Tag: FC Martigues

  • Jean-Louis Comini analyse le jeu moderne et l’OM

    Jean-Louis Comini analyse le jeu moderne et l’OM

    Jean-Louis Comini a connu son heure de gloire avec le FC Martigues.

    En 1983, il est dans l’équipe Sang et Or qui élimine Saint-Étienne, en 16e de finale de Coupe de France. Au marquage de Laurent Paganelli, il a depuis changé de casquette. Et était avec le consultant de Canal+ sur le match de Ligue des Champions, mardi, au Vélodrome.

    S’il a apprécié le résultat, l’ancien défenseur avoue être resté sur sa faim. « Sur ce que j’ai vu, l’OM n’a pas été assez joueur. Il y a de la bonne volonté, une envie évidente de jouer comme une grande équipe. Mais jouer comme Barcelone ne se fait pas en un jour. »

    En tant qu’ancien défenseur, il a surtout regardé le travail d’Emerson et Timothy Weah. « Ce n’est pas le football que je pratiquai », reconnaît-il. « à mon époque, si un latéral dépassait la ligne médiane balle au pied, il se faisait souffler dans les bronches par son entraîneur ! »

    Concernant l’OM, il reconnaît que ce que fait l’équipe « est plaisant. Surtout si l’on regarde en détail la seconde période. » Il estime que le groupe de Roberto De Zerbi a la capacité d’aller chercher les barrages en Ligue des Champions. « Cela va se jouer sur les deux prochains matches face à Saint-Gilles et Liverpool ».

    Il se méfie des Belges. « Ils ont de la qualité. Leur victoire à Galatasaray en est un bel exemple. » Il voit d’ailleurs dans la confrontation à venir, « un peu le même type de match que face à Newcastle ».

    Enfin, en tant qu’ancien du FC Martigues, il se dit « triste face à ce qui est une grosse catastrophe dont le club aura du mal à se remettre. C’est un peu ce qu’a vécu Avignon. »

  • Le Marseillais Zouaoui ou l’éloge de la patience

    Le Marseillais Zouaoui ou l’éloge de la patience

    Un nouveau Marseillais va retrouver le stade Vélodrome, ce week-end.

    Parmi les joueurs formés dans les Bouches-du-Rhône, Yanis Zouaoui est plutôt un novice de la Ligue 1. Le Havrais dispute sa seconde saison dans le monde professionnel et affronte l’OM, ce samedi à 21h05. Sa venue, l’an passé, dans l’antre phocéenne, ne s’était pas particulièrement bien déroulée avec un revers (5-1).

    Passé par Septèmes-les-Vallons et les Pennes-Mirabeau, le latéral gauche de 27 ans joue ensuite sept saisons à l’Olympique de Marseille. Jusqu’en 2013, il se trouve au centre de formation. Un minot parmi les Minots. Non conservé, il continue le football au FC Côte Bleue. Christophe Celdran, ex-président du club, se souvient du joueur. « Il est arrivé chez nous en U17. Rapidement, il a montré ses qualités et a fini par monter avec les seniors en Régional 1, avant de partir à Martigues puis Toulon. »

    Yanis Zouaoui n’était pourtant pas destiné à jouer dans le couloir, mais à un poste plus central et plus haut sur le terrain. « Chez nous, il était initialement numéro 10. Il a été replacé latéral gauche un peu plus tard. Je crois que c’est Grégory Poirier [actuel coach du Red Star, Ndlr.] qui l’a mis à ce poste, lorsqu’ils étaient à Martigues » explique Christophe Celdran. Très technique, « il convient parfaitement dans un 3-5-2 et a le physique pour enchaîner les allers-retours » détaille l’ancien président du FC Côte Bleue, club qui a également fait jouer l’international algérien (depuis mardi) Ilan Kebbal ainsi que Gessime Yassine, révélation de la Coupe du monde U20.

