Tag: fête de la science

  • Le Village des sciences éveille la curiosité des familles

    Le Village des sciences éveille la curiosité des familles

    Sur le parvis de la salle du Moulin Saint-Jean, le camion des Petits débrouillards annonce la couleur en ce samedi après-midi ensoleillé. Dès l’entrée, de nombreux stands permettent aux visiteurs de découvrir et d’apprendre de multiples choses à l’occasion de cette nouvelle édition du Village des sciences, organisée par la Ville de Cavaillon et son pôle jeunesse.

    Apprendre en s’amusant

    De la magie aux origamis, en passant par des expériences et des ateliers ludiques, parfois même loufoques, tout a été pensé pour attiser la curiosité du plus grand nombre.

    Noa, 11 ans, est venu avec sa maman. La veille, il avait déjà participé à l’événement avec son collège, mais ce passionné de sciences a souhaité revivre les expériences et les faire découvrir à sa mère. « J’adore la science, pour moi, cet événement est vraiment intéressant car j’apprends beaucoup de choses », explique-t-il. Il a notamment participé à l’atelier de l’Amuseum, qui mêle connaissances scientifiques, magie et gourmandises. Grâce à la fabrication d’une barbe à papa, les visiteurs pouvaient découvrir la force centrifuge tout en s’amusant, mais aussi comprendre pourquoi l’Everest n’est finalement pas le plus haut sommet du monde. « Je m’intéresse beaucoup à l’astronomie et aux plantes grâce à ma mamie qui a chez elle beaucoup de plantes et de fleurs. Elle m’a appris plein de choses », sourit Noa.

    Et côté astronomie, il y avait de quoi satisfaire les curieux. Le fondateur de l’Observatoire de Vaison-la-Romaine, Frédéric Charfi, avait installé un planétarium proposant plusieurs séances au cours de l’après-midi : « On apprend les différents états de l’eau sur Terre et dans le système solaire avec cette animation qui intrigue petits et grands. »

  • « Avec la politique d’austérité,on perd en connaissance »

    « Avec la politique d’austérité,on perd en connaissance »

    La Marseillaise : Les chercheurs et personnels n’ont de cesse de dénoncer le mépris de l’État à leur encontre. À quel point la situation est-elle selon vous dégradée ?

    Didier Gori : C’est assez déprimant. Les contraintes budgétaires ont des conséquences considérables sur les conditions de travail avec la baisse des effectifs, la précarité, mais aussi en termes de moyens sur les consommables, les appareils… On est obligé de s’adapter. Il faut aussi savoir que les budgets associés à la médiation scientifique ont plus spécialement été visés et gelés. Or ils servent justement à l’animation de la fête de la Science notamment avec des cafés scientifiques, des initiatives un peu plus populaires pour aller dans les lycées, proposer des manips, des montages de vulgarisation… Un tas de collègues dont c’est le métier se sont retrouvés avec des budgets sacrifiés, ce qui met à mal l’ouverture des scientifiques vers la société et inversement.

    Avec un budget 2027 de nouveau austéritaire, quelles sont vos craintes ?

    D.G. : C’est 54 milliards d’économie annoncés pour toute la fonction publique et très récemment, Philippe Baptiste, le ministre de la Recherche, s’est vanté qu’il donnerait 100 millions d’euros de plus au CNRS, mais à partir d’un budget qui est déjà déficitaire de 200 à 250 millions. Pour 2026, ce sont 260 millions d’euros de déficit. En juin, lorsque nous nous sommes mobilisés, nous expliquions que le CNRS avait été contraint de piocher pour la troisième année dans ses ressources propres non fléchées, un bas de laine qui permet aux laboratoires d’assurer la jouvence, les frais de réparation… Là, ils vont être obligés de prendre dans ce qu’on appelle les crédits fléchés, les crédits d’appel à projet qu’on a via l’Agence nationale de la recherche, mais aussi l’Europe. Cela pose un problème déontologique très fort, parce que ces crédits, on les a en contrepartie d’une destination et d’une activité scientifique.

    Des projets de recherche sont-ils sabrés ?

