Tag: Étoile de Bessèges

  • [Étoile de Bessèges] Kockelmann se surprend lui-même et s’impose

    [Étoile de Bessèges] Kockelmann se surprend lui-même et s’impose

    L’échappée fait grise mine, les sprinteurs sourient. En tout cas, au moins l’un d’entre eux. Les courses de début de saison sont souvent propices à l’éclosion de jeunes talents et l’Étoile de Bessèges le confirme doublement. Seulement 24 heures après la victoire surprise de Tom Crabbe à Bellegarde, Mathieu Kockelmann (Lotto-Intermarché) s’est imposé, jeudi à Domessargues, après un final intense et incertain. Le Luxembourgeois de 22 ans signe son 2e succès pro, après avoir levé les bras l’an passé sur son tour national. La photo-finish a dû être examinée pour connaître le gagnant du jour. Tom Crabbe reste le leader du classement général.

    Après une première étape estampillée « cyclisme vrai », où les coureurs ont produit un spectacle grandiose, le peloton était de retour pour un long trajet de 162 km entre Saint-Gilles et Domessargues. Comme la veille, quatre fuyards se sont extirpés du groupe principal pour former l’échappée. Ce peloton a laissé filer, sans doute soulagé de voir seulement quatre hommes s’en aller. Idéal à gérer, tout au long de l’étape. Trois Français et un Suisse se sont portés à l’avant : Arnaud Tendon (Van Rysel Roubaix), Maël Guegan (CIC Pro Cycling Academy), Samuel Leroux (Total Energies) et Axel Bouquet (St-Michel).

    Rapidement, l’écart est monté au-delà des trois minutes puis s’est stabilisé. Longtemps. Très longtemps. Pendant une bonne moitié de la course, personne ne faisait l’effort, derrière, pour revenir. L’un des échappés allait inévitablement ravir le maillot de meilleur grimpeur à Victor Vercouillie, étant donné le nombre de points en jeu ce jeudi. Classé en 2e catégorie, la côte de Clarensac s’est dressée devant les coureurs, à la sortie du village du même nom. 1,8 km à 4,4% et Maël Guégan est passé en tête au sommet, ses compagnons de route laissant faire. Un passage en première position lui permettant justement d’endosser la tunique verte. Arnaud Tendon et Samuel Leroux ont obtenu les derniers points disponibles.

    L’échappée y a encore cru

    Après une longue chevauchée sur les routes gardoises, les coureurs sont entrés sur un grand circuit autour du village de Domessargues, seulement 750 âmes au compteur. Deux franchissements de la côte de Montagnac (3e catégorie) et deux passages sur la ligne d’arrivée avant d’entamer le final, qui s’annonçait déjà serré. Les prévisions météo recensaient des intempéries à partir de 14h. La pluie n’a accordé qu’un bref répit aux 16 équipes en lice, débarquant cinq minutes après l’heure prévue. Elle ne s’est ensuite plus arrêtée de tomber, plongeant tout le monde dans une après-midi éprouvante, trempés des oreilles jusqu’aux orteils.

    C’est à 45 km du but que le peloton a débuté son accélération pour user les hommes de tête. Détentrice du maillot corail de leader de l’épreuve, la Team Flanders Baloise a montré les couleurs jaune-blanc-bleu de son maillot pour rattraper ce retard. Cette échappée était, comme celle de mercredi, très bien organisée. Les quatre cyclistes alignés se donnant des relais appuyés à chaque coup, idéal pour laisser à distance leurs poursuivants. Le quatuor est devenu trio car le jeune Axel Bouquet, 20 ans, n’arrivait plus à suivre le rythme imprimé par ses collègues de galère.

    à 10 km avant la ligne d’arrivée, l’écart n’était plus que de 30 secondes entre les chassés et les chasseurs, sans toutefois diminuer davantage. C’est alors qu’Arnaud Tendon a décidé de fausser compagnie à Leroux et Guégan. Le Suisse semblait avoir de bonnes jambes et, avec le peloton en arrière-plan, continuait son chemin, à bloc. Le coureur d’Elite Fondations est entré dans le dernier kilomètre avec de l’avance et a vu les équipes de sprinteurs fondre à vive allure sur lui. Malheureusement, ce n’est qu’à un hectomètre de l’arche qu’il s’est fait rattraper. Cruel scénario, à l’image de celui de la première étape. Mathieu Kockelmann a ensuite jailli pour prendre quelques mètres sur Dylan Groenewegen et Matteo Moschetti. L’ordre est resté similaire, même si la photo-finish a départagé les trois hommes. Le Luxembourgeois a devancé d’un demi-vélo le Néerlandais aux 78 victoires pros, les Rockets terminant 2e jeudi, comme la veille avec Lukas Kubis, nouveau leader du classement par points.

