Tag: fête de la science

  • [#DisMoiPourquoi] Posez les questions insolites des enfants aux chercheurs

    [#DisMoiPourquoi] Posez les questions insolites des enfants aux chercheurs

    Dis-moi pourquoi y a-t-il des inégalités entre les humains ? Quand l’eau chauffe dans une casserole, elle fait des bulles ? On peut glisser en chaussette et pas pieds nus sur du carrelage ? Pourquoi les fourmis trouvent toujours le chemin du sucre, elles ont un GPS dans leur tête ?

    Pour nous éclairer, Laboratoires, instituts, muséum d’histoire naturelle, centre de recherche, Universités… grâce aux Petits Débrouillards, pas moins de 21 acteurs se plient en quatre du 2 au 12 octobre. La biologie, la physique chimie, les science humaines et sociales, l’écologie, la santé et l’approche globale One health… Tous les domaines sont concernés.

    Tout le monde peut participer !

    Vous avez une question ? Posez -là depuis chez vous, à l’école ou à la bibliothèque. Donnez nous le prénom de l’enfant, son âge, sa classe, son école et sa ville. En partenariat avec les Petits débrouillards, les scientifiques répondent à tous individuellement.

    Et envoyez le tout par mail à : dismoipourquoi@lamarseillaise.fr
  • « Avant d’avoir une réponse, la science c’est d’abord des questions »

    « Avant d’avoir une réponse, la science c’est d’abord des questions »

    À l’occasion de la 35e édition, elle revient sur le bilan de l’événement et ses perspectives.

    La Marseillaise : Quel bilan tirer de la Fête de la science 2026 ?

    Solène Merer : Cette édition était super agréable, de plus en plus de structures s’associent à nous pour participer à l’événement. Le festival s’inscrit durablement dans le paysage. Du côté du public, on constate qu’il vient, revient, prend plaisir. Nous avons créé un système d’évaluation participative qui nous a permis de beaucoup discuter à la fin du week-end. Ils devaient voter, du coup, on a eu le temps de discuter. Je leur ai demandé quel stand ils avaient préféré. La réponse quasi systématique est qu’il est hyper dur de choisir car il y a plein de choses chouettes et très différentes. Le plaisir et la variété des découvertes dominent avec le critère qualité.

    Quelle est la tendance de cette année ?

    S.Me. : On a travaillé particulièrement sur le volet festif. Par exemple, avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD) qui a eu un succès fou avec son stand de dégustation d’insectes. Ou bien le jeu spectacle « Fortuna et les déesses de la moula » de l’association le Tamis, qui offrait une prise de recul ludique sur la fabrique des inégalités économiques. Ce sont des moments marquants qui embarquent le public hors de ses habitudes. Sans oublier les filles qui avaient un stand sur l’archéologie de l’alimentation  elles ont fabriqué et fait déguster du pain préhistorique. Jouer sur le plaisir et l’inattendu pour appuyer la thématique sont nos nouveaux axes de développement.

    En quoi votre action est unique sur la Fête de la science ?

    S.Me. : L’association les Petits Débrouillards est coordinatrice régionale et c’est unique. On a plus l’habitude de retrouver à ce poste des musées ou bien des centres de culture scientifique et technique partout ailleurs. Ou encore les centres de recherches eux-mêmes, soit les universités. Du coup, nous arrivons à mobiliser de façon plus large, comme cette année, où nous avions une cinquantaine de bénévoles autour de nous. Ils ont participé toute la semaine de 8h à 21h bien souvent, ils ont donc été plus impliqués. C’est un mix entre les jeunes plutôt sur la plateforme « je veux aider » et les moins jeunes depuis Bénévoles Marseille. L’objectif est de rajouter notre touche éducation populaire, expérience, diversité… Le phénomène surprise en plus des stands. On a dépassé l’époque du flyer unique, tout le monde propose désormais des animations nouvelles chaque année sur son stand.

