Tag: équipements

  • La rentrée solidaire d’Emmaüs Pointe-Rouge

    La rentrée solidaire d’Emmaüs Pointe-Rouge

    « Ils sont sympas, je viens souvent leur rendre visite. Aujourd’hui j’ai acheté 35 feutres pour 3,50 euros », détaille Laura trentenaire ravie de son gros paquet de feutre. Pour le matériel de type cahier, feuilles Canson, classeurs, trousses, règles ou ardoises, le prix de 50 centimes est unique. Mais pour les stylos, les feutres et les crayons, l’affaire est encore plus belle. « Je les fais à 50 centimes les cinq », déclare Hervé, compagnon de la communauté en mode « maître d’école » du stand. « Les livres, manuels scolaires, ou les dictionnaires, ça part super bien. Je les choisis moi-même dans notre bibliothèque », poursuit-il joyeusement. Sur le côté du stand, Nora et Aïcha trouvent 4 jolis sacs à dos à trois euros chacun, inespéré avant la rentrée.

    Inquiétudes

    Le stand fournitures scolaires est en plein air et jamais vide. Nouara Bernou explique : « C’est à la demande des clients que nous avons commencé la vente il y a une semaine. Il n’est pas rare de trouver une maîtresse en quête de matériels pour les élèves que les parents n’auront pas pu fournir. » Et de poursuivre « Cette année, c’est un peu particulier. On sent les gens inquiets des factures qui vont arriver, des taxes, de la politique en général. » La clientèle d’Emmaüs a beaucoup évolué ces dernières années, un retour des jeunes par éthique mais surtout par nécessité est observé. « La classe moyenne a de plus en plus de mal à faire face, la précarité est en constante hausse. Les équipements coûtent de plus en plus cher avec l’engouement des marques » observe-t-elle. Elle réfléchit, puis reprend « comment demander à son enfant de bien travailler, si on n’est pas en mesure de bien l’habiller ? » Cerise sur le gâteau, aucun don de grandes surfaces cette année…

    Emmaüs Pointe-Rouge
    110 Trav. Parangon, Marseille 8e.

  • Le réseau d’électricité arlésien sous surveillance

    Le réseau d’électricité arlésien sous surveillance

    Depuis le 4 août, les habitants d’Arles sont privés d’électricité à répétition. Mardi dernier, plus de 2 000 foyers ont été touchés, de La Roquette jusqu’aux Alyscamps en passant par le centre-ville. Le lendemain, c’est au tour du quartier de Trinquetaille. Jeudi, 8 000 foyers ont été plongés dans le noir toute la nuit.

    Les fortes chaleurs cumulées et le thermostat qui ne descend pas en dessous de 25 degrés la nuit font monter la température des sols jusqu’à 80 degrés, mettant sous contrainte les équipements. Enedis utilise un camion de recherche de défaut pour localiser précisément les réparations pour optimiser les interventions.

    Le maire d’Arles Patrick de Carolis (Horizons) réagit : « Ces coupures d’électricité pénalisent de nombreux habitants mais aussi nos commerçants, restaurateurs, artisans et professionnels, en pleine saison estivale. (…) Nous attendons désormais des explications précises et, surtout, des engagements sur les investissements nécessaires pour disposer d’un réseau électrique fiable et adapté aux réalités climatiques de notre territoire ». Une réunion avec Enedis va être programmée.

    Signée en janvier 2025, une convention entre la Ville et le gestionnaire prévoit d’ores et déjà un renforcement de la coordination des travaux de modernisation du réseau électrique, dont le remplacement des câbles enterrés, avec les chantiers prévus par la municipalité. Soit un investissement de 5 millions d’euros d’ici 2028 pour l’opérateur.

  • À bord des contrôles de plongée en Méditerranée

    À bord des contrôles de plongée en Méditerranée

    Gilet de sauvetage, robinet, détendeur et masque… Aucun équipement de plongée n’échappe au contrôle. Alors que cette année, dans la région, deux personnes sont décédées d’un accident de plongée, les autorités engagent un 8e jour de patrouille en mer, ce mardi 28 juillet.

    La Brigade des affaires maritimes et la DDPP se sont élancées de Marseille pour contrôler la conformité des équipements d’associations et de clubs de plongée. Un dispositif « renforcé durant l’été » afin de « protéger les touristes », explique Yves Zellmeyer, directeur de la DDPP des Bouches-du-Rhône. Durant cet après-midi, les efforts sont concentrés sur la Côte Bleue, avec un arrêt sur la calanque de Niolon.

