Tag: Évènements culturels

  • Le drapeau confédéré déployé pour l’American day à Simiane-Collongue

    Le drapeau confédéré déployé pour l’American day à Simiane-Collongue

    Du cuir, des grosses cylindrées et des bannières étoilées. Les États-Unis étaient à l’honneur, ce samedi, sur le complexe sportif de Simiane-Collongue, à l’occasion de l’American day organisé par les associations Bikers 100 P et Hors Limites. Au menu de l’événement, run de motos caritatif sous les fumigènes, rassemblement de voitures américaines, défilés de pin-up, concerts. Et à l’entrée, devant les bolides garés, une immense bannière confédérée déployée.

    Le drapeau des sudistes pendant la guerre de Sécession états-unienne ne semble pas choquer : l’élue déléguée à la communication et aux commerces en partage les photos sur les réseaux sociaux au milieu des images de l’événement, qui a rassemblé plus de 700 personnes, selon les organisateurs. On y voit même le chef de la police municipale poser tout sourire devant, le véhicule sérigraphié garé auprès de la bannière rouge barrée de la croix bleue étoilée. Loin de la charge symbolique du drapeau.

    C’est que l’étendard du Sud esclavagiste puis ségrégationniste, encore brandi comme symbole d’indépendance face à Washington, est surtout une marque de ralliement des mouvements suprémacistes aux États-Unis aussi bien que dans le reste du monde. À tel point que l’État de Caroline du Sud l’a retiré de ses bâtiments en 2015 après la tuerie raciste de Charleston, le Mississippi en 2020 après les manifestations antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd, en même temps que l’armée états-unienne le bannissait de ses bases. « Cela peut choquer peut-être, reconnaît l’organisateur, Alain Courbet. Mais nous l’avons mis comme ça, nous n’avons pas fait le rapprochement ! Nous n’avons mis les drapeaux que pour décorer. » Et le motard de jurer : « Pour nous, il n’y avait aucune arrière-pensée, rien du tout ! »

    Le maire « pas choqué »

    Présent à l’événement, le maire (LR) de la commune, Philippe Ardhuin, relativise lui aussi le symbole. « Je l’ai aperçu, mais ça ne m’a pas du tout choqué, partage-t-il. Ce n’est ni du racisme, ni sécessionniste, cela fait partie de leur histoire. » Une identité partagée par les bikers, plus présents dans le Sud, qu’il réduit à une « décoration ». Et de tenter la comparaison : « C’est vieux d’un siècle et demi. Si vous avez une fleur de lys, cela ne veut pas forcément dire que vous êtes anti-républicains ou royaliste. »

    Motard revendiqué lui aussi, le président (Ren.) de Région et candidat aux sénatoriales, Renaud Muselier, était présent à l’événement. Mais promet qu’il n’a pas vu la bannière installée à l’entrée. « Ce symbole, associé à une histoire de racisme et de ségrégation, n’a évidemment pas sa place dans un tel événement, indique la collectivité. Il est à l’opposé des convictions de Renaud Muselier et des valeurs de fraternité, de liberté et de partage qui doivent prévaloir dans ce type de rassemblement. »

  • Une programmation riche pour l’acte II de la Biennale d’Aix

    Une programmation riche pour l’acte II de la Biennale d’Aix

    Si le cours Mirabeau avait servi de scène pour ouvrir l’acte I, c’est depuis le quartier d’Encagnane que sera lancé le second épisode de la Biennale. En son cœur, sur la place Romée-de-Villeneuve récemment inaugurée, le Collectif XY, troupe de voltigeurs et d’acrobates proposera une performance dans les airs, dès le début de soirée, comme il l’avait fait pour la première partie de la Biennale. Le collectif prendra ensuite possession de différents lieux du quartier tout au long de la semaine.

    Puis, en centre-ville et dans ses environs, associations locales, maisons de quartier, troupes, artistes invités et étudiants se mobiliseront pour offrir une multitude de spectacles et de rendez-vous culturels. Les différents musées de la ville, lieux majeurs du patrimoine local, hôtels et domaines particuliers, comme les sites municipaux, ouvriront leurs portes pour recevoir les temps forts de ce moment culturel.

