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  • [Passerelle interculturelle] Le 77e anniversaire de la République populaire de Chine célébré à Marseille

    [Passerelle interculturelle] Le 77e anniversaire de la République populaire de Chine célébré à Marseille

    Plus de 300 personnes ont participé à l’événement, y compris plusieurs consuls généraux étrangers à Marseille, des représentants d’organisations internationales, des personnalités issues de différents milieux de la région, des représentants d’entreprises chinoises et des étudiants chinois en France.

    Cette année marque le 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois ainsi que le lancement du 15e Plan quinquennal de la Chine. Au premier semestre, l’économie chinoise a résisté aux pressions et répondu efficacement aux chocs et aux défis extérieurs. Le produit intérieur brut a atteint 69 600 milliards de yuans, soit une hausse de 4,7% sur un an, témoignant d’une forte résilience et d’un grand dynamisme. La Chine a toujours été un acteur, un contributeur et un bâtisseur actif de la gouvernance mondiale.

    Lors de son discours, le Consulat général de Chine à Marseille He Youlin a rappelé qu’en décembre dernier, lors de son entretien avec le président Emmanuel Macron, en visite d’État en Chine, le président Xi Jinping avait appelé à faire en sorte que « le partenariat stratégique global sino-français progresse de manière plus stable et plus solide dans son nouveau cycle de soixante ans ». Cette orientation a donné un nouvel élan au développement durable des relations sino-françaises et constitue également un guide important pour la coopération entre collectivités locales des deux pays.

    Le Consulat général de Chine à Marseille entend continuer à favoriser une meilleure complémentarité entre les atouts des deux parties, une allocation efficace des ressources ainsi que le développement concret des coopérations. Il souhaite travailler avec les amis de tous les milieux de la circonscription consulaire afin de consolider les fondements de l’amitié à travers la coopération locale, de renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples et d’insuffler ensemble une nouvelle dynamique au partenariat stratégique global entre la Chine et la France.

    Dans leurs interventions, les invités français ont chaleureusement félicité la République populaire de Chine à l’occasion du 77e anniversaire de sa fondation. Ils ont exprimé leur admiration pour les réalisations historiques obtenues par la Chine en matière de développement économique et social et porté une appréciation positive sur le partenariat stratégique global sino-français.

    Écrire un nouveau chapitre

    Ils ont également affirmé accorder une grande importance à la coopération avec la Chine et souhaiter saisir davantage les opportunités offertes par son développement, approfondir continuellement la coopération pragmatique dans différents domaines et parvenir à davantage de résultats mutuellement bénéfiques.

    La réception s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse et amicale. Les invités ont échangé autour de l’amitié et de la coopération, exprimant leur souhait de renforcer davantage les échanges amicaux bilatéraux afin d’écrire ensemble un nouveau chapitre de la coopération sino-française.

  • « La Marseillaise » aux 90 ans du « Cantal ouvrier et paysan »

    « La Marseillaise » aux 90 ans du « Cantal ouvrier et paysan »

    Grand jour ce samedi pour le Cantal ouvrier et paysan. Le COP pour les intimes fêtait ses 90 ans à Aurillac. Le journal fondé l’année du Front populaire a chaque année sa fête « belle, rebelle et fraternelle ».

    Pour l’occasion, notre journal était invité. Léo Purguette, président de La Marseillaise et Marc Poggiale, président du conseil de surveillance, l’ont représenté.

    Au programme : une rencontre-débat sur le thème « Quel avenir pour la presse indépendante ? ». Animé par le président de notre journal elle a permis d’évoquer la bataille pour que vive La Marseillaise et d’échanger avec un public très attentif aux évolutions du secteur de la presse et aux nouveaux enjeux démocratiques.

    Un peu plus tard, Thomas Lemahieu, grand reporter à l’Humanité est revenu sur son enquête à propos de la « nébuleuse Stérin », du nom de ce milliardaire déterminé à faciliter l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

    Un fil rouge depuis 1936 : pain, paix, liberté

    Les participants ont ensuite pu assister au vernissage d’une exposition dédiée aux 90 ans du COP présentée par Antoine Ruis et Amandine Ollier qui y ont contribué bénévolement avec l’appui des archives départementales du Cantal. Elle retrace l’histoire de ce titre depuis sa fondation pendant le Front populaire jusqu’à nos jours avec un même fil rouge : pain, paix, liberté.

