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  • [Entretien croisé] La Fiesta des jours heureux, « une fête qui se veut populaire, culturelle, mais aussi politique »

    [Entretien croisé] La Fiesta des jours heureux, « une fête qui se veut populaire, culturelle, mais aussi politique »

    La Marseillaise : Quel est le principe de la « Fiesta des jours heureux », organisée le dimanche 11 octobre par la Solimut, en partenariat avec l’association Parcours ?

    Pierre Méry : Le dimanche de la Fiesta des Suds est toujours une journée gratuite, ouverte à tous les Marseillais et plus généralement à toute personne qui le souhaite. C’est un moment très familial : il y a des stands pour les minots, des concerts de musique. C’est la deuxième année où nous Solimut, donnons une tonalité citoyenne et politique à l’événement. L’année dernière, sur les 80 ans de la Sécurité sociale, cette année sur les 90 ans du Front populaire.

    La journée s’appelle la Fiesta des jours heureux, en référence aux jours heureux de 1936.

    Notre idée est de conserver l’esprit familial et festif, tout en célébrant ces acquis. Il y aura un spectacle sous forme de comédie musicale. En parallèle, les gens peuvent se retrouver autour d’un banquet avec les Mariannes de Saint-Joseph, association du 14e arrondissement, qui s’occupe des 800 couscous offerts. Les 800 personnes qui arriveront à la Fiesta à partir de midi, pourront assister au spectacle tout en mangeant.

    Pour nous, ça correspond aussi à ce que peut être une fête populaire à Marseille. On a fait une sardinade l’année dernière, cette année c’est le couscous. L’idée est de faire en sorte que les gens puissent partager.

    Frédéric Rosmini : Cet événement s’inscrit dans une campagne, dont je suis le coordinateur, et qui rassemble une vingtaine d’organisations, dont Solimut. Nous nous déplaçons dans des centres sociaux, dans des villages-vacances et dans des communes de gauche. Nous allons au-devant des publics pour les convaincre que l’aspiration à des régimes autoritaires s’est toujours traduite par le chaos. Nous n’agissons pas au nom de partis politiques, mais au nom de l’ensemble du mouvement social, en rappelant qu’il a été déterminant en 36.

    Des interventions doivent aussi avoir lieu, en plus du spectacle musical…

    P.M. : Il y aura bien sûr des interventions autour de ce que 1936 représente pour nous [la Solimut], mais aussi sur ce que ça représente, plus globalement, de fêter ces 90 ans du Front populaire aujourd’hui. C’est une fête qui se veut populaire, culturelle, et politique aussi, pour les citoyens.

    F.R. : Peut-être ferons nous intervenir également l’association Promemo, qui cultive la mémoire du monde ouvrier. Gérard Leidet, qui en est le président, fait partie de notre campagne. C’est avec lui notamment que nous avons prévu d’intervenir dans les établissements scolaires. Il a une connaissance très marquée de ce qui s’est passé à Marseille et dans la région en 1936. Il peut proposer un éclairage sur la spécificité du Front populaire ici, ce qui a de l’importance.
    Ça reste un contexte festif, pas forcément adapté pour organiser de longs débats. Mais nous mettrons en place la veille, dans un centre social rue de l’Évêché, juste à côté, le reste de notre programmation. Nous présenterons l’exposition itinérante « L’héritage de 1936, culture, loisirs et éducation populaire », initiée par La Ligue de l’enseignement. Nous projetterons également le documentaire « Été 36, les premières vacances des Français ».

    Pourquoi est-ce important d’intervenir dans des événements comme la Fiesta des Suds sur des thèmes tels que le Front populaire ?

