Tag: familles

  • Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Il était ce lundi à Lançon-Provence pour remettre un chèque de 135 723 euros à l’œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers, association qui apporte un soutien aux enfants et aux familles de sapeurs-pompiers décédés. Cette somme est le fruit d’une collecte citoyenne que Renaud Muselier avait lancé au début des incendies dans les Landes et dont il avait été « le premier donateur ».

  • Le dynamisme associatif célébré au cœur de tous les secteurs à Marseille

    Le dynamisme associatif célébré au cœur de tous les secteurs à Marseille

    Le forum des associations a pris, en cette rentrée 2026, une nouvelle forme. Jusqu’à présent, l’événement Vivacité regroupait les associatifs de tous les quartiers de Marseille sur le Vieux-Port. La Ville a désormais opté pour un événement de proximité, avec des rendez-vous par secteur, échelonnés sur le mois. Parmi les ouvertures du bal, le stade Vallier a vu affluer un public nombreux.

    « On arrivait vite à un millier d’associations, cette formule nous permet d’accueillir le double de participants », précise Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire en charge de la vie associative. Et sous les parasols, les habitants des 4e et 5e arrondissements arrivent « à la pêche aux informations dès la rentrée, pour voir quelles activités je pourrais proposer à mes enfants », indique Ismène, qui passe des stands sportifs au secteur enfance-famille. Même démarche pour Olivier, père d’un petit Félix qui montre un intérêt certain pour la musique : « Mais il faut encore que je trouve le moyen de concilier ces heures d’apprentissage avec mon emploi du temps, donc la proximité, c’est un critère qui prime. »

    Pour les associatifs, les avis sont encore mitigés. « On est plus près de notre public », apprécie-t-on à l’association humanitaire Unadev. Patrick Delpicchia, responsable départemental des Auxiliaires des aveugles, regrette pour sa part : « On va devoir se démultiplier. Mais le vrai souci, c’est qu’on manque de bénévoles. » Un des objectifs de la fête, rappelle Didier Jau, le maire du secteur, est de « soutenir le bénévolat, sans lequel la vie de quartier décline ».

    Recherche de bénévoles

    Les élus sont venus à la rencontre des associations : « Dans un contexte national de restrictions financières publiques, Marseille maintiendra un haut niveau de subventions. » Par ailleurs, ils souhaitent épauler les structures confrontées à la difficulté de trouver des locaux. « Sous forme d’un engagement partenarial », précise Yannick Ohanessian.

    Du côté de la Fédération française de natation, Franck, responsable de Marseille Dolfin, qui compte une centaine d’adhérents et s’est hissé au 13e rang Club élite de France, plaide pour davantage d’équipements et structures : « On a connu un mieux sur les piscines, mais les créneaux horaires très tardifs sont difficilement accessibles aux petits. » Un apprentissage essentiel au regard du nombre encore trop élevé de noyades.

    La fête est donc aussi l’occasion de découvrir de nouvelles activités. Yanis, Amine et Sajid, venus faire des démonstrations de MMA pour la Team Evolution, ont testé leur aptitude au billard : « C’est intéressant et, comme le MMA, il y a concentration, précision, stratégie. »

  • « Pourquoi n’est-elle pas partie ? »

    « Pourquoi n’est-elle pas partie ? »

    Par Élona Rousseaux élève avocate

    « Pourquoi n’est-elle pas partie ? » Derrière cette question, que vous vous êtes peut-être déjà posée, se cache une profonde méconnaissance des mécanismes mis en place par les auteurs de violences conjugales pour empêcher ce départ. Et si la question était plutôt « Comment s’y est-il pris pour l’en empêcher ? » La notion de contrôle coercitif, remise en lumière par le Sociologue Evan Stark en 2007, permet de trouver une réponse à cette question. Il la définit comme une « conduite calculée et malveillante déployée presque exclusivement par les hommes pour dominer une femme, en entremêlant des violences physiques répétées avec trois tactiques de contrôle tout aussi importantes : intimidation, isolement et contrôle. ». Ce processus, n’est pas genré par essence, il a par exemple pu être utilisé comme méthode de torture durant la guerre de Corée.

