Tag: Éric Diard

  • Contre les abandons d’animaux, le meilleur allié est la réflexion

    Contre les abandons d’animaux, le meilleur allié est la réflexion

    Depuis quelques semaines, sur les réseaux sociaux, les publications se multiplient : « Trouvée à Port-de-Bouc, femelle, non identifiée, attachée devant la clinique vétérinaire… » « Trouvé à Gignac-la-Nerthe, I-CAD (Identification des carnivores domestiques) pas à jour. » « Attend ses propriétaires au refuge. »

    La saison estivale est une période noire pour les animaux de compagnie. « En France, on est les champions d’Europe de l’abandon », affirme Philippe Adam, le président de la SPA de Salon-de-Provence. En 2025, 335 258 chats et chiens ont été pris en charge par les structures de protection animale, selon des données publiées début 2026 par Solidarité peuple animal à partir des fichiers de l’I-CAD. En été, les associations estiment qu’un animal de compagnie est abandonné toutes les deux minutes.

    Les malinois et les staffs surreprésentés

    À Salon-de-Provence, la SPA enregistre un pic de 30% sur les mois de juin, juillet et août. Créée en 1954, l’association n’a juridiquement rien à voir avec son homologue à la patte orange. « Société protectrice des animaux est un terme générique », explique Philippe Adam. En 2021, alors que la loi impose à chaque commune de disposer d’une fourrière, l’association indépendante passe une convention avec 43 collectivités du pays salonais.

    « Quand on capture un animal sur la voie publique, il y a un délai de 8 jours ouvrés et francs pour que le propriétaire vienne le récupérer, puis il est réputé nous appartenir, détaille le président. Après un protocole vaccinal complet et une quarantaine, il rejoint la zone refuge pour pouvoir être adopté. » Les chiens et chats peuvent aussi arriver suite à un arrêté de placement émanant du maire, à une réquisition judiciaire, ou à une procédure légale d’abandon en cas de force majeure (maladie, séjour à l’hôpital).

    En ce mois d’août, quasiment tous les boxs de la fourrière comme du refuge sont au complet. Environ 280 animaux vivent dans l’enceinte de la SPA, qui a une capacité maximale de 300 placements. Du côté des chiens, deux races sont surreprésentées : les staffs et les malinois, qui constituent à elles deux 50% du cheptel.

    Avec une problématique : ces chiens étant de catégorie 1 ou 2 (d’attaque ou de garde et de défense), ils sont plus compliqués à adopter. « Il faut avoir un casier judiciaire vierge, obtenir un permis de détention et souscrire une assurance responsabilité civile particulière », détaille le président de la SPA. Si ce classement peut faire peur, il suffit de rencontrer les concernés pour se libérer des préjugés. Derrière les grilles, les coups de langue sont abondants et la douceur des regards est frappante. « Avec de l’amour et de la patience, on arrive à beaucoup de choses », glisse Cathy Dautheribes, qui a créé Fos-Animalia il y a 30 ans.

    Cette association, également fourrière pour le territoire fosséen, double sa capacité en été et connaît la même problématique. « On a beaucoup de malinois, souffle la présidente. Ce sont des chiens de travail, pas des chiens de famille. Ils ont besoin de cadre. Les gens les prennent bébé parce qu’il y a un effet de mode, ils les gardent deux ans puis les abandonnent parce qu’ils s’en sortent pas. » Aux abandons en pagaille s’ajoute la période de reproduction des chats. « On est envahis de chatons, on en a une trentaine », révèle Cathy Dautheribes en entrant dans la chatterie, où les miaulements juvéniles illustrent à eux seuls la situation. « Le reste de l’année on a un roulement, mais les gens n’adoptent pas en été, il n’y a que des abandons », déplore-t-elle.

    Pour que ces situations ne se répètent pas, les refuges demandent aux adoptants de prendre un vrai temps de réflexion avant de sauter le pas, et de choisir un compagnon adapté à leur mode de vie. « Il faut venir plusieurs fois, que toute la famille se présente, essayer de promener le chien… Et surtout être conscient que c’est du temps et de l’argent », appuie Cathy Dautheribes.

    En 2021, le travail de collaboration entre la SPA de Salon-de-Provence et les députés Jean-Marc Zulesi (Ens) et Éric Diard (DVD) a mené à la publication d’une loi imposant à tout adoptant de signer un certificat d’engagement et de connaissance, assorti d’un délai de réflexion obligatoire d’une semaine avant la remise effective de l’animal.

  • « Provence Bleue » présenté à l’État

    « Provence Bleue » présenté à l’État

    Publiée en 2020, la note stratégique du rapport parlementaire mené par Jean-Marc Zulesi (Ren), Pierre Dharréville (PCF) et Éric Diard (LR) a été remise sur la table du gouvernement. L’ancien député de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône a rencontré le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre pour lui rappeler que « la réhabilitation de l’étang de Berre (…) s’inscrit au croisement des défis liés à la préservation de la ressource en eau, à la transition énergétique, à l’adaptation au changement climatique et à la souveraineté industrielle de notre pays », explique-t-il.

    Au centre de cette ambition : le projet « Provence Bleue », actuellement étudié par EDF. Cette solution technique d’envergure, dont la vision d’aménagement porte sur 50 ans pour un investissement estimé à 1,4 milliard d’euros, pourrait régler le problème des rejets de la centrale hydro-électrique de Saint-Chamas.