    P.M. : La Fédération des mutuelles de France est particulièrement engagée dans le cadre de ces 90 ans des congés payés. Pourquoi ? Parce que c’est aussi une époque où l’on a observé, au-delà des congés payés du Front populaire, énormément de réalisations ouvrières, notamment dans le domaine de la santé. Notre objectif est aussi de réfléchir à la façon dont a évolué le mouvement social et politique de société et quel impact il a eu sur la construction des solidarités dans le pays. Les mutuelles en font partie. Aujourd’hui, alors que la solidarité est mise à mal, c’est important pour nous de se poser la question de ce qui a pu fonctionner, il y a 90 ans, pour gagner des droits et permettre aux gens de vivre mieux.

    F.R. : Le principe de cette campagne n’est pas d’être dans une nostalgie historique en se contentant d’expliquer ce qu’a été le Front populaire. Notre objectif est d’aller à la rencontre de publics plus larges, comprenant des gens susceptibles d’avoir voté Rassemblement national. C’est ce qu’on a fait lorsqu’on est allé intervenir dans nos villages [parcours] vacances. L’idée est donc de montrer que 1936 a été une réussite grâce aux partis politiques qui ont bougé, ainsi que l’ensemble du corps social et notamment du mouvement syndical et de la CGT.

    Lorsqu’on ira à la Fiesta des Suds, l’idée est similaire. Même si le public est jeune, on sait que certains peuvent être touchés par les discours du Rassemblement national, car ils touchent tous les milieux. On propose donc une démarche concrète en allant sur le terrain pour les convaincre qu’ils se trompent de choix. On veut montrer que les grandes périodes qui ont donné du bonheur aux salariés et aux gens modestes sont celles du Front populaire et de tous les mouvements qui s’inscrivent dans ce creuset-là.

    La journée est gratuite sur inscription sur le site de la Fiesta des Suds.

  • Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix

    Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix

    La paix à Martigues et Port-de-Bouc est autant un sujet politique que de festivités, particulièrement en ce mercredi 23 septembre.

    Tout l’après-midi de 13h30 à 17h au jardin de Ferrières de Martigues, la Ville organise la Fête de la paix avec ateliers créatifs, sportifs et ludiques pour tous publics avant le temps protocolaire et le concert de fin de journée. En même temps, l’exposition « des ailes pour la paix » réalisée par les enfants des écoles et des centres de loisirs de Martigues est proposée. Parmi les organisations à l’initiative, la Mouvement de la paix, l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), Martigues Sport Athlétisme, l’Appart, les Vélos des étangs, le Martigues rugby club, Wimoov, l’Ajes, le cinéma la Cascade et le collège Gérard-Philipe. À noter que la Ville est adhérente depuis 2010 de l’Association française des communes pour la paix et inscrit dans son projet « l’émergence d’une culture de paix » en son sein.

    Pas de solution militaire

    À Port-de-Bouc, un meeting pour la paix est organisé à 18h à la pyramide de la paix, au port Renaissance sur le site des sardinades. Le PCF, l’Union locale CGT, le Secours populaire et la Ligue des droits de l’Homme appellent en commun à « exiger un cessez-le-feu général et à cultiver la paix ». « Il n’existe aucune solution militaire pour répondre aux défis que nos modes de production et de vie ont provoqués », insistent les organisateurs. Les quatre centres sociaux de la Ville ont aussi réalisé une exposition de dessins sur le thème de la paix visible dès 14h.

  • Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Il est 19h58, la chef Marie-José Ordener livre les dernières consignes, coté coulisses, aux serveurs en dresscode noir et rouge. « On fait deux groupes de quatorze. Les premiers rentrent par la droite, les seconds par la gauche, et au retour on change… », détaille-t- elle à l’aide de schéma représentant les cinq tablées portant le nom de lieux-dits du Rove. Autour d’elle, ça fuse : « Là, les enfants, on va rigoler 5mn ! » Ce service orchestré comme un ballet nécessite la plus grande concentration pour cette équipe pourtant rodée aux festivités. « C’est énormément stressant », confie Nima, la responsable du comité des fêtes, qui reste déterminée.