    Outil de domination masculine

    Le contexte patriarcal a toutefois conduit à le transformer en outil de domination masculine. Dans le cadre des relations entre partenaires intimes, cette stratégie peut se traduire par des comportements multiples qui ont pour objectif de diminuer la capacité d’action de la victime et de générer un état de vulnérabilité permettant la coercition. Les violences physiques, qui en sont la partie visible, ne sont pas systématiques et s’accompagnent d’autres comportements : Exiger une autorisation pour accomplir des gestes quotidiens tel que sortir du domicile ou voir ses proches, micro-réguler le comportement de sa partenaire, interdire certains contacts, contrôler appels et messages, humilier, menacer, dénigrer… Une mécanique aux formes infinies, tant les auteurs savent redoubler d’inventivité pour asseoir leur contrôle. Même lorsqu’elles parviennent à quitter leur agresseur, les femmes ne parviennent pas toujours à échapper à ce contrôle. Le maintien de cette coercition peut résulter de comportements individuels – harcèlement, chantage au suicide, revenge porn, etc. – mais sa survie est également permise et entretenue par des mécanismes légaux qui maintiennent les femmes sous le joug de leur ancien partenaire. En présence d’enfants notamment, l’autorité parentale conjointe peut devenir un nouvel outil de contrôle, obligeant femmes et enfants à dépendre et à garder contact avec leur agresseur. Encore peu utilisée par les juridictions, la juge, Gwenola Joly-Coz, s’est emparée de la notion de contrôle coercitif dans cinq arrêts rendus par la Cour d’appel de Poitiers le 31 janvier 2024. Plutôt que de condamner des actes isolés, qui pris isolément n’auraient pas donné matière à condamnation, elle s’est intéressée à la situation dans son entier pour entrer en voie de condamnation. Cette reconnaissance brise le silence entourant des mécanismes insidieux et discrets, conçus pour être difficilement identifiables pour les proches et répréhensibles par les juridictions et contribuent à mettre fin à l’impunité de leurs auteurs. La diffusion de cette notion permet aux professionnels et aux victimes de mieux l’identifier et de préparer ensemble la question : « Comment faire pour partir ? », « comment faire pour s’en départir ? »

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  • Nîmes veut rendre une nouvelle copie pour l’école publique

    Nîmes veut rendre une nouvelle copie pour l’école publique

    À Nîmes, la rentrée scolaire commence par un constat social. Vendredi 28 août, c’est à l’école Capouchiné, l’un des groupes scolaires les plus exposés aux fortes chaleurs, que Vincent Bouget, entouré de son adjoint à l’éducation Pierre-Édouard Détrez et de Fanny Daguenet, conseillère municipale déléguée au périscolaire et à la « Ville à hauteur d’enfant », a présenté la première rentrée de la nouvelle majorité. Un choix de décor loin d’être anodin : dans une ville où près de 42 000 habitants vivent dans la pauvreté et où un tiers des familles sont monoparentales, la municipalité veut faire de l’école publique l’un des premiers terrains de son changement de cap.

    Mardi 1er septembre, 11 000 enfants ont retrouvé les 83 écoles publiques de la ville. Parmi eux, les 7 650 élèves du CP au CM2 ont découvert sur leur table un kit de fournitures : crayons, stylos, colle, règle ou ardoise. Une dizaine d’euros de matériel par enfant, complétée par une hausse de 20% de la dotation versée aux écoles. « C’est une manière très tangible d’agir en faveur du pouvoir d’achat, tout en réaffirmant un principe : l’école publique doit rester un facteur d’égalité réelle pour tous les enfants », défend le maire.

    Des agents enfin

    sortis de la précarité

    Cette logique se poursuit avec la gratuité de l’ensemble des bibliothèques municipales et la remise d’une première carte à chaque enfant entrant au CP. Après l’enveloppe exceptionnelle de 100 000 euros débloquée cet été pour permettre à plus d’un millier de jeunes Nîmois de partir en séjour ou de participer à des activités, la nouvelle équipe tente ainsi de donner corps à son projet de « ville à hauteur d’enfant ».