    « Je suis très surpris de gagner, car je devais emmener Matys (Grisel) sur cette arrivée. J’ai donné mon maximum jusqu’à la ligne, je n’avis même pas vu qu’il restait un échappé, j’étais très concentré », a soufflé le vainqueur du jour, avant de monter sur le podium. Une victoire surprise, dont le Luxembourgeois est le premier choqué.

  • Bessèges, l’origine d’une étoile qui continue de scintiller

    Bessèges, l’origine d’une étoile qui continue de scintiller

    En 1971, un cycliste amateur, débarqué de Moselle depuis peu pour rejoindre un de ses amis rencontré à l’armée, a l’idée folle de créer une course à Bessèges. Le dénommé Roland Fangille, 32 ans, lance, avec l’appui de son beau-père René Rambaud, alors président de l’Union cycliste bességeoise, une course d’un jour : le Grand Prix de Bessèges est né. Deux ans après, la course s’enrichit de deux étapes supplémentaires, puis de deux autres en 1974. Toutes partent alors de Bessèges, formant une étoile, comme le conçoit son président et fondateur.

    55 ans après, l’Étoile arpente désormais plus en profondeur le département du Gard, avec de nombreuses villes étapes (Alès, Saint-Gilles, Bellegarde…). Mais Bessèges reste le cœur de la course. Et chaque année, la 3e étape lui fait la part belle avec le Grand Prix de Bessèges, dont l’arrivée et le départ se font dans la commune.

    Ancienne ville minière au cœur des Cévennes

    Particulièrement animée lors du passage de la petite reine et célèbre pour cette spécificité, Bessèges n’a pas toujours été connue pour cela. À l’origine, « Béou-Cèze » était un hameau de la paroisse de Saint-Andéol-de-Robiac. La commune naît par décret impérial en 1858. Autrefois cité minière et industrielle, elle est postée sur les bords de la Cèze, qui favorisait son activité économique. Elle connut à ce titre un drame, lorsque le ruisseau du Long, autre cours d’eau de la commune, s’engouffra dans les galeries minières, tuant 110 des 139 mineurs présents. Quatre furent retrouvés plusieurs jours après. Cet événement important de la mémoire communale est connu sous le nom de « Catastrophe des Mines de Lalle ».

    Aujourd’hui, la commune continue d’exister au-delà de son passé. 2 600 âmes vivent dans ce paisible bourg rural niché dans le parc national des Cévennes, à 30 km au nord d’Alès. Elle propose ainsi de nombreux parcours de randonnée sur ses hauteurs, offrant des points de vue exceptionnels. Son patrimoine n’est pas en reste, avec, notamment, la tour du guet de Castillon, l’église de Foussignargues, l’ancien couvent des sœurs Clarisses, le château de la Marchande… Enfin, depuis quelques années, Bessèges développe le MI.A.O.U., un circuit d’art urbain à ciel ouvert, classé « sentier découverte du Parc national des Cévennes ».

  • [Étoile de Bessèges] 2e étape : Mathieu Kockelmann s’impose au sprint

    [Étoile de Bessèges] 2e étape : Mathieu Kockelmann s’impose au sprint

    Sous des trombes d’eau pendant plus de 90 km, le peloton aura connu une nouvelle journée compliquée sur cette 2e étape de l’Etoile de Bessèges entre Saint-Gilles et Domessargues, jeudi. Ce qui n’a pas empêché un groupe de quatre courageux, composé de Samuel Leroux (Total Énergies), Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix ), Axel Bouquet (Auber-Saint-Michel) et Maël Guégan (CIC), de partir en échappée.