    Enfant du pays, exilé à Forcalquier, le chef Manuel Barthélémy dispose des pétoules (sic) de pain autour de mottes de beurre cuisinées à l’huile d’olive maturée. Le boulanger- pizzaiolo, qui a fait le tour du monde, avoue : « Lier la gastronomie, le chant, la poésie, c’est tout ce qui fait que la vie est belle. »

    Les convives se placent dans la bonne humeur, fiers de tester ce nouveau concept qui pour 20 euros comprend entrée, plat, fromage, dessert et vins avec la promesse d’une balade dans le temps. « C’est un repas d’amitié et de berger qui célèbre l’année internationale du pastoralisme et des journées européennes du patrimoine. Le premier qui ouvre une voie qui raconte des histoires de transhumance et de chants régionaux », détaille Emmanuel Perrodin, chef de cuisine et directeur artistique de la soirée.

    L’allocution du maire communiste Paul Sabatino salue « l’esprit d’un banquet populaire qui, grâce à Emmanuel, permet de vivre des moments de bonheur et de vivre ensemble » et donne le top départ. Le ballet des plats démarre.

    « Ici, tout le monde

    a payé sa place »

    Le beurre maturé interroge deux jeunes ados attablés : « Il est bizarre ce beurre, non ? » S’ensuit le chant du Rove par l’ensemble Bram, chants occitans et une lecture en hommage aux fainéants et aux gourmands. Et la soirée passe trop vite. Les convives à 90% Rovenains échangent : « C’était délicieux ! Pour autant de personnes, c’est un véritable gage de qualité », « C’était populaire et chaleureux. Manger et être servi aussi bien avec le sourire, c’était waouh », « Et pour un prix dérisoire ! » Les commentaires des deux Anne, Michèle et Chantal jaillissent. Tandis qu’un des maris interroge : « Mais dans la glace ? y avait quoi avec le melon ? » Il est 23 heures, le maire sourit « Ici tout le monde a payé sa place. Personne ne m’a demandé d’invit’. C’est une réussite. »

  • Quatre jours pour faire vibrer Nîmes au rythme des Vendanges

    Quatre jours pour faire vibrer Nîmes au rythme des Vendanges

    À la mi-septembre, Nîmes ne range pas encore l’été. Elle ressort les cuivres, ouvre les bodegas et laisse les sabots battre le pavé. Du jeudi 17 au dimanche 20 septembre, la Feria des Vendanges reprend possession du centre-ville avec une édition que la nouvelle municipalité veut « conviviale, pour toutes et tous et apaisée ».

    Le premier toast sera littéraire. Jeudi à 12h30, au Temple de Diane, Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014, prononcera le traditionnel brindis. Puis les fanfares gagneront les boulevards avant l’abrivado de la manade Leron, rue Sully. Vendredi, la ville montera franchement le volume : vendanges du Clos de la Fontaine à 11h, guinguette au pôle Antoine-Castelnau, corrida à 17h30, puis grande parade de quelque 320 musiciens depuis la Maison Carrée jusqu’aux arènes. À la Placette, Mario & les Gypsies puis Son Yuma prolongeront la soirée.

    Cette année, les cuivres retrouvent une place centrale. Les abrivados, eux, quittent les allées Jean-Jaurès pour se rapprocher de l’Écusson : rue Sully jeudi, rue de la République vendredi, boulevard Amiral-Courbet samedi pour la cabestria, puis rue Notre-Dame dimanche, avec une abrivado menée par des cavalières. La Ville assume ainsi une feria plus resserrée sur le cœur de Nîmes.

    Samedi sera le jour le plus dense. Dès 10h, une visite « Histoires de feria » remontera aux origines du rendez-vous dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Aux Jardins de la Fontaine se succéderont danses, spectacle équestre et becerrada, tandis que le square Antonin accueillera de 13h30 à 19h un espace prévention pour les adolescents, avec musique, mousse, détente et buvette sans alcool. Le soir, Tino Flamenco puis le collectif nîmois Eswell feront vibrer la Placette.