    Des mesures ont conduit à les limiter à 1,2 milliard de m³ d’eau douce et 60 000 tonnes de sédiments, ce qui a permis une amélioration progressive de l’état écologique de l’étang en entraînant néanmoins une perte de 600 millions de kWh d’électricité par an selon l’ancien parlementaire. « Provence Bleue » vise à concilier ces enjeux en créant des infrastructures pour valoriser les eaux aujourd’hui inutilisées : un bassin de décantation permettrait de séparer les limons de la Durance, un tunnel de restituer la ressource vers le Rhône tout en la mobilisant au bénéfice des besoins agricoles, industriels et d’alimentation en eau potable.

  • [Municipales] Éric Diard : « Je vois le retour de la bétonisation »

    [Municipales] Éric Diard : « Je vois le retour de la bétonisation »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous déclarer de nouveau candidat ?

    Éric Diard : Sausset est ma commune de toujours. Je me suis toujours intéressé à la vie de la commune, même quand je n’étais plus élu. Malheureusement, nous sommes dans un pays en crise permanente et les communes ne sont pas épargnées. Je pense qu’il faudra être fort et expérimenté pour faire face aux défis qui attendent notre commune.

    Quel regard portez-vous sur
    le travail réalisé par Maxime Marchand ?

    E.D. : Depuis 2016, Martine Vassal a ouvert les vannes du financement sur les projets, et la commune en profite. Il y a des projets qui ont été bien faits, comme le théâtre de Verdure, la piste d’athlétisme. Mais, quand on a autant d’argent, il faut faire des projets pour durer. L’école a été refaite, mais la cour est trop petite pour les 290 élèves qui ne peuvent pas sortir en même temps ! On a refait aussi le sol du gymnase, un an après, il est en train de se dégrader… Là où le bât blesse, pour la sécurité, nous avions 12 policiers municipaux, il n’y en a plus que 9. Je mettais en place des patrouilles en première partie de nuit, elles sont devenues très occasionnelles, c’est dommage. La commune a aussi décidé de supprimer l’éclairage entre 1h et 5h, ce n’est pas raisonnable. Nous sommes aussi passés à la collecte au porte-à-porte, mais seulement deux fois par semaine, c’est nettement insuffisant, les poubelles débordent. Le maire doit reprendre l’ascendant sur la Métropole et être un maire de proximité.

    Quelles seraient vos premières priorités ?

    E.D. : Ma première priorité, ce serait de lutter contre la bétonisation. Lorsque j’ai été maire, j’ai toujours défendu la qualité de vie et les espaces verts, ma première mission a été d’écarter un projet de 400 logements. Et aujourd’hui, je vois le retour de la bétonisation, parce que Sausset, par sa situation géographique, est une ville qui suscite beaucoup d’appétits immobiliers.

  • [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    Il attendait une bonne nouvelle de ses médecins pour officialiser sa candidature. C’est désormais chose faite. En rémission de son cancer, le maire écologiste de Sausset-les-Pins, Maxime Marchand, repart pour viser un second mandat en 2026. « Comme je suis guéri, que je retrouve mon énergie et mon temps pour la commune, j’ai envie de continuer ce que j’ai commencé », affirme-t-il.

    L’édile souhaite achever le « projet école », débuté avec la réhabilitation de l’école Victor-Hugo livrée en juin 2024, en poursuivant la rénovation de l’école Jules-Ferry « qui a déjà commencé et qui est dans une phase de marché ». Il entend aussi mener un travail sur les bâtiments culturels du centre-ville que sont la salle des Arts et les espaces annexes.

    Alors qu’il s’était retrouvé propulsé à la mairie grâce à la fusion de trois listes en 2020, cette fois, Maxime Marchand a l’entière liberté de la composition de son équipe. « On est sur un renouvellement très important puisque plus de la moitié des conseillers municipaux vont changer, par contre, il y a une vraie stabilité : l’ensemble des adjoints restent à mes côtés », dévoile-t-il. Le maire souhaite mener une liste sans étiquette, avec des gens « de gauche, du centre et de la droite qui travaillent tous ensemble ». La seule condition pour l’intégrer : « Aimer Sausset et avoir une vision Sausset centrée. »

    Un citoyen au service

    des Saussetois

    Maxime Marchand refuse de politiser le débat : « Je ne pense pas que la mairie soit un outil pour lutter contre l’extrême droite. La mairie est au service de tous les Saussetois, peu importent leurs opinions. Ça me semble important de rester loin de toutes ces polémiques qui divisent. »

    Face à lui, deux candidats déclarés : l’ancien député de la 12e circonscription et maire de Sausset-les-Pins de 2001 à 2017 Éric Diard (LR), et l’ancien directeur de la police municipale de la commune, qui occupe désormais ce poste à Châteauneuf-les-Martigues, Jean-Charles Vargas (RN). À noter que c’est la première fois que le parti d’extrême droite présente un candidat aux municipales à Sausset. « Le RN est dans une dynamique nationale qu’il essaye de propulser au niveau local, mais la réalité, c’est que Jean-Charles Vargas n’habite pas et ne connaît pas la ville. Je suis assez surpris que le parti choisisse cette personne, alors qu’il avait des locaux qui souhaitaient le représenter sur la commune », analyse Maxime Marchand.

    Quant au retour d’Éric Diard, il réagit : « Je ne suis pas un professionnel de la politique comme lui, je suis un citoyen qui s’est mis au service des Saussetois et j’espère qu’ils me renouvelleront leur confiance. Si ce n’est pas le cas, je retournerai travailler comme tout le monde. »

    Le maire organise une première réunion publique de campagne, le 28 novembre, pour présenter le bilan de son premier mandat à la population. « On a listé plus de 120 réalisations qu’on va promouvoir dans 40 pages et des vidéos », détaille-t-il.