    Au total, soixante-dix partenaires pour une centaine de propositions artistiques réparties dans chaque recoin de la capitale de Provence. « Autant de rendez-vous qui témoignent de l’ambition de la Biennale d’Aix : proposer une programmation exigeante en accès libre, ouverte à toutes les générations et portée par une dynamique collective affirmée », estime Sophie Joissains, maire d’Aix, dans sa note d’intention.

    Non-stop

    Parmi cette vaste programmation, plusieurs artistes déjà présents lors de la première partie seront de retour. C’est le cas de la plasticienne Jeanne Vicerial, tisseuse de « gisantes », qui expose ses sculptures de cordes et de tissus dans quatre lieux de la ville, dont la chapelle de la Visitation, et proposera un temps fort en compagnie d’Angelin Prejlocaj, pour qui elle signe les costumes du ballet d’Atys.

    Une multitude de nouveaux artistes et univers seront aussi à découvrir. Parmi les temps forts les plus proches dans le temps, ce week-end des 12 et 13 septembre, la projection de pépites italiennes du septième art, à l’Essaix. Suivi du lancement de l’exposition de l’artiste italienne Chiara Camoni à la Chapelle des Andrettes, monument ouvert exceptionnellement pour accueillir l’artiste. À quelques kilomètres de là, au Tholonet, le domaine familial de Saint-Joseph, de l’artiste François Aubrun, propose un parcours sur plusieurs hectares pour découvrir les œuvres de Jean Messagier.

    Les semaines suivantes offriront une multitude d’expériences. La faculté de droit transforme son campus en Fête des Arts et des Sciences, le Festival Tangible, auquel participe la Biennale, propose d’explorer les différentes facettes du design, tandis que la Chronique Biennale proposera un « parcours nocturne » d’œuvres dans différents espaces de la Ville, notamment les 30 et 31 octobre, où les façades de l’Hôtel de Ville, la place Romée-de-Villeneuve et la place de l’Université seront animées d’un long jeu de lumières.

    Le programme de la Biennale est à retrouver sur le site biennale-aix.fr

  • [Week-end] Une comédie musicale à Briançon

    [Week-end] Une comédie musicale à Briançon

    Cette année encore, les 28 artistes de la compagnie qu’ils soient chanteurs, danseurs, circassiens, musiciens ou comédiens se sont attachés à revisiter un grand classique en proposant une version originale revisitée et pleine d’humour d’un des classiques de Perrault, Le Petit Poucet.

    La comédie musicale « Ah ! Le Petit Poucet… » se veut familiale avec une double lecture possible qui peut plaire autant aux petits qu’aux grands, le tout avec des clins d’œil à l’actualité et aux préoccupations sociétales modernes qui vous donne rendez-vous ce samedi et pour 12 autres représentations programmées entre les mois de juillet et d’août.

    Représentation à 21h30 et ouverture des portes à 20h30. Comptez 13 euros pour les enfants entre 5 et 11 ans et 18 euros adultes.

  • Il souffle comme un air d’embellie sur la Belle de Mai

    Il souffle comme un air d’embellie sur la Belle de Mai

    « Lacoste, Jézéquel… avant c’était Saint-Fé ! Avec les collègues des Iris, on venait s’habiller rue Belle de Mai », assure Bacri, la cinquantaine. Face à lui, les devantures murées « seventies » d’Yves Rocher, ainsi que celle du Logis Moderne, à la typographie caractéristique des années 1950, témoignent d’un dynamisme disparu depuis des lustres. « Les usines ont fermé, il y a eu le chômage et ils sont tous partis. Après, les gens sont venus habiter là parce que c’était le moins cher », résume cet habitant du quartier.

    Une nouvelle passerelle

    « C’est un quartier résolument populaire et militant, attachant et casse-couilles à la fois, un condensé de Marseille, qui s’est pris la crise du choc pétrolier de 70 en pleine poire. Abandonné des politiques publiques, il a décliné au point de devenir un terreau pour les marchands de sommeil », confirme Serge Pizzo, historique président du CIQ.