    Ils ont compté jusqu’à plus de 3 minutes d’avance. Le jeune Français d’Auber-Saint-Michel a craqué à 22 km de l’arrivée, mais ses trois compagnons de fuite ont résisté. L’écart a fondu dans les 10 derniers kilomètres, passant sous les 20 secondes à 2 km de l’arrivée.

    C’est le moment qu’a choisi Arnaud Tendon pour placer une attaque dans le faux plat montant final. Pari presque réussi, mais le coureur suisse a été rattrapé à 200 mètres de la ligne. Au sprint, et après une vérification de la photo finish qui a pris plusieurs minutes, c’est finalement le Luxembourgeois de Lotto-Intermarché, Mathieu Kockelmann, qui s’est imposé d’un cheveu, devant Dylan Groenewegen (Unibet Rockets) et Matteo Moschetti (Pinarello-Q 36.5).

    Au classement général, Tom Crabbe (Flanders – Bâloise) reste leader.

  • Domessargues, le petit poucet de l’Étoile de Bessèges

    Domessargues, le petit poucet de l’Étoile de Bessèges

    Un village au rendez-vous d’une course internationale. Petit bourg rural gardois recouvert à plus de 50% de forêts, Domessargues fait figure de petit poucet dans l’organisation de l’Étoile de Bessèges. Et elle ne sera pas seulement traversée par les coureurs, puisqu’elle les verra passer par trois fois, accueillant l’arrivée de la deuxième étape et tout ce qui va avec (bus des équipes, podiums…). Une opportunité unique pour la commune, qui va se retrouver sous les feux des projecteurs et des caméras de télévision. « C’est une occasion exceptionnelle pour notre village de mettre en avant son patrimoine et de partager la passion du cyclisme avec les participants et les spectateurs. Nous sommes impatients d’accueillir les coureurs et amateurs de vélo pour cet événement majeur », se réjouit la municipalité.

    Un écran géant installé

    Le village sera donc en effervescence ce jeudi. Et pour que la fête soit complète, une trentaine de bénévoles – cyclistes amateurs, agents municipaux, élus – seront mobilisés, et un écran géant sera installé sur la place de la mairie. Un moment qui promet d’être historique, et unique dans le milieu du sport professionnel.

  • [Etoile de Bessèges] Saint-Gilles, entre nature et patrimoine historique

    [Etoile de Bessèges] Saint-Gilles, entre nature et patrimoine historique

    Aux portes de la Camargue, jonché entre de majestueux voisins – Arles à l’est, Vauvert à l’ouest, les Saintes-Maries-de-la-Mer au sud, et Nîmes au nord – Saint-Gilles et ses quelques 15 000 habitants a également des atouts à faire valoir. Au premier rang, l’abbatiale de Saint-Gilles construite au XIIe siècle et qui demeurait, au Moyen-Âge, le 4e lieu de pèlerinage du monde Chrétien. Elle figure ainsi au Patrimoine Mondial de l’UNESCO comme étape sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Citons aussi le Château d’Espeyran, bâti au XIXe siècle, et resté en l’état, qui accueille aujourd’hui le Centre national du microfilm et de la numérisation.

    Pour les amateurs de grand air, Saint-Gilles offre également de nombreuses possibilités de balades et randonnées entre Costières et Camargue, notamment sur le sentier du Cougourlier, au cœur des marais, mais aussi via les pistes cyclables, avec des nombreuses voies vertes, et un nouveau tronçon de la Via Rhôna qui relie la commune à Bellegarde depuis cet été.

  • [Etoile de Bessèges] Nicola Marcerou pour une première étoile

    [Etoile de Bessèges] Nicola Marcerou pour une première étoile

    Né à Nîmes, à 18 km de Bellegarde, théâtre de la première étape, Nicola Marcerou participe à sa première Étoile de Bessèges, mais n’a cependant rien d’un novice : « C’est la première course professionnelle à laquelle j’ai assisté. J’étais sur le bord de la route à 6-7 ans, c’était un petit rêve d’y participer », ressasse le coureur de 23 ans, qui entame sa deuxième saison chez les professionnels.