    La journée à la fois festive, culturelle et politique s’est conclue par une allocution de Sébastien Prat, directeur de publication et secrétaire départemental du PCF, et de Léo Purguette qui ont laissé place à une soirée bal trad et électro.

  • Le Las, une histoire toulonnaise à redécouvrir de la source à la mer

    Le Las, une histoire toulonnaise à redécouvrir de la source à la mer

    Comme son plus proche voisin l’Eygouthier – la rivière des amoureux, pour les Toulonnais –, le Las est bel et bien un fleuve côtier indissociable de l’histoire de la ville et comme lui détourné de son embouchure naturelle en raison de ses apports trop riches en limon lors de ses crues. Pour remédier à ces envasements et permettre le développement d’un port militaire de Toulon, Vauban va ordonner le détournement de son cours au XVIIe siècle et qu’il se déverse plus à l’ouest, aujourd’hui dans la base navale.

    Cette branche artificielle qui part du Jonquet et continue sous la voie rapide pour ressortir au bord du cimetière de Lagoubran prend alors le nom de Rivière neuve.

    Plus que familier puisqu’il a donné son nom à un quartier de la ville et plus précisément à l’édifice qui permettait de l’enjamber (le Pont du Las), ses méandres et l’histoire qu’il raconte tout au long de sa descente vers la mer sont encore trop largement méconnus. Trois jours d’animations, de balades, de rencontres et de découvertes lui sont donc consacrés pour lui redonner toute sa place, dans le cadre du Contrat de Baie de la Rade de Toulon et des Îles d’Or.

    Et cela commence dès ce vendredi soir, tout naturellement au Revest où le fleuve prend sa source. Avec pour commencer, de 18h à 20h à la Maison des Comoni, la projection du film Le Las, une Rivière dans la Ville, de Philippe Maurel. Pour mémoire L’hydrologue et documentariste, qui sera présent pour répondre aux questions de la salle, a su par ses coups de gueule et son engagement associatif attirer l’attention des politiques et du grand public sur les richesses naturelles de ce milieu naturel et sur l’urgence qu’il y avait à le protéger.

    Un combat de 20 ans

    L’occasion de rappeler par exemple le combat mené pendant vingt ans pour que soit mis en place – il le sera en 2019, à peine – un débit réservé qui contraint le barrage en amont qui fournit, avec le lac de Carcès, les besoins en eau potable de la ville, de maintenir suffisamment d’eau pour assurer la permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces. Il a été établi pour le Las à 45 litres par seconde. Des conditions bien sûr qu’il était loin de bénéficier auparavant et ceux alors qu’il abrite des espèces protégées.

    Plusieurs randonnées sont programmées tout au long du week-end pour découvrir les « 1 000 visages » du fleuve et de ses rives qui ont été des sources d’inspiration pour George Sand et Vincent Courdouan. La traversée de la vallée des moulins étant l’occasion de revenir sur son rôle dans l’économie locale lorsque son courant transformé en force motrice permettait d’entraîner les lourdes meules de pierre pour moudre les grains de blé et fournir en farine la cité.

    Cette fête entend également rappeler que le Las demeure un cours d’eau vivant, avec ses chevesnes, anguilles, barbeaux méridionaux, ses libellules, ses grenouilles, ses oiseaux… Bref, toute une biodiversité souvent insoupçonnée par les citadins qui y vivent à quelques pas. Avec au programme des ateliers les pieds dans l’eau pour petits et grands, découverte des poissons du lac de Dardennes, exploration de la rivière souterraine de la Baume ou encore balade contée. De quoi au final mieux connaître son environnement.

    Les questions plus contemporaines de prévention des inondations et de préservation de l’eau seront également abordées samedi. Le week-end fera enfin une place importante à la mémoire et aux regards portés sur le Las. Une exposition photographique, Le Las, un fleuve et des hommes, rappellera les liens tissés entre le cours d’eau et les populations qui vivent sur ses rives.