    Mais depuis quelque temps, on le sent renaître, par petites touches. Ici, on ne fait pas table rase du passé pour édifier des écoquartiers au bulldozer. « On n’a pas Euromed, mais c’est peut-être une chance, estime Serge Pizzo. Le quartier se prend en main comme il l’a toujours fait, avec toutes les bonnes volontés qu’il compte. » Michel Kelemenis y a créé sa Maison de la danse il y a 15 ans. Le couvent Levat est venu compléter l’offre de la Friche et du Comptoir de la Victorine. L’Embobineuse distille ses sons boulevard Bouès, Le Chapiteau tire l’animation jusqu’à Plombières. Et rue Belle-de-Mai, les rideaux de fer se dégrippent. Le Barjo, redynamisé par Camille, a relevé le défi il y a quatre ans. L’Idéaliste y fabrique depuis quelques mois sa magie et La Camaraderie commence à brasser du monde.

    Le quartier rouge a conservé « son énergie militante et populaire, solidaire. Oui, il y a de la vie ! », souligne Serge Pizzo. En témoigne le succès de la Belle fête de Mai, qui a célébré ses 25 ans en remplissant les places Caffo et Cadenat. L’événement a fusionné avec Les Plus Belles de Mai, manifestation portée par la mairie qui met à l’honneur les initiatives féminines. « Il y a encore pas mal de trous dans la raquette, relativise le CIQ. Il faut une vraie volonté politique et de la concertation. Faire, oui, mais le maître-mot c’est : ensemble. »

    Après l’ère Gaudin, la municipalité issue du Printemps marseillais semble avoir pris le pouls du secteur. Les écoliers ont fait leurs premiers pas, à la rentrée, dans le groupe scolaire Jolie-Manon. La friche de l’ancienne usine de farine de la rue Loubon accueillera, en 2027, une médiathèque très attendue dans ce quartier qui n’a jamais disposé d’une bibliothèque. La police municipale s’y est également installée.

    « La transformation du quartier est un vrai enjeu, assure Anthony Krehmeier, maire des 2-3, qui sort de l’inauguration de la remise à neuf du jardin de la Maternité. La place Cadenat est une des priorités et nous portons une attention particulière aux besoins des habitants ». La campagne de consultation « Prenez place » a fixé les grands axes d’un futur jardin pour enfant et d’un marché. Autour de la place, les ouvriers arrachent le bitume défoncé des rues pour les paver et les arborer. « Ce n’est pas parce qu’on est pauvres qu’on n’a pas droit à des trottoirs carrossables ! », salue Milène, 82 ans, de retour du marché en tirant son cabas. Pour les commerces, « nous intervenons avec des appels à projet pour imposer une diversité », précise l’édile.

    Autre symbole de renouveau : « Faire tomber la passerelle de Plombières pour laisser place au tram et à une trame verte connectée à Saint-Gabriel Bon-Secours », annonce encore Anthony Krehmeier. Les transports en commun restent toutefois à la traîne et l’on attend avec impatience le prolongement du T2, promis par la Métropole pour 2030. La ligne reliera Saint-Charles au Canet, puis à la place Burel et enfin à Saint-Jérôme. Un projet suivi par le collectif « Qu’est-ce qui s’Tram ? », qui veille au grain pour éviter un tracé trop destructeur du bâti. Certains craignent « l’effet gentrificateur ». Un spectre qui agace : « En 30 ans, la Friche n’a pas produit de remplacement de population », souligne Anne Pfister. L’adjointe déléguée à la vie scolaire estime en revanche : « On souffre du manque de mixité sociale et il faudra plus que Jolie-Manon pour enrayer l’évitement scolaire. On s’y attelle. »

  • Des rencontres économiques très politiques

    Des rencontres économiques très politiques

    « Naviguer dans un monde sans repères. » C’est le thème de l’édition 2026 des rencontres économiques d’Aix-en-Provence qui se tient du 2 au 4 juillet. Avec le conflit au Moyen-Orient « qui sera très présent » et au sortir d’un épisode caniculaire historique en France, « la multiplication des tensions, des complexités du monde rend ces Rencontres d’Aix assez exceptionnelles », a estimé Jean-Hervé Lorenzi, président de ce forum organisé par le Cercle des économistes.