    Sur place, un bateau de plongeurs, reconnaissable à son drapeau blanc et bleu. Premier réflexe pour Emmanuel Jacquot, employé du département chargé des contrôles : demander la fiche de sécurité du bateau. Une manière pour lui de connaître le responsable et les encadrants. Durant une dizaine de minutes, l’agent de la DDPP inspecte aléatoirement six équipements du navire. Aucun problème pour la vingtaine de passagers, qui ont pu reprendre leur sortie en mer. Si elle a semblé interroger les touristes, l’opération n’a rien de surprenant pour Julien Dubois, moniteur de plongée : « Chaque année, je suis contrôlé au minimum une fois en début de saison ».

    Travail de longue haleine

    Après 15 ans de contrôles auprès des clubs de plongée, Emmanuel Jacquot constate « une vraie amélioration », mais, pour cela, il a fallu « se fâcher et fermer des clubs », se souvient-il. Sa méthode : « Se mettre au même niveau que les plongeurs ». En effet, il pratique aussi la plongée. Des connaissances qui l’avantagent, car « ils ne peuvent pas me mentir et ils le savent ».

    Une fois l’opération en mer réalisée, le travail n’est pas terminé. « Dès que je rentre au bureau, je contrôle les diplômes des moniteurs inspectés auprès de la fédération », ajoute ce contrôleur. En cas de matériel défaillant ou de problème avec les diplômes, les clubs risquent des amendes ou la fermeture temporaire, le temps de la régularisation.

  • [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    Pour la première fois de son histoire, le centre social de La Martine (15e) ne fermera pas au mois d’août, cette année, comme 42 autres structures réparties dans tous les arrondissements de Marseille grâce au déblocage d’une enveloppe de 551 000 euros, répartis entre la préfecture des Bouches-du-Rhône, la CAF, le Département et la Ville de Marseille.

    Kader Allem, coordinateur jeunesse au sein du centre, ne cache pas sa satisfaction. Arrivé au center social voilà deux ans, « je trouvais ça un petit peu incohérent de ne pas ouvrir à cette période, sans connaître encore le quartier, on a une mission de service public », nous confie-t-il, entouré de sa directrice et de Noëlle Smith, coordinatrice technique et pédagogique des équipements sociaux à la Ville de Marseille. Il explique que le mois d’août reste « un moment très charnière pour les publics qu’on reçoit, que ce soit les enfants, les ados ou les familles, parce qu’il se joue beaucoup de choses à ce moment-là et beaucoup d’équipements sociaux sont fermés ».

    Bien que la Ville « prévoit pas mal de choses et d’animations dans les quartiers prioritaires, on va être clair, ils se retrouvent dans la galère la plus totale et on est aussi sur des familles qui restent à la maison », poursuit-il. Des familles dont les conditions de vie restent compliquées. « Ils n’ont pas de balcon, ils n’ont pas de terrasses, pas des 80 000m2, hein », ironise Kader. L’été creuse les inégalités. D’autant qu’en août, les travailleurs sociaux restaient de toute façon à disposition des familles, joignables par téléphone, pour poursuivre l’accompagnement alors que tout est fermé. « Il y a des jeunes, par exemple, qui n’ont pas trouvé de collèges ou de lycées pour la rentrée », illustre l’éducateur.

    « Recréer du lien social »

    « Il y a quelques années, on entendait parler d’acheter la paix sociale dans les quartiers, de façon générale, quand il y avait une ouverture au mois d’août », se souvient-il, mais « aujourd’hui, on n’est plus dans ça. On est vraiment dans une nécessité, du côté des habitants, mais aussi les partenaires, les politiques qui ont compris tout l’intérêt d’ouvrir à cette période-là », estime Kader.

    Le programme de ce mois particulier sera un peu différend. « On prévoit des animations familiales, intergénérationnelles, même si, bien entendu, il y aura des choses pour les ados, parce que c’est un public spécifique. Mais l’idée est de recréer aussi du lien social entre les enfants et leurs parents », précise Kader. Mais « peu importe le contenu, ce qui compte, c’est surtout la forme, on va être en horaire décalé. Faire beaucoup de choses à partir du début, milieu d’après-midi, jusqu’au début, milieu de soirée, pour permettre aux familles qui travaillent aussi de profiter de ces moments-là avec leurs enfants », détaille-t-il. Dans la même idée d’impliquer tout le monde, « on va travailler avec deux associations du quartier, la Martinoise et aussi le club de boules avec qui on va organiser un tournoi de pétanque, on ne se voit pas faire sans eux », ajoute-t-il. À la Martine, seront aussi accueillis les habitants de Kalliste ou de la Savine. Pour la suite, après un bilan et une enquête de satisfaction, l’expérience pourra être reconduite.