    Programme complet ici :

  • Réunis à Fabrégoules, les retraités CGT appellent à la paix

    Réunis à Fabrégoules, les retraités CGT appellent à la paix

    Le rassemblement se déroule dans une ambiance décontractée, mais il s’agit bel et bien d’une mobilisation militante pour les retraités des Bouches-du-Rhône. « C’était important pour nous de venir par rapport à la situation politique actuelle », partage Maurice, militant depuis qu’il a 20 ans. La majorité des discussions tourne en effet autour des enjeux politiques du moment comme la question des retraites ou du détournement de la classe ouvrière des partis progressistes pour les partis identitaires, au grand dam des militants. « Qu’est-ce qu’on a raté, il faut quand même qu’on se remette en question, on a raté quelque chose, c’est navrant », glisse Martine du Secours populaire français.

    Au moment du débat, les intervenants prennent successivement la parole à la tribune et dénoncent l’augmentation du budget militaire au détriment des besoins sociaux. « L’économie de guerre instaurée par Macron a des conséquences sociales, cet argent serait plus utile pour soigner les vivants, l’humanité n’a pas d’autre chemin que de construire la paix et le progrès social », clame Jean Pugens, responsable USR-CGT 13. « Moins de budget pour la guerre, c’est plus de budget pour la vie », renchérit Bernard Bourdelin, délégué régional CGT.

    « Le coût » de la guerre

    « On va payer parce que Macron et sa bande préfèrent distribuer au grand patronat qu’au peuple », résume François Le Vern, le secrétaire de la section CGT de Vitrolles et membre de l’organisation. Et d’exprimer un ressentiment : que le coût de cette politique de militariste soit assumé par les retraités et les actifs les plus précaires.

    Dans un lieu à la forte symbolique syndicale, le repas au milieu de la journée est convivial et bercé par les répétitions pour le concert de l’après-midi. François Le Vern définit justement la fraternité comme un terreau d’engagement et de mobilisation. « Heureusement qu’on se trouve des moments conviviaux pour se réunir tous ensemble, ça permet des échanges pour l’amitié et la fraternité mais aussi pour les actions futures à mener », indique-t-il. Sur place, sont également installés les stands du Mouvement pour la paix, de l’Association France Palestine Solidarité ou encore du Secours populaire français ainsi qu’un marché paysan avec des légumes et des produits de terroirs issus de petits producteurs dont le bénéfice des ventes sera partiellement reversé au syndicat.

    L’espoir d’une nouvelle génération

    Certains militants souhaitent que ces discours puissent bénéficier d’une portée plus large. Ce constat est partagé par Martine qui aimerait par ailleurs voir plus de jeunes, « de sang neuf qui emmène le reste du groupe » dans les mobilisations de manière générale à l’avenir.

    Etienne Devillard Lacordaire

  • Des ateliers et spectacles pour découvrir les œuvres du Prix des lecteurs du Var

    Des ateliers et spectacles pour découvrir les œuvres du Prix des lecteurs du Var

    Crayons de couleurs, feutres, ciseaux, papier. Autour d’une table disposée dans l’espace scénique de la médiathèque Albert-Camus, enfants et parents fabriquent de petits personnages articulés. « On a des principes à respecter, mais on peut laisser libre cours à notre créativité », apprécie Chloé, venue avec sa petite sœur Olivia et leur grand-mère. Leurs créations, réalisées non sans minutie, sont destinées à s’intégrer dans un décor réalisé par l’artiste plasticienne Sandrine Guthmuller, animatrice de l’atelier. Celui-ci a été pensé à partir des trois livres en lice pour le Prix du lecteur du Var – qui célèbre cette année sa 21e édition – en catégorie jeunesse (lire encadré). Avec un objectif : « Donner vie aux éléments des livres, que ce soient les personnages principaux mais aussi des éléments secondaires », détaille Sandrine Guthmuller. Et en jouant, notamment, sur les aspects visuels : « J’ai créé des papiers avec des motifs qu’on retrouve dans les livres, j’essaie aussi de transmettre les techniques de crayon de couleur de l’un d’entre eux… L’idée est de donner envie d’aller chercher les éléments dans chacun des livres, à travers un petit jeu pour y retrouver les éléments après l’atelier. »