    Pourtant la boussole de la plupart des 400 intervenants et 8 000 participants attendus, du patron de Total Énergie, Carrefour, Veolia à celui de Suez, la boussole est claire : celle du profit. Au fil des débats, ce rendez-vous sera l’occasion notamment pour Patrick Martin, président du Medef, de reposer les bases : remettre la pression sur la réforme des retraites en remettant les 60-65 ans au boulot et démonter notre système de protection sociale en allégeant les cotisations patronales, explique-t-il à nos confrères de la Provence ce mardi 30 juin.

    Le monde de la finance ne manquerait évidemment cette sauterie pour rien au monde avec la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, une fidèle, le nouveau gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin ou le président de l’Eurogroupe et ministre des Finances grec Kyriakos Pierrakakis. Le secteur bancaire et financier sera aussi très présent représenté notamment par Daniel Baal (Crédit Mutuel/CIC), Slawomir Krupa (Société Générale), Thomas Buberl (AXA) ou Nicolas Namias (BPCE).

    En face, les représentants de trois centrales syndicales, Sophie Binet pour la CGT, Caroline Chevé pour la FSU et Frédéric Souillot pour Force ouvrière, tenteront de remettre le concept du droit au travail et de dialogue social au cœur des débats. La première participera à une plénière sur le thème « produire français, gage de souveraineté » face à Patrick Martin, la deuxième interviendra sur « formation et révolution des métiers » et le dernier défendra le rôle des corps intermédiaires… savamment sapé par les quinquennats d’Emmanuel Macron. À moins d’un an de la présidentielle, justement, nombre de personnalités politiques et candidats, déclarés ou non, seront présentes dans ce temple du libéralisme.

    Hollande, Philippe

    et Tondelier de la partie

    On retrouve là le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, et son concurrent Édouard Philippe (Horizons), ou Marine Tondelier (Les Écologistes) et Dominique de Villepin, qui ne s’est pas encore déclaré mais regorge néanmoins d’idées sur un potentiel programme économique pour le pays. L’ex-président socialiste François Hollande, l’ex-Première ministre Élisabeth Borne, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, ou encore la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, seront également de la partie.

    Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, est lui attendu jeudi, quelques jours avant une réunion ou plutôt « un comité d’alerte » qu’il présidera le 7 juillet, pour faire un point d’étape, avec l’annonce attendue de nouvelles économies, avant la présentation à la mi-juillet des grandes lignes du budget 2027.

    « On a mis un énorme effort sur deux sujets, l’international, puisque nous avons 55 think tanks qui viennent du monde entier, et sur la jeunesse », avec plusieurs sessions qui lui seront consacrées, précise Jean-Hervé Lorenzi. Une jeunesse dont ce forum économique entend « mettre en lumière les attentes, les fragilités et aspirations », bien conscient qu’il va falloir « intégrer ceux qui seront les acteurs de demain » pour faire perdurer le système… Quelque 250 jeunes lanceront aussi une initiative, « Jeunesse 2027 », avec l’université d’Aix-Marseille, pour élaborer des propositions qu’ils souhaiteraient voir émerger dans le débat de la présidentielle (lire également ci-contre).

    En parallèle, dans la ville, se tiendront plus de 45 événements et ateliers couvrant toute une programmation pédagogique et culturelle (ciné-débats, expositions, représentations théâtrales) dans divers lieux d’Aix. L’objectif affiché : « faire descendre l’économie dans la rue ». En 2025, l’événement avait attiré près de 8 700 participants.

  • « Le modèle de librairie classique est obsolète »

    « Le modèle de librairie classique est obsolète »

    Au 3, rue Crémieux, l’Agora porte un nom qui a du sens pour ses créateurs. « On voulait redonner son sens littéraire à un mot pleinement ancré dans l’histoire nîmoise », explique Jordan. Amoureux de la littérature, il a repris avec sa compagne Lavinia un espace en plein cœur de la ville dans l’idée de le transformer en une librairie qui se construit avec ses lecteurs. « Il faut qu’il y ait un échange, les clubs de lecture sont obligatoires. On ne peut pas seulement être une centrale d’achat » défend le couple de guides qui prend en compte les lectures favorites de chacun.