    « C’est un latéral gauche moderne, très rapide et très fort techniquement, avec une bonne qualité de centre. Offensivement, il n’y a rien à dire », confirme Samir Belloumou. L’ancien capitaine des Sang et Or a conscience que son ancien coéquipier avait quelques lacunes défensives. Mais le jeune Zouaoui est parvenu à rattraper son retard sur ce point.

    Sa carrière décolle chez les Martégaux

    La voie vers le professionnalisme n’était pas forcément toute tracée pour Yanis Zouaoui. L’arrière gauche a découvert le National 1 avec le voisin du Sporting Club Toulon. Le Covid et les décisions de la fédération sur l’arrêt des championnats ont eu raison des Toulonnais, relégués au quatrième échelon français. Zouaoui va une nouvelle fois subir les foudres du coronavirus. Après le Var, il s’envole pour la Roumanie. Le Foresta Suceava, club de troisième division, l’accueille quelques mois mais l’aventure tourne court. Deux petites rencontres passées sur les prés roumains et retour au bord de l’étang de Berre.

    C’est à Martigues que sa carrière subit un coup de boost. Une nouvelle montée en National, après une saison idyllique, une 4e place de la formation martégale la saison suivante et, enfin, l’accession en Ligue 2. « Je pense qu’il est au niveau où il doit être, mais je pense qu’il aurait pu y être plus tôt », estime Belloumou, conscient que les trajectoires de carrière ne mènent pas toujours droit au but.

    L’état de Gouiri rassurant après son choc avec l’Algérie

    Amine Gouiri a subi un choc violent avec le gardien de l’Ouganda, mardi soir, lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026. L’international algérien est sorti sur civière après ce lourd contact. Les premières nouvelles sont plutôt rassurantes. Gouiri a eu l’épaule déboîtée, mais le staff médical algérien le lui a remis en place dans la foulée.

    Sa période d’indisponibilité n’est pas encore connue, l’Olympique de Marseille n’a pas communiqué sur le cas de son attaquant, qualifié pour la Coupe du monde avec les Fennecs. Sa présence, ce week-end, est forcément compromise. Pour rappel, les Olympiens accueillent, samedi soir (21h05), Le Havre pour le compte de la 8e journée de Ligue 1.

    P.G.

  • Le stage des joueurs sans contrat est terminé

    Le stage des joueurs sans contrat est terminé

    Entamé à Lisses, le 23 juin, le 35e stage de l’UNFP s’est achevé sur un match amical, le 6 août, opposant les stagiaires au Paris FC.

    Sur cette période, le groupe dirigé par Laurent Peyrelade et Michaël Ciani, dans lequel se trouvait Bevic Moussito-Oko, a travaillé comme s’il allait débuter la saison en Ligue 1 ou 2. Toutefois, à l’instar de l’ancien joueur du FC Martigues, ces joueurs étaient sans club. Des chômeurs du ballon rond qui ont pu bénéficier d’une vraie préparation, afin de pouvoir intégrer rapidement un club qui ferait appel à eux.

    « L’UNFP met tout en œuvre pour les joueurs, le staff en a fait de même. Et notre objectif commun, c’est de permettre de rebondir, de trouver un nouveau challenge, un nouveau contrat » explique Philippe Lafon. Le directeur général de l’UNFP est sans doute le seul dirigeant à être satisfait d’avoir perdu des joueurs en cours de préparation.

    En effet, onze éléments qui avaient entamé la préparation ont pu retrouver un club. « Ce n’est évidemment pas suffisant. Néanmoins, les semaines à venir apporteront, c’est une certitude inscrite dans la mémoire de l’UNFP FC, leur lot de nouveaux contrats pour des joueurs que l’on sait directement capables physiquement de se fondre dans un effectif » poursuit-il.

    Les disparitions du FC Martigues et de l’AC Ajaccio ont coûté cher humainement. De nombreux éléments de ces deux clubs figurent dans la liste des joueurs au chômage. Y figurent également des anciens Messins, Havrais ou Caennais qui ont le niveau pour poursuivre leur carrière au plus haut niveau. Le statut leur permet d’être engagés à tout moment, hors période de mercato, sans pénalité pour les clubs.