Elles rejoignent le trio des Boulomanes Ciotadens, championnes départementales Mégane Cacciatore, Cassandra Dumas et Sandra Herrero et celui des vice-championnes de la Boule des Canourgues Ghislaine Faralli, Valérie Fornelli et Véronique Randrianarizafy sacrées en avril à Eyguières… Avec ces solides représentantes, pourquoi ne pas envisager le meilleur…
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Les féminines de Saint-Julien propulsées au deuxième tour
Après les individuels avec une égalité parfaite, les joueuses de la coach Mireille Pellissier vont mettre à leur actif les trois doublettes.
La donne est simple pour poursuivre l’aventure, les locales ont besoin d’une victoire dans le dernier acte celui des triplettes, alors que les joueuses du coach Nicolas Lavaly, il leur faut remporter les deux parties. Finalement Ferrara, Coulange et Alione qui sera en cours de route remplacée par Campanello qui vont propulser Saint-Julien au 2e tour de la coupe de Provence.
Fiche technique
A. St Julien 17 – É. B. Septèmoise 6
Arbitre : Isabelle Audry
Individuels
Allione – Giraud 13 – 3 // Migliorini – Castaldi 13 – 8 // Ferrara – Saber 13 – 12 // Léandri – Ledun 12 -13
Gianolla – Bègue 12 – 13 // Coulange – Cerrato 12 – 13
Doublettes
1) Ferrara -Allione battent Cerrato – Castaldi 13- 12
2) Pizzella – Gianolla battent Saber -Ledun 13 à 7
3) Bègue – Guevara battent Campanello – Coulange (puis Migliorini) 13 à 8
Triplettes
1) Ferrara – Allione (puis Campanello) – Coulange battent Castaldi – Giraud – Cerrato 13 à 6
2) Gianolla – Léandri – Pizzella contre Saber-Ledun- Guerrero (arrêtée)
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![[Entretien] Jeannie Longo : « Un Tour de France ne s’invente pas, il se prépare »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/3d7a0aedc5c82362cc5716878f61f020.jpg)
[Entretien] Jeannie Longo : « Un Tour de France ne s’invente pas, il se prépare »
La Marseillaise : Que représente cette étape pour vous et que pensez-vous de ce parcours ?
Jeannie Longo : C’est une étape assez prestigieuse. J’ai grimpé plusieurs fois le Mont Ventoux depuis Bédoin et c’est compliqué. Cela va dépendre des conditions climatiques parce qu’il peut faire très chaud en été ou il peut y avoir un orage. Donc il faut s’adapter. Et le résultat dépendra bien sûr de l’ordre d’arrivée au pied parce que la course va sûrement se faire avant. Ensuite, on monte d’abord tout droit dans la forêt et la chaleur. Et puis il y a le sommet depuis le chalet Reynard. Il y a beaucoup de mistral, donc on peut presque monter en bordure et faire une course en équipe.
Qui voyez-vous comme favorite ?
J.L. : Je pense que si Pauline Ferrand-Prévot se prépare aussi bien que l’an passé, elle a des chances de garder son maillot. L’année dernière, dès la première étape, j’ai vu qu’elle était en forme et après, je savais qu’elle avait fait du spécifique montagne. Un Tour de France ne s’invente pas. C’est-à-dire qu’il faut le préparer, il faut reconnaître les étapes les plus difficiles, là où il y a des pavés, là où il y a des cols. Mais c’est vrai qu’une Demi Vollering est aussi extrêmement forte. Aussi la Polonaise Katarzyna Niewiadoma-Phinney, qui est d’ailleurs la belle-fille de ma copine Connie Carpenter [première femme à remporter l’or en cyclisme féminin sur route aux JO de 1984, Ndlr.], car elle est très tonique et grimpe bien les cols. Disons que Pauline est moins juteuse. Et cette année, elle va être marquée tactiquement donc ce sera peut-être plus dur.
Quels changements majeurs avez-vous constatés dans le cyclisme féminin ?