  • Des contrôles contre les dangers de la mer

    Des contrôles contre les dangers de la mer

    Devant le stade nautique du Roucas Blanc, à Marseille, l’adjoint du préfet maritime, le commissaire Jean-Emmanuel Perrin fait le briefing aux unités prêtes à partir en mer cet après-midi. Un mot d’ordre : « Veiller au respect de la réglementation pour sauvegarder la vie humaine en Méditerranée. »

    Au programme, 50 à 70 agents à bord de huit Zodiacs vont sécuriser le plan d’eau. Les affaires et la gendarmerie maritimes, la douane, les polices municipale et nationale sont missionnées du 1er mai au 30 septembre. Ils agissent sur toute la façade Méditerranée.

    L’été dernier, sur les 12 000 contrôles effectués, 4 000 infractions ont été relevées. « En mer, il y a de plus en plus d’infractions parce qu’il y a plus de fréquentation », constate le Major Marc Foyer, responsable de la brigade nautique départementale, en poste aux côtés de quatre autres agents de la police nationale. À bord de leur intercepteur, nom donné au Zodiac, ils se veulent « visibles et crédibles ».

    Protéger et sanctionner

    à tous les niveaux

    Car les dangers sur l’eau sont multiples. Un équipement complet et en règle doit toujours être vérifié par le capitaine du bateau, même quand c’est de la location. Alors que l’intercepteur de la police navigue à proximité du Mucem, le Major fait signe à un bateau de location de s’arrêter. « On coupe le moteur s’il vous plaît. Vous me présentez la carte de circulation et le permis bateau. »

    La vérification des papiers faite, les policiers rappellent la réglementation : « Quel est l’équipement obligatoire à bord, Monsieur ? » Bonne réponse pour le capitaine contrôlé, qui présente cinq gilets de sauvetage pour ses cinq passagers. « On fait preuve de pédagogie sur nos contrôles, pour réduire les risques en amont des infractions », explique Marc Foyer. Parmi les équipements contrôlés, l’extincteur et sa date de péremption, ou encore la lisibilité de l’immatriculation du bateau.

    Le bateau de la police nationale ralentit de nouveau quand il croise un baigneur dans la rade du Vieux-Port. Une baignade interdite dans cette zone. « Je vous invite à rapidement retrouver la berge. » Les agents de police expliquent, contrôlent, et portent secours quand il y a urgence. Ils sont tous diplômés du BNSSA, du PSC1 et 2.

    L’autre danger majeur sur l’eau, ce sont les excès de vitesse des bateaux. « Sur la bande des 300 mètres, c’est-à-dire les eaux proches de la berge, il ne faut pas dépasser les cinq nœuds [10 km/h ndlr]. » Au moment où Thierry, aux commandes du Zodiac, détaille la réglementation en mer, il remarque une écume particulièrement épaisse autour d’un plaisancier, témoin d’une vitesse trop élevée. Le bateau transporte une dizaine d’adolescents, conduits par un guide professionnel. « Vous savez pourquoi vous êtes arrêté ? », lance Marc Foyer. En quelques minutes, le procès-verbal est rédigé, et le permis levé. « Pour un délit de cinquième classe comme ça, c’est le procureur qui décidera du montant de l’amende et de la durée de suspension du permis. »

    Tout au long de l’après-midi de contrôles, les agents de police repèrent les comportements à risque et sensibilisent aux bons réflexes. Notamment lorsqu’ils voient des touristes en vacances, en train de consommer de l’alcool. « C’est vous qui pilotez ? Il n’y aura pas de troisième bière, on est bien d’accord ? », met en garde le Major Foyer. Un avertissement d’autant plus important depuis l’adoption du décret anti-ivresse le 2 juin dernier. L’ivresse manifeste est punie d’un retrait du permis et de la confiscation du navire. « L’objectif de ces journées, c’est de renforcer le volume de contrôles. C’est une opération coup de poing », insiste le Major. « Pour que la mer reste un espace de plaisir. »

    REPÈRES

    3 536

    L’été 2025 a été particulièrement chargé pour les secours en mer en Méditerranée. Le CROSS MED a coordonné 3 536 opérations, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. Au total, 8 072 usagers ont été impliqués dans ces interventions (+4 %). Les départements du Var, des Bouches-du-Rhône, des Alpes-Maritimes, de la Corse-du-Sud et de l’Hérault concentrent à eux seuls près de 80 % des opérations. Cette augmentation confirme une accidentologie estivale toujours élevée sur un littoral très fréquenté.