    Cette première étape avait ainsi pour lui « une saveur particulière », d’autant plus qu’elle arpentait des routes qu’il connaît par cœur, « à 5 km de la maison », lui qui habite Manduel. Ses proches étaient ainsi présents au bord de la route, ce qu’il n’a pas manqué de remarquer malgré la concentration : « J’ai entendu mon nom dans la bosse d’arrivée où on est passé trois fois. C’est un boost et une motivation supplémentaire. »

    « Pourquoi pas une journée à l’avant »

    Pour cette grande première, le régional de l’étape est avant tout investi d’un rôle d’équipier. « J’ai pour objectif d’aider le collectif, notamment aller chercher une victoire avec Sandy Dujardin au sprint, et Alexandre Delettre pour le général. Mon but est d’avoir un bon placement pour les mecs, et les accompagner le plus loin possible » détaille-t-il. Avec, dans un coin de la tête, l’idée de « pourquoi pas, passer une journée à l’avant, pour me faire plaisir. »

    Ce n’était pas pour ce mercredi, le jeune puncheur s’échinant à remplir son rôle, sous des averses qui n’ont pas rendu grâce au ciel de son département. « Ce n’est pas de chance, chaque fois que l’Étoile passe à Nîmes il ne fait jamais beau, ça ne reflète pas du tout le temps du reste de l’année », plaide-t-il, non sans chauvinisme. Du reste, la journée aura été « un peu longue, même s’il n’y a pas eu beaucoup de kilomètres. Il y avait du vent mais pas assez pour faire des écarts. C’était un peu stressant avec à chaque tour le placement pour la bosse, qui était le point clé de la course. On avait deux objectifs : ne pas perdre de temps au général pour Alex (Delattre), et une place avec Sandy (Dujardin) qui fait 5e, donc c’est un bon début » se satisfait-il.

    Sur le plan personnel, avec une anecdotique 66e place, « ça a été. Comme je connais ces routes par cœur, j’ai aiguillé l’équipe à l’oreillette. » Avant de profiter de ses connaissances pour se montrer ? « Je pense que l’étape de Vauvert sera intéressante, avec ce circuit final assez cool et deux belles bosses. » Et, peut-être, une belle histoire.

  • [Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde

    [Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde

    Un début en fanfare pour cette nouvelle édition de l’Etoile de Bessèges ! Une équipe s’est directement placée au sommet à l’issue de cette première étape et ce n’est pas l’une que l’on attendait. Les Belges de la Team Flanders Baloise ont tout simplement raflé tout ce qui était possible de rafler. À 20 ans, Tom Crabbe s’est offert la première victoire pro de sa carrière en triomphant en haut de la côte de la Méditerranée, au-dessus de Bellegarde.

    La pluie comme invitée de la journée

    Le jeune coureur a résisté au redoutable champion de Slovaquie Lukas Kubis et a levé les bras sur la ligne d’arrivée. Vainqueur d’étape, leader des classements par points, des jeunes et du général, le compte est bon. La formation flamande est aussi rentrée à l’hôtel avec le maillot de la montagne grâce au numéro de Victor Vercouillie, impérial toute la journée. Un torrent d’émotions pour les Belges membres de la deuxième division mondiale.

    L’une des actrices principales de cette ouverture de l’Etoile 2026 a été la pluie. Un va-et-vient incessant, le ciel attendant même que la course se lance, à 12h30, pour s’énerver. Hormis une accalmie pour les 25 derniers kilomètres, la plupart des coureurs ont passé leur après-midi avec un K-way noir sur les épaules. Bref, dès le kilomètre 0, quatre hommes ont pris la poudre d’escampette. Cette échappée était déjà la bonne puisque le peloton a laissé champ libre rapidement. Quelques-unes des plus petites équipes alignées étaient représentées avec Léandre Huck (Van Rysel Roubaix), Jaakko Hänninen (Nice Métropole Côte d’Azur), Nils Aebersold (Elite Fondations) et Victor Vercouillie (Team Flanders Baloise).

    Ces quatre-là vont donc passer du temps ensemble puisque le peloton a choisi de laisser filer. Plus d’une minute après quelques bornes, une autre supplémentaire à mi-course et même près de quatre minutes après 100 kilomètres. Que l’échappée aille au bout était une réelle possibilité sur ce circuit autour de la commune de Bellegarde. L’entente était excellente entre les fuyards, qui roulaient et se relayaient de manière coordonnée. Ils savaient que seule cette manière de faire pourrait leur offrir un succès lors de cette première étape. Samuel Leroux, de la Total Energies, a bien tenté de partir en contre et rejoindre ce premier groupe, en vain. Ce dernier ne reprenait pas assez de temps et ses efforts étaient trop importants pour espérer quoi que ce soit dans le final.