    Critique, Lavinia ne cache pas que la stabilité financière du lieu repose principalement sur le coffee shop. « Si j’avais ouvert une simple librairie, j’aurais fermé en 2 semaines. » Après avoir essuyé un refus de financement de la Direction régionale des affaires culturelles pour approvisionner ses rayons, le couple a dû réfléchir à un modèle pérenne dans une économie du livre aujourd’hui en équilibre fragile.

    Le projet, en réflexion depuis 2017, a fait le pari de réunir librairie, salon de thé et rétrogaming (pratique des jeux vidéo anciens) en un lieu unique. « Il fallait qu’on ait un endroit qui nous ressemble et qui puisse survivre par lui-même », appuie Lavinia pour qui « le modèle classique de la librairie est complètement obsolète. » Si l’idée d’allier livres et sucreries n’est pas nouvelle, l’initiative unique à Nîmes a séduit les habitants. C’est d’ailleurs grâce à eux que certains rayons existent à l’Agora. La boutique se divise en deux pôles : l’occasion, pôle généraliste qui offre un large panel d’ouvrages, côtoie une sélection de livres neufs mûrement réfléchie, centrée sur la science-fiction et la fantasy. Les deux passionnés les connaissent sur le bout des doigts : « On les maîtrise tous et on sait qu’on peut les vendre. »

    Une alternative

    inédite pour les Nîmois

    L’avenir de la librairie, le jeune couple ne l’appréhende pas encore. « On n’a pas pris le temps d’être inquiet parce qu’on vient de se lancer » confie Lavinia. Le salon de thé appâte des visiteurs venus renouer avec la lecture et Jordan est optimiste : lors des événements et des rencontres d’auteurs, la majorité du public est étudiante. Pour cela, l’Agora est très active sur les réseaux sociaux. « Ce qui porte préjudice aux librairies traditionnelles aujourd’hui, c’est leur déconnexion avec les réseaux », estime Jordan. L’Agora suit les tendances, les nouvelles sorties qui animent le monde du livre et du jeu vidéo, en s’appuyant notamment sur le BookStagram, ce fil d’actualité et d’échange entre les passionnés de lecture. Connaître les intérêts des jeunes lecteurs d’aujourd’hui a permis à Lavinia et Jordan d’inviter des personnalités-phare au sein des rayons. Début juin, ils accueillaient Adeline Chetail, doubleuse célèbre pour la série Arcane et le jeu vidéo montpelliérain récompensé aux Game Awards Clair Obscur, une première pour une librairie nîmoise. L’Agora remet le couvert pour une nouvelle rencontre ce vendredi 26 juin, avec l’autrice « feel good » à succès Carène Ponte, pour une séance de dédicaces.

  • Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Le flamenco sera à l’honneur ce dimanche 28 juin à la salle Saint-Marceaux de La Ciotat. L’école Éveil Flamenco y Mas y présentera Paseo Flamenco, son spectacle de fin d’année, l’occasion pour les élèves de partager avec le public le travail réalisé tout au long de la saison. Le rendez-vous débutera à 18 heures, avec une ouverture des portes dès 17h30.

    Préparé depuis le mois de septembre, le spectacle est l’aboutissement de plusieurs mois d’apprentissage et de répétitions. Sur scène, « les élèves, âgés de 5 à 70 ans, interpréteront différents styles de flamenco », présente Josy Delgado, la directrice de la structure, et ce à travers une succession de tableaux mêlant danse, musique et chant. Des plus jeunes débutants aux danseurs confirmés, chacun proposera une partie du travail accompli au cours de l’année.

    Pour cette représentation, les élèves seront accompagnés de musiciens professionnels, avec guitare, chant et violon.

    Les enfants et les élèves débutants sont formés par Josy Delgado, la directrice de l’école Éveil Flamenco y Mas, tandis que Teresa Deleria accompagne les danseurs les plus avancés. Les cours de guitare sont assurés par Paco Carmona.

