Tag: Fast-food

  • [#DisMoiPourquoi] ce n’est pas bien de manger dans les fast-food ?

    [#DisMoiPourquoi] ce n’est pas bien de manger dans les fast-food ?

    Lucie, 9 ans ,à l’école du Roucas Blanc, à Marseille

    Il ne faut pas généraliser : manger dans un fast-food n’est pas mauvais en soi. C’est surtout la fréquence et la qualité globale de l’alimentation qui comptent. Les repas proposés dans les fast-foods sont souvent riches en graisses, en sel et en sucres, tout en étant parfois pauvres en fibres. Leur goût agréable, associé à des textures et à des saveurs particulièrement appétissantes, peut inciter à en consommer régulièrement. De plus, leur teneur élevée en sel peut accentuer la soif et favoriser la consommation de boissons sucrées, ce qui augmente encore l’apport calorique. Certains repas de restauration rapide contiennent également beaucoup de glucides raffinés, qui peuvent provoquer une hausse rapide de la glycémie. Selon la composition du repas, cela peut contribuer à des variations de la sensation de faim et de satiété. Manger dans un fast-food une fois par semaine, voire toutes les deux semaines, n’est donc pas nécessairement problématique, à condition que cela s’inscrive dans le cadre d’une alimentation globalement équilibrée. Partagé en famille ou entre amis, ce repas peut aussi contribuer au plaisir de manger et aider à maintenir une relation sereine avec l’alimentation. En revanche, lorsque la restauration rapide devient une habitude fréquente, les apports excessifs en calories, en sel, en sucres et en graisses saturées peuvent augmenter le risque de surpoids, d’obésité, de maladies cardiovasculaires et de troubles métaboliques. En conclusion, le problème n’est pas de manger occasionnellement dans un fast-food, mais d’en faire une habitude au détriment d’une alimentation variée et équilibrée. L’essentiel est de trouver un équilibre durable entre plaisir et santé. »

    Donato Vairo, assistant ingénieur en biologie au Centre du Recherche en cardiovasculaire et nutrition de Marseille (INRAE)

  • La santé des habitants au menu de l’Après M

    La santé des habitants au menu de l’Après M

    « Quand José Bové démolissait les fast foods, j’étais contente. » Si Michèle Rubirola, première adjointe au maire de Marseille et en charge de la santé, rappelle son combat contre les chaînes de restauration rapide, elle ne cache pas non plus son attachement à l’Après M.

    « Un lieu emblématique de lutte, de résistance et de solidarité », comme elle le qualifie, et qui a accueilli toute une journée sur les thèmes de la « santé et de l’alimentation » avec une série d’animations et d’ateliers. Paradoxal pour un fast food, ancien McDonald du quartier de Sainte-Marthe (14e arrondissement), repris par ses anciens salariés au terme d’une longue et âpre lutte ? « Justement, avec la volonté de l’Après M de prendre soin de la population, on travaille avec son équipe pour proposer aux habitants du quartier une réflexion sur ce qu’est une bonne alimentation pour la santé, et la santé globale », développe l’adjointe et médecin de profession. Par « santé globale » entendez par-là qu’elle développe une « approche transversale ». « On parle d’équilibre alimentaire, mais si on mange des fruits et légumes bourrés de pesticides… Il faut donc travailler sur quels aliments on peut prendre : l’assiette dépend du champ ! », poursuit Michèle Rubirola. Elle prend des exemples concrets du travail de la Ville sur le sujet : « Tout autour de l’Après M, il y a des expériences pour des produits sains : on a installé des agriculteurs, il y a des jardins partagés. » Et le lien est tout trouvé avec l’événement du jour au fast food solidaire : on y retrouve la compagnie de théâtre-forum Force Nez pour des animations qui mettent à contribution les clients. Plusieurs professionnels du centre de santé Mareposa et de la Maison de l’infirmière sont également présents pour aiguiller le public.

    Combat pour

    la « fastronomie »

    « C’est essentiel pour notre territoire d’avoir des initiatives comme ça. On a la volonté de transformer la normalité des fast-foods en ce qu’on appelle la fastronomie, avec des produits de qualité », se félicite Abderrahmane Mesbahi, responsable de l’ingénierie sociale à l’Après M.

    Il rappelle le burger étendard de cette politique, « L’ovni » élaboré avec le restaurateur étoilé Gérald Passedat. Et de développer : « Pour la viande, on va voir le boucher d’à côté et on compresse les prix. Sur le bio, il faut qu’on sorte de la périphérie de notre restaurant pour aller chercher des produits frais. Et pour sortir du fast-food classique, on a lancé une gamme de pâtes et de riz et de crêpes maison. » En bref, de la parole aux actes pour les équipes du fast food.