    Contrôles

    Pour faire face à la multiplication des pratiques nautiques et aux comportements à risque, la préfecture maritime de la Méditerranée a renforcé sa présence en mer. Durant la saison 2025, près de 12 000 contrôles ont été effectués sur le littoral. Ces opérations ont permis de constater environ 4 000 infractions, soit un contrôle sur trois donnant lieu à une verbalisation ou un constat d’irrégularité. Les autorités pointent surtout l’inexpérience, l’impréparation et les comportements irresponsables comme principales causes d’interventions de secours.

    38

    Si le nombre d’accidents reste important, la mortalité en mer recule. En 2025, 38 décès ont été recensés sur la façade méditerranéenne, soit une baisse de 17 % par rapport à 2024. La plongée sous-marine, particulièrement touchée l’année précédente, enregistre une diminution notable avec six décès, en recul de 33 %. Les autorités attribuent cette amélioration aux campagnes de sensibilisation et aux actions de prévention renforcées menées auprès des pratiquants, qui seront poursuivies cet été.

  • Dans le Var, les collectivités face à l’adaptation au changement climatique à court et moyen terme

    Dans le Var, les collectivités face à l’adaptation au changement climatique à court et moyen terme

    La chaleur estivale n’est pas un phénomène nouveau pour les départements méditerranéens. Ce qu’il est en revanche, comme sur l’ensemble du territoire, c’est l’intensité et la multiplication des épisodes caniculaires. Une donnée avec laquelle il faut composer, en veillant à ne pas l’aggraver à coups de pansements vénéneux, comme le plan massif de climatisation promis par Marine Le Pen et le RN s’ils arrivaient au pouvoir. Depuis 2023, le Fonds Vert a ainsi vocation à soutenir la transition écologique des collectivités locales dans cette entreprise. « On dit que les dotations sont en diminution, mais la partie rénovation énergétique et lutte contre les îlots de chaleur est constante », défend Simon Babre, préfet du Var, qui a réuni les représentants de différentes collectivités pour aborder le sujet mercredi.

    Priorité aux scolaires

    et aux personnes fragiles

    Cela, bien que le Fonds Vert, devenu une variable d’ajustement du budget de l’État, ait été divisé par 2,5 depuis sa création (de 2 milliards à 837 millions, après avoir atteint 2,5 milliards d’euros en 2024). Dans le Var, 19,5 millions d’euros ont été octroyés à plus de 100 projets d’adaptation (dont 46 établissements scolaires) du bâti au réchauffement climatique, notamment à travers la désimperméabilisation, la végétalisation et l’isolation des bâtiments publics. D’autres projets sont en cours pour 2026, avec encore un million à distribuer.

    Les collectivités bénéficient également de deux dispositifs de financement d’EDF : à court terme, le dispositif été 2026, à l’intention des bâtiments dédiés au jeune public (établissements scolaires, centres de loisir, crèches), qui permet de rembourser 400 euros sur l’achat de 10 équipements (ventilateurs, brasseurs d’air…) maximum par établissement. À moyen terme, le dispositif solution durable, doté de 80 millions, octroie aux collectivités une prime de 10 000 euros pour financer des projets de rafraîchissement au sein d’établissements scolaires et publics. Dans la même optique, le programme « Édurénov », piloté par la Banque des Territoires, depuis 2023, accompagne les collectivités dans la rénovation des bâtis éducatifs et sportifs, via des conseils et des financements. Enfin, les collectivités peuvent aussi récupérer jusqu’à 15% de leurs factures de travaux auprès de leurs fournisseurs d’énergies, grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE). La protection des publics vulnérables fait également partie des priorités, suite à une circulaire du Premier ministre demandant la création de centres d’accueil. À ce titre, si les problèmes de fraîcheur dans les Ehpad « ne sont plus qu’anecdotiques désormais » selon le préfet, il convient de recenser les personnes vulnérables, ce qu’a demandé ce dernier aux maires varois, avec l’objectif d’une couverture exhaustive d’ici l’été prochain.