    D.G. : On a des sujets en panne et des situations variées. Par exemple, on va mettre un stagiaire qui coûte moins cher dessus, et il va rester moins longtemps. On va essayer de jongler avec les personnels ou étudiants présents. Des projets seront tout simplement mis en stand-by. Ceux qui ont réussi à avoir des appels à projets vont pouvoir débloquer parfois une partie du financement. Mais on perd en connaissance, en compétitivité.

    Sur l’appropriation des enjeux des évolutions scientifiques, notre pays vous semble-t-il au niveau ?

    D.G. : Il y a des défis contemporains qu’on devrait se préparer à assumer mais la France n’y est clairement pas. Sa politique d’austérité est en train de nous paupériser. La compétition internationale est en train de s’accélérer. Il va falloir que nos scientifiques aient les moyens de rivaliser. On ne peut pas continuer la course à pied quand les autres chevauchent des fusées. Je pense notamment à l’IA, un sujet fondamental. Depuis 6 mois les choses se sont précipitées. En juillet, une expérience a été menée où on a demandé à une IA de vérifier si un système était sécurisé. Elle était déconnectée de l’Internet. Et, on ne sait pas comment, elle s’est connectée, s’est dupliquée sur un serveur, s’est mise à dialoguer avec d’autres IA pour remplir sa mission. On se retrouve avec un outil surpuissant dont il faut définir le cadre. Je pense que la communauté scientifique a un rôle d’éclairage auprès de la société.

    Ces sujets ne relèvent-ils pas aussi du débat public ?

    D.G. : Oui. Pour en revenir à l’IA je pense à l’impact environnemental. Avec le choix qu’a fait Emmanuel Macron de proposer aux industriels d’héberger des data centers, la France offrant une énergie électrique majoritairement décarbonée et beaucoup de ressources d’eau. Or l’eau est un bien collectif des Français, à qui on aurait dû demander leur avis avant d’engager l’État aux bénéfices d’entreprises privées et étrangères. Il y a une reconnaissance de l’expertise scientifique mais au niveau des décideurs publics, sous l’effet du lobbying, elle n’est pas prise en compte.

    Comment voyez-vous l’avenir dans vos labos ?

    D.G. : La communauté scientifique est extrêmement affectée par cette énième année de gel de salaire. Nous sommes à la croisée des chemins. Lors du comité national des laboratoires en janvier nous allons poser le problème sur la table, dans le calendrier de l’élection présidentielle. Soit il y a une réelle politique d’investissement dans la recherche, soit la France va décrocher. Au niveau de l’intersyndicale au national, on a commencé à discuter pour de nouvelles actions dès qu’on aura des éléments plus précis sur le budget 2027, avec déjà la date du 17 octobre en ligne de mire.

  • Le crabe bleu, une menace sous surveillance

    Le crabe bleu, une menace sous surveillance

    Mes travaux portent sur les espèces marines invasives et leurs interactions avec les écosystèmes et les activités humaines. J’anime deux conférences sur le crabe bleu lors du Village des sciences à Marseille », explique le chercheur, pour qui « la fête de la science est un extraordinaire moyen de rencontrer le grand public, différent des initiés habituels ».

    Le concept de résilience du système alimentaire est longuement abordé. Mais que signifie-t-il réellement ? Pour Guillaume Marchessaux, « l’idée est de trouver des moyens de pouvoir maintenir une alimentation durable dans le temps. L’alimentation doit intégrer le dérèglement climatique. En mer, on sait qu’il y a des populations de poissons qui sont en crise, en taille et en nombre, comme les sardines. L’idée est de faire connaître des espèces aussi bonnes, et moins chères, car moins demandées. Il faut être prêt à s’adapter, être ouvert d’esprit. C’est ça, la résilience ». Le crabe bleu, espèce invasive arrivée notamment par les eaux de ballast des navires, est un cas particulier car son impact s’étend à tout un socioé-cosystème. « C’est une espèce qui va impacter l’activité de pêche, perturber les actions de gestion de la biodiversité et c’un vrai problème environnemental. »