    Mais le marqueur social le plus significatif se situe peut-être du côté de ceux qui font vivre l’école une fois la classe terminée. La municipalité annonce la titularisation de 90 agents du périscolaire, animateurs ou personnels d’Alaé (Accueil de loisirs associé à l’école). Sur les 822 agents municipaux mobilisés autour des écoles, 469 sont désormais titulaires. « Ils sont dans notre société invisibles socialement mais pourtant essentiels », insiste Vincent Bouget, citant également les Atsem, AESH ou personnels d’entretien, sans lesquels le service public d’éducation ne peut tout simplement pas fonctionner.

    Fanny Daguenet défend, elle, la nécessité de s’appuyer sur des équipes durables : « La sécurité repose avant tout sur la présence d’équipes fiables, formées et reconnues. » Une manière de rappeler que la qualité du service public passe aussi par les conditions d’emploi de celles et ceux qui accompagnent quotidiennement les enfants. La Ville promet en parallèle des recrutements plus encadrés, davantage de formation et un suivi renforcé des équipes.

    À la cantine, où 5 500 repas sont servis quotidiennement, les changements attendront encore quelques mois. La très critiquée plateforme de réservation doit être entièrement revue avec les parents d’élèves, tandis qu’un menu végétarien devra être proposé chaque jour à partir du premier semestre 2027 en complément des menus actuels.

    Faire face à l’urgence climatique

    Reste un chantier autrement plus lourd : celui des murs. Les épisodes de chaleur de juin ont transformé certaines salles de classe en étuves, avec près de 38 degrés relevés à Capouchiné. La mairie reconnaît elle-même le retard accumulé. « Nous ne sommes pas prêts », admet Vincent Bouget, qui promet un vaste « plan école » sur le mandat.

    Pour 2026, 5,4 millions d’euros ont déjà été engagés dans les établissements, dont 1,78 million pour l’isolation et le confort thermique, 826 700 euros pour les sanitaires et 431 700 euros pour l’accessibilité. Neuf classes supplémentaires ont également été aménagées dans des écoles récemment intégrées à l’éducation prioritaire. À Capouchiné, fenêtres et façades ont déjà été reprises ; à La Placette, une toile d’ombrage de 350 m² a remplacé celle installée il y a vingt-cinq ans. Autant de premières réponses, alors que la municipalité promet d’autres interventions avant les chaleurs de juin 2027.

  • À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    « J’ai pas les mots », reconnaît Aurélia Gomez. C’est un grand jour pour beaucoup, ce mardi matin, surtout pour cette mère de famille. Dès 8h, les rayons du soleil filtrant à travers les feuilles des arbres illuminent les visages, tout aussi rayonnants, des enfants et de leurs parents pour cette rentrée à l’école maternelle Di Lorto.

    Les émotions se mélangent à l’heure des grands chamboulements. « Joseph est calme, mais François est tout excité », illustre Aurélia Gomez à propos de ses garçons de 5 et 3 ans, qui entrent respectivement en grande et en petite section de maternelle. « Ça fait un petit pincement au cœur », reconnaît-elle, mais « on souffle un peu », plaisante son mari, Jean Gomez, avec cinq enfants scolarisés.

    « Depuis trois ou quatre jours, elle me dit : on y va, on y va, on y va ! », se réjouit une autre mère en évoquant l’impatience de sa fille. Dès le portail franchi, un panneau donne le ton de ce qu’est la scolarité à la sauce martégale : « Ici, pour les écoliers, l’accueil du soir, les sorties au cinéma et au musée, la musique, la danse, le sport, c’est gratuit. » Et ce ne sont pas les seules décharges pour les familles, car tous les élèves reçoivent, lors de ce jour de rentrée, un kit de fournitures choisies par leurs professeurs.

