Tag: Erilia

  • Au Cap Janet, le désamiantage inquiète

    Au Cap Janet, le désamiantage inquiète

    L’association de défense des locataires du Cap Janet a adressé, jeudi dernier, une mise en demeure à leur bailleur Erilia, avec constat d’huissier, exigeant que les habitants de cette résidence installée sur les hauteurs de la Calade (15e), en surplomb du port, soient mieux protégés et informés contre le risque amiante. En cause, les travaux de réhabilitation de la cité engagés le 5 août (notre édition du 06/08), sans protection suffisante des appartements contre l’empoussièrement, dénoncent les locataires.

    Réunions d’information

    Les travaux prévoient une isolation complète des façades et des toitures, la modernisation du système de chauffage, la rénovation des salles d’eau. Un chantier à 15,61 millions d’euros, prévu pour être livré en mars 2028. Mais le bras de fer des habitants avec leur bailleur avait commencé dès son installation, sur fond de manque de stationnement. Et de fait, lorsque les places sont immobilisées pour les besoins du chantier, ils se mobilisent pour réclamer qu’en contrepartie, les voitures épaves qui bloquent, selon les habitants, une soixantaine de places soient retirées. Jusqu’à bloquer les entrées du chantier, le 19 août, pour obtenir gain de cause.

    Ce même jour, un locataire de la tour C remarque, sur la passerelle située à la hauteur de son balcon, les premiers panneaux signalisant la présence d’amiante. Et de filmer la fenêtre ouverte de sa cuisine donnant directement sur la coursive où circulent les ouvriers en combinaison intégrale, sans que son appartement ne soit protégé des poussières. « Nous ne sommes pas considérés, sommes des animaux », s’émeut-il. Dans une seconde vidéo, il va à la rencontre des ouvriers et leur demande d’arrêter le travail tant que les habitants ne sont pas abrités. « Il n’y a pas d’amiante », lui répond la gestionnaire de la résidence.

    Dans les jours qui suivent, la signalisation « danger amiante » est installée sur les palissades, indiquant aux ouvriers les précautions à prendre en fonction de l’empoussièrement, selon qu’il y ait moins de cinq fibres d’amiante par litre… ou moins de 100 fibres. « Quand ils ont installé le rail [de l’échafaudage, Ndlr], il n’y avait aucune signalisation, témoigne le président de l’association. Ils ont cassé les plaques de la façade sans avertir les gens qu’il y avait de l’amiante ! » En contrebas, les déchets du chantier sont entreposés sous des bâches sur le terrain de foot, derrière des grilles barrées d’une rubalise signalant le « danger amiante ». « Quand il y aura moins de soleil, les enfants vont retourner s’y amuser », s’inquiète Mohamed Aimeche, qui a aussi alerté la municipalité. Sollicité, le bailleur promet que « le chantier de réhabilitation de Cap Janet est conduit dans le strict respect de la réglementation ». Le plan de retrait des matériaux concernés a été transmis aux services de l’État avant le début des travaux, leur dépose réalisée par une entreprise spécialisée et certifiée pour être placés dans des contenants étanches dans une zone dédiée avant leur traitement, énumère le maître d’œuvre. Avec « un balisage et une sécurisation adaptés à l’avancement du chantier », et une attention spécifique sur les espaces extérieurs fréquentés par les enfants. « La santé et la sécurité des locataires, des riverains et des intervenants sont une priorité pour Erilia », promet-il. Et de préciser qu’« une information détaillée sera adressée aux locataires pour leur apporter toutes les précisions utiles sur le déroulement et la sécurisation de ces opérations ». Le bailleur a annoncé la tenue de permanences d’information le lundi.

  • Le bailleur Erilia rafraîchit les 276 logements de Cap Janet

    Le bailleur Erilia rafraîchit les 276 logements de Cap Janet

    Les enfants s’en sont donné à cœur joie sous les jets des quatre mâts brumisants de l’îlot fraîcheur créé dans le petit parc au cœur des trois tours de 15 étages qui surplombent la rade nord. Erilia avait invité, mercredi après-midi, ses locataires et ses partenaires à inaugurer l’opération de rénovation engagée jusqu’en 2028.