    Il a manqué 400 mètres à l’échappée

    En quelque sorte, le peloton a joué avec le feu sous ce fort crachin. Deux minutes, c’était encore l’écart à 25 kilomètres. Il fallait s’activer et s’entendre en tête du groupe de chasse pour revenir sur ce quatuor. La Decathlon – CMA CGM et Unibet Rose Rockets ont finalement pointé le bout de leur nez. Un peu aidé par la Groupama – FDJ United, les trois équipes françaises ont réduit la marge des échappées. La vingtaine de secondes dans le final a été rapidement comblée. Le trio – puisque Jaakko Hänninen a lâché prise un peu plus tôt – s’approchait de la dernière bosse quand il a commencé à sentir le souffle de leurs poursuivants.

    Justement, ce dernier kilomètre était difficile et a permis ce retour rapide. La côte de la Méditerranée, c’est 700 mètres à près de 8% de moyenne et un pic à 15%, impressionnant même lors d’un passage en voiture. Le plan de cette échappée est tombé à l’eau à 400 mètres du but. Passé en tête des deux premières montées ici-même, Victor Vercouillie a longtemps cru à la victoire, mais a été rattrapé.

    Dans son sillage, c’est son coéquipier Tom Crabbe qui a jailli pour sortir du groupe et prendre l’avantage. Le jeune belge a été suivi par Lukas Kubis, le Slovaque des Rockets, mais le premier cité a été plus fort sur le replat au sommet. Une joie forcément contagieuse après son arrivée, lui qui l’emporte pour la toute première fois au plus haut niveau. Une sacrée première. Dans ce bazar, le duo a terminé devant sept coureurs français. Les Bucco-Rhodaniens Clément Izquierdo et Maxime Decomble finissent 3e et 4e. Paul Lapeira, déjà en vue, dimanche, à Marseille, est 5e, juste devant Sandy Dujardin.

    Tom Crabbe succède au palmarès, à Bellegarde, à Paul Magnier et Arnaud De Lie, deux hommes qui sont devenus des pointures après leur passage dans le Gard. Journée pluvieuse, journée victorieuse pour la Team Flanders Baloise, le maillot corail de leader du classement général est bien pour leur équipe après le premier des cinq jours de course.

  • [Étoile de Bessèges] Une arrivée en côte dès le premier jour

    [Étoile de Bessèges] Une arrivée en côte dès le premier jour

    Un doux apéritif avant de s’attaquer à l’entrée, au plat de résistance, à l’assiette de fromages et au dessert. Ce mercredi, l’Étoile de Bessèges se lance avec une première étape sans trop de relief entre Bellegarde et Bellegarde (150 km). Le peloton réalisera une quarantaine de kilomètres sur un parcours légèrement bosselé. Les coureurs traverseront d’abord les communes de Redessan et Aramon. Ensuite, les 17 équipes au départ entreront dans un circuit puisque trois passages par la ligne d’arrivée sont prévus. Les villages de Beaucaire et Fourques accueilleront la course avant un premier retour vers Bellegarde.

    Si la majeure partie de cette étape est donc plate, le final semble vouloir offrir du spectacle. 700 mètres à 7,9% de moyenne, c’est ce qui attend les coureurs dans le dernier kilomètre. Cette côte de la Méditerranée, classée en troisième catégorie par les organisateurs, sera à franchir deux fois. Des points seront donc attribués au classement de la montagne avant que les principaux intéressés ne se disputent pas le premier maillot de leader de l’Étoile de Bessèges 2026.

    Un sprinteur ou un puncheur pour la victoire

    L’avenue de la Méditerranée sera donc l’hôte des derniers hectomètres de la première journée. Elle est située au sud-ouest de Bellegarde, à la sortie de la ville, dans un quartier plutôt pavillonnaire. Il y a de l’incertitude autour de cette arrivée car 700 mètres, c’est court, mais 7,9%, c’est raide. Est-ce que les sprinteurs pourront être amenés dans un fauteuil par leurs équipiers ? La victoire se jouera-t-elle entre puncheurs ? Plusieurs questions se posent sur le profil du potentiel vainqueur. Est-ce qu’un Dylan Groenewegen peut s’imposer ou alors, dans les derniers mètres, nous retrouverons plus des Paul Lapeira, Ewen Costiou, Dylan Teuns ou encore Sandy Dujardin ?