    Des élèves de 5 à 70 ans sur scène

    Au-delà de la représentation artistique, Paseo Flamenco se veut un moment de rencontre et de convivialité. L’école souhaite faire de cette soirée une fête ouverte à tous, où familles, proches et amateurs de danse pourront découvrir l’évolution des élèves dans une ambiance chaleureuse. Une petite restauration sera proposée sur place avant et après le spectacle.

    Spectacle, dimanche 28 juin à 18h, salle Saint-Marceaux. Entrée : 10 euros, gratuit (- de 12 ans). Petite restauration et réservations sur HelloAsso ou au 06.62.68.05.41.

  • Les valeurs de la francophonie célébrées à Marseille

    Les valeurs de la francophonie célébrées à Marseille

    Dans le cadre de la Journée internationale de la francophonie, ce vendredi, la Maison de la francophonie de Marseille a organisé diverses animations à l’hôtel de Région. Une date consacrée à la promotion de la langue française et des valeurs qu’elle véhicule. Soutenue par la Région Sud, l’événement a réuni le public autour d’ateliers, d’une dictée, d’expositions, d’une table ronde et de plusieurs remises de prix.

    Plus qu’une langue

    En ouverture, Aurore Bruna, conseillère régionale, a rappelé l’engagement de la Région Sud en faveur de la francophonie. La collectivité prévoit d’accorder « une subvention de 5 000 euros à l’événement, sous réserve du vote de la séance plénière du 26 juin prochain ». L’élue a ajouté : « La francophonie est et restera une priorité politique de notre collectivité régionale. » Avant de souligner le rôle du français dans l’éducation, la culture et le rapprochement entre les peuples.

    Le président de la Maison de la francophonie, Jean-Pierre Chiaverini, a pour sa part insisté sur la définition de la francophonie : « Un espace de coopération multilatérale et de solidarité fondé sur des valeurs de paix, de démocratie et d’égalité. » Il a également rappelé le dynamisme de cet espace qui rassemble aujourd’hui près de 400 millions de locuteurs dans le monde et 90 États au sein de l’Organisation internationale de la francophonie.

    Parmi les moments clés de la journée figuraient la remise des prix du concours photo « Dix mots, dix clichés d’un monde à venir », la remise du prix littéraire francophone à l’écrivaine Maria Larrea, ainsi qu’une table ronde consacrée à la contribution de la jeunesse à la « construction d’un monde plus apaisé ». Une manière de rappeler que la francophonie ne se limite pas à une langue, mais constitue aussi un outil de dialogue et de compréhension entre les cultures.

  • La Pride phocéenne, déterminée, fière et unie, est lancée

    La Pride phocéenne, déterminée, fière et unie, est lancée

    Le lancement du mois des fiertés s’est déroulé au centre de la Vieille Charité, dans la soirée de ce jeudi. « Ce n’est pas seulement un beau bâtiment historique, c’est un lieu qui porte une mémoire. Une mémoire de l’enfermement, (…) un lieu où l’on a contenu celles et ceux que l’on ne voulait pas voir. (…) Ce soir, nous venons y dire autre chose. Les corps qu’on a cachés peuvent prendre la parole, les vies qu’on a méprisées peuvent faire institution, les marges peuvent rentrer au centre sans se déguiser en respectabilité », souligne la drag-queen, Fifi du Calvaire.

    Pour célébrer la 33e Pride Marseille, un mois de festivités est au menu, avec un « gros focus sur les Prides de la région », affirme Lilian Agostini Rivière, de l’équipe de coordination Pride Marseille. Il ajoute : « C’est la deuxième année consécutive où l’on fait un mois entier d’événements culturels, militants et festifs dans tout Marseille. (…) Notre objectif est de mettre en avant le travail des associations, collectifs, commerces, artistes de la communauté et les emmener à la rencontre d’autres publics. »

    Ainsi, le comité de pilotage interassociatif et commerçants propose des animations, des activités culturelles et sportives, jusqu’au 5 juillet. Ces propositions s’articulent autour de cinq parcours et de différents thèmes : culture, sport, fête et débat. Parmi lesquels on retrouve l’exposition « Si(x) queer ! » au Solarium, la projection du documentaire L’Etincelle au Cinéma le Chambord ou encore celle du film Peau d’âne, en plein air, à l’Opéra. « On reçoit des solistes de l’Opéra de Marseille pour la deuxième année. (…) Et la fête de la musique prendra les couleurs de l’arc-en-ciel au Café la Muse », partage Lilian Agostini Rivière.