    Fournitures gratuites

    « On évite aux parents de payer les fournitures, normalement, ils en ont assez pour toute l’année », affirme le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, venu à la rencontre des parents et enfants avec l’adjoint (PCF) à l’éducation, Gilles Picard. Une politique indispensable pour l’édile : « Notre ambition est la même pour les tout-petits comme leurs parents, celle de pouvoir s’émanciper », insiste Gaby Charroux. Cela implique 4 659 élèves dans l’enseignement primaire, répartis dans 205 classes, dont plus d’un tiers sont des maternelles. Un budget de 230 000 euros y est consacré comme chaque année.

    La maternelle Di Lorto a également fait l’objet de travaux de rénovation durant l’été, à l’image des autres établissements de la Ville. « Nous avons fait de gros efforts sur les cours de récréation, pour la protection du soleil et pour créer de l’ombre », rappelle Gaby Charroux. « Chaque classe et réfectoire dispose d’un brasseur d’air et chaque dortoir est climatisé », complète-t-il. De plus, la maternelle Di Lorto dispose désormais d’un cabinet de toilettes accessible dans le hall d’entrée, ainsi que d’un éclairage à LED.

    La présence du maire et de son équipe devant cette école, située au centre du quartier prioritaire de Notre-Dame-des-Marins, accompagné de la police municipale, prend un sens singulier pour cette rentrée. « Aucun mauvais lien ne doit empêcher l’émancipation de tous », reprend Gaby Charroux, citant notamment la pression du trafic de drogue dans cette cité quasi sexagénaire. « Le principe dans ce quartier est d’inscrire l’école au cœur, à côté le centre social (…). Nous travaillons dans l’ombre pour maintenir le service public et social », affirme l’édile, rappelant la lutte pour le maintien du bureau de poste de Ferrières ou encore celle pour la réhabilitation tant attendue du quartier. « Cela fait plus de dix ans que la réhabilitation doit être engagée », rappelle Gaby Charroux.

    La présence policière est aussi un enjeu. « La police municipale n’est pas là parce que le maire aussi, mais parce qu’elle a été réorganisée. Il y a cinquante agents, dont une brigade de quartier, qui sont en opération tous les jours, car je demande de la tranquillité pour les habitants du quartier », conclut le maire.

    La quiétude observée ce mardi matin lors de cette rentrée, tout comme l’attitude détendue des parents et des enfants rencontrés, semble témoigner des effets positifs de cette approche globale.

  • Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Comme chaque année à l’approche de la rentrée, le Secours populaire de l’Hérault (SPF 34) organise et participe à des collectes solidaires de fournitures. Différentes initiatives se déroulent dans le département, comme à Pézenas, en partenariat avec le centre social Ambroise-Croizat.

    « On réceptionne dans nos locaux des dons de fournitures neuves ou en très bon état », indique Sophie Lebouc, chargée de l’accueil et des animations du centre social. « Nous mettons un point d’honneur à ce que chacun puisse démarrer l’année dans de bonnes conditions. Or la rentrée a un vrai coût pour certaines familles », poursuit-elle. « Les familles qu’on accueille ont des revenus de plus en plus faibles », confirme Martine Girault, secrétaire du comité du Secours populaire de Pézenas, qui récupère et distribue les fournitures collectées par le centre social. « Elles disposent d’environ 2 euros ou moins par jour et par personne pour vivre. Donc un cahier à 1,5 euro ou 2 euros, c’est beaucoup », insiste-t-elle.

    Également une aide à la pratique sportive et culturelle

    L’allocation rentrée scolaire (ARS), versée à certaines familles sous conditions de ressources pour un montant allant de 426,87 à 466,02 euros en fonction de l’âge de l’enfant, constitue bien sûr une aide précieuse, « mais elle fond très vite et n’est pas toujours suffisante. Car les familles doivent respecter ces fameuses listes qui détaillent les fournitures pour chaque matière. Il y a aussi le fait qu’on veut faire plaisir à son enfant, qu’il a grandi, qu’il faut lui acheter des chaussures neuves, des vêtements… »

    Cette année, à Pézenas, l’aide en matière de fournitures scolaires est ciblée sur les collégiens, qui sont environ 70. Une première distribution a eu lieu le 26 août « car les familles sont soucieuses que leurs enfants fassent leur rentrée avec du matériel », mais la collecte se prolonge jusqu’au 3 septembre et les familles bénéficiaires pourront ensuite ajuster en fonction de leurs besoins.