    Ce mercredi soir, nous saurons quelle équipe a le mieux géré ce final particulier et qui sera donc le premier leader de l’Étoile de Bessèges. Le classement général ne se jouera sans doute pas ici, mais certains peuvent perdre gros d’entrée de jeu en cas d’incidents ou de méforme immédiate.

    1ère étape entre Bellegarde et Bellegarde (150 km). Départ à 12h30, arrivée prévue à 16h

  • L’Etoile de Bessèges revient dans la danse pour une 56e édition

    L’Etoile de Bessèges revient dans la danse pour une 56e édition

    Historiquement, c’est ici que tout commence. Le passage à la nouvelle année permet de remettre les compteurs à zéro et de se concentrer sur le début de la saison suivante. Arrive le mois de février et petites et grandes formations du peloton mondial sont encore en pleine préparation avant les importantes échéances du printemps puis de l’été. En France, les coureurs ont l’habitude, depuis plusieurs décennies, de mettre le cap vers le sud pour trouver les premières chaleurs. 72 heures seulement après le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, première course du calendrier hexagonal, les équipes sont au départ de l’Étoile de Bessèges.

    Le Gard accueille la première épreuve par étapes de l’année et 2026 ne déroge pas à la règle. Pour cette 56e édition, 150 coureurs répartis dans 17 équipes seront au départ, ce mercredi, à Bellegarde. Cinq jours de compétition sont au programme dans les Cévennes. 650 kilomètres au total avec, en bouquet final de la semaine, un contre-la-montre dans les rues d’Alès qui pourrait décider du vainqueur final de ce Tour.

    Teuns pour succéder à Vauquelin ?

    Directrice historique de l’Étoile, Claudine Fangille garde en tête le traumatisme de Bessèges 2025. Une voiture était entrée en sens inverse sur le tracé, causant une pagaille monstre. Révolté par ces problèmes de sécurité, plus de la moitié du peloton avait plié bagage lors de la troisième étape. « 70 à 80% des routes seront fermées bien au-delà du parcours et presque une heure avant le passage. Seules les voitures qui rouleront dans le sens de la course pourront être autorisées à circuler », précise Patrick Herse, chargé de l’organisation de l’Étoile. Des mesures plus conséquentes cette fois, alors que l’épreuve était bien allée à son terme l’an passé.

    Il était l’un des grands favoris avant même les premiers tours de roues et Kévin Vauquelin avait confirmé sur le vélo. Leader de la défunte Arkea – B&B Hôtels, le Normand s’était nettement imposé au classement général, devançant le Belge Dylan Teuns (Cofidis) d’une minute et 22 secondes. Le Tricolore, désormais chez le mastodonte britannique Ineos Grenadier, ne sera pas aligné cette année, contrairement à Teuns. Le cycliste de 33 ans est un multiple vainqueur sur les Grands Tours et le Gard est incontestablement un terrain à sa convenance. Toujours sous contrat avec les Français de Cofidis, il fait partie des noms à surligner pour la victoire finale.

    Les équipes World Tour, la première division mondiale, sont au nombre de quatre cette année. Ce sont elles qui devraient se disputer cette première place au global et plusieurs coureurs sortent du lot. La Groupama – FDJ United aligne plusieurs redoutables Français avec Ewen Costiou, Cyril Barthe mais aussi le coureur de La Ciotat Maxime Decomble. Alpecin – Premier Tech a décidé d’emmener le Canadien Hugo Houle dans le sud de la France, lui qui possède un beau palmarès. Il est également à l’aise dans l’exercice du contre-la-montre et la bosse finale, à Alès, pourrait aussi lui correspondre.

    Autre nom connu mondialement, celui de Dylan Groenewegen. Le Néerlandais a signé cet hiver chez Unibet Rose Rockets, écurie néerlandaise sous licence française. Le sprinteur aux 78 victoires en carrière (!) peut être un vainqueur d’étape sur l’Étoile. Dans la même équipe, nous retrouvons le champion de Slovaquie Lukas Kubis, toujours tranchant sur un profil vallonné. Ce dernier n’a pas dû cocher qu’une seule étape sur son roadbook.

