Tag: établissements scolaires

  • Evars : le Planning familial dénonce les freins du rectorat de Montpellier

    Evars : le Planning familial dénonce les freins du rectorat de Montpellier

    Le constat de Mia Ferret, du Planning familial de l’Hérault, est sans détour. Alors que le nouveau programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars) est entré en vigueur à la rentrée 2025, l’association voit son accès aux établissements scolaires considérablement réduit dans l’académie de Montpellier.

    Même si le ministère a réaffirmé la possibilité d’avoir recours à des intervenants extérieurs, « il n’y a pas de politique centralisée, ce sont les académies qui décident. Dans celle de Montpellier, on a de grosses entraves pour mettre en place l’Evars », assure Mia Ferret. Les associations expertes historiques comme le Planning familial 34, agréées pour dispenser ces séances d’éducation à la vie affective et relationnelle (pas de dimension sexuelle dans le premier degré), ont en effet été évincées des écoles. « La rectrice nous a interdit d’intervenir en primaire parce qu’il y a des débats idéologiques trop forts, notamment avec les associations d’extrême droite, qui ont des relais parentaux, des parents qui vont créer une forme de lobby auprès de l’éducation nationale pour se plaindre. Donc la rectrice dit : plus aucune association n’intervient sur ces questions à l’école », déplore la représentante du Planning.

    Dans le primaire, « plus aucune association »

    Les interventions des associations agréées se retrouvent donc désormais cantonnées au second degré (collège et lycées), au bon vouloir des chefs d’établissement. « Là encore c’est compliqué, parce que ça se fait au cas par cas. Quand on tombe sur un ou une chef(fe) d’établissement sensible à ces questions, qui connaît le Planning familial, c’est plus facile, mais on est dans une politique très individuelle : ce sont les enseignants, les chefs d’établissement qui doivent s’en emparer », poursuit Mia Ferret, qui souligne « la rupture d’égalité » induite par un tel dispositif : « Les enfants qui iront au lycée A auront des cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle tandis que ceux qui iront au lycée B n’en auront peut-être pas. »

    « Introduire une tierce personne libère la parole »

    « L’argument donné par la rectrice, c’est : c’est aux professeurs de le faire », rapporte la représentante de l’association. « Ce n’est pas qu’on mette en doute la compétence des enseignants », insiste Mia Ferret, mais elle estime que ce transfert de compétences pose deux problèmes : celui de la formation et celui de la parole des élèves. Car pour aborder ces sujets sensibles, les enseignants doivent être formés – comme le sont les intervenants des associations agréées. Or pour l’heure, aucune formation institutionnelle initiale suffisante n’a été proposée (lire entretien ci-dessous). Surtout, selon la représentante du Planning familial, un intervenant extérieur peut faciliter les échanges lorsqu’il est question de violences ou de sexualité. « Pour des enfants victimes de violences ou des collégiens, des lycéens qui ont des questions intimes, en parler à leur professeur peut être extrêmement gênant », explique-t-elle. À l’inverse, « introduire une tierce personne a le bénéfice de libérer la parole. Des études concrètes ont été faites sur le sujet ».

    Des interventions

    en chute libre

    Selon Mia Ferret, cette politique a des conséquences importantes sur l’activité du Planning familial de l’Hérault : « Depuis la mise en place de cette politique rectorale, il y a un an, le nombre de nos interventions a baissé d’environ deux tiers, c’est énorme. Le plus fou, c’est que c’est au moment où on a une réaffirmation légale avec un programme-cadre que le rectorat s’en empare pour dire que c’est à l’éducation nationale de le faire et que les associations agréées doivent être exclues. » Sans compter que s’ajoute à ces restrictions une question très concrète : celle du financement. Faute de disposer de crédits de fonctionnement suffisants, le Planning familial facture désormais ses interventions, explique sa représentante. Une dépense qui peut, elle aussi, constituer un frein pour les établissements.