    Il s’agit du plus grand crustacé des milieux lagunaires méditerranéens. Il ne possède pratiquement aucun prédateur naturel, hormis l’homme. « Une femelle peut pondre 4 millions d’œufs, avec un taux de survie de 4%. C’est énorme. Il faut absolument qu’on le pêche pour arriver à protéger le reste. » Le réguler passe par sa consommation, mais pas uniquement. « Il est riche en chitine, on peut imaginer cibler l’industrie pharmaceutique, mais aussi l’alimentation pour animaux. »

    Espace Bargemon à Marseille (2e), les 10 et 11 octobre, conférence : « Et si on mangeait du crabe bleu pour le réguler ? »

  • La recherche en quête de moyens publics

    La recherche en quête de moyens publics

    Le ministre de gauche et grand scientifique Hubert Curien (1924-2005), fondateur en 1991 de la Fête de la science, serait sans nul doute heureux de voir son œuvre perdurer et se déployer depuis 35 ans. Cette édition 2026 ne déroge pas aux fondamentaux de cet événement : populariser la science et faire se rencontrer citoyens et chercheurs. L’éventail des animations proposées, gratuites, perpétue cette visée profondément progressiste. Merci à tous les bénévoles des associations et aux organismes publics de recherche qui déplient leurs savoirs pour tous les publics.

    Résistance

    La Fête de la science est aussi devenue un îlot de résistance face à l’ignorance, aux fausses informations et aux reculs des budgets publics. Elle révèle en revanche, chaque année, l’appétence du public pour la connaissance scientifique, notamment chez les plus jeunes.

    Ce rendez-vous est d’autant plus crucial que la bataille est rude pour maintenir un haut niveau de recherche. Si le projet de budget de la nation prévoit 500 millions de plus pour la recherche et l’enseignement supérieur, il demeurera en deçà des besoins pour que la France rattrape son retard. En plein été, le 26 août, l’Observatoire des sciences et techniques a en effet révélé que la part mondiale de la France dans la production scientifique est passée de 4,1% à 1,9% entre 2011 et 2020. Et « l’excellence des publications françaises régresse de 22,7% ». Parmi les « causes profondes », l’OST évoque le « niveau » des financements et l’attractivité des carrières scientifiques. Sans « réaction », le décrochage va perdurer.

  • Une fête de la science à savourer dans toute la région Paca

    Une fête de la science à savourer dans toute la région Paca

    Un programme aux petits oignons pour la 35e édition de la fête de la science, notamment avec son thème « Saveurs savantes » qui fait la part belle au goût et à l’alimentation du vendredi 2 octobre au lundi 12 octobre.

    La présentation a été faite ce lundi 28 septembre au sein des locaux de l’Inrae Avignon. Pas moins de 917 actions dans 109 communes sont prévues en Paca. « On veut mieux faire comprendre les mécanismes scientifiques et on souhaite que de plus en plus de jeunes s’intéressent aux sciences et aux carrières scientifiques », résume Khaled Bouabdallah, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et à l’innovation en Paca. « L’alimentation est au cœur d’importants enjeux de santé publique et soulève des questions environnementales majeures, de la résilience des systèmes agricoles à la préservation de la biodiversité », rappellent les organisateurs. Avec en point d’orgue de la dizaine, la nuit de la science avec une soirée spéciale prévue le vendredi 2 octobre dans 4 des 5 départements de Paca. Mais aussi les villages de la science disséminés un peu partout dans les communes de la région.

    Sept personnalités scientifiques ont été nommées ambassadeurs et ambassadrices pour cette édition. Avec des recherches en lien avec la thématique. Comme pour Guillaume Marchessaux, chargé de recherche en écologie marine et biodiversité à l’Institut de Recherche pour le Développement, à l’Institut Méditerranée d’Océanologie à Marseille, et ses travaux sur le crabe bleu. L’espèce, originaire de l’Amérique du Nord, est invasive et menace la biodiversité locale. « Une des pistes pour lutter est de le consommer. Les gros crustacés, ce n’est pas dans la culture du sud de la France, contrairement à la Bretagne. Changer cela, c’est manger local et responsable », assure-t-il. Mais aussi des secteurs qui peuvent sembler plus éloignés.