    Depuis six ans, les chercheurs et les enfants échangent dans le cadre du « Dis-moi pourquoi ? ». Suels sont les retours ?

    S.Me. : J’adore cette initiative car elle est en lien avec notre quotidien. Les sciences, c’est partout et tout le temps dans notre vie. Pas que des éprouvettes, dans un labo. Cette initiative entre les chercheurs, les enfants et votre journal rappelle que derrière toute question naïve, il y a une curiosité sur le monde et il y a une science pour l’étudier. C’est génial de partir d’une question, car la science, c’est ça. Avant d’avoir une réponse, c’est d’abord des questions. Ce n’est pas toujours évident pour les chercheurs, mais ils y prennent tous beaucoup de plaisir. C’est un super exercice pour résumer leur pensée, mais aussi pour contribuer, notamment quand ils ne peuvent pas être disponibles physiquement.

  • Le Village des sciences éveille la curiosité des familles

    Le Village des sciences éveille la curiosité des familles

    Sur le parvis de la salle du Moulin Saint-Jean, le camion des Petits débrouillards annonce la couleur en ce samedi après-midi ensoleillé. Dès l’entrée, de nombreux stands permettent aux visiteurs de découvrir et d’apprendre de multiples choses à l’occasion de cette nouvelle édition du Village des sciences, organisée par la Ville de Cavaillon et son pôle jeunesse.

    Apprendre en s’amusant

    De la magie aux origamis, en passant par des expériences et des ateliers ludiques, parfois même loufoques, tout a été pensé pour attiser la curiosité du plus grand nombre.

    Noa, 11 ans, est venu avec sa maman. La veille, il avait déjà participé à l’événement avec son collège, mais ce passionné de sciences a souhaité revivre les expériences et les faire découvrir à sa mère. « J’adore la science, pour moi, cet événement est vraiment intéressant car j’apprends beaucoup de choses », explique-t-il. Il a notamment participé à l’atelier de l’Amuseum, qui mêle connaissances scientifiques, magie et gourmandises. Grâce à la fabrication d’une barbe à papa, les visiteurs pouvaient découvrir la force centrifuge tout en s’amusant, mais aussi comprendre pourquoi l’Everest n’est finalement pas le plus haut sommet du monde. « Je m’intéresse beaucoup à l’astronomie et aux plantes grâce à ma mamie qui a chez elle beaucoup de plantes et de fleurs. Elle m’a appris plein de choses », sourit Noa.

    Et côté astronomie, il y avait de quoi satisfaire les curieux. Le fondateur de l’Observatoire de Vaison-la-Romaine, Frédéric Charfi, avait installé un planétarium proposant plusieurs séances au cours de l’après-midi : « On apprend les différents états de l’eau sur Terre et dans le système solaire avec cette animation qui intrigue petits et grands. »

  • « Avec la politique d’austérité,on perd en connaissance »

    « Avec la politique d’austérité,on perd en connaissance »

    La Marseillaise : Les chercheurs et personnels n’ont de cesse de dénoncer le mépris de l’État à leur encontre. À quel point la situation est-elle selon vous dégradée ?

    Didier Gori : C’est assez déprimant. Les contraintes budgétaires ont des conséquences considérables sur les conditions de travail avec la baisse des effectifs, la précarité, mais aussi en termes de moyens sur les consommables, les appareils… On est obligé de s’adapter. Il faut aussi savoir que les budgets associés à la médiation scientifique ont plus spécialement été visés et gelés. Or ils servent justement à l’animation de la fête de la Science notamment avec des cafés scientifiques, des initiatives un peu plus populaires pour aller dans les lycées, proposer des manips, des montages de vulgarisation… Un tas de collègues dont c’est le métier se sont retrouvés avec des budgets sacrifiés, ce qui met à mal l’ouverture des scientifiques vers la société et inversement.

    Avec un budget 2027 de nouveau austéritaire, quelles sont vos craintes ?

