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  • Marie Batoux : « L’extrême droite nie la grande majorité des violences faites aux femmes »

    Marie Batoux : « L’extrême droite nie la grande majorité des violences faites aux femmes »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque samedi à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie
    du territoire.

    Le droit à l’IVG

    Didier Gesualdi : À l’occasion de la journée internationale pour le droit à l’IVG, vous avez organisé à Marseille un événement sur ce thème. Rencontre-t-on encore des difficultés à avoir accès à ce droit ?

    On avait la chance d’avoir une gynécologue avec nous, jeudi, lors de cet événement et elle pointait une régression notamment à propos de la clause de conscience des personnels de santé. Aujourd’hui, une femme sur deux ayant eu recours à l’IVG indique qu’un professionnel a refusé de l’accompagner pour l’intervention contre 27% en 2024. C’est une dégradation extrêmement rapide au plan national. On est face à des pressions sociales, près de 64% de ces femmes disent en avoir subi pour ne pas effectuer leur avortement. Une femme sur cinq déclare avoir le sentiment de ne pas avoir eu le choix de sa méthode d’IVG. On a une loi qui encadre fortement les délais. On ne peut pas avoir au-delà de 16 semaines et aujourd’hui, il faudrait recevoir dans les 5 jours une femme qui a constaté qu’elle était enceinte et veut interrompre sa grossesse, or le délai moyen de rendez-vous est de 7 jours. C’est aussi une régression. À Marseille, on n’est pas exempt de cette démarche.

    Léo Purguette : C’est très paradoxal puisque ce droit a été inscrit dans la constitution. Est-on face à une insuffisance de moyens dans les services médicaux
    ou à une régression idéologique ?

    Le phénomène doit être pris dans un cadre global marqué par le recul du nombre de gynécologues qui exercent en ville ou à l’hôpital. C’est un sujet d’accès aux soins, notamment dans des quartiers qui sont de vrais déserts médicaux sur lesquels la Ville de Marseille tente d’agir en s’appuyant sur des acteurs associatifs. Il y a aussi ce que vous évoquez dans votre question, c’est-à-dire une montée du masculinisme, des forces réactionnaires dans ce pays qui fait que ces personnels de santé qui exercent leur clause de conscience sont de plus en plus forts. Il faut savoir que ce ne sont pas que des gynécologues, mais ça peut être aussi un anesthésiste, un infirmier… Cela concerne l’ensemble de la chaîne médicale et augmente le nombre de freins que l’on peut constater pour l’accès à l’IVG.

    Les leviers d’action de la ville

    Didier Gesualdi : Quels sont les leviers d’action dont vous disposez au niveau municipal ?

    Cette soirée que nous avons organisée jeudi, autour du droit à l’IVG, résulte d’une réflexion de l’assemblée du futur qui a eu lieu l’année dernière sur le sujet de la santé des femmes. Elle part d’un constat : aujourd’hui, nous devons sensibiliser, faire de la prévention, informer les jeunes filles, les femmes, sur leurs droits et leur permettre d’y accéder. C’est une première étape. Nous devons continuer de travailler avec notre partenaire associatif, le Planning familial, qui est notre référence en la matière, pour permettre de continuer à travailler sur l’accès aux droits. Notre dialogue avec l’AP-HM nous permet aussi d’avancer.

    Léo Purguette : Les droits des femmes dépassent évidemment le seul droit à l’IVG. Que peut une Ville en la matière ?

    Il y a en effet toute une réflexion à mener parce que cela peut relever de l’accompagnement social, de la police, de la justice, du droit au logement, de l’accès à l’emploi… Il y a une transversalité qui doit permettre aux partenaires institutionnels d’échanger et de trouver des solutions. Par exemple, la Ville avec la Métropole peut trouver des solutions sur le logement. Nous avons une expertise, la Ville a un service droits des femmes qui accompagne les victimes de violences et nous travaillons avec tous les acteurs incontournables de terrain. Nous avons un observatoire qui doit nous permettre de comprendre comment cela se passe sur notre territoire et de définir les politiques publiques à mener.