    ENTRETIEN : Jordan Homps, Snes-FSU : « On n’a pas les capacités pour déployer l’Evars rapidement »

    Jordan Homps (Snes-FSU), enseignant au collège Frédéric-Bazille de Castelnau-le-Lez et référent Evars pour l’établissement, décrit les difficultés rencontrées sur le terrain pour mettre en place, dans les faits, cette éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.

    La Marseillaise : Où en est la mise en œuvre dans les établissements ?

    Jordan Homps : On a un an de retard par rapport au programme qui aurait dû être mis en place l’année dernière. Depuis l’an dernier, des inspecteurs ont commencé à être formés, qui ont formé des référents au niveau académique. Ces référents ont ensuite commencé à former les réseaux publics territoriaux, qui regroupent des écoles, des collèges et des lycées… Tout cela a décalé la formation de l’ensemble des personnels. Au mieux, il y a deux personnes formées par établissement. C’est très peu.

    LM : Pourtant, chaque élève doit recevoir trois séances annuelles ?

    J.H. : Oui. À la rentrée, nous avons reçu comme consigne de fournir au moins des périodes de dates pour les trois séances. Mais la question est de savoir ce qui sera réellement organisé. Si tous les établissements ont au moins une séance par niveau, ce sera déjà formidable. Le problème, c’est que les formations ont été proposées aux seuls établissements qui en ont fait la demande. Dans certains collèges ou lycées, il est donc possible qu’il n’y ait rien.

    LM : Les enseignants sont-ils les mieux placés pour recevoir la parole des élèves ?

    J.H. : Non, c’est là que le bât blesse. C’est toute la problématique du manque de personnels médico-sociaux : infirmières, psychologues de l’Éducation nationale, assistantes sociales… Ce sont eux qui sont habilités à vraiment recevoir cette parole.

    LM : L’Éducation nationale devrait-elle s’appuyer davantage sur les associations ?

    J.H. : À défaut de former directement les élèves, ces associations, qui ont les compétences, auraient au moins pu former les personnels, ce qui aurait permis un déploiement plus rapide de l’Evars. Ça n’a pas été envisagé, alors qu’on l’avait proposé. Ils veulent tout faire en interne, mais on n’a pas les capacités pour déployer l’Evars rapidement. Ce qu’on aurait voulu, c’est un vrai plan national de formation obligatoire pour tous les personnels, avec un nombre d’heures suffisant.

    Recueilli par A.G.

  • Trois ministres au chevet du collège Lakanal d’Aubagne

    Trois ministres au chevet du collège Lakanal d’Aubagne

    « Un fait grave qui a créé une grosse émotion au sein de la ville, du pays tout entier et de la communauté éducative ». Devant les grilles du collège Lakanal à Aubagne, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur pèse ses mots et veut « témoigner du soutien de l’ensemble du gouvernement au personnel éducatif du collège et signaler la gravité de ces faits ». Accompagné par Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale et Sabrina Roubache, ministre déléguée à l’enseignement et l’apprentissage, le gouvernement a réagi au quart de tour suite aux évènements survenus dans la matinée dans le collège et les tirs d’un jeune de 14 ans qui a blessé deux fonctionnaires de l’établissement. « C’est la brigade criminelle qui a été saisie, c’est dire la gravité de ce fait », martèle le ministre de l’Intérieur. Quand Sabrina Roubache loue « le courage remarquable de la communauté éducative ». Son homologue de l’éducation va dans le même sens : « Il faut mesurer ce que ça fait quand un de vos élèves commet un acte criminel ».

    Édouard Geffray note surtout que : « Cet acte a une résonance particulière, dans la semaine de commémoration des assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard. Ce contexte n’a rien à voir mais cela résonne particulièrement. Et cela s’inscrit dans un phénomène sociétal de violence globale, singulièrement à l’encontre de l’institution scolaire ». Plus tôt dans la journée, Martine Vassal (DVD), présidente du département a annoncé élargir le dispositif « 100% sécurité » dans tous les collèges de sa collectivité comme réponse aux évènements de Lakanal, « avec des tourniquets à l’entrée et de la vidéoprotection ».