    Défiance

    Comme pour Guillaume Hébrard, astrophysicien à l’Observatoire de Haute-Provence à Saint-Michel-l’Observatoire dans les Alpes-de-Haute-Provence. « On développe des méthodes pour découvrir la vie sur des exoplanètes. Pourquoi pas découvrir un jour de la vie ailleurs. Imaginons qu’elle ait, comme nous, de la technologie avancée. Puis que nous pourrons communiquer et, si cela se passe bien, de partager un repas », lance-t-il avec un petit sourire en coin.

    Est programmée l’action « Sciences dans les classes » avec pas moins de 400 rencontres entre scientifiques dans les établissements scolaires afin de sensibiliser au monde scientifique. « Les jeunes ont besoin d’une science accessible. Et cet événement est une porte d’entrée », prône de son côté Mikael Akimowicz, enseignant-chercheur en économie à l’Université d’Aix-Marseille et ambassadeur de cette édition. Une problématique d’autant plus importante avec l’émergence de mouvements antisciences ou complotistes. « Ces courants se basent sur de fausses informations et nous devons faire un gros travail pour déconstruire. De rappeler que la réalité est tout autre, c’est extrêmement important », rappelle Khaled Bouabdallah.

    Toutes les informations
    et programme complet sur : www.fetedelascience.fr

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    #DisMoiPourquoi : l’IA peut-elle inventer des histoires vraiment nouvelles ?

    Lila, 12 ans. En CM2 à l’école La Salle à Avignon.

    Quand tu parles de l’IA, tu veux sans doute dire l’IA générative, avec un programme comme Le Chat, ChatGPT, ou d’autres. Ces programmes fonctionnent, comme tout ce qu’on appelle « intelligence » artificielle, avec des algorithmes, et donc compilent d’immenses bases de données à partir de consignes données par l’utilisateur, des « prompts ». Ils sont capables de générer des histoires, et même des histoires plutôt réussies ; mais est-ce que c’est vraiment « inventer » ?

    Quand une IA générative te fournit une histoire nouvelle, c’est parce qu’elle a un immense stock d’histoires dont elle a réagencé les éléments entre eux. Les écrivains aussi s’inspirent des histoires des autres, c’est vrai. Toutefois, l’invention, et la création artistique ça signifie, pour moi, être conscient de ce qu’on veut faire – avoir un projet ou une idée de départ. Même si, comme le disait le philosophe Alain, le résultat d’une œuvre d’art dépasse toujours ce qui avait été imaginé avant. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan, chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange

  • Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Une éolienne en papier à la main, des écoliers de primaire quittent, le sourire aux lèvres, la place Bargemon. Derrière eux, un village des sciences, organisé par l’association des Petits débrouillards, a pris place tout autour de la mairie centrale de Marseille, depuis vendredi matin. Réservés vendredi aux scolaires, de la primaire au BTS, les stands montés à l’occasion de la fête nationale de la science ouvrent gratuitement leurs portes au public, ce week-end.

    Reconstitution de crânes, éprouvettes, microscopes et camp de base pour aller sur la Lune ont envahi l’hôtel Puget, la place et l’espace Bargemon jusqu’à dimanche. La soixantaine de stands, tenus par des laboratoires, associations ou entreprises innovantes sont réunis par thématiques. « Il y a d’abord un pôle autour du thème de la fête de cette année, qui est “intelligences”. Il y a des neurosciences, l’étude des intelligences animales ou sur l’intelligence artificielle, explique Lucille Rombi, chargée de mission fête de la science de l’association des Petits débrouillards. Il y a ensuite un pôle environnement, astronomie, mathématiques, santé et sciences sociales. »

    Chaque stand propose des activités différentes et ludiques en rapport à son domaine. La classe de CM1 de l’école de la Corderie (7e) a, par exemple, pu sentir et observer des champignons grâce à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). « C’était la première fois que je regardais dans un microscope, sourit l’une des écolières. C’était trop cool. »

    « Le but de cet événement organisé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est de regrouper autour d’événements des acteurs du monde scientifique et le grand public de façon ludique, explique Lucille Rombi, de l’association de médiation scientifique des Petits débrouillards. Les stands sont faits pour tout le monde : les enfants, avec des espaces pour les tout-petits, mais aussi les adultes. C’est vraiment pour tous les curieux », insiste l’organisatrice. En plus des activités proposées sur les stands, des spectacles et des visites sont prévus, avec des inscriptions sur place. L’espace agora permettra également la tenue de conférences et d’une émission radio.