    D.G. : C’est 54 milliards d’économie annoncés pour toute la fonction publique et très récemment, Philippe Baptiste, le ministre de la Recherche, s’est vanté qu’il donnerait 100 millions d’euros de plus au CNRS, mais à partir d’un budget qui est déjà déficitaire de 200 à 250 millions. Pour 2026, ce sont 260 millions d’euros de déficit. En juin, lorsque nous nous sommes mobilisés, nous expliquions que le CNRS avait été contraint de piocher pour la troisième année dans ses ressources propres non fléchées, un bas de laine qui permet aux laboratoires d’assurer la jouvence, les frais de réparation… Là, ils vont être obligés de prendre dans ce qu’on appelle les crédits fléchés, les crédits d’appel à projet qu’on a via l’Agence nationale de la recherche, mais aussi l’Europe. Cela pose un problème déontologique très fort, parce que ces crédits, on les a en contrepartie d’une destination et d’une activité scientifique.

    Des projets de recherche sont-ils sabrés ?

    D.G. : On a des sujets en panne et des situations variées. Par exemple, on va mettre un stagiaire qui coûte moins cher dessus, et il va rester moins longtemps. On va essayer de jongler avec les personnels ou étudiants présents. Des projets seront tout simplement mis en stand-by. Ceux qui ont réussi à avoir des appels à projets vont pouvoir débloquer parfois une partie du financement. Mais on perd en connaissance, en compétitivité.

    Sur l’appropriation des enjeux des évolutions scientifiques, notre pays vous semble-t-il au niveau ?

    D.G. : Il y a des défis contemporains qu’on devrait se préparer à assumer mais la France n’y est clairement pas. Sa politique d’austérité est en train de nous paupériser. La compétition internationale est en train de s’accélérer. Il va falloir que nos scientifiques aient les moyens de rivaliser. On ne peut pas continuer la course à pied quand les autres chevauchent des fusées. Je pense notamment à l’IA, un sujet fondamental. Depuis 6 mois les choses se sont précipitées. En juillet, une expérience a été menée où on a demandé à une IA de vérifier si un système était sécurisé. Elle était déconnectée de l’Internet. Et, on ne sait pas comment, elle s’est connectée, s’est dupliquée sur un serveur, s’est mise à dialoguer avec d’autres IA pour remplir sa mission. On se retrouve avec un outil surpuissant dont il faut définir le cadre. Je pense que la communauté scientifique a un rôle d’éclairage auprès de la société.

    Ces sujets ne relèvent-ils pas aussi du débat public ?

    D.G. : Oui. Pour en revenir à l’IA je pense à l’impact environnemental. Avec le choix qu’a fait Emmanuel Macron de proposer aux industriels d’héberger des data centers, la France offrant une énergie électrique majoritairement décarbonée et beaucoup de ressources d’eau. Or l’eau est un bien collectif des Français, à qui on aurait dû demander leur avis avant d’engager l’État aux bénéfices d’entreprises privées et étrangères. Il y a une reconnaissance de l’expertise scientifique mais au niveau des décideurs publics, sous l’effet du lobbying, elle n’est pas prise en compte.

    Comment voyez-vous l’avenir dans vos labos ?

    D.G. : La communauté scientifique est extrêmement affectée par cette énième année de gel de salaire. Nous sommes à la croisée des chemins. Lors du comité national des laboratoires en janvier nous allons poser le problème sur la table, dans le calendrier de l’élection présidentielle. Soit il y a une réelle politique d’investissement dans la recherche, soit la France va décrocher. Au niveau de l’intersyndicale au national, on a commencé à discuter pour de nouvelles actions dès qu’on aura des éléments plus précis sur le budget 2027, avec déjà la date du 17 octobre en ligne de mire.