    Depuis plusieurs années, la Fédération du Secours populaire de l’Hérault propose également, à la rentrée, une aide à la pratique sportive et culturelle, « très appréciée par les familles  ». « Ces enfants doivent pouvoir avoir des activités comme les autres. Or la pratique sportive et culturelle reste chère. On contribue donc au paiement d’une partie de l’activité choisie. Sur Pézenas, cela concerne 35 enfants. On a un budget de plus de 2 000 euros pour aider ces familles. » De son côté, le centre social Ambroise-Croizat organise également cette année, en partenariat avec le Lieu Ressources de Pézenas, une opération de lutte contre la fracture numérique en collectant des ordinateurs portables inutilisés. Les équipements récupérés seront reconditionnés par le Lieu Ressources avant d’être redistribués à des personnes qui en ont besoin.

  • Le choix du pouvoir d’achat

    Le choix du pouvoir d’achat

    Si les collectivités
    ne se mêlent pas des contenus pédagogiques, elles ont en revanche la responsabilité des conditions de travail des enfants et des personnels éducatifs. C’est là que se mesurent les différents choix politiques. Ainsi, alors que la Ville d’Avignon et son nouveau maire divers droite ont mis fin à la distribution gratuite de fournitures scolaires, celui divers gauche de Marseille maintient le dispositif à l’ensemble des écoles publiques et privées. Idem sur la cantine, dont la gratuité est étendue dans la cité phocéenne tandis que le nouvel édile avignonnais ne cache pas son intention d’augmenter le prix du repas dans les prochaines années.

    À Martigues, l’adaptation au climat prioritaire

    Quant aux locaux, les travaux d’Hercule continuent à Marseille pour en finir avec l’indignité des conditions d’accueil dans les écoles publiques, héritage de la gestion passée.

    Du côté de l’ouest du département, la Ville de Martigues se distingue par son choix d’adapter les écoles au changement climatique et d’améliorer l’accès des locaux pour les personnes à mobilité réduite. Ce choix se traduit par un investissement de 1,5 million d’euros.

    Les Départements et la Région participent fortement aux conditions d’accueil des élèves en collèges et en lycées et facilitent ainsi leur scolarité. Ainsi chaque élève de 6e, dans les Bouches-du-Rhône, reçoit de la part du Département un kit de fournitures qui comprend notamment un ordinateur et une calculatrice scientifique. C’est aussi un choix, celui du pouvoir d’achat des familles alors que les salaires stagnent et l’inflation persiste.

  • La Busserade évacuée et 24 personnes abritées à l’hôtel

    La Busserade évacuée et 24 personnes abritées à l’hôtel

    Ce jeudi 27 août, la préfecture des Bouches-du-Rhône a coordonné une opération d’évacuation d’un squat situé rue Busserade dans le 3e arrondissement de Marseille. Une expulsion qui fait suite à « une décision du tribunal judiciaire de Marseille prise en mai 2025 » ont précisé les services préfectoraux. La dangerosité du site est invoquée dans les motifs de la décision. Il « présentait des risques et des dangers caractérisés pour la sécurité des occupants et des riverains. En effet, il existait des risques incendies majeurs, en raison des branchements électriques sauvages, et le bâtiment souffre d’une fragilité structurelle à divers niveaux. Les nuisances étaient également importantes pour les riverains », indique le communiqué de la préfecture.

    La ville de Marseille, propriétaire du foncier, avait sollicité le concours de la force publique, « ce qui a été porté à la connaissance des occupants par courrier du 7 juillet 2026 ». Et « le concours de la force publique a été accordé à compter du 27 juillet dernier, afin que les occupants puissent se préparer à quitter les lieux, anticiper l’opération d’évacuation et préserver la scolarisation des enfants ».