    Théâtres et rencontres d’auteurs au programme

    L’idée est avant tout « de prendre du plaisir dans la création, avec à chaque fois un résultat complètement unique et beaucoup de satisfaction in fine car on aboutit sur quelque chose de construit et sympathique », poursuit l’artiste. Et par la même occasion « d’apprendre de nouvelles techniques artistiques », ajoute Dorothée, habituée, avec sa fille Théa, des ateliers créatifs proposés au sein de la médiathèque. Et si ce ne fut pas le cas l’année dernière, elle le promet : « Cette année, on va essayer de participer au Prix des lecteurs », sourit-elle.

    Des ateliers comme celui-ci, le Département en organise 40, chapeautés par quatre artistes locaux depuis juin, et jusqu’à novembre, dans le cadre du projet « Var, lire en territoire », porteur du Prix des lecteurs du Var. « L’objectif est de mettre en valeur le Prix des lecteurs, et donner envie aux gens de lire les œuvres », appuie Isabelle Louis, référente de territoire à la médiathèque départementale du Var.

    À ce titre, d’autres manifestations sont organisées pour les deux autres catégories du prix, que sont la bande dessinée et les romans adultes, avec des rencontres d’auteurs et des spectacles théâtraux. « Cette année, on a autant de livres – six – que de compagnies, toutes locales, pour jouer et créer les spectacles », précise Isabelle Louis. Ils sont à découvrir jusqu’au 22 novembre, date de la remise des prix pendant la Fête du livre, au Palais Neptune de Toulon.

    Livres, spectacles et ateliers au programme

    Jeunesse : La chasse aux rainettes – Antonin Faure ; Le jeu du plus qu’un jour – Audrey Poussier ; Le grand large – Mathilde Bédouet. BD : Nepka – Séverine Vidal et Nina Ramsey ; L’envers de nos décors – Thomas Scotto et Carole Chaix ; Le temps des pivoines – Aucha et Maxime Belloche. Romans : On l’appelait Bennie Diamond – Michaël Dichter ; Les courants d’arrachement – Élise Lépine ; Le ciel l’a mauvaise – Éléa Marini. Votes jusqu’au 7/11.

    Activités : rencontres auteurs les 9 (St-Cyr) et 10 (La Farlède) octobre avec Elise Lépine ; les 16 (Callian) et 17 (Cuers) octobre avec Eléa Marini. Spectacles, ateliers et rencontres à la fête du livre au Palais Neptune les 21 et 22 novembre et dans de nombreuses villes varoises jusqu’au 7 novembre.

    Infos sur mediatheque.var.fr

  • La fraternité comme terreau de la fête des retraités de la CGT à Fabrégoules

    La fraternité comme terreau de la fête des retraités de la CGT à Fabrégoules

    Dans un contexte politique et économique qui soulève de nombreuses préoccupations, la fête a été conçue comme un compromis pertinent entre convivialité et réflexion militante. On retrouve au programme de la journée des débats, des expositions autour de la CGT et du Front Populaire mais aussi un repas prévu avec tous les militants ainsi que diverses animations dans une ambiance solidaire.

    L’évènement sera aussi l’occasion d’exprimer des revendications politiques. « C’est un moment de lutte sociale autant qu’un moment festif », explique Josette Biancheri, secrétaire générale adjointe de l’USR-CGT 13. Le thème de cette 20e Fête des retraités CGT est en effet « pas de Paix sans Progrès Social, pas de Progrès Social sans la Paix ». « Dans un contexte de conflit, aucun progrès social n’est possible, de l’argent pour le progrès social, pas pour la guerre », développe-t-elle.

    Un évènement militant dans un lieu d’exception

    Fabrégoules, lieu emblématique de la Fête depuis sa première édition, a en effet été choisi pour le symbole de lutte syndicale qu’il représente. Il y a 100 ans, les syndicalistes traminots de la CGT obtiennent le versement par leur employeur d’un supplément de prime dans le but de créer une maison de repos, qui servira finalement à financer l’acquisition de Fabrégoules.