    « Une réponse collective »

    « La principale précédente avait refusé le dispositif. Maintenant, nous avons décidé de le faire pour tous, quel que soit l’avis du conseil d’administration des établissements », a-t-elle développé. Elle s’est aussi lancée dans une diatribe contre « certains corps enseignants qui refusent cette sécurité par idéologie ». Justement questionné sur la sécurité de l’établissement, Édouard Geffray lui répond indirectement : « L’école repose sur une confiance réciproque, c’est un refuge. On ne peut pas demander à un chef d’établissement de surveiller tous les sacs tous les jours ». Et tacle : « Les portiques sont faits pour empêcher les intrusions extérieures, pas les entrées régulières des élèves ». Avant de conclure : « Nous devons avoir une réponse collective ».

  • Le bâti scolaire vétuste fait monter la chaleur à Avignon

    Le bâti scolaire vétuste fait monter la chaleur à Avignon

    Si les vestes et les pulls étaient de mise à 8h devant le lycée Mistral, où plus de 200 jeunes s’étaient mobilisés, ils sont vite tombés lorsque la température a grimpé dès 10h, atteignant près de 25 degrés. « Dans les classes, il fait encore 30 degrés alors qu’on est en octobre », regrette Bruno, un élève de première de l’établissement.

    Plus de 2 000 personnes ont défilé à Avignon, en début d’après-midi, à l’appel de l’Union étudiante, qui s’est jointe au mouvement lycéen. Le matin, un cortège de quelques centaines de lycéens avait déjà déambulé en Cité des Papes. Parmi les revendications figure notamment la demande d’une dotation exceptionnelle pour la rénovation et l’adaptation énergétique des établissements scolaires. Une revendication d’autant plus forte qu’Avignon fait partie, avec d’autres villes vauclusiennes comme Orange et Cavaillon, des communes françaises les plus vulnérables au réchauffement climatique, selon un classement publié par nos confrères du Parisien.

    Une problématique remontée par les lycéens d’Aubanel, Philippe-de-Girard et Mistral. « Il fait très chaud quand approche l’été et très froid l’hiver. On le ressent bien plus dans le Sud et pendant les examens. Ceux qui choisissent les dates sont dans des bureaux climatisés à Paris. Passer des épreuves là-dedans, c’est inacceptable », pointe Jeanne Couadry, en terminale au lycée Mistral. « On nous assure que des travaux sont lancés. Mais on ne voit rien et on souffre toujours autant », ajoute Zyed, en première à Philippe-de-Girard, fermé depuis jeudi dernier suite aux mobilisations.

    Investissements

    Partie du lycée Mistral, la manifestation s’est ensuite arrêtée devant le lycée Aubanel, à quelques centaines de mètres de là, dans le centre-ville. Le cortège réunissait, une nouvelle fois, syndicats, enseignants, étudiants et parents d’élèves partageant les mêmes revendications. « Il faut investir massivement pour accueillir des élèves dans des conditions dignes. On passe de 12 degrés en hiver à 40 en été. En attendant, il faut que les chefs d’établissement prennent leurs responsabilités et ne laissent pas les cours se dérouler quand on atteint ces extrêmes », pointe Mélanie Saïsse, cosecrétaire CGT Éduc’action 84.

    Sandrine, elle, est professeure à Aubanel, mais aussi parent d’élève. Elle évoque « des locaux vétustes », avec par exemple « des fenêtres qui ne s’ouvrent plus » et où il « fait extrêmement chaud ». « C’est hyper minéral ici. J’ai une collègue en SCT qui essaie de sensibiliser avec des projets de végétalisation, mais elle est un peu seule ». Même constat au lycée Philippe-de-Girard. « Des travaux ont commencé, mais seulement sur un bâtiment dont le toit s’est écroulé il y a 14 ans. On n’a qu’une salle climatisée. Il faut vite une rénovation urgente et complète, les petits travaux, ce n’est plus possible », lui embraye Jérôme, prof de physique au lycée extra-muros. Adam, étudiant en master de médiation culturelle à Avignon, note la même problématique, avec « des cours de trois heures où il est impossible de se concentrer tellement on transpire ». Aucune personne n’a été interpellée à Avignon et seulement deux sur tout le Vaucluse.