    À quelques jours de la rentrée, le délai semble d’autant plus court qu’aucune solution n’a été proposée alors qu’un accompagnement social était mené depuis des mois par l’Addap 13 auprès de 58 personnes sur le site. La majorité des familles ont quitté les lieux avant l’expulsion. Des associatifs étaient aux côtés des 24 occupants présents le jour de l’opération, des femmes enceintes avec des enfants en bas âge et une personne malade, qui ont été dirigés dans des hôtels. Les travailleurs sociaux du Samu social et de Saralogisol les accompagnaient.

  • À Marseille, les marchands du Soleil réclament une réouverture

    À Marseille, les marchands du Soleil réclament une réouverture

    « Ils ont mis tout le monde dans le même panier. On est dans la galère. Zéro euro ne rentre. On est pieds et poings liés. On ne demande pas l’aumône mais la dignité », s’insurge Salima Belkaid, jeudi matin, postée au pied du rideau fermé de l’historique Marché du Soleil (2e), vieux de plus de 40 ans. Fermé depuis le 2 février par arrêté préfectoral sur la base de la loi narcotrafic pour soupçon de blanchiment, le marché accueille depuis 1980 quelque 160 commerçants aujourd’hui sans solution pour poursuivre leur activité. « Les gens sont dans une telle difficulté financière, je ne comprends pas qu’on puisse laisser des familles entières dans cet état, poursuit Salima, mariée à un commerçant installé sur place depuis 38 ans. On ne nous considère pas, on ne fait même pas partie du décor, on fait comme si on n’existait pas. » Autour d’elle, les affiches tenues par les marchands venus manifester disent aussi le désarroi de tout un quartier : « Le marché du Soleil est le poumon de Marseille », « Les quartiers des 1er et 2e arrondissements sans l’ouverture sont morts », « Les commerçants [rue] Bon-Pasteur, place Marceau, rue d’Aix et Camille-Pelletan : nous sommes avec nos confrères Marché Soleil », lit-on sur quelques-unes d’entre elles. Zohra, qui dirige l’association Les bons samaritains, logée à la Belle de Mai (3e), espère elle aussi une réouverture très prochaine. « Les commerçants aident beaucoup l’association, notamment en fournissant des paniers repas que nous redistribuons ensuite aux personnes en difficulté, détaille-t-elle. Et puis on ne comprend pas pourquoi tout le monde paie pour quelques-uns… Il y a une forme d’injustice ».

    En attente du 7 septembre

    Sur place jeudi pour soutenir ses clients, l’avocat des commerçants promet d’engager prochainement des démarches pour demander la réouverture des lieux et des dédommagements pour les détaillants depuis 7 mois en perte brute. « Nous attendons le jugement du 7 septembre pour avancer. Ce qui est difficilement compréhensible c’est que tous ces gens soient punis alors qu’ils ne sont pas poursuivis par la justice », s’étonne-t-il.

    Fin juin, le Marché du Soleil avait été au cœur d’un retentissant procès devant le Tribunal correctionnel de Marseille, taxé par l’accusation d’être devenu le « temple de la contrefaçon ». En février, les douanes avaient saisi plus de 200 000 articles contrefaits d’une valeur estimée à 42 millions d’euros dans le dédale de l’institution marseillaise. La procureure avait requis, notamment, quatre ans de prison avec sursis contre Georges Dahan, propriétaire et fondateur du Marché, et une fermeture définitive des lieux. La décision est donc attendue le 7 septembre.

  • [C’est l’été] Manosque plage de retour au parc de Drouille

    [C’est l’été] Manosque plage de retour au parc de Drouille

    Chaque après-midi, de 14h30 à minuit, petits et grands peuvent profiter d’un espace de loisirs en plein air, aménagé pour clôturer l’été dans une ambiance festive.
    De nombreuses animations sportives sont proposées gratuitement à cette occasion, avec notamment un château gonflable et un taureau mécanique. À partir de la fin de journée, place à la musique avec une programmation qui fera danser le public jusqu’à minuit. Ce jeudi, ce sera un concert du groupe Gipsy Fantasia et de Dj Thomas (années 80). Un apéro musical commencera à partir de 19h30.