    Bref, Bessèges est toujours une épreuve atypique dans le paysage du cyclisme mondial. Un événement fonctionnant grâce à la volonté de la famille Fangille, orpheline de Roland depuis cinq ans, mais portant encore l’Étoile à bout de bras. « Heureusement qu’il y a encore des courses comme l’Étoile de Bessèges, organisées par des bénévoles, avec des gens qui ont vraiment envie de faire des choses », nous disait Bernard Hinault il y a quelques jours.

    La liste des engagés

    MBH BANK CSB TELECOMFORT

    Samuele ZOCCARATO

    Christian BAGATIN

    Lorenzo MASCIARELLI

    Davide PERSICO

    Nicolo’ BURATTI

    Matteo AMBROSINI

    Edoardo CIPOLLINI

    TEAM FLANDERS-BALOISE

    Victor VERCOUILLIE

    Siebe DEWEIRDT

    Dylan VANDENSTORME

    Milan LANHOVE

    Tom CRABBE

    Ward VANHOOF

    Vincent VAN HEMELEN

    GROUPAMA-FDJ UNITED

    Ewen COSTIOU

    Lorenzo GERMANI

    Blake AGNOLETTO

    Maxime DECOMBLE

    Victor LOULERGUE

    Cyril BARTHE

    Axel HUENS

    VAN RYSEL-ROUBAIX

    Arnaud TENDON

    Joes OOSTERLINCK

    Joppe HEREMANS

    Kévin AVOINE

    Killian THÉOT

    Daniel Smajkic ARNES

    Léandre HUCK

    UNIBET ROSE ROCKETS

    Wessel MOURIS

    Ronan AUGÉ

    Niklas LARSEN

    Elmar REINDERS

    Dylan GROENEWEGEN

    Lukas KUBIS

    Tomas KOPECKY

    DECATHLON CMA CGM

    Noa ISIDORE

    Jordan LABROSSE

    Kasper HAUGLAND

    Rasmus Søjberg PEDERSEN

    Nate PRINGLE

    Sander DE PESTEL

    Paul LAPEIRA

    CIC PRO CYCLING ACADEMY

    Lenaic LANGELLA

    Léandre LOZOUET

    Similien HAMON

    Mathias SANLAVILLE

    Maël GUÉGAN

    Axel MARIAULT

    Victor GUERNALEC

    ELITE FONDATIONS CYCLING TEAM

    Guillaume BAGOU

    Nils AEBERSOLD

    Arnaud TISSIÈRES

    Valentin DARBELLAY

    Victor JEAN

    Alfred GEORGE

    Jan SOMMER

    ALPECIN-PREMIER TECH

    Ramses DEBRUYNE

    Lennert BELMANS

    Simon DEHAIRS

    Noah RAMSAY

    Hugo HOULE

    Henri UHLIG

    Tobias BAYER

    SOLUTION TECH-NIPPO-RALI

    Franklin ARCHIBOLD

    Matteo REGNANTI

    Ben GRANGER

    Yukiya ARASHIRO

    Alessandro IACCHI

    Alexandre BALMER

    Kamiel BONNEU

    TEAM POLTI VISITMALTA

    Javier SERRANO RODRIGUEZ

    Gabriele RACCAGNI

    Tommaso BESSEGA

    Francisco MUNOZ LLANA

    Dario GIULIANO

    Davide BAIS

    Manuel PENALVER ANIORTE

    PINARELLO-Q36.5 PRO CYCLING TEAM

    Walter CALZONI

    Joseph PIDCOCK

    Kamil MALECKI

    Aimé DE GENDT

    Nicolò PARISINI

    Nickolas ZUKOWSKY

    Xabier Mikel AZPARREN IRURZUN

    LOTTO-INTERMARCHÉ

    Lorenz VAN DE WYNKELE

    Matys GRISEL

    Mathieu KOCKELMANN

    Lorenzo ROTA

    Sébastien GRIGNARD

    Liam SLOCK

    Shunsuke IMAMURA

    COFIDIS

    Oliver KNIGHT

    Clément IZQUIERDO

    Jan MAAS

    Dylan TEUNS