    Safer

    Didier Gesualdi : La Ville a déployé le dispositif Safer sur les plages pour protéger les femmes du harcèlement. Envisagez-vous de l’étendre ?

    C’est un dispositif né dans les festivals musicaux qui vient d’un acteur central à Marseille, Marsatac, qui a développé son propre outil et nous a permis d’en bénéficier sur les plages. C’est une application qui permet de signaler une situation de violence et qui doit être accompagnée de personnes physiques pour faire de la prévention contre les comportements inadaptés qui vont du regard lourd à l’agression. Nous l’avons mis en place sur les plages et déployé aussi cette année, sur l’été marseillais, de manière expérimentale. Cette année, ce sont 235 interventions qui ont été faites par nos équipes de médiation, soit 25% de plus que l’année précédente. Ce qui révèle la forte pertinence du dispositif. Il ne faut pas dédramatiser, mais dire que 186 situations ont été résolues par la médiation, ce qui veut dire qu’on n’a pas toujours besoin de la force publique. 26 interventions des forces de l’ordre ont été nécessaires.

    L’extrême droite

    Léo Purguette : Pour la première fois, une femme est donnée gagnante de la présidentielle. Elle est d’extrême droite, y voyez-vous un paradoxe ?

    C’est une femme héritière d’un système. Elle est le symbole d’un héritage politique ancien. On se rappelle bien, à Marseille, de l’OAS, de la guerre d’Algérie et de ces militants qui n’hésitaient pas à torturer et à commettre des attentats. On voit aujourd’hui l’extrême droite développer une sorte de sémantique autour du féminisme avec la mairie des 11-12 qui fait venir une association proche du mouvement Nemesis pour créditer un récit autour du migrant agresseur sexuel. Ce que fait l’extrême droite, c’est nier la très grande majorité des cas de violences qui sont intraconjugaux pour alimenter ses thèses racistes autour d’un bouc émissaire qui serait l’étranger. Par ailleurs, des thèses masculinistes perdurent au sein du RN selon lesquelles les femmes prennent le travail des hommes et devraient retourner au foyer, mais aussi des dangers sur l’IVG et la contraception.

    L’éducation des jeunes

    Léo Purguette : La meilleure manière de prévenir les violences sexistes et sexuelles n’est-elle pas l’éducation des jeunes garçons ?

    C’est tout un écosystème à changer, tout une prise de conscience collective. Pour l’éducation, la Ville mène déjà des parcours égalité fille-garçon dans les écoles. Il faut renforcer le dispositif. Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle voulu par l’État est l’objet de beaucoup de fantasmes. Nous devons travailler à permettre aux familles de bien comprendre de quoi il s’agit : c’est l’apprentissage de la notion de consentement, de dignité humaine etc. Nous avons des travaux à mener avec des acteurs de l’éducation populaire également hors du temps scolaire.Beaucoup restent à faire par ailleurs sur la question de l’IVG ou de l’excision. On est sur des sujets qui concernent la santé sexuelle pour faire en sorte que l rapport à ces questions soit changé.

    Les moyens

    Léo Purguette : Faites-vous du partage d’expérience avec d’autres villes ? Durant les municipales, La Marseillaise avait relevé que des délégations comme la vôtre n’existent pas partout.

    Oui, c’est un travail que je mène effectivement. Je pense notamment à la cité des femmes qui est un lieu qui devrait permettre à toutes les associations, mais aussi aux acteurs de l’accès aux droits et aux services publics liés aux signalements, aux dépôts de plainte, d’accompagner les femmes. Nous échangeons avec les Villes qui ont mené à bien ce type d’expérience pour savoir comment elles s’y sont prises. Ce sont souvent des lieux associatifs ou municipaux. L’idée à Marseille est peut-être de faire quelque chose d’un peu hybride pour porter une politique publique qui fasse connaître le continuum de violences auquel les femmes sont confrontées et qui fasse reculer les violences sexistes et sexuelles.

    Didier Gesualdi : Les associations s’inquiètent des moyens disponibles pour mener à bien leurs actions.

    L’inquiétude est surtout de savoir quels seront les budgets des autres institutions qui sont en train de se réduire comme peau de chagrin après les annonces budgétaires qui sont faites de restrictions des dotations de l’État sur les collectivités. C’est extrêmement inquiétant pour 2027, c’est tout un tissu associatif qui va être mis en danger alors que son activité est d’intérêt général et qu’il se substitue finalement au service public.

    Léo Purguette : La Haute-commissaire à la protection de l’Enfance était sur ce plateau, la semaine passée. Contestez-vous les montants avancés par l’État pour financer la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants ?

    Ces montants ne sont pas crédibles parce qu’il valorise ce que l’État fait déjà, c’est ce que dénoncent les associations. Nous demandions 3 milliards contre les violences sexistes et sexuelles qui englobent l’ensemble des moyens nécessaires comme cela a été fait en Espagne, ce qui a produit des changements radicaux. On sent bien que les annonces du gouvernement sont pré-présidentielle, ce qui est inquiétant pour la suite. Cependant, le vote de cette loi intégrale nous permettra d’avancer et d’avoir une assise législative pour continuer le travail.

    Les Joggeuses

    Didier Gesualdi : On parlait des plages, mais ce ne sont pas le seul lieu où des jeunes femmes, des femmes, peuvent subir du harcèlement. Comment mieux lutter globalement contre ce phénomène ?

    Il y a de plus en plus de joggeuses qui sont l’objet d’agression. Nous devons nous emparer de ce sujet fortement. C’est une question de garantie d’utiliser l’espace public au quotidien. Le 25 novembre, nous aurons la dernière « la Voie est libre » de l’année et, à cette occasion, nous allons organiser la course des joggeuses. 1, 2, 3 km contre les violences sexistes et sexuelles. Cela doit permettre de rendre visible et de faire connaître ce phénomène pour sensibiliser l’ensemble des personnes sur la question.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Lisa : Je suis jeune maman, la question de la garde d’enfant me paraît plus qu’importante pour l’égalité. Que fait la mairie là-dessus ?

    Je pense en effet qu’il y a une politique à mener rapidement en direction des familles monoparentales pour permettre à toutes ces femmes qui élèvent seules des enfants d’avoir accès à la garde d’enfants plus facilement. C’est un coût financier fort pour elles. C’est toute un politique que nous engageons pour leur permettre aussi d’accéder aux services publics plus facilement, au logement, à un ensemble de propositions culturelles, et même d’un droit au répit leur permettant de souffler un peu. C’est une politique qu’on doit mener avec la CAF. La Ville finance aussi fortement les centres aérés et, depuis le début du mandat précédent, nous augmentons le nombre de places, le soutien aux associations culturelles, sportives et l’accompagnement périscolaire. C’est un ensemble de maillons qui doivent être améliorés et un dialogue permanent avec la CAF notamment puisqu’elle co-finance ce type d’actions.

  • Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Lancée en 2025, l’initiative solidaire de l’UD CGT Var en faveur du Secours populaire du Var, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, a été reconduite cette année. Le principe : récolter des produits d’hygiène féminine et maternels (protections menstruelles, couches-culottes, lait infantile…) à l’intention des familles monoparentales, et notamment des femmes isolées, « qui représentent un bénéficiaire sur cinq, même s’il n’y a plus de public type », précise Olivier Masini, secrétaire départemental du Secours populaire du Var.

    « La précarité touche de plus en plus de travailleurs », alerte Manon Magagnosc, déléguée syndicale du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), l’une des porteuses de l’initiative. « L’an dernier, nous avions voulu organiser une collecte, et c’était sur ces produits-là que le Secours populaire avait le plus de besoins car les gens n’y pensent pas, et car c’est très cher. »

    C’est ainsi qu’au mois de mars, les militants CGT de l’ensemble du département ont mis en place une centaine de points de collectes sur leurs lieux de travail respectifs, dans le privé comme dans le public. « Ça permet de donner du sens à la solidarité, des points les plus reculés du département, jusqu’à Toulon, avec des dons n’émanant pas uniquement de personnes syndiquées. Ça montre que la solidarité n’a pas de frontières », salue Olivier Masini.

    Les dons ont été remis ce vendredi 17 avril dans les locaux du Secours populaire du Var, à Toulon. Un « volume important, équivalent à celui de l’année dernière », se réjouit le secrétaire départemental de l’association, trié et partagé dès ce lundi, avant d’être envoyé dans les dix centres de distribution que recense le département.

    Une collecte

    de fournitures scolaires

    Ce partenariat « naturel », tel que le souligne ce dernier, au vu « des valeurs de solidarité, du rôle d’éducation populaire » que partagent les deux organisations, sera renouvelé pour une troisième année consécutive. « Et il va dans les deux sens », assure-t-il, rappelant que « la proximité des valeurs date de la création du Secours populaire, à la fin de la seconde guerre mondiale. Lors des grandes grèves des mineurs de 1946, le Secours populaire était aux côtés des familles de grévistes, et pour porter la solidarité avec la CGT ».

    Et le syndicat compte poursuivre en ce sens, en organisant, en septembre, une deuxième collecte, de fournitures scolaires cette fois-ci, à destination des étudiants, en soutien à une campagne du Secours populaire. « Les mairies s’occupent généralement des fournitures pour les plus jeunes, c’est moins le cas pour les étudiants. On y pense moins, pourtant ça coûte de l’argent », lance Manon Magagnosc.

  • Les Canourgues, la rénovation urbaine par la démolition à Salon-de-Provence

    Les Canourgues, la rénovation urbaine par la démolition à Salon-de-Provence

    Après la démolition de la tour Sofia l’été dernier, le bailleur social Unicil programme de raser deux autres tours identiques au sein du grand ensemble immobilier des Canourgues à Salon-de-Provence (44 500 habitants) dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) validé en 2019.

    Marseille n’a pas le monopole des ensembles immobiliers complexes et dégradés. Le quartier des Canourgues à Salon-de-Provence regroupe 3 560 habitants. Il a trouvé son plein essor à sa construction dans les années 60-70. L’ensemble locatif au nord-est est composé de 1 455 logements à 92% de logements locatifs sociaux répartis sur trois bailleurs Unicil, Erilia (qui a absorbé Logirem) et 13 Habitat.

    L’habitat collectif est formé principalement de barres en R+4 et de hautes tours en R+12. On y trouve essentiellement de grands logements de type T3 et T4. C’est un bâti vieillissant relativement enclavé qui ne répond plus aux attentes. Après la tour Sofia démolie par grignotage en août dernier, Unicil qui gère 14 bâtiments se cherche une maîtrise d’œuvre pour raser la tour B4 en février 2027 et la tour B3 pour février 2028. Il faudra aussi raser les bâtiments Renaissance et D18.

    La pauvreté y frappe 53% des ménages

    « Le secteur est fragile en termes de fonctionnement social et urbain et présente des tendances de précarisation accrue et des problématiques de sécurité urbaine », écrit pudiquement la Métropole peut-on lire dans le cahier des charges de la consultation pour désigner la maîtrise d’œuvre. Plus crûment, ce quartier prioritaire et populaire cumule les difficultés. 53% des ménages se situent sous le seuil de pauvreté. La part des 16-25 ans non scolarisés et sans emplois est de 35%. Celle des familles monoparentales de 40%.

    Cette rénovation urbaine [validée en 2019 en comité d’engagement de l’Anru] est budgétée à hauteur de 150 millions d’euros portés pour l’essentiel à 46.3% par les trois bailleurs, à 19.5% par la Métropole, à 7.3% par Salon-de-Provence et à 17% par l’Anru. Elle doit être achevée à l’horizon 2030. Déclinée en trois axes – « oxygéner, mixer, ouvrir » – elle ambitionne de régénérer tous les bâtiments conservés pour atteindre la performance énergétique, d’améliorer le confort et la santé des habitants et de changer l’image du quartier.

    394 logements sociaux seront démolis en tout, 953 réhabilités. Jusqu’à 118 logements locatifs libres et en accession sociale seront créés. 394 logements sociaux seront reconstitués hors site pour plus de mixité. La restructuration de l’école Saint-Norbert est au programme avec la création d’une école d’infirmiers, d’aides-soignants, d’auxiliaires de puériculture et d’un pôle santé mentale. Une serre bioclimatique, des jardins de formation professionnelle et des jardins partagés seront développés, ce qui vaut au projet le label « Quartiers fertiles » de l’Anru.

  • La gauche embraye pour les municipales à Saint-Cyr

    La gauche embraye pour les municipales à Saint-Cyr

    Ce vendredi, la gauche (PCF et PS), l’Association Saint-Cyr citoyenne, écologique et sociale, ainsi qu’un groupe de citoyens ont annoncé leur candidature commune au sein de la liste « Saint-Cyr à gauche, vers une ville juste et solidaire », menée par Sylvie Vinceneux, responsable de la commission nationale logement du PCF. Comme d’autres colistiers, elle figurait sur la liste « Un nouvel élan pour Saint-Cyr », conduite en 2020 par Dominique Olivier (PS), élu municipal depuis 2015, qui fera partie de l’aventure en position non-éligible.

    Le logement en priorité

    « Seule femme tête de liste », Sylvie Vinceneux aura pour concurrents la liste de la majorité sortante conduite par Pierre Luciano (DVC), adjoint du maire Philippe Barthélémy (qui ne se représentera pas), le conseiller municipal d’opposition Yvan Maubé (DVD) et Philippe Serre (ex-PS devenu macroniste), tête de liste à gauche en 2014. Pas de liste RN en vue. Mais l’enjeu autour de ses électeurs, majoritaires lors des législatives de 2024, est primordial : « Beaucoup votent pour eux et cherchent des coupables. On s’adresse aussi à eux et on prouvera que le RN n’est pas la réponse », annonce Sylvie Vinceneux.

    Dans un « contexte de cadre budgétaire contraint qui aura des répercussions au local », la liste veut faire évoluer « une ville vieillissante et repliée sur elle-même, avec un manque de démocratie locale » où « 43% population a plus de 60 ans » et qui connaît « une baisse démographique depuis une dizaine d’années, ce qui peut avoir des effets néfastes ».

    Pour ce faire, le logement est une priorité : « 45% sont des résidences secondaires. Il y a beaucoup d’Airbnb et seulement 9% de logements sociaux alors que 70% des habitants y ont droit. Les prix ne permettent pas aux jeunes actifs de rester », détaille Sylvie Vinceneux, qui relève aussi « près de 6% de passoires thermiques ». À ce titre, le projet de constructions de logements sociaux dans le quartier Pradeaux-Gare ne doit cependant « pas exproprier une cinquantaine de familles. On proposera un contre-projet », annonce la tête de liste. Ainsi, « la solidarité » est mise en avant pour « venir en aide aux plus fragiles, dont les seniors », et lutter contre « un taux de pauvreté de 10%, avec 14% de familles monoparentales ».

    Parmi les autres sujets abordés, celui de l’écologie et de la justice sociale, avec une « préoccupation particulière pour l’agriculture, les plages et le littoral, notre bien commun », dans une ville qui devra « bâtir sans bétonner ». Dans cette logique, a aussi été abordée la question des mobilités, notamment celle de la nouvelle gare, sur laquelle « il paraît impossible de revenir en arrière quant à l’implantation », mais « qui doit répondre aux besoins en termes d’accès et de stationnement, permettre de fluidifier la circulation à Saint-Cyr et y être reliée par des transports en commun ».

    Enfin, des propositions sur des sujets communautaires (gestion de l’eau, des déchets…) seront mis au débat, avec la volonté « d’informer la population plutôt que de passer des projets en catimini », conclut Sylvie Vinceneux, qui invite « les Saint-Cyriennes et Cyriens partageant nos valeurs à nous rejoindre ».