    REPÈRES

    Vigilance

    Météo France a placé 72 départements en vigilance orange canicule pour la journée de jeudi. Parmi lesquels : les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse, avec des températures pouvant aller jusqu’à 37°C dans l’après-midi à Carpentras, par exemple. La vigilance jaune reste de mise dans les Hautes-Alpes et le Var.

    Piscines

    La Ville de Marseille annonce la gratuité de ses piscines municipales à partir du 8 juillet en raison d’une vigilance orange canicule dans le département des Bouches-du-Rhône. Une solution de rafraîchissement qui sera maintenue jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire. Autre réponse : la mairie propose l’ouverture 24 h/24 de la plage des Catalans.

    Réquisition

    Ian Brossat a déposé mercredi une proposition de loi visant à réquisitionner les lieux climatisés en cas de canicule. « Quand certains disposent de lieux climatisés et que d’autres étouffent dans leur appartement, l’accès à la fraîcheur devient une question de justice sociale. La fraîcheur est un droit, pas un privilège », estime le sénateur communiste de Paris.

    Incendies

    Environ 7 800 hectares ont brûlé en France au cours des huit premiers jours de juillet, contre un peu plus de 4 400 sur la totalité du même mois en 2025, selon les données du Système européen d’information sur les incendies de forêt (Effis) analysées par l’AFP. L’année 2026 est déjà la 4e année avec le plus d’hectares brûlés depuis le début des statistiques en 2006.

    « Il n’a jamais fait aussi chaud tous mois confondus à la station historique de Marignane, atteignant pour la première fois le seuil des 40°c, tout comme à Cassis avec 39.7°c. » Le bulletin de vigilance canicule de Météo France, publié ce mercredi, est sans appel. Les départements des Bouches-du-Rhône, des Alpes-de-Haute-Provence et du Vaucluse restent en vigilance Orange, le Var et les Hautes-Alpes sont en vigilance jaune… Et les températures devraient encore augmenter sous l’effet d’un anticyclone associé à des masses d’air très chaudes, et cela pourrait se prolonger jusqu’au week-end. Pour faire face à cette troisième vague de chaleur les municipalités redoublent d’efforts à court et moyen terme.

  • À Martigues, les premiers usagers reçoivent les clés des nouveaux box à vélos

    À Martigues, les premiers usagers reçoivent les clés des nouveaux box à vélos

    Ces nouveaux box à vélos ne constituent « pas qu’un début », mais s’inscrivent dans la continuité de la politique menée par la municipalité, selon l’adjointe (PCF) de Martigues, Marceline Zéphir.

    Mardi dernier, cette dernière, accompagnée de ses colistiers Jean-Luc Cosme (GE) et Roger Camoin (PS), a officiellement remis les clés de ces nouveaux équipements aux habitants du centre-ville ayant répondu à l’appel de la Ville pour bénéficier d’un espace sécurisé de stationnement pour leur vélo.

    Les trois locaux range-vélos sont installés dans les trois quartiers du centre-ville : quai Tessé à Ferrières, quai Kléber sur l’Île et quai Leclerc à Jonquières. Ils sont accessibles sur abonnement au tarif de 30 euros par an. « Ce projet est issu d’une volonté de la majorité municipale, d’habitants réunis en collectifs et conseils de quartiers, de mettre en avant les mobilités douces, explique Marceline Zéphir. Ce n’est pas qu’un début, avec les 30 km/h en centre-ville ou les voies cyclables. Et ça continuera par différents moyens. »

    Une initiative saluée

    Cette initiative a été saluée par l’association Les Vélos des Étangs, active sur le territoire. « Le vélo est une solution aux problèmes de stationnement, surtout pour ceux qui travaillent à moins de 10 km de leur domicile, écrit l’association. Les immeubles ne possèdent pas de cave et il est toujours ardu de transporter sa machine dans les escaliers pour la stocker dans l’appartement. Nous saluons cette initiative pro-vélo de la Ville. » Des places sont encore disponibles dans les box. Pour en bénéficier, il suffit de contacter le service voirie de la Ville au 04.42.44.34.44.