  • À Istres, blocage et tensions devant le lycée Arthur-Rimbaud

    À Istres, blocage et tensions devant le lycée Arthur-Rimbaud

    Vers 7h, selon plusieurs personnes présentes sur place, la police municipale aurait fait usage de gaz lacrymogène contre le barrage. La tension est montée d’un cran lorsque des élèves du lycée Latécoère ont rejoint le mouvement. Face aux CRS, mobilisés sur les lieux, les lycéens ont maintenu leur action jusqu’à sa dispersion, sans usage de la force, vers midi. Une poignée d’élèves ont fait part de leurs revendications au maire (LR) Robin Prétot, en marge. « On veut juste qu’on nous écoute quand on parle des salles à 35° et des profs manquants », explique l’un d’eux. « La manifestation partait bien ce matin, j’ai demandé un maximum d’interpellations pour ceux qui viennent casser du flic », assure le maire.

  • À Aix, la tension s’est déplacée dans les rues du centre-ville

    À Aix, la tension s’est déplacée dans les rues du centre-ville

    Les premiers mouvements se sont manifestés dès 7h du matin. Au lycée Duby, les élèves se sont rassemblés aux aurores devant les grilles de l’établissement. Parmi leurs revendications figurent des journées longues ponctuées de plages horaires vides, le manque d’enseignants dès la rentrée ou encore la dégradation des locaux. Plusieurs feux d’artifice ont été tirés et un début de feu de poubelle a nécessité une intervention rapide des pompiers.

    Dans la foule, plusieurs lycéens rappelaient le mot d’ordre « d’un mouvement pacifique ». Dans le centre-ville d’Aix en revanche, les tensions se sont cristallisées jusqu’à la mi-journée. Les premières mobilisations, selon les lycéens sur place, ont commencé à émerger des lycées Cézanne et Vauvenargues. Dans ce dernier établissement, la manifestation s’est conclue par une intervention des forces de l’ordre. Un camion de pompiers a aussi été bloqué par la foule de lycéens, dont certains venus d’établissements voisins…

    Selon des manifestants, les policiers ont dispersé la foule vers 9h30. Plus tard dans la matinée, des centaines d’élèves issus des établissements du centre-ville se sont rejointes place Bellegarde, formant un cortège qui a ensuite emprunté la rue Mignet, la rue Gaston-de-Saporta puis le boulevard Jean-Jaurès. « On ne nous écoute pas quand on est 100, peut-être qu’on nous écoutera si l’on est 2 000 », estime un lycéen qui déplore, comme beaucoup, la « répression policière ». Dans la foule, les revendications mêlent manque de moyens, conditions d’enseignement dégradées, « soutien aux profs » et solidarité avec les « peuples opprimés par la guerre ». C’est sur le cours Saint-Louis et aux abords du lycée Cézanne que les tensions se sont concentrées, tandis que les forces de l’ordre repoussaient la mobilisation. Plusieurs dégradations, notamment des abribus détruits, ont été constatées. Des faits régulièrement dénoncés par les manifestants pacifiques rencontrés sur place…

    RÉACTIONS

    Sophie Joissains, Maire (UDI) d’Aix-en-Provence

    « Aucune cause ne peut justifier les dégradations, les violences ou la destruction du bien public, qui appartient à tous les Aixois. »

    Martine Vassal, présidente (DVD) du Département des Bouches-du-Rhône

    « Je condamne fermement les dégradations et les agressions qui touchent actuellement Marseille et le pays tout entier. Le mouvement lycéen se transforme en chaos urbain et appelle à la plus grande fermeté. »

  • Pluies, inondations : alerte rouge dans le Gard et l’Hérault

    Pluies, inondations : alerte rouge dans le Gard et l’Hérault

    Les messages d’alerte de la Préfecture sur les smartphones ont réveillé plus d’un habitant du Gard et de l’Hérault, ce mercredi 30 septembre. Depuis 8h et jusqu’à nouvel ordre, les deux départements sont placés en alerte rouge « pluies inondations », compte tenu des prévisions de Météo France.