    Clôture festive

    Parmi les temps d’échanges et de débats, le public retrouvera, entre autres, les Conviviales Trans ou la marche Résistrans, le 20 juin. « On va essayer de raconter des vécus et transmettre des savoirs ».

    « À Marseille, la Pride, c’est une manifestation », confiait Fifi du Calvaire en début de soirée. Cette manifestation, c’est la Marche des fiertés, organisée le samedi 4 juillet. Le Village des associations reviendra pour lancer la journée, place Castellane, dès 12h. Au programme : des ateliers et animations avant le début de la marche, à 16h30. Après une déambulation vers le Vieux-Port, en passant par la rue de Rome puis la Canebière, un concert gratuit sera proposé devant l’Hôtel de Ville. En effet, cette année, la Pride Marseille et l’Été Marseillais s’associent pour une soirée unique. Dès 19h, le public sera convié à un show avec une dizaine d’artistes de la scène locale LGBTQIA+. Un rendez-vous présenté par deux drags légendaires, Mami Watta et Ruby on the Nail. Yelle, icône pop queer qui fête ses 20 ans de carrière, prendra ensuite le relais. Enfin, un « after pride » officielle conclura cette soirée du samedi, à La Plateforme (ex-Dock des Suds), avec cinq univers artistiques proposés à travers des DJ sets.

    Détails sur pride-marseille.com

    Le PCF d’Aix appelle à rejoindre la Marche des fiertés, samedi

    « Cofondateurs » de la Marche des fiertés, à Aix, l’antenne locale du Parti communiste appelle les Aixois à « se joindre massivement à la Marche des fiertés », ce samedi 6 juin. Celle-ci, portée par l’association Aix Vanguard, partira de la place de la Mairie, dès 14h30. « Si de nombreux progrès ont été obtenus, les LGBTphobies demeurent encore très présentes dans notre société et les droits LGBTQIA+ doivent être défendus face à la montée des projets politiques réactionnaires fondés sur l’exclusion tel que celui de l’extrême droite », rappelle le PCF.

  • Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    La céramique et le graphisme sont à l’honneur. L’exposition du Pôle Métiers d’art et du design d’Aubagne revient pour une nouvelle édition. Un événement à double enjeu qui permet d’exposer le travail des apprentis réalisé durant l’année, mais également de faire découvrir des formations avec des visites de l’école, des ateliers et des formations.

    « On alimente les candidats avec des ateliers pédagogiques et surtout les moyens de financement pour savoir comment intégrer notre école, qui est le seul centre de formation en région Paca qui propose de l’apprentissage en tournage en céramique », précise Renaud Andréani, responsable de la section pour les Métiers d’Art.

    « Journée portes ouvertes »

    L’exposition se dit très visuelle puisqu’elle propose des démonstrations de tournage de jarre à la corde encadrées par des formateurs privés, un enseignement de savoir-faire important pour les personnes qui veulent en découvrir encore plus sur les métiers manuels.

    La double casquette de cette exposition phare se présente aussi comme une forme de journée portes ouvertes : « On communique énormément sur nos prospects avec des chiffres clés notamment. C’est-à-dire que des personnes qui sont intéressées peuvent venir à l’exposition et ça leur permet de faire une forme de journée portes ouvertes. Ils viennent voir justement l’école, comment ça fonctionne et les trois dispositifs qu’on met en place », insiste le vice-champion de France de tournage.

    L’exposition Les œuvres et les gestes du Pôle des Métiers d’Art et du design, le vendredi 22 mai, de 8h30 à 20h. Accès libre.