J.L. : Des choses pas forcément positives. Aujourd’hui, cela court beaucoup, comment dire… de manière très professionnelle. C’est-à-dire que beaucoup d’équipières font le travail, quoi, et sont un peu sacrifiées. Cela m’ennuie un peu, ces techniques, car ce sont parfois des filles qui pourraient être devant. Ça a bien avancé bien sûr. Les gros groupes et équipes professionnelles masculines ont créé des sections féminines car ça faisait un peu désordre de ne pas en avoir. Donc les gros groupes sont un peu plus féminisés. Par contre, au niveau national et régional, c’est très pauvre, avec de petits moyens.
Il y a plus de médiatisation qu’a votre époque aussi ?
J.L. : J’ai été extrêmement médiatisée durant ma carrière. Même à ski avec un bonnet et des lunettes, on me reconnaît. Je pense que je l’ai été aussi car j’arrivais dans un milieu d’hommes et que j’étais une femme des années 80, où la femme était en train de sortir de terre. Nous étions quand même bien perçues. Le public était favorable, vraiment motivé. Mais je pense que les médias ne suivaient pas en général. Par exemple, quand la société du Tour de France a arrêté le Tour féminin en 1989, j’ai essayé de le relancer avec mon mari et l’aide du maire de Paris, Jacques Chirac. Et c’était difficile, on était à part.
Et comment voyez-vous l’émergence de Paul Seixas ?
J.L. : Oui, là, ça a été l’euphorie. Enfin, il est extrêmement doué. Mais il faut le préserver. Il a enchaîné les championnats du monde et d’Europe à 18 ans, avec plus de 270 kilomètres, ça me fait un peu peur. Pour le Tour de France, j’ai entendu Pierre Rolland dire qu’il ne fallait pas le lui faire faire. Il a peut-être raison. Après, pourquoi pas ? Je me rappelle, j’avais une équipière, une jeune de 17 ans. On lui a fait faire le Tour de l’Idaho : 15 jours avec de grandes étapes. Mais on ne lui demandait absolument rien. C’était une expérience. Alors que là, on va tout lui demander.
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Une refonte dans l’intérêt du handball féminin français
Tout chambouler pour repartir sur de nouvelles bases ambitieuses. Décidée en juin 2025, la refonte du championnat de France féminin de handball a dévoilé toutes ses modifications, il y a quelques jours. Passage à 13 clubs (au lieu de 14), plus de spectacle et surtout plus de suspense à tous les étages. Lutte pour le titre et pour les places européennes, bataille du maintien, chaque équipe aura quelque chose à jouer à l’issue de la saison régulière.
Pour détailler la nouvelle formule, les phases finales seront partagées en trois morceaux, selon le classement après les 24 journées de championnat. Les quatre premiers se disputeront le titre, le 1er affrontant le 4e en matches aller-retour, alors que les 2e et 3e feront de même. Les deux vainqueurs batailleront pour remporter le championnat, également sur deux rencontres.
Le principe est le même pour les places 5-8. Même système, mais, à la clé, une 5e place donnant accès à la Ligue européenne, la 2e des Coupes d’Europe. Ensuite, les quatre dernières équipes joueront les matches de la peur. La formation perdante sera assurée de retourner en D2F, échangeant sa place avec le champion de cette même ligue.
Une formule propice
aux surprisesPrésidente de la Ligue féminine de handball (LFH) et ancienne joueuse, Nodjialem Myaro justifie cette refonte qui se veut une évolution de la formule actuelle : « Avec ce nouveau format, chaque match comptera davantage et chaque équipe aura un rôle à jouer jusqu’au bout de la saison. Nous avons voulu construire une compétition plus lisible, plus intense et plus engageante, qui valorise à la fois la performance et la régularité. C’est une étape importante dans la structuration et le développement du handball féminin français, avec une ambition claire : renforcer l’attractivité de la Ligue Butagaz Énergie et continuer à élever son niveau sur la scène européenne. »
Les phases finales ne sont pas une totale nouveauté dans ce championnat. Jusqu’à la saison 2022-2023, le top 4 se faisait déjà face pour le titre national. Dominée par Metz et Brest depuis une décennie, la Ligue Butagaz Énergie avait connu quelques surprises grâce à ce système. En 2019, Nice avait éliminé les Bretonnes en demi-finale avant de buter sur les Messines en finale. À l’échelon local, Plan-de-Cuques pourrait bénéficier de ces changements pour découvrir la Coupe d’Europe. Une place dans les 8 premiers placerait le HBPC à quatre matches de cette Ligue européenne. Les dirigeants se sont justement donnés jusqu’à 2027 pour y parvenir.