    Dans le Gard mais aussi le nord, l’est héraultais et les plaines littorales, des orages stationnaires vont provoquer des cumuls de 50 à 300 millimètres d’eau (jusqu’à 100 mm en 1 ou 2h).

    Des débords de cours d’eau sont à craindre également. Depuis la veille, le secteur amont du fleuve Hérault était en alerte orange (jaune pour le secteur aval ainsi que le Lez et l’Orb amont) pour les risques de crues. Dans le Gard, le Gardon d’Alès et d’Anduze, ainsi que la Cèze amont ont été placés en vigilance orange. Les autres cours d’eau sont en vigilance jaune.

    Face à cet épisode méditerranéen de grande ampleur, les préfets de l’Hérault et du Gard invitent à la plus grande vigilance. Il est fortement conseillé d’annuler ou à défaut de limiter ses déplacements. En aucun cas de descendre dans les sous-sols ou parkings souterrains. Il est recommandé de s’éloigner des cours d’eau, des ponts, des berges de ne pas utiliser sa voiture, ni s’engager sur des passages à gué en véhicule ni à pied. Il est conseillé de rester chez soi et de privilégier le télétravail quand cela est possible.

    Dans le Gard, les établissements scolaires sont fermés toute la journée ce mercredi 30 septembre. C’est aussi le cas de certains établissements de l’est héraultais, autour de Montpellier. Les transports scolaires sont annulés dans le Gard et l’Hérault. A Montpellier, le réseau de tramway a été interrompu en milieu de matinée (les bus circulent encore). Tous les parcs et jardins ont été fermés à Montpellier, de même que les points bas (Verdanson, quai du Pirée…). De même à Nîmes où tous les équipements publics de la Ville et de la Métropole sont fermés.

    La situation ferroviaire est aussi fortement perturbée. La ligne TER entre Nîmes et Alès a été suspendue. La SNCF a fait savoir qu’à compter de la mi-journée, les TER entre Marseille et Montpellier ou Avignon ainsi que vers Avignon, Sète, Nîmes et le-Grau-du-Roi seront arrêtés. Les Intercités ne circuleront pas davantage entre Marseille et Bordeaux.

  • Une fête de la science à savourer dans toute la région Paca

    Une fête de la science à savourer dans toute la région Paca

    Un programme aux petits oignons pour la 35e édition de la fête de la science, notamment avec son thème « Saveurs savantes » qui fait la part belle au goût et à l’alimentation du vendredi 2 octobre au lundi 12 octobre.

    La présentation a été faite ce lundi 28 septembre au sein des locaux de l’Inrae Avignon. Pas moins de 917 actions dans 109 communes sont prévues en Paca. « On veut mieux faire comprendre les mécanismes scientifiques et on souhaite que de plus en plus de jeunes s’intéressent aux sciences et aux carrières scientifiques », résume Khaled Bouabdallah, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et à l’innovation en Paca. « L’alimentation est au cœur d’importants enjeux de santé publique et soulève des questions environnementales majeures, de la résilience des systèmes agricoles à la préservation de la biodiversité », rappellent les organisateurs. Avec en point d’orgue de la dizaine, la nuit de la science avec une soirée spéciale prévue le vendredi 2 octobre dans 4 des 5 départements de Paca. Mais aussi les villages de la science disséminés un peu partout dans les communes de la région.

    Sept personnalités scientifiques ont été nommées ambassadeurs et ambassadrices pour cette édition. Avec des recherches en lien avec la thématique. Comme pour Guillaume Marchessaux, chargé de recherche en écologie marine et biodiversité à l’Institut de Recherche pour le Développement, à l’Institut Méditerranée d’Océanologie à Marseille, et ses travaux sur le crabe bleu. L’espèce, originaire de l’Amérique du Nord, est invasive et menace la biodiversité locale. « Une des pistes pour lutter est de le consommer. Les gros crustacés, ce n’est pas dans la culture du sud de la France, contrairement à la Bretagne. Changer cela, c’est manger local et responsable », assure-t-il. Mais aussi des secteurs qui peuvent sembler plus éloignés.