    Une fête à partager sans peur

    La prévention est justement l’un des marqueurs de cette édition, dans le prolongement d’une Feria de Pentecôte au bilan sécuritaire particulièrement favorable. Malgré 1,1 million de participants, les forces de l’ordre n’avaient recensé que 31 interpellations, contre 41 en 2025, et surtout 16 bagarres de rue, quatre fois moins que les 61 de l’année précédente. Aucun accident mortel n’avait été déploré sur les routes. Reste l’inquiétude autour de l’alcoolisation de très jeunes participants : pour les Vendanges, des espaces dédiés seront donc déployés et des sifflets « anti-relou » distribués gratuitement afin de signaler un comportement insistant ou une situation d’agression. Une manière de rappeler qu’une fête populaire ne peut l’être vraiment que si chacun peut y circuler sans peur.

    Dans les arènes, quatre corridas et une novillada rythmeront le week-end. Samedi après-midi, Sébastien Castella, José María Manzanares et Tomás Rufo seront à l’affiche ; dimanche matin, Marco Pérez affrontera seul six toros avant Juan Leal, Adriano et El Rafi en clôture. L’office de tourisme proposera aussi « Expliquez-moi la corrida », avec des commentaires pour les néophytes.

    Sous les gradins, un autre lieu a été préparé loin des lumières. L’infirmerie des arènes, installée dans 9 m², vient d’être rénovée pour 56 000 euros : murs, éclairage et aménagement intérieur ont été repris, avec deux postes de travail distincts. Une dizaine de soignants bénévoles s’y relaient pour prendre en charge toreros et raseteurs avant, si nécessaire, un transfert vers le CHU. « C’est un lieu que l’on inaugure en espérant qu’il ne soit pas utilisé », a résumé Vincent Bouget.

    Dimanche, la Feria prendra des airs de grand final : déjeuner au pré aux Jardins de la Fontaine, ban des Vendanges, fanfare géante devant la Maison Carrée, abrivado rue Notre-Dame et spectacles équestres. Jusqu’aux derniers cuivres, Nîmes cherchera son équilibre familier : entre héritage et fête de rue, ferveur et précaution, tradition et volonté de faire évoluer la manière de la partager.

  • La Décade Malraux, dix jours de festivités et de culture à La Ciotat

    La Décade Malraux, dix jours de festivités et de culture à La Ciotat

    Pour le cinquantième anniversaire de la disparition d’André Malraux, La Ciotat organise des projections, des expositions, des rencontres littéraires mais aussi des spectacles, conférences et ateliers pédagogiques pour dix jours de célébrations à partir de jeudi 17 septembre.

    Une initiative nationale

    Une initiative portée par la Ville et en partenariat avec le Fonds de dotation André Malraux et l’association Horizons Malraux, avec la participation des communes de Ceyreste et de Roquefort-la-Bédoule. La Décade Malraux s’inscrit dans sa politique culturelle et patrimoniale fondée sur la préservation du patrimoine, la transmission des savoirs et l’accès du plus grand nombre à la culture.

    Elle est également labellisée au niveau national et s’inscrit dans la dynamique « 2026, Année Malraux », initiée par le ministère de la culture. Premier temps fort prévu donc ce jeudi avec une conférence* autour de la construction du navire scientifique André Malraux, l’inauguration de l’exposition « La construction de l’André Malraux » ainsi qu’une projection de films.

    *18h à la Maison de la Construction Navale 46, quai François-Mitterrand prolongé – La Ciotat.

    Sur inscription au 04.42.08.65.23 / 06.43.20.63.16. Durée : 1 heure 30

  • Célébrez l’huile d’olive en famille à Villes-sur-Auzon

    Célébrez l’huile d’olive en famille à Villes-sur-Auzon

    « La Ville est coorganisatrice de l’événement avec les Disciples d’Escoffier Paca depuis maintenant trois ans. C’est un moment qui nous tient à cœur puisque nous mettons à l’honneur l’huile d’olive, un produit d’exception de notre région, explique Frédéric Rouet, maire de Villes-sur-Auzon. Nous faisons aussi en sorte, chaque année, d’associer à l’huile d’olive un produit typique du Vaucluse qui se marie à merveille avec elle. Après l’ail de Piolenc et les légumineuses du plateau de Sault, c’est le cochon du Ventoux qui est l’invité d’honneur cette année. »