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En « Vertes » et contre toutes
Que dire ou plutôt qu’écrire, en abordant la phase finale de ce championnat féminin, ce dimanche matin, deuxième jour de la compétition. Une première impression saute aux yeux, voire frappe à la plume. Sans vouloir offusquer ou porter atteinte aux équipes toujours en lice. Il semblerait que le mistral de la veille ait balayé ou fait s’envoler quelques formations aux forts et solides potentiels. On peut noter que les tenantes à savoir Yasmine Manessour et Isabelle Rivière sont passées au travers des intempéries, mais aussi la présence des Canourguaises lesquelles après avoir traversé la case cadrage ont bataillé jusqu’à fort tard la veille pour parvenir à franchir le cap de cette première journée.
On retrouve donc, au départ 16 binômes qui vont dans un premier temps s’efforcer de prendre la route des quarts avant de s’engager dans la voie royale.
Celle qui mènera au France à Bergerac les 25 et 26 juillet pour les championnes et vice-championnes. Pour les demi-finalistes et le meilleur binôme des quarts l’aventure se poursuivra au Pontet (84) le 25 mai…
C’est sous la direction de la déléguée Alexandra Chantelauze et l’arbitrage de Patrick Paul que débutent les huitièmes de finale.
Petite anecdote, on note un retour à la compétition de Stéphanie Altieri l’ex-dirigeante des Cigalons Meyrarguais, qui avait l’époque sous sa coupe, alors qu’il n’était que benjamin un certain Tylan Kapfer. Sous les couleurs de la boule Peyrollaise, elle donne bien du fil à retordre à Elisabeth Ruiz, qui n’est autre que la tante de son jeune protégé de l’époque, avant de s’incliner à 12 après avoir pourtant largement mené.
La Boule verte avec deux fers au feuDes revirements de situation, nous allons en connaître un autre avec les « Manons étoilées ». Ces Septémoises seront à deux doigts de s’offrir une place dans le dernier carré, avant de voir leur capital bloqué à 12, alors que dans le même temps leurs adversaires Rocchietta et Ferrero vont revenir du diable Vauvert, avant de leur estampiller cinq points et les coiffer sur le poteau. Ces sociétaires de la Boule Verte de Biver chère au président Julien Ivaldi vont rejoindre les championnes en titre, lesquelles ont pris le meilleur sur des joueuses des Canourgues en baisse de régime après deux jours de compétition au cours de laquelle rien ne leur aura été épargné, à l’image de ce marathon du premier jour qui les a conduits jusqu’à près de 22h…
C’est donc pour une finale entre « Verte » mais loin de l’être, tant ses joueuses sont expérimentées avec les tenantes, face une ancienne championne départementale, Marine Rocchietta, un titre obtenu en triplette il y a quatre ans maintenant, que l’adjoint aux sports de la ville de Berre Jean-Pierre Cesaro va lancer le but en présence des deux présidents Patrick Fara du comité des BdR, et le local Abdelnacer Azamoun.
Dans ce duel nous aurions pu parler de loi du talion, avec quatre joueuses qui vont se rendre coup pour coup, – Voir l’évolution du score dans la fiche technique – avec de beaux gestes des appoints, des tirs, de la précision dans tous les domaines. Bien sûr il y aura bien quelques défaillances, mais après deux jours d’une compétition intense, qui plus est par une température pas trop agréable pour les organismes, on peut comprendre ces moments d’égarements.
En attendant, elles étaient 286 au départ et en « Vertes » et contre toutes, elles ont gardé un titre qui aura seulement changé de mains. Marion Ferrero et Marine Rocchietta s’imposent au terme de la 11e mène face aux tenantes Yasmine Manessour et Isabelle Rivière.