    Défiance

    Comme pour Guillaume Hébrard, astrophysicien à l’Observatoire de Haute-Provence à Saint-Michel-l’Observatoire dans les Alpes-de-Haute-Provence. « On développe des méthodes pour découvrir la vie sur des exoplanètes. Pourquoi pas découvrir un jour de la vie ailleurs. Imaginons qu’elle ait, comme nous, de la technologie avancée. Puis que nous pourrons communiquer et, si cela se passe bien, de partager un repas », lance-t-il avec un petit sourire en coin.

    Est programmée l’action « Sciences dans les classes » avec pas moins de 400 rencontres entre scientifiques dans les établissements scolaires afin de sensibiliser au monde scientifique. « Les jeunes ont besoin d’une science accessible. Et cet événement est une porte d’entrée », prône de son côté Mikael Akimowicz, enseignant-chercheur en économie à l’Université d’Aix-Marseille et ambassadeur de cette édition. Une problématique d’autant plus importante avec l’émergence de mouvements antisciences ou complotistes. « Ces courants se basent sur de fausses informations et nous devons faire un gros travail pour déconstruire. De rappeler que la réalité est tout autre, c’est extrêmement important », rappelle Khaled Bouabdallah.

    Toutes les informations
    et programme complet sur : www.fetedelascience.fr

  • Contre le harcèlement, le département des Bouches-du-Rhône veut faciliter les alertes

    Contre le harcèlement, le département des Bouches-du-Rhône veut faciliter les alertes

    Déployée par la collectivité dans les établissements volontaires, la « Boîte à Maux » permet aux élèves « de signaler, en toute confidentialité, une situation de mal-être ou de harcèlement. Les équipes éducatives peuvent ainsi intervenir rapidement et apporter un accompagnement adapté aux jeunes concernés ». Cette visite était aussi l’occasion de mettre à l’honneur la Journée nationale du sport scolaire, dédiée aux élèves de 6e. Un temps fort qui « valorise la pratique sportive comme vecteur d’intégration, de santé et de cohésion au sein de la communauté éducative ».

  • La rentrée se prépare pour les élèves et les élus

    La rentrée se prépare pour les élèves et les élus

    Il devrait avoir près de 4 600 élèves en moins cette année, d’après les prévisions académiques, à faire leur rentrée à partir de mardi dans l’académie Aix-Marseille. Dans l’académie de Nice, ce sont 3 000 élèves en moins dans le premier degré, annonçait la rectrice. Des chiffres entérinant la baisse démographique annoncée.

    Mais cette diminution du nombre d’élèves ne s’accompagne pas de celle des effectifs par classe. Les syndicats de l’Éducation nationale dénoncent des fermetures de classes en « cascade ». Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont par exemple 40 classes qui ont été supprimées dans le secondaire. Une nouvelle carte scolaire qui avait déjà suscité des mobilisations en mars et avril.

    Pour la FSU 13, cette baisse démographique aurait dû être l’occasion de rattraper le retard de la France dans l’encadrement des minots. « Pour retrouver le taux d’encadrement de 2017 au second degré dans le département (Bouches-du-Rhône), il faudrait ouvrir 56 postes au collège et au lycée », dénonçait Nicolas Bernard-Hayrault, secrétaire départemental du Syndicat national des enseignants du second degré, lors d’une conférence de presse vendredi. Des revendications qui n’empêcheront pas les professeurs du premier et second degrés d’accueillir au mieux leurs élèves, malgré des moyens qu’ils estiment très insuffisants (lire aussi pages 2 et 3).

    Tournée des élus

    Les écoliers et les enseignants ne seront pas les seuls à retrouver le chemin de l’école. Les élus municipaux, départementaux et régionaux passeront eux aussi sous les préaux et dans les salles de classe des établissements scolaires du territoire pour lancer cette nouvelle année scolaire.

    Ce lundi, c’est le recteur Benoit Delaunay, qui fera sa rentrée, avec la traditionnelle conférence de presse. Il rassemblera au sein du rectorat à Aix-en-Provence les journalistes afin de présenter les nouveautés et les enjeux de cette nouvelle année scolaire 2026-2027.

    Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, sera lui présent à 8h à l’école Clair Soleil 1 à Marseille (14e). L’occasion pour l’édile de distribuer des kits de fournitures scolaires aux élèves afin d’alléger la facture du mois de septembre des parents.

    Distribution de tablettes

    Du côté de la Région, le président (Ren.) Renaud Muselier, dont la collectivité a en charge l’ensemble des lycées de la Région Sud, sera à Aix-en-Provence pour accueillir les lycéens de Paul-Cezanne et du lycée polyvalent Vauvenargues en compagnie de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence. Il y distribuera de nouvelles tablettes numériques aux élèves.

    De son côté, Martine Vassal, la présidente (DVD) du conseil départemental, en charge des collèges sera à André-Chénier (12e) ce mardi matin. Elle a fait une première présentation vendredi des dispositifs mis en place en cette rentrée pour l’ensemble des collégiens avec à la clé, kits de fournitures scolaires, ordinateurs portables ou encore carte Cjeune, « près de 800 euros d’économies pour les familles d’un élève entrant en 6e ».

  • À Marseille, plusieurs dizaines de familles menacées d’expulsion

    À Marseille, plusieurs dizaines de familles menacées d’expulsion

    « On est fatigués d’être expulsés chaque année. Nos enfants, ils sont fâchés parce que bientôt, ils vont recommencer l’école. » Réunis ce mardi soir, hommes, femmes et enfants sont inquiets. Installés depuis un peu moins de deux ans sur la friche de l’ex-usine Procida, route de la Valentine (11e), ils craignent d’être évacués au cœur de l’été.

    Le camp de 250 personnes est sous le coup d’une ordonnance d’expulsion en date du 24 décembre 2025, explique leur avocat Me Borie, portée par le propriétaire des lieux, Retail Prodev. Une filiale du groupe Frey, spécialisée dans le développement de centres commerciaux. Pour mémoire, l’entrepreneur imaginait implanter là, fin 2024, un vaste centre de logistique, au grand dam des habitants, dénonçant un afflux de poids lourds dans un quartier déjà saturé. Ces derniers imaginant plutôt de laisser la place à un espace vert alors que coule l’Huveaune non loin, ce genre d’équipement étant réduit comme peau de chagrin dans le secteur. La Ville de Marseille refusera finalement de délivrer le permis de construire quelques mois plus tard.

    Solidarité à tous les étages

    Aux côtés des familles roms, des représentants de la CGT Interim, de la Confédération générale du logement, des riverains, des membres d’ATD Quart Monde, Michel Pruvost (PCF), conseiller d’arrondissement des 11e et 12e arrondissements, et Jean-Marc Guéris, animateur du groupe d’action La Penne insoumise. « Nous sommes là si vous avez besoin d’aide », assure ce dernier. De son côté, l’élu communiste, accompagné de Jean-Pierre Breda, secrétaire de la section PCF du 11e, estime que tout le monde doit rester « tant qu’il n’y a pas de solutions de relogement » et indique avoir « fait remonter le problème » à la mairie centrale. « Le jour où vous devrez quitter ce camp, c’est avec des alternatives, pour pouvoir être relogés, et notamment pour que les enfants, qui sont scolarisés, gardent une stabilité », insiste-t-il.

    Un squat à Saint-Just en 2020, une évacuation « brutale » à Maison Blanche en 2021, une destruction de lieu de vie à la Barasse en 2022, puis en 2023 et 2024 à la Madrague, à la Cabucelle… Laurent Sapin, riverain, revient sur les expulsions à répétition qui bouleversent le quotidien de familles dont les parents travaillent et dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires alentours, comme en attestent les certificats remis ce jour-là à Me Borie. Certains petits ont un parcours brillant, précise Agnès, qui anime avec ATD Quart Monde des ateliers livres tous les samedis.

    « Un recours a été déposé auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence », ajoute l’avocat, une audience étant prévue en février 2027. D’ici là, il espère une sortie négociée, pour permettre aux enfants de suivre une année scolaire complète.