    Le coup d’envoi des travaux visant à améliorer la performance énergétique des bâtiments, le confort thermique des logements et le cadre de vie des habitants a été donné en mars dernier sur la tour B. Une rénovation avait eu lieu dans les années 2000 mais « elle ne concernait que les façades nord particulièrement exposées aux vents et intempéries », explique Louis Arnaud, directeur régional Erilia Marseille. Or, réhabiliter ne s’arrête pas à un ravalement de façades pour le bailleur aujourd’hui : « C’est améliorer le quotidien, réduire les charges et redonner de la valeur au cadre de vie », précise le directeur général, Antoine Jeandet, « une participation à l’effort de cent euros par an environ sera cependant demandée aux locataires ».

    La fin des passoires

    Une hausse qui doit être compensée par des charges moindres « avec 40% d’économie sur la consommation d’énergie » estime Hafif Bey, conducteur de travaux principal de l’entreprise Girard. Au programme : Isolation, pose de doubles vitrages, persiennes, rénovation des salles d’eau et WC, remise en peinture et éclairage des parties communes, amélioration de la ventilation, installation de brasseurs d’air, sécurisation électrique, chaufferie hybride avec pompe à chaleur, panneaux solaires… L’objectif est simple : des logements plus confortables, été comme hiver, « moins énergivores et passés de classe D à B après travaux », précise encore le responsable d’opération Imad El Khouri.

    Pour Fatima, locataire d’un T3 « avec vue mer pour 400 euros » depuis 1998, « on va pas se plaindre » et les améliorations apportées « font supporter les travaux ». Zoubida, 87 ans, est pressée de troquer la baignoire contre une vaste douche. Elle habitait « la tour B alors que la C n’était pas finie » et « trois de ses enfants vivent ici ». Et malgré le vent, le taux de rotation à Cap Janet ne dépasse guère 3%.

  • Erilia a inauguré une agence rénovée à Gardanne

    Erilia a inauguré une agence rénovée à Gardanne

    Placée sous la direction de Laetitia Bernier, cette agence assure la gestion de 5 312 logements sociaux, 287 hébergements en foyer et 22 logements intermédiaires. Son périmètre d’intervention s’étend sur un territoire qui relie Gardanne, le bassin minier, le Pays d’Aix, l’Étang de Berre et le pays salonais. Une antenne située à Salon-de-Provence lui est également rattachée, « afin de conforter le maillage territorial et de garantir une présence de proximité sur l’ensemble du périmètre », précise le bailleur.

  • Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Le conseil municipal de jeudi soir a examiné une cinquantaine de propositions, dont celle d’une participation financière de la commune à l’entretien des espaces extérieurs des principaux quartiers de logements sociaux. Une initiative de la Ville depuis 1999 dans le cadre d’une convention avec quatre associations syndicales libres (ASL). Ces associations perçoivent respectivement 40 303 euros pour le quartier de Mas de Pouane, 81 762 euros pour Canto-Perdrix, 95 967 euros pour Paradis-Saint-Roch et 26 302 euros pour les 4 Vents, ainsi que d’une plus petite enveloppe de 2 000 euros pour le bailleur 13 Habitat et 1 500 euros pour Erilia.

    En tout, la participation annuelle de la commune pour l’entretien des espaces extérieurs est de 247 834 euros pour l’année 2026. Ce qui pose question pour la conseillère d’opposition Amandine Gide (RN), qui demande de justifier la raison pour laquelle « depuis 2025 vous avez baissé la dotation des ASL de 200 000 euros ». L’adjoint (PCF) Pierre Dharréville explique que « la baisse de subvention a été contrainte au regard des difficultés budgétaires que l’on connaît, en raison de choix répétés du gouvernement qui diminuent les ressources des communes ».