    Au-delà des produits gastronomiques, de nombreuses animations sont proposées aux familles pour cette fête, avec de la musique provençale moderne appelée Condor, des déambulations poétiques et théâtrales, mais aussi la présence de 70 exposants avec « uniquement des producteurs du coin », issus des secteurs de la gastronomie ou de l’artisanat.

    Le terroir et le local à l’honneur

    « Notre credo, à Villes-sur-Auzon, c’est “Auzon consommer local”. C’est ce que nous voulons montrer avec la Fête gourmande de l’huile d’olive du Ventoux, sourit-il. Il est primordial pour nous de mettre en avant le travail formidable des producteurs qui œuvrent au quotidien autour du Ventoux et ils gagnent à se faire connaître. C’est aussi ça notre objectif. »

    Parmi les nouveautés de cette édition, plusieurs conférences se tiendront dans l’après-midi autour de l’olivier. Des professionnels viendront partager leurs précieux conseils avec le public et aborderont des thématiques d’actualité, comme l’adaptation de cet arbre aux changements climatiques ou encore les bonnes pratiques pour son entretien.

    Les Disciples d’Escoffier mettront quant à eux en avant leurs produits coups de cœur et leurs bonnes adresses du territoire. Pour les enfants, des balades à poney, une mini-ferme pédagogique, des manèges d’antan, des ateliers de cuisine et des dégustations d’huiles d’olive seront proposés tout au long de la journée.

    « N’oublions pas qu’une huile d’olive se déguste comme un bon vin », conclut le maire.

  • [Fête de l’Humanité] Stand commun du conseil national et de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône

    [Fête de l’Humanité] Stand commun du conseil national et de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône

    Un grand espace relie le stand national des communistes et celui de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône.
    Lieu de débat le jour, il devient piste de danse la nuit avec DJ Naemars aux platines qui a démarré son set dès jeudi soir sous l’égide de La Marseillaise. Ce vendredi à 18h se tiendra une soirée de solidarité internationale avec le peuple cubain. Samedi à 11h30, l’espace accueillera un débat « Santé : De la lutte contre le cancer du sein à l’accès aux soins pour toutes et tous » puis à 14h30 « Industrie : Prenons le pouvoir sur la production du pays ! » et à 16h « Égalité : Pour une loi intégrale féministe et enfantiste ». Suite du programme dans l’édition de ce week-end .

  • Ultime week-end gourmand pour le Kouss Kouss festival

    Ultime week-end gourmand pour le Kouss Kouss festival

    Parmi elles, le traditionnel marché alimentaire du Vieux-Port a une nouvelle fois mis l’événement à l’honneur, réunissant producteurs, artisans et démonstrations culinaires. De quoi attirer un public nombreux. Cet ultime week-end a été riche en rendez-vous, de la Friche la Belle de Mai aux Aygalades. Pour cette 9e édition, le Kouss Kouss Festival mettait à l’honneur les herbes aromatiques et sauvages afin de célébrer la diversité des patrimoines culinaires méditerranéens.

  • Original Rockerz lance La Marseillaise Breaking Cup au Panier

    Original Rockerz lance La Marseillaise Breaking Cup au Panier

    C’est au cœur du Panier que La Marseillaise Breaking Cup 2026 va officiellement se lancer. La place du Refuge est l’hôte, ce lundi à partir de 16h30, de la première initiation breakdance de la semaine. Avant la soirée de lancement dans la salle des Rotatives, sur le cours d’Estiennes-d’Orves, notre journal donne rendez-vous dans le 2e arrondissement. Ancien champion d’Europe de la discipline, Mohand Zenasni présente le déroulé et les intervenants impliqués dans ce rendez-vous  : « On n’a pas trop de ligne de conduite. On va vraiment vouloir montrer le breakdance, avec également une touche de hip-hop, avec Océane. Après, on a voulu mettre la parité en avant, c’est-à-dire deux femmes et deux hommes sur le dance floor, on va dire, de la place du Refuge. »