    Etienne Devillard Lacordaire

  • [Mémoire de déportation] Denise Toros-Marter : « J’avais 16 ans à Pitchipoï »

    [Mémoire de déportation] Denise Toros-Marter : « J’avais 16 ans à Pitchipoï »

    Georges, qui a fait une belle carrière de photographe et possède un merveilleux talent d’écriture, travaille actuellement à un livre de souvenirs sur le milieu artistique parisien. Mon père, Lucien, entre à l’école des arts et métiers d’Aix-en-Provence et se prépare à une carrière d’ingénieur.

    Survient la guerre de 1914. Mobilisé tout d’abord dans son école pour la fabrication de matériel de guerre, il est appelé sous les drapeaux en 1916 et part comme estafette sur le front de l’Yser, près de la frontière belge 1.

    Les familles Marter et Tubiana, liées par un cousinage, se fréquentent.

    Marcelle Tubiana, l’aînée, commence à être sollicitée par des prétendants et à être pressée de donner enfin son agrément à l’un d’eux. Lucien, secrètement amoureux, encourage ses parents à demander la main de celle qu’il aime. Marcelle, consultée par ses parents elle aussi, exprime sa préférence envers son cousin.

    Des fiançailles discrètes ont lieu : l’époque, marquée par le conflit franco-allemand de la Première Guerre mondiale, n’est pas à la fête. Je trouve encore des traces de leur tendre amour dans des cartes à dentelle, qu’ils s’envoyaient lorsque Lucien était au front.

    En 1918, mon père est démobilisé. Engagé vis-à-vis de sa fiancée et éprouvé par son séjour au front, il renonce à reprendre ses études. Il se marie donc en janvier 1920 et épouse Marcelle, qui vient de perdre son père, André Tubiana. De cette union naissent trois enfants : André (qui porte le nom de son grand-père défunt), René, et enfin Denise Rachel, qui a décidé d’écrire l’histoire de la famille Marter-Tubiana, tellement ébranlée par la Shoah, afin que ses descendants puissent la connaître et la pérenniser à travers les générations futures.

    La nouvelle alliance

    C’est celle conclue entre ma grand-mère maternelle, Clémentine, et mon grand-père paternel, Achille, devenus veufs, et qui décident, surtout sur les instances d’Achille, de se marier en seconde noce.

    Étant donné leur âge, leur union restera sans enfants. Heureusement, car la famille, en raison de nombreux cousinages, est assez complexe comme cela ! Mais ce mariage alimentera les conversations avec les neveux qui, poussés par la curiosité, s’amuseront beaucoup de nos explications, celles de tante Reine, puis de la Zia 2 Mimi, celles de Simone Turjman-Taillefer, ma cousine, et enfin celles de Janine et de Denise, qui ont conservé les photos de famille et l’arbre généalogique.

    à suivre la semaine prochaine…1. Célèbre bataille au cours de laquelle les armées belges et alliées parvinrent à arrêter les Allemands, en octobre et novembre 1914.

    2. Zia signifie « tante » en italien.

    Témoignage livré en 2008.

    À mes parents, afin que ce livre devienne la sépulture qu’ils n’ont jamais pu recevoir.

  • Une invitation fraternelle pour la fête des Oursinières du Pradet

    Une invitation fraternelle pour la fête des Oursinières du Pradet

    Cette fête, relancée depuis cinq ans, est avant tout l’occasion de favoriser « la fraternité, la camaraderie et la convivialité », annonce Rudy Labonne, le nouveau secrétaire de section, élu fin juin à la veille du dernier congrès du PCF et qui a pris la succession d’Yves Pelligrino. « Ce dernier reste très actif au sein de notre section, nous avons travaillé pendant des années ensemble, nous continuons. Il m’apporte son expérience, confie l’enseignant, tout en me laissant mettre ma patte ! »

    La fête des Oursinières est un peu le symbole de cette envie de « camaraderie », à l’instar du premier mai ou du loto annuel. Un repas, des animations musicales avec José et Tonio sur des airs d’Amérique latine, puis une animation autour de grands airs populaires pour chanter ensemble, une culture de la bonne humeur, dans la simplicité d’un dimanche passé dans un des magnifiques sites que recèle le littoral varois.