    « Mettre les bailleurs face à leurs responsabilités »

    Dans ce contexte, l’enjeu est également pour l’adjoint de « mettre les bailleurs en face de leurs responsabilités, qu’ils prennent mieux en charge ce qui relève de leurs prérogatives ». Jean-Luc di Maria (LR), approuvant cette aide, estime néanmoins qu’il y a « des aides pour certains quartiers et pas d’autres qu’il faut expliquer aux Martégaux, il y a un souci d’équité devant les dépenses alors que tout le monde l’est face à l’impôt ». Pierre Dharréville répond que « la baisse de cette subvention va dans le sens de l’équité dont vous parlez ». « Ce choix vise à s’occuper des espaces communs, traversés par d’autres que les habitants des quartiers. La Ville contribue à l’aménagement de ces espaces qui sinon se dégraderaient » conclut-il. Le maire (PCF) Gaby Charroux rappelle que « la rénovation matérielle incombe d’abord aux bailleurs ».

    Autre sujet d’actualité brûlante de ce conseil, la proposition d’une gratuité d’accès pour les habitants de Martigues à la piscine Avatica durant les périodes en vigilance canicule. « Une mesure de santé publique et de protection des habitants » pour Pierre Dharréville, également rapporteur. Une fois n’est pas coutume, l’extrême droite s’inquiète d’à qui profite cette proposition : « Comment est contrôlé le lieu de résidence ? L’accès est pour tous les bassins sur toute l’amplitude d’ouverture ? », questionne Didier Rattier (RN), bien qu’approuvant l’idée. « Le personnel municipal demandera aux habitants de justifier leur lieu de résidence et l’ensemble des bassins seront ouverts à la baignade » répond Pierre Dharréville.

  • Région Sud : Erilia et Citeo renforcent le tri

    Région Sud : Erilia et Citeo renforcent le tri

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, Erilia, 4e entreprise sociale pour l’habitat en France avec 74 000 logements en Paca et Corse, et Citeo, éco-organisme agréé pour la Responsabilité élargie du producteur (REP) des emballages ménagers ont signé une convention de partenariat de trois ans visant à développer le geste de tri dans l’habitat collectif social et améliorer le cadre de vie.

  • Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes

    Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes

    À peine la paille posée, une tourterelle atterrit. En face du bâtiment banane des Comtes, en lieu et place de l’ancien city-stade, une micro-forêt prend désormais racine. Depuis trois jours, l’entreprise OliviAnne, mandatée par Erilia, encadre des enfants et des collaborateurs du bailleur social dans l’opération de renaturation. Celle-ci s’inscrit dans la transformation globale du quartier prioritaire, menée dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain. Ce jeudi 12 mars en milieu d’après-midi, 300 jeunes port-de-boucains et une soixantaine de salariés peuvent se féliciter d’avoir planté 2 445 arbres et buissons de trente espèces différentes sur une parcelle de 815 m2.

    « Ce sont les mêmes que la forêt du Castillon : il y a du pistachier, de l’olivier sauvage, du romarin, du chêne… », énumère Anne Desmaison, fondatrice de la société en charge du chantier. D’après l’oléicultrice, « deux ans et demi après plantation, les amandiers peuvent déjà mesurer plus de 2 mètres ».

    Biodiversité et fraîcheur

    Les bienfaits d’une telle micro-forêt sont nombreux : « Production d’oxygène, séquestration du carbone, désimperméabilisation des sols qui permet une meilleure infiltration des eaux en cas de pluie, création d’îlots de fraîcheur », cite Anne Desmaison. La spécialiste de la renaturation a effectué des relevés sur l’une des douze parcelles qu’elle a plantées à Salon-de-Provence : « À 20 mois, à l’extérieur, on avait 56 degrés au sol, à l’intérieur, on avait 36 degrés. On a gagné 20 degrés sur une forêt pas du tout arrivée au terme de sa maturité ! »

    Côté biodiversité, ces végétaux permettent le développement de pollinisateurs et apportent un habitat aux insectes et aux oiseaux. « L’intérêt d’avoir planté avec les enfants, c’est qu’on les a sensibilisés avec une activité ludo-pédagogique en rapprochant la nature d’eux, explique Julia Riccio, fondatrice des Créations du hérisson. Et la biodiversité ne s’arrête pas aux animaux et aux plantes, je leur ai expliqué que dans une poignée de terre, il y a autant de bactéries qu’il y a d’humains sur terre. C’est dingue ! On a aussi parlé des propriétés des plantes… Savoir tout ça leur donne envie de protéger ce nouvel endroit. »