  • Le crabe bleu, une menace sous surveillance

    Le crabe bleu, une menace sous surveillance

    Mes travaux portent sur les espèces marines invasives et leurs interactions avec les écosystèmes et les activités humaines. J’anime deux conférences sur le crabe bleu lors du Village des sciences à Marseille », explique le chercheur, pour qui « la fête de la science est un extraordinaire moyen de rencontrer le grand public, différent des initiés habituels ».

    Le concept de résilience du système alimentaire est longuement abordé. Mais que signifie-t-il réellement ? Pour Guillaume Marchessaux, « l’idée est de trouver des moyens de pouvoir maintenir une alimentation durable dans le temps. L’alimentation doit intégrer le dérèglement climatique. En mer, on sait qu’il y a des populations de poissons qui sont en crise, en taille et en nombre, comme les sardines. L’idée est de faire connaître des espèces aussi bonnes, et moins chères, car moins demandées. Il faut être prêt à s’adapter, être ouvert d’esprit. C’est ça, la résilience ». Le crabe bleu, espèce invasive arrivée notamment par les eaux de ballast des navires, est un cas particulier car son impact s’étend à tout un socioé-cosystème. « C’est une espèce qui va impacter l’activité de pêche, perturber les actions de gestion de la biodiversité et c’un vrai problème environnemental. »

    Il s’agit du plus grand crustacé des milieux lagunaires méditerranéens. Il ne possède pratiquement aucun prédateur naturel, hormis l’homme. « Une femelle peut pondre 4 millions d’œufs, avec un taux de survie de 4%. C’est énorme. Il faut absolument qu’on le pêche pour arriver à protéger le reste. » Le réguler passe par sa consommation, mais pas uniquement. « Il est riche en chitine, on peut imaginer cibler l’industrie pharmaceutique, mais aussi l’alimentation pour animaux. »

    Espace Bargemon à Marseille (2e), les 10 et 11 octobre, conférence : « Et si on mangeait du crabe bleu pour le réguler ? »

  • La recherche en quête de moyens publics

    La recherche en quête de moyens publics

    Le ministre de gauche et grand scientifique Hubert Curien (1924-2005), fondateur en 1991 de la Fête de la science, serait sans nul doute heureux de voir son œuvre perdurer et se déployer depuis 35 ans. Cette édition 2026 ne déroge pas aux fondamentaux de cet événement : populariser la science et faire se rencontrer citoyens et chercheurs. L’éventail des animations proposées, gratuites, perpétue cette visée profondément progressiste. Merci à tous les bénévoles des associations et aux organismes publics de recherche qui déplient leurs savoirs pour tous les publics.

    Résistance

    La Fête de la science est aussi devenue un îlot de résistance face à l’ignorance, aux fausses informations et aux reculs des budgets publics. Elle révèle en revanche, chaque année, l’appétence du public pour la connaissance scientifique, notamment chez les plus jeunes.

    Ce rendez-vous est d’autant plus crucial que la bataille est rude pour maintenir un haut niveau de recherche. Si le projet de budget de la nation prévoit 500 millions de plus pour la recherche et l’enseignement supérieur, il demeurera en deçà des besoins pour que la France rattrape son retard. En plein été, le 26 août, l’Observatoire des sciences et techniques a en effet révélé que la part mondiale de la France dans la production scientifique est passée de 4,1% à 1,9% entre 2011 et 2020. Et « l’excellence des publications françaises régresse de 22,7% ». Parmi les « causes profondes », l’OST évoque le « niveau » des financements et l’attractivité des carrières scientifiques. Sans « réaction », le décrochage va perdurer.

  • Une fête de la science à savourer dans toute la région Paca

    Une fête de la science à savourer dans toute la région Paca

    Un programme aux petits oignons pour la 35e édition de la fête de la science, notamment avec son thème « Saveurs savantes » qui fait la part belle au goût et à l’alimentation du vendredi 2 octobre au lundi 12 octobre.

