention : « Sur une maison débroussaillée, vous allez peut-être avoir besoin d’un camion, voire pas de camion, alors que sur une maison non-débroussaillée, vous allez avoir besoin d’un groupe entier. » Richard Mallié, délégué à la Protection des massifs forestiers, président du conseil d’administration du Sdis, conclue : « 90% des maisons qui font leurs OLD ne brûlent pas, car dans ce cas-là, le feu passe et on n’a pas besoin de défendre la maison. »

    Pensé à destination des professionnels et des élus, ce parcours grandeur nature a aussi pour vocation la sensibilisation de l’opinion publique. Le préfet a d’ailleurs annoncé une journée portes ouvertes, le 11 avril 2026, ouverte au grand public pour sensibiliser et prévenir sur le respect des OLD.

  • Vaucluse : de nouveaux investissements après une année chargée chez les pompiers

    Vaucluse : de nouveaux investissements après une année chargée chez les pompiers

    Avec pas moins de 50 000 interventions en 2025 pour les pompiers de Vaucluse, « soit une en moyenne toutes les dix minutes » précise, ce mardi 13 janvier à l’occasion de la cérémonie des vœux, le colonel Christophe Paichoux, directeur du Service d’incendie et de secours de Vaucluse (Sdis), l’année a été particulièrement animée.

    Ce fut également le cas pour les feux de forêt, avec 476 départs recensés dans le département. « Des chiffres en hausse », confirme le préfet de Vaucluse Thierry Suquet. Qui en tire pourtant « un bilan positif », expliquant que les surfaces sont faibles, le plus gros incendie ayant brûlé 11 hectares de surface. Avant d’ajouter que l’utilisation d’hélicoptères, dans ces situations, a « été d’une grande aide », avec 184 largages d’eau pendant l’exercice.

    « J’ai cru comprendre que notre plan de charge pour 2026 sera aussi ambitieux », a lâché Christophe Paichoux. Une impression confirmée par Thierry Lagneau, président du conseil d’administration du Sdis de Vaucluse. Ce dernier confirme divers investissements et avancées. En commençant par l’acquisition de tablettes numériques « permettant la dématérialisation des bilans médicaux et garantissant un niveau d’intervention toujours plus performant ». Mais aussi de « multiparamètres » pour les véhicules d’intervention, comprenez des moniteurs qui regroupent défibrillateurs et fonctions de surveillance. Ainsi que la réalisation du plateau technique de formation pour les futurs pompiers.

  • La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    Cérémonie en grande pompe ce mardi 2 décembre au Palais du Pharo (7e) pour le bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec au programme une remise de médaille collective de la Ville pour saluer l’investissement des hommes dans la lutte contre les feux de forêt, mais aussi d’autres, individuelles, pour saluer l’engagement de certains sur des opérations marquantes.

    Tel le capitaine de frégate Guillaume, commandant des opérations de secours sur l’intervention rue Pollak (1er), le 26 octobre 2024, décoré de la médaille de la Défense nationale, échelon or. Il avait supervisé quelque 80 hommes et permis de sauver 11 personnes en s’engageant lui-même au feu.

    Jeunes héros

    Après « 86 ans d’intimité et de confiance », « le bataillon rassure les Marseillaises et les Marseillais » a posé Benoît Payan, maire DVG de Marseille revenant sur un engagement sans faille au cours de l’été contre les flammes, notamment à l’Estaque au cours d’un « des plus grands feux depuis 20 ans » estime le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. Trois jeunes habitants de la Castellane se sont aussi vu remettre une médaille pour leur « intervention qui a contribué à sauver des vies », rappelle le maire se souvenant au passage de « ceux » qui avaient « plongé » dans les fake news, accusant les jeunes de vol. Entendre Martine Vassal présidente DVD du Département et de la Métropole, qui avait relayé la rumeur… Au fil des courriers, il estime aussi se heurter à un mur en matière d’indemnisation des sinistrés. La saison estivale 2025 a représenté 81 jours de mobilisation, 365 interventions pour « feu de végétation » et 262 hectares brûlés.