  • Camions bennes et peintres à l’assaut des points de deal

    Camions bennes et peintres à l’assaut des points de deal

    « Voilà un exemple concret de ce qui pourrit la vie des habitants. » Céline Lefléfian, directrice de la police municipale, pointe du doigt les meubles, portes et autres morceaux de tôles qui obligent les voitures à faire du gymkhana pour entrer ou sortir de la cité de la Bricarde (15e). Avec une vingtaine d’agents pour encadrer des peintres, des camions de chantier et la fourrière, elle a organisé une nouvelle opération « grappin ».

    L’idée : améliorer le cadre de vie, apaiser l’espace public là où les réseaux ont installé leurs points de deal tout en jouant un rôle de police de proximité, en complément du volet judiciaire assuré par la police nationale. Un travail de fond entamé en octobre dernier qui s’est accéléré depuis fin 2025, avec des interventions devenues hebdomadaires.

    Un peu plus tôt, à la brigade Nord de la police municipale, instructions ont été données de se positionner sur les trois points de deal recensés. Tandis que les agents à moto tournent pour assurer la sécurisation des lieux, les checks points artisanaux sont démantelés à la main ou avec le fameux « grappin ». Armés de leurs rouleaux, les agents de la Ville et les prestataires fournis par le bailleur, Erilia, enlèvent et repeignent à toute vitesse les tarifs et autres flèches qui emmènent les clients jusqu’à leurs doses. Côté choufs, on ne cache pas son agacement, refusant de répondre à nos questions. Empêchés de poursuivre leur business, les ados, bravaches mais à bonne distance, dégainent les portables et filment.

    Près de 10 tonnes d’encombrants ramassés

    Parpaings, chariots de supermarché, barils, barrières, canapés ou encore frigos : près de 10 tonnes d’encombrants ont été retirées depuis le début de ces opérations et près d’un kilo de produits stupéfiants retrouvés, précise Céline Lefléfian. Et si la fourrière se charge des « véhicules ventouses », c’est aussi parce qu’ils peuvent constituer des caches. « Certains, volés, ont aussi servi à des braquages, mais surtout, ils gênent les gens qui rentrent chez eux », ajoute-t-elle.

    Comme cette habitante, qui vit là depuis 25 ans et a vu la situation se dégrader. « Avant ici, il y avait un champ de lavande, des arbres, des oiseaux, des aires de jeux pour les enfants », se souvient-elle. Et puis il y a eu « plusieurs agressions », et si la police « est souvent là, il faut le reconnaître, ce ne sera jamais assez », estime-t-elle. « On paie notre loyer, mais pour rentrer chez soi, il faut faire des zigzags » et « le soir ici, c’est barbecue, tout brûle », décrit-elle. Désabusée, elle prévient : « Dès que la police sera partie, ils vont revenir. » Un peu plus loin, tout en réparant leur voiture, deux mécanos amateurs commentent l’action de la municipale. « C’est bien, mais ici depuis le biberon, ils crient araaaaah, et après à 14 ans, ils quittent l’école, que voulez-vous, quand vous n’avez connu que ça… », déplore l’un d’entre eux, à la retraite, qui a habité à la Bricarde durant 45 ans.

    Ce jour-là, 350 m2 de tags ont été effacés, 3,5 tonnes d’encombrants retirées, trois voitures mises en fourrière, dont une épave brûlée. Des quantités qui s’amenuisent d’intervention en intervention, assure Céline Lefléfian, signe pour elle que le travail porte ses fruits. « On reviendra autant de fois qu’il le faudra. C’est une guerre psychologique », promet-elle, nullement découragée.

  • Conseillère en économie sociale et familiale, Lucie Mekerke tisse du lien dans les quartiers nord

    Conseillère en économie sociale et familiale, Lucie Mekerke tisse du lien dans les quartiers nord

    Sur le bureau de Lucie Mekerke, conseillère en économie sociale et familiale chez le bailleur social Erilia, tout est parfaitement rangé. Une organisation qui contraste avec l’incertitude de son emploi du temps : « j’essaye toujours de planifier, mais ça change souvent ». Les journées de Lucie ne se ressemblent jamais et sont toujours bien remplies. Entre les rendez-vous mensuels dans les différents ensembles pour rencontrer les locataires, la gestion d’urgence et le suivi des dossiers, « on ne s’ennuie pas », affirme-t-elle.

    La jeune femme est l’une des 20 conseillères en économie sociale et familiale de l’entreprise sur Marseille. Elle est chargée des 15 et 16e arrondissements où Erilia a environ 1 000 locataires. Depuis son arrivée dans l’agence en novembre 2024, elle tente d’apporter des solutions à ceux qui en ont besoin. « Mon rôle c’est de les accompagner dans la recherche, l’accès et le maintien au logement. Je les accompagne parfois dans leur demande d’aides ».

    Pour cela, elle est en contact régulier avec différentes structures, comme la Caf, des assistantes sociales ou encore l’hôpital Édouard Toulouse. C’est également à la conseillère de faire les signalements lorsque des personnes peuvent être dangereuses pour elles ou pour autrui. « Mais le but de ces signalements c’est que ces personnes soient suivies, de trouver la meilleure solution pour elles. »

    Le lien social à cœur

    Un travail qui tient à cœur à Lucie Mekerke qui aime particulièrement le lien social qu’elle peut tisser avec les locataires. « J’ai toujours su que je voulais travailler dans le social, parce que j’aime aider les gens ». Dès le bac, son appétence l’oriente vers la filière ST2S (sciences et technologies de la santé et du social). Puis elle poursuit avec un BTS en économie sociale et familiale à Marseille et une licence dans le même domaine. C’est au cours de ces études qu’elle découvre ce métier « je me suis dit que c’était ce que je voulais faire parce que c’est tellement riche et on peut y faire tellement de postes différents ».

    Âgée de 23 ans, elle n’est pas à sa première expérience. « J’étais dans une association à Istres pendant à peu près un an ». Mais, elle veut se spécialiser sur la question du logement et travailler à Marseille « parce que le public y est particulièrement fragilisé. » et décide donc de venir travailler chez Erilia. Elle avoue toutefois : « J’avais un peu peur d’aller travailler dans les quartiers nord. Mais en fait ça se passe super bien ». Ce nouveau travail lui donne également le sentiment d’être utile : « Ici, on a des lignes directes avec la Caf, le Département ou la Ville, donc je peux apporter des vraies réponses. »

    Il est 9h30, un matin d’août, et après un court passage à l’agence d’Erilia, située dans le boulevard National (3e), direction les logements du 38 avenue de la Viste (15e) pour rencontrer les locataires. « Je préfère les rencontrer sur place, dans un lieu qui leur est familier. Parce qu’on a des locaux pour les recevoir à l’agence, mais c’est loin pour eux et c’est impersonnel. ça peut être plus compliqué de se confier sur des sujets difficiles », développe la conseillère.

    Un travail d’équipe

    Sur place, c’est une équipe complète qu’elle retrouve avec les gestionnaires d’immeubles et la gestionnaire de contentieux. « Ils sont tout le temps sur place, donc ils connaissent mieux les habitants et leurs problématiques. Ce sont un peu nos yeux et nos oreilles. Sans eux, je ne pourrais rien faire ». Après chaque rendez-vous, elle échange avec eux sur les solutions possibles, car ils ont souvent plus d’informations sur la situation. « Notre but c’est de trouver les meilleures solutions et d’éviter les expulsions », insiste Lucie.

    Très impliquée et appliquée, la jeune femme sait pour autant qu’il est important de prendre du recul sur certaines situations. Mais elle est reconnaissante : « Depuis que je suis arrivée, on a réussi en équipe à trouver des solutions. Quand tout se débloque pour les locataires, c’est incroyable, et on reçoit beaucoup de gratitude. »

    Eva Janus