    La présentation a été faite ce lundi 28 septembre au sein des locaux de l’Inrae Avignon. Pas moins de 917 actions dans 109 communes sont prévues en Paca. « On veut mieux faire comprendre les mécanismes scientifiques et on souhaite que de plus en plus de jeunes s’intéressent aux sciences et aux carrières scientifiques », résume Khaled Bouabdallah, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et à l’innovation en Paca. « L’alimentation est au cœur d’importants enjeux de santé publique et soulève des questions environnementales majeures, de la résilience des systèmes agricoles à la préservation de la biodiversité », rappellent les organisateurs. Avec en point d’orgue de la dizaine, la nuit de la science avec une soirée spéciale prévue le vendredi 2 octobre dans 4 des 5 départements de Paca. Mais aussi les villages de la science disséminés un peu partout dans les communes de la région.

    Sept personnalités scientifiques ont été nommées ambassadeurs et ambassadrices pour cette édition. Avec des recherches en lien avec la thématique. Comme pour Guillaume Marchessaux, chargé de recherche en écologie marine et biodiversité à l’Institut de Recherche pour le Développement, à l’Institut Méditerranée d’Océanologie à Marseille, et ses travaux sur le crabe bleu. L’espèce, originaire de l’Amérique du Nord, est invasive et menace la biodiversité locale. « Une des pistes pour lutter est de le consommer. Les gros crustacés, ce n’est pas dans la culture du sud de la France, contrairement à la Bretagne. Changer cela, c’est manger local et responsable », assure-t-il. Mais aussi des secteurs qui peuvent sembler plus éloignés.

    Défiance

    Comme pour Guillaume Hébrard, astrophysicien à l’Observatoire de Haute-Provence à Saint-Michel-l’Observatoire dans les Alpes-de-Haute-Provence. « On développe des méthodes pour découvrir la vie sur des exoplanètes. Pourquoi pas découvrir un jour de la vie ailleurs. Imaginons qu’elle ait, comme nous, de la technologie avancée. Puis que nous pourrons communiquer et, si cela se passe bien, de partager un repas », lance-t-il avec un petit sourire en coin.

    Est programmée l’action « Sciences dans les classes » avec pas moins de 400 rencontres entre scientifiques dans les établissements scolaires afin de sensibiliser au monde scientifique. « Les jeunes ont besoin d’une science accessible. Et cet événement est une porte d’entrée », prône de son côté Mikael Akimowicz, enseignant-chercheur en économie à l’Université d’Aix-Marseille et ambassadeur de cette édition. Une problématique d’autant plus importante avec l’émergence de mouvements antisciences ou complotistes. « Ces courants se basent sur de fausses informations et nous devons faire un gros travail pour déconstruire. De rappeler que la réalité est tout autre, c’est extrêmement important », rappelle Khaled Bouabdallah.

    Toutes les informations
    et programme complet sur : www.fetedelascience.fr

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    Lila, 12 ans. En CM2 à l’école La Salle à Avignon.

    Quand tu parles de l’IA, tu veux sans doute dire l’IA générative, avec un programme comme Le Chat, ChatGPT, ou d’autres. Ces programmes fonctionnent, comme tout ce qu’on appelle « intelligence » artificielle, avec des algorithmes, et donc compilent d’immenses bases de données à partir de consignes données par l’utilisateur, des « prompts ». Ils sont capables de générer des histoires, et même des histoires plutôt réussies ; mais est-ce que c’est vraiment « inventer » ?

    Quand une IA générative te fournit une histoire nouvelle, c’est parce qu’elle a un immense stock d’histoires dont elle a réagencé les éléments entre eux. Les écrivains aussi s’inspirent des histoires des autres, c’est vrai. Toutefois, l’invention, et la création artistique ça signifie, pour moi, être conscient de ce qu’on veut faire – avoir un projet ou une idée de départ. Même si, comme le disait le philosophe Alain, le résultat d’une œuvre d’art dépasse toujours ce qui avait été imaginé avant. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan, chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange