Tag: expérience scientifique

  • Le Village des sciences éveille la curiosité des familles

    Le Village des sciences éveille la curiosité des familles

    Sur le parvis de la salle du Moulin Saint-Jean, le camion des Petits débrouillards annonce la couleur en ce samedi après-midi ensoleillé. Dès l’entrée, de nombreux stands permettent aux visiteurs de découvrir et d’apprendre de multiples choses à l’occasion de cette nouvelle édition du Village des sciences, organisée par la Ville de Cavaillon et son pôle jeunesse.

    Apprendre en s’amusant

    De la magie aux origamis, en passant par des expériences et des ateliers ludiques, parfois même loufoques, tout a été pensé pour attiser la curiosité du plus grand nombre.

    Noa, 11 ans, est venu avec sa maman. La veille, il avait déjà participé à l’événement avec son collège, mais ce passionné de sciences a souhaité revivre les expériences et les faire découvrir à sa mère. « J’adore la science, pour moi, cet événement est vraiment intéressant car j’apprends beaucoup de choses », explique-t-il. Il a notamment participé à l’atelier de l’Amuseum, qui mêle connaissances scientifiques, magie et gourmandises. Grâce à la fabrication d’une barbe à papa, les visiteurs pouvaient découvrir la force centrifuge tout en s’amusant, mais aussi comprendre pourquoi l’Everest n’est finalement pas le plus haut sommet du monde. « Je m’intéresse beaucoup à l’astronomie et aux plantes grâce à ma mamie qui a chez elle beaucoup de plantes et de fleurs. Elle m’a appris plein de choses », sourit Noa.

    Et côté astronomie, il y avait de quoi satisfaire les curieux. Le fondateur de l’Observatoire de Vaison-la-Romaine, Frédéric Charfi, avait installé un planétarium proposant plusieurs séances au cours de l’après-midi : « On apprend les différents états de l’eau sur Terre et dans le système solaire avec cette animation qui intrigue petits et grands. »

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne

    [C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne

    Dans les quartiers, les Petits Débrouillards montrent que la science est présente dans le quotidien : dans la cuisine, le sport, les transports, les plantes ou les objets qui nous entourent.

    Chacun et chacune est capable de comprendre le monde à condition de disposer des bonnes conditions pour apprendre. Les expériences deviennent ainsi des occasions de découvrir, de s’étonner et de reprendre confiance dans sa capacité à réfléchir.

    À Digne, les enfants ont pu toucher à tout grâce à de nombreuses animations proposées par Perrine et Mathilde : atelier bombe à graines, cartes Pokémon légumes, jeu sur la toxicité d’aliments pour les animaux… avec des ateliers adaptés à leur âge. On met en avant le côté sensoriel des 4-7 ans avec le jardin des sciences et une réflexion plus avancée avec les cités débrouillardes pour les 8-12 ans.

  • Coopérer, fédérer, pour mieux protéger les espaces forestiers

    Coopérer, fédérer, pour mieux protéger les espaces forestiers

    Hauts floqués du nom des organisations qu’ils représentent, carnet en main pour certains, parlant français ou espagnol, ils sont une dizaine à s’être retrouvés sur le site de la pépinière expérimentale de Cadarache, tenue par l’Office national des forêts (ONF). Tous, sont issus des 18 partenaires qui composent le projet Interreg Sudoe Cooptree, lancé « dans une démarche d’adaptation au changement climatique des forêts sur le sud ouest européen, précise Raphaël Delpi, représentant de Forespir, chef de file du projet. Si la région Paca n’est pas incluse dans le territoire d’intervention, elle reste intéressante en tant que région méditerranéenne. On est hors zone aujourd’hui, pour un apprentissage technique. » Le projet Cooptree, lancé en janvier 2024, mené jusqu’en décembre 2026, permets aux partenaires du projet de partager des connaissances sur différentes espèces d’arbres, leurs résistances aux conditions climatiques… Notamment dans un contexte de climats plus secs, plus chauds, chaque année. « Par cette coopération, chacun montre ce qu’il connaît mais de l’autre côté, chacun cherche de l’information chez les autres. Quand nous (ONF) projetons le projet à 2100, on sait qu’on va voir de plus en plus de problèmes pour un certain nombre d’espèces autochtones, pour qu’elles puissent vivre, pour qu’on puisse avoir un couvert forestier même si on ne pense pas à la production. C’est encore pire dans le sud de la France : demain, le climat ici sera celui de Séville (…) actuellement, tous les pays européens sont en recherche de ressources génétiques pour leurs forêts », précise Erwin Ulrich, pilote de la mission adaptation des forêts au changement climatique, au niveau national. D’où, les rencontres régulières, en France, dans les pays ibériques, au Portugal… Après Cadarache, le groupe s’est dirigé vers le Mont Ventoux.

    Expériences à Cadarache

    Avant de se rendre dans le Vaucluse, ce sont sous les serres de la pépinière de Cadarache, ou des milliers de plants forestiers sont soumis à diverses expérimentations, que le groupe s’est attardé. Plus précisément, sur le dispositif expérimental travaillé autour du pin de Salzmann, soumis, dans l’une des nefs de la serre, à plusieurs niveaux de stress hydrique. « Le stress a démarré fin février, on va le poursuivre jusqu’à fin août. On le fait sur une saison », précise Jérôme Reilhan, responsable ONF de la pépinière, en charge de détailler le projet, sans pouvoir, à ce stade, fournir de conclusions. Au gré des rangées sous serre, des panneaux enfoncés dans les plans indiquent le pourcentage des modalités de capacité de rétention en eau des substrats. Entre les plants, un robot sur une rampe mobile qui se déplace dans la nef, gère l’arrosage. Si l’expérimentation arrivera à expiration, « on espère que la coopération va continuer à fonctionner, conclut Brigitte Musch, cheffe du département ressource génétiques à l’ONF. Il faut de la coopération sur la conservation de ressources génétiques. Elles sont, dans certaines zones, en danger dû au réchauffement climatique au sens large du terme (…) L’idée est d’avoir cette coopération pour mettre en sécurité ces ressources génétiques. Ce, de manière transfrontalière. On y travaille avec nos collègues andalous. »

    Eva Bonnet-Gonnet