    L’année dernière, le village des sciences avait réuni environ 10 000 personnes sur les deux jours, à Marseille.

    Plus d’info sur fetedelascience.fr

  • Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Découvrir un haut lieu de la recherche océanographique française et même mondiale aux côtés de scientifiques chevronnés, voilà l’opportunité offerte à quatre classes de 3e de différents collèges du département ce mardi, pour l’inauguration de la fête de la science, qui se poursuit jusqu’à lundi sur plusieurs sites. Une centaine d’élèves ont ainsi investi les locaux d’Ifremer, où ils ont été initiés à la recherche océanographique.

    Pour ce faire, quatre ateliers étaient au programme. Parmi eux, une découverte d’outils de robotique sous-marine, proposée par le Campus des métiers qualification excellence de la mer de l’Université de Toulon (CMQ). Les collégiens ont également pu découvrir les fonds marins à 500 mètres de profondeur, au moyen de casques de réalité virtuelle qui les ont emmenés découvrir le canyon sous-marin Lacaze-Duthier, ses coraux et sa biodiversité. Ils ont aussi été introduits à la Halle Interactive, outil dont s’est doté l’Ifremer l’an dernier, et qui permet notamment d’être connecté aux bateaux en mer pour observer les fonds marins à distance. Enfin, le dernier atelier était voué à la découverte du phytoplancton, une algue microscopique ingérée par la faune, premier maillon de la chaîne alimentaire marine et indicateur de la qualité de l’eau.

    « Susciter

    des vocations »

    Les adolescents ont également eu le privilège de découvrir les ateliers d’Ifremer, où sont conservés et maintenus bateaux et appareils d’exploration. Pour Vincent Rigaud, directeur de l’Ifremer Méditerranée, Outre-Mer et Atlantique, c’est l’occasion de s’immerger dans un lieu d’excellence scientifique : « Nous sommes le seul institut de recherche uniquement dédié à l’océan. Nous opérons les 17 navires de la flotte océanographique française au profit de la communauté scientifique nationale et européenne. La Seyne-sur-Mer est la base où on opère et développe ces technologies d’exploration des grands fonds. » De quoi séduire les travailleurs de demain ? « C’est quelque chose qui est très visuel et parlant, c’est un outil de médiation scientifique qui attire les jeunes, tout comme leur rôle dans la préservation des océans, qu’on développe dans des ateliers liés aux aspects côtiers. Ils peuvent ramener des informations en observant l’océan au quotidien. Il ne s’agit pas que de l’intelligence des chercheurs, mais de tout un chacun. On veut faire prendre conscience aux jeunes qu’on a besoin de compétences, donc on essaie de susciter des vocations, et on a aussi besoin d’eux comme citoyens pour faire remonter ces infos. Car quand ces jeunes-là seront à la retraite, les quais de Toulon seront peut-être sous l’eau et il faudra s’adapter. »

    Pour leurs professeurs, c’est un moyen d’apporter aux élèves « une culture scientifique et une ouverture sur la mer, qu’ils ont à côté de chez eux », avance Kévin Roumier, professeur de physique-chimie au collège la Ferrage de Cuers. « La découverte d’un tel lieu fait un lien avec des problématiques qu’on évoque avec eux : changement climatique, avenir de l’océan… C’est très parlant car ça touche à leurs vies », ajoute Camille Schnell, professeure dans le même établissement. « On pourra aussi se servir de cette visite pour certains points du programme, même si ça n’en fait pas vraiment partie, notamment sur le sonar pour les calculs de vitesse, de profondeur… », complètent les deux enseignants.