    Les questions politiques ne seront pas pour autant absentes du rendez-vous, même si aucun débat formel n’est organisé lors de la manifestation. Il y a bien évidemment « les sénatoriales et la présidentielle », rappelle Rudy Labonne, et une question que les communistes se posent au lendemain de la fête de l’Huma : « Comment allons-nous pouvoir faire rayonner nos idées dans le débat de la présidentielle ? », rapporte le secrétaire de section. Et par voie de conséquence : « Comment permettre à la gauche de remporter cette élection », cruciale au regard de l’urgence sociale qui s’appuie sur un constat implacable de la détresse de la population face à la baisse du pouvoir d’achat, les difficultés à se loger correctement ou à se nourrir…

    Fête des Oursinières.

    Dimanche 20 septembre,

    à partir de 11h30.

    374 chemin du passage des Gardéens, Le Pradet.

    Gratuit et ouvert à tous.

  • [Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »

    [Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »

    La Marseillaise : À l’occasion de la Fête du sport, lundi, vous avez pu rencontrer la ministre des Sports Marina Ferrari. Sur quoi avez-vous pu échanger ?

    Gilles Cherdieu : Nous avons échangé, avec la ministre, sur la situation globale du sport, mais particulièrement celle du karaté. Nous souhaitons nous développer au niveau de la France et des Outre-mer. Pour cela, nous avons besoin des moyens financiers de l’État, qui sont de moins en moins importants, mais qui existent toujours. Et surtout, de faire coïncider ces moyens avec des moyens propres. C’est un projet de développement de notre fédération à travers toutes ces disciplines, particulièrement le karaté.

    Comment s’est déroulée la phase de candidature pour ces championnats d’Europe ? Il y avait plusieurs candidats je suppose.

    G.C. : La phase de candidature remonte à plusieurs années. Je suis élu depuis novembre 2025, donc jeune président, et j’ai dû me mettre au travail par rapport à la situation financière de la fédération, pour remettre en place notre projet d’organisation. Ce projet avait déjà été accepté par l’EKF, la fédération européenne, et derrière, nous devions avoir les moyens matériels, humains et techniques pour l’organiser. Depuis ma prise de fonction, j’ai rencontré le président mondial et européen, qui est venu à Paris, et sur lequel je me suis engagé au bon déroulé de cette belle manifestation. Depuis lors, nous n’avons cessé de nous attacher. On a un rendez-vous avec le Palais des Sports de Marseille pour toute l’organisation, tout ce qui touche à l’organisation de ce championnat est en cours de préparation.

    Quelle a été votre réaction au moment de la désignation ?

    G.C. : C’est toujours un honneur pour moi, c’est un honneur que la fédération organise ce championnat. Pourquoi ? Parce que nous avons cette volonté de représenter la France, donner une belle image de la France, et particulièrement du karaté français.

    Pourquoi le choix de Marseille comme vile hôte et pas un autre lieu en France ?

    G.C. : La logique aurait voulu que ce soit Paris, mais nous voulions une autre grande ville et Marseille était le meilleur choix. Nous souhaitons que ce soit l’événement clé de l’année 2027 à Marseille. Mais sans l’appui des organisations territoriales, comme le département, la Ville, la région, la métropole, nous ne pouvons pas mener à bien cette organisation. Donc je les remercie.

    Pour aller au-delà de ces championnats, est-ce que le karaté mondial a l’envie de retrouver les Jeux olympiques ?

    G.C. : Après la réussite de Tokyo, en 2021, Paris nous a échappé. L’idée est de se servir de l’événement qui aura lieu à Marseille pour montrer qu’on a notre place aux Jeux olympiques. Notre discipline est complète, belle et elle mérite de retrouver cette place. Je regarde tous nos champions et je suis triste de ne pas les voir au niveau olympique. Il le mérite.