    Paul OURSELIN

    Jenthe BIERMANS

    Alexis RENARD

    TOTALENERGIES

    Nicola MARCEROU

    Alexandre DELETTRE

    Sandy DUJARDIN

    Alexys BRUNEL

    Samuel LEROUX

    Thomas GACHIGNARD

    Valentin RETAILLEAU

    ST-MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER 93

    Axel BOUQUET

    Morne VAN NIEKERK

    Simon GUGLIELMI

    Romain CARDIS

    Jérémy LECROQ

    Yohann SIMON

    Théo DELACROIX

    NICE MÉTROPOLE CÔTE D’AZUR

    Victor PAPON

    Baptiste GILLET

    Clément DAVY

    Laurens HUYS

    Alexander KONIJN

    Jaakko HANNINEN

    Tom MAINGUENAUD

    Palmarès

    • Course d’un jour

    1971 Jean-Luc MOLINERIS (FRA)

    1972 Jean-Luc MOLINERIS (FRA)

    • Course sans classement général

    1973 Jean-Claude MEUNIER (FRA)

    Cyrille GUIMARD (FRA)

    Robert MINTKIEWICZ (FRA)

    • Courses avec classement général

    1974 Jacques ESCLASSAN (FRA)

    1975 Patrick BEON (FRA)

    1976 Maurice LE GUILLOUX (FRA)

    1977 Willy PLANCKAERT (BEL)

    1978 Dietrich THURAU (ALL)

    1979 Jacques MICHAUD (FRA)

    1980 Francky DE GENDT (BEL)

    1981 Jan RAAS (NED)

    1982 Cees PRIEM (NED)

    1983 Bert OOSTERBOSCH (NED)

    1984 Eddy PLANCKAERT (BEL)

    1985 Guy NULENS (BEL)

    1986 Niki RUTTIMANN (SUI)

    1987 Ronan PENSEC (FRA)

    1988 Adri VAN DER POEL (NED)

    1989 Etienne DE WILDE (BEL)

    1990 Frans MAASSEN (NED)

    1991 Adri WIJNANDS (NED)

    1992 Beat ZBERG (SUI)

    1993 Armand DE LAS CUEVAS (FRA)

    1994 Jean-Paul VAN POPPEL (NED)

    1995 Sergueï OUTCHAKOV (UKR)

    1996 Jan SVORADA (CZE)

    1997 Patrice HALGAND (FRA)

    1998 Jo PLANCKAERT (BEL)

    1999 David LEFEVRE (FRA)

    2000 Jo PLANCKAERT (BEL)

    2001 Nico EECKHOUT (BEL)

    2002 Robbie MC EWEN (AUS)

    2003 Fabio BALDATO (ITA)

    2004 Laurent BROCHARD (FRA)

    2005 Freddy BICHOT (FRA)

    2006 Frederik WILLEMS (BEL)

    2007 Nick NUYENS (BEL)

    2008 Yuri TROFIMOV (RUS)

    2009 Thomas VOECKLER (FRA)

    2010 Samuel DUMOULIN (FRA)

    2011 Anthony RAVARD (FRA)

    2012 Jérome COPPEL (FRA)

    2013 Jonathan HIVERT (FRA)

    2014 Tobias LUDVIGSSON (SUE)

    2015 Bob JUNGELS (LUX)

    2016 Jérome COPPEL (FRA)

    2017 Lilian CALMEJANE (FRA)

    2018 Tony GALLOPIN (FRA)

    2019 Christophe LAPORTE (FRA)

    2020 Benoît COSNEFROY (FRA)

    2021 Tim WELLENS (BEL)

    2022 Benjamin THOMAS (FRA)

    2023 Nelson POWLESS (USA)

    2024 Mads PETERSEN (DAN)

    2025 Kévin VAUQUELIN (FRA)

  • Soirée des bénévoles du Grand prix et de l’Étoile

    Soirée des bénévoles du Grand prix et de l’Étoile

    L’occasion de présenter le nouveau pôle événementiel du journal dirigé par Maryan Barthelemy et d’envoyer une pensée à Roland Villalonga, fondateur de la course, désormais en maison de retraite.