Fiche technique
Huitièmes de finale
1) Roubaud bat Altieri – Lisa Tonner ( B. Peyrollaise) à 12
2) Mahé bat Myriam Fernandez – Tinoco-Mesa (B. du Calvaire d’Allens) à 8
3) Balestrieri bat Maryline Nicosia – Angeline Riviere (B. Gazeuse Istres) à 7
4) Manessour bat Marino Picard – Monia Ville (B. Libre Fontvieille) à 10
5) Ferrero bat Cassandra Dumas – Mégane Cacciatore ( Boul. Ciotadens) à 9
6) Navarro bat Sylvie Bianciotto – Bernadette Mille (B. Beaudinard) à 9
7) Kaddour bat Marie Micciche – Annette Dinoïa (Pieds Tanqués Miramas) à 10
8) Attardi bat Elisabeth Paloustian – Cathy Rombi ( B. Doria) à 7
Quarts de finale
1) Attardi bat Halima Kaddour – Yasmina Crespo (B. Modérée) à 9
2) Ferrero bat Manon Mahé -Manon Sauzer (E. Boul. Septémoise) à 12
3) Roubaud bat Léa Navarro – Mélissa Mordenti (B. Beaudinard) à 9
4) Manessour bat Sylvie Balestrieri – Nathalie Richiardi (B. Aixoise) à 5
Demi-finales
1) Ferrero bat Marie Attardi – Isabelle Mercier ( Boule Barquaise )
Evol. Score : 0-1 // 1-1 // 3-1 // 3-2 // 5-2 // 6-2 // 7-2 // 7-3 // 11-3 // 13-3
2) Manessour bat Sophie Roubaud – Elisabeth Ruiz (B. des Canourgues)
Evol. Score : 2-0 // 2-3 // 2-4 // 2-5 // 2-6 // 3-6 // 6-6 // N // 9-6 // 11-6 // 13-6
Finale
Marion Ferrero – Marine Rocchietta battent Yasmine Manessour. – Isabelle Riviere 13 à 11. Evol . Score : 3-0 // 3-1 // 3-3 // 4-3 / /6-3 // 7-3 // 7-6 // 10-6 // 10-11 // 11-11 // 13-11
Quarts de finalistes pour la Région
1) Mahé- Sauzer battent Léa Navaro – Mélissa Mordenti à 9
2) Kaddour – Crespo battent Sylvie Balestrieri – Nathalie Richiardi à 8
Finale : Vainqueurs qualifiées pour le régional au Pontet le 25 mai
Manon Mahé – Manon Sauzer battent Halima Kaddour -Yasmina Crespo 13 à 4
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Femmes solidaires, 80 ans de combats
Une vieille dame, toujours bien alerte. Femmes solidaires, digne héritière de l’Union des femmes françaises (UFF), a fêté cette année ses 80 ans, l’occasion de revenir sur une histoire de luttes et de conquis pour les droits des femmes ce samedi 6 décembre à l’Afriki Djigui Theatri (1er). Notamment avec une exposition proposée par le comité nîmois et un film revenant sur des dates importantes. Comme le premier congrès fondateur de l’UFF, le 17 juin 1945 à Paris, au Palais de la Mutualité, avec 2 377 déléguées venues de toute la France, tout juste sorties de la Résistance ou rentrant de déportation. Elles défendront leur droit au travail « à salaire égal » avec les hommes, rappelle Annick Karsenty, présidente de Femmes solidaires Marseille, se battront pour obtenir des crèches et des garderies pour que les enfants ne soient pas dans la rue.
Mobilisées pour la paixElles se mobiliseront aussi pour la paix, contre la guerre en Indochine et contre la colonisation défendant le droit des Algériens à l’indépendance. Jusqu’à en perdre la vie pour deux d’entre elles, le 8 février 1962, lorsque des partis et des syndicats appellent à manifester contre l’OAS et que les manifestants sont durement réprimés à l’entrée du métro Charonne.
Puis « nous sommes passés des combats féminins aux combats féministes », explique Annick Karsenty pour qui rien n’est gagné. Prochaine date cruciale, le 6 février, journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Depuis plus de 10 ans, Femmes solidaires travaillent avec les femmes Afars en Éthiopie pour éradiquer l’excision, et les mariages forcés au sein du projet Kimbidalé.