  • Digne-les-Bains, un collectif intersyndical pour fédérer contre l’extrême droite

    Digne-les-Bains, un collectif intersyndical pour fédérer contre l’extrême droite

    Les trois syndicats ont décidé d’unir leurs forces face à la montée de l’extrême droite, et lancent samedi un collectif antifasciste à l’occasion d’une journée festive et militante à la salle Perchot, à Digne. « Entre Carcassonne, la chasse au voile, l’extrême droite en Allemagne… L’actualité nous montre tous les jours à quel point il est nécessaire et utile de se fédérer et de combattre tout ce qui est fascisme, extrême droite, racisme… », avance Gweltaz Broudic, cosecrétaire départemental de la FSU. « On a quand même deux députés RN dans le 04 », ajoute Eric Robineau, du collectif d’animation Solidaires 04. Pour lancer ce collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), une journée festive, culturelle et militante est prévue samedi prochain à la salle Perchot, avec une table ronde, une pièce de théâtre, un repas, un concert et un DJ set. « L’idée est de manifester cette envie de combattre les extrêmes droites en prenant le contre-pied de ce qu’ils sont, c’est-à-dire en faisant un événement ouvert, culturel, festif, populaire, ouvert à tous. On a envie de faire de cette journée un lieu de rassemblement pour tous ceux qui veulent s’engager dans ce combat », explique Gweltaz Broudic.

    Les trois syndicats organisent chacun régulièrement des actions contre l’extrême droite, mais « le fait d’être chacun dans son coin, vu le contexte, ça ne suffit plus. Il faut essayer de faire quelque chose de plus important et de plus fédérateur », avance Eric Robineau.

    L’idée de ce collectif et de cette journée de lancement samedi prochain est « de montrer que, malgré deux députés RN sur le département, la population n’est pas d’extrême droite, et qu’il y a un élan dans la population pour la combattre », explique Gweltaz Broudic.

    « En opposition à ce que fait l’extrême droite »

    La journée de samedi commencera par une table ronde sur l’extrême droite au pouvoir, dans les collectivités et les moyens d’y résister. « L’idée, c’est de partir de ce qui se passe dans des communes où l’extrême droite a gagné les élections, et en établir les conséquences concrètes pour les gens, les services publics, la culture, les syndicats », détaille le cosecrétaire de la FSU 04. « On le voit notamment depuis mars, avec plusieurs victoires de l’extrême droite dans des communes, il y a eu directement des attaques sur les libertés syndicales, la culture, avec des budgets qui ont été sabrés et des événements qui n’ont pas pu se produire. À cette rentrée scolaire, c’était flagrant de voir le nombre de mairies RN qui ont supprimé les fournitures scolaires, voire des transports scolaires, la semaine précédant la rentrée », cite-t-il en exemple.

    « Le principal but, c’est d’expliquer que le vote à l’extrême droite, il n’est pas sans conséquences sur les questions sociales. De partout, l’extrême droite a pris des mairies, et les conséquences sont immédiates pour les travailleurs », regrette le secrétaire général de l’union départementale de la CGT, Sylvain Moretti.

    Samedi, après la table ronde, une pièce de théâtre intitulée On n’a pas pris le temps de se dire au revoir sera proposée à 17h. Elle raconte l’histoire d’une famille de Kabylie « qui arrive en France dans une cité qui est démolie par des bulldozers », explique Sylvain Moretti. « L’idée, c’était d’avoir une pièce qui soit en adéquation avec l’initiative, notamment sur tout ce qui est quartiers populaires et vie en commun : tout ce que l’extrême droite souhaite casser au quotidien, puisque leur objectif, c’est d’individualiser un maximum, et de casser toutes les solidarités qu’on a pu connaître, notamment dans ces cités ouvrières », avance le syndicaliste.

    « Cela nous tenait à cœur d’avoir une initiative culturelle, parce que l’accès à la culture est difficile pour une très grande partie de la population du département. Le fait de proposer du théâtre gratuit, ça permet à beaucoup de personnes de découvrir le théâtre, en opposition à ce que souhaite faire à l’extrême droite, qui s’attaque en premier lieu à la culture », se réjouit Sylvain Moretti.

    Le samedi 19 septembre,
    salle Perchot, de 15h à minuit.