    L’association Original Rockerz, ancrée à Marseille depuis 2008, s’apprête à gérer ce premier événement de la semaine. « C’est une structure purement marseillaise, elle a été créée dans les 2-3. C’est plus une famille, avant tout, qui a fait le tour du monde à travers le breaking, sur des compétitions, sur le volet éducatif et sur la construction de projets à l’étranger. On a aussi un lien fort avec la jeunesse du breaking sur Marseille. Cette année, on a Pinta qui va faire la Breaking Cup et se prépare pour les championnats du monde, à Paris, en décembre », appuie Mohand Zenasni. L’idée est d’attirer au maximum pour faire découvrir le breakdance à tous. En soit, une journée portes ouvertes, mais version La Marseillaise Breaking Cup.

    La Marseillaise après le Mondial

    Mohand Zenasni est depuis longtemps actif pour faire vivre le breaking à Marseille et au-delà. L’homme n’est pas non plus étranger à La Marseillaise, en tant que directeur de l’association Original Rockerz. « Avec Fatih Benjilali [autre figure de proue de la scène breaking, Ndlr], on a créé La Marseillaise Breaking Cup en collaboration avec Pierre Guille et Jean-Jacques Schneider. Nous, on avait notre événement au Palais des Sports, le Mondial du Breaking, avec trois éditions sold-out. Comme on faisait aussi la Breaking Cup, on a décidé de déléguer le projet à Mofak, qui est aujourd’hui le directeur artistique. »

    Rendez-vous dans le 2e arrondissement pour fêter l’ouverture de la 5e édition de La Marseillaise Breaking Cup.

  • Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Il n’est pas encore 19h ce samedi, mais la queue est déjà longue devant la place Bargemon à Marseille (2e). Tous attendent avec impatience de goûter le couscous concocté par les salariés de l’association d’insertion E.P.I.C.E.S.

    Organisé dans le cadre du festival Kouss Kouss et de l’Été marseillais, ce sont 5 000 assiettes qui ont été servies. Plus de 90 salariés, dont deux sur trois sont en réinsertion, ont tamisé, coupé, épicé et fait mijoté les légumes et la semoule pour cette soirée. « Ça fait trois jours que l’on travaille dans deux grandes cuisines pour pouvoir servir autant de plats », raconte Florian Rieu, co-président de l’association E.P.I.C.E.S.

    Couscous vert

    Herbes et aromates étant le thème de cette édition de Kouss Kouss, la recette a été un peu revisitée : semoule à l’aneth, fèves et artichauts pour accompagner les légumes traditionnels arrosés d’une sauce verte à la menthe et au persil. Une réussite pour Fethi, venu d’Aix-en-Provence pour y goûter, avec son épouse, sa nièce et ses enfants. « J’ai pas l’habitude des couscous végétariens, mais il est vraiment très bon », sourit-il.

    À la table d’à côté, Leila et Fatma dégustent elles aussi leur couscous en savourant la vue sur la Bonne Mère qu’offre la place Bargemon. Même si le « couscous vert » n’a pas convaincu le minot de Leila, la mère et la fille sont ravies d’être là. Venues de la Rose et Malpassé (13e), c’est par le biais du centre social qu’elles ont entendu parler de l’événement. « C’est super, ça nous permet de nous rassembler dans une ambiance festive, explique Leila, et ça fait sortir un peu. Et puis on va voir le maire », sourit-elle.

    Organisé en partenariat avec la Ville, la gratuité de l’événement est importante pour le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan : « ça permet à des personnes qui n’oseraient pas venir de partager ce moment. Et dans un monde où on commence à se haïr, on veut proposer à Marseille un contre modèle où la solidarité prime. »