Pour en savoir plus : « 80 ans
de la vie des femmes, de l’UFF
à Femmes solidaires », ouvrage collectif, 45 euros. -

Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises
« L‘équipe masculine compte plusieurs groupes de supporters derrière elle, alors pourquoi pas en créer un pour soutenir les féminines ? », s’est interrogée Aurélie Barle, supportrice de l’OM âgée de 19 ans, devant les matches de la section féminine au Campus, l’année passée, en compagnie de Tom Frégeac. « On s’est dit qu’en cas de montée, on devrait créer un groupe parce qu’elles le méritent », souligne l’étudiante en marketing, digital et communication.
Leur rêve est rapidement devenu réalité lorsque Roselène Khezami et ses coéquipières ont remporté le championnat de Division 2 au mois de mai, synonyme d’accession en Arkema Première Ligue à la rentrée. Les deux passionnés olympiens, qui se sont rencontrés il y a quatre ans à la Commanderie, où ils patientaient ensemble – parfois pendant des heures – pour attendre la sortie de leurs idoles, ont dans la foulée créé l’association Les Phocéennes. « Une trentaine de personnes sont impliquées et participent à la vie du groupe », se réjouit Tom, originaire de Peyrolles-en-Provence.
Un coût au portefeuilleAu-delà de leur présence dans l’ancienne tribune Canal du stade Francis-Turcan, à Martigues, pour soutenir Les Marseillaises, les coprésidents échangent régulièrement avec leurs membres, sur les réseaux sociaux, pour fournir des informations pratiques ou des actualités concernant l’équipe. « Mais, pour l’instant, nous n’avons pas encore d’adhésions, parce que la création est assez récente. C’est un petit détail, mais ça rendrait notre groupe plus officiel. Ça nous donnerait une image de structure plus développée qui nous permettrait surtout de faire rentrer des fonds pour ensuite créer des tifos et des animations », espère-t-il. « Peut-être la saison prochaine », relance Aurélie, qui n’a pas encore évoqué le sujet avec le club.
Fervents supporters des Marseillaises, Aurélie et Tom font également les déplacements pour suivre les matches au plus près de l’action. « On les a tous faits sur cette première partie de saison, sauf celui au Paris FC. Et encore, on devait le faire, mais on n’a pas pu y aller à cause d’un contretemps de dernière minute », justifie Tom, qui compte bien assister aux futures journées à Nantes, puis à Montpellier. Mais tous ces déplacements ont un coût financier indéniable. « On n’a pas d’emplois, ça ne nous facilite pas les choses. Heureusement que les places ne sont pas chères [5 euros en moyenne, Ndlr], mais ce sont les trajets qui coûtent cher, même si on essaie toujours de dépenser le moins possible », ajoute l’étudiant en hôtellerie et restauration. Avec une moyenne de 100 euros par week-end, ils auront donc facilement dépassé la barre des 1 000 euros à la fin de la saison pour encourager leur club de cœur au-delà de Martigues.
Délocaliser au VélodromePour le moment, ils sont généralement les seuls à prendre part aux matches à l’extérieur. « On espère pouvoir inciter d’autres supporters à nous suivre à l’avenir, mais ce n’est pas notre principal objectif, cette saison. On veut d’abord insuffler une dynamique à domicile, avec plus de personnes présentes à Turcan », souhaite Aurélie, lucide sur le retard de la culture du football féminin en France par rapport à d’autres pays.
Pour Tom, les plus belles affiches du championnat, notamment le Classico entre Les Marseillaises et le Paris Saint-Germain, gagneraient à être délocalisées au stade Vélodrome. « Ça peut paraître ambitieux, mais je pense que ce genre d’initiatives mettrait de la visibilité sur la section féminine », estime-t-il. De telles opérations se sont révélées être concluantes dans d’autres clubs de l’Hexagone, à l’instar du FC Nantes, qui a accueilli plus de 16 000 spectateurs au stade de La Beaujoire lors de la réception du PSG, en octobre 2024. Mieux que l’affluence actuelle à Francis-Turcan.