  • Un carreau du cœur pour Handident

    Un carreau du cœur pour Handident

    Créée le 11 mai 2005, sa mission est de faciliter l’accès aux soins dentaires pour les personnes handicapées ainsi que les personnes âgées dépendantes. Dotée de moyens variés afin de répondre aux difficultés des patients, l’association met l’accent sur une prise en charge complète. D’après Christine Khoudry, Directrice médicale d’Handident Paca, ce n’est pas le cas de chaque branche. « Chaque Handident est indépendant. On dépend d’une association qui s’appelle SOSS (Santé Orale et Soins Spécifiques) mais on est vraiment indépendant. » Une particularité démarque l’« entité » en charge de la région du sud-est de la France, « on est les seuls au niveau national répondant à la demande de A à Z. C’est-à-dire on prend en charge le patient pour faire le diagnostic, le plan de traitement et on réalise les soins. »

    Une méthode particulière

    Pour agir, plusieurs services sont en place comme le DERAC (Dispositif Expert Régional d’Appui à la Coordination) recevant les appels des patients et permettant leur orientation vers un chirurgien-dentiste. Sur le terrain, des cabinets dentaires mobiles, ainsi que des interventions au sein d’EHPAD, sont réalisés afin d’« aller vers les patients ». « Tout est mobile », nous explique Christine Khoudry. « On a des véhicules pour chaque secteur, dédiés aux soins. Il y a tout dedans. On installe et désinstalle à chaque fois à l’aide du technicien sur place de l’établissement, en présence de l’assistante dentaire et du chauffeur du véhicule. »

    Pour cette unité mobile, un bus, au départ de cette initiative mobile en 2010, ainsi que trois autres véhicules sont répartis sur l’ensemble du territoire afin de répondre aux exigences. En développement avec une antenne fixe ouverte en mars et 3 630 personnes soignées en 2025, Handident Paca pourra compter sur la visibilité du Mondial afin de partager le savoir-faire de son service au grand public.

  • À Nîmes, l’objectif affiché de la rénovation des Costières

    À Nîmes, l’objectif affiché de la rénovation des Costières

    Quarante millions d’euros ! Balancé à l’emporte-pièce durant la campagne municipale par la droite aux affaires, qui avait choisi l’option du stade des Antonins, le coût de la rénovation du stade des Costières pourrait finalement se révéler bien moins élevé. En attendant le vrai chiffre, qui sera donné par l’audit en cours, l’adjoint aux sports a, d’après les premières estimations, le sentiment que l’addition pourrait être deux fois moins salée. « Nous ferons un point avec l’audit à la rentrée », assure Bruno Ferrier sans s’avancer davantage.

    Quoi qu’il en soit, il semblerait que la volonté du maire Vincent Bouget (PCF) de remettre en état l’infrastructure qui fut l’enceinte du Nîmes Olympique de 1989 à 2022 n’a rien d’une lubie. L’option est d’autant plus suivie par sa majorité qu’elle a acquis la conviction que le stade provisoire des Antonins, érigé par l’ancien propriétaire Rani Assaf, n’est pas viable. « Il n’a pas de parking ni de salle de réception. Il n’a que 8 000 places et coûte 500 000 euros par an à la Ville », liste Bruno Ferrier. Qui prévient que la municipalité ne pourra pas injecter indéfiniment dans un club tombé en National 2 (4e division). « On va faire un effort cette année [1,2 million d’euros était injecté l’an passé, Ndlr] mais il va falloir ensuite réfléchir à un projet où la Ville ne soit pas le principal investisseur », anticipe l’adjoint aux sports. En disant cela, Bruno Ferrier pose les bases des échanges à venir avec l’actuel président Thierry Cenatiempo. Lequel se voyait bien rester aux Antonins…

    « Pas de défaut de structure »

    « L’avenir du Nîmes Olympique est aux Costières », lance Bruno Ferrier. S’il dit cela, c’est qu’il pense l’opération de réhabilitation faisable. « Le stade n’a pas de défaut de structure », précise-t-il. Dans son jus depuis trois ans et demi, la pelouse s’est transformée en terrain vague et des arbustes, à l’instar de figuiers, ont poussé dans certaines travées. Rien de rédhibitoire a priori. Côté bâtiments, l’ancienne municipalité s’était contentée d’injecter 700 000 euros pour rénover l’ancienne salle de gymnastique qui abritait le service des sports de la Ville de Nîmes. Lequel est d’ailleurs en train de réintégrer les lieux. La municipalité de gauche a l’intention de rénover toutes les salles qui en ont besoin. Elle vient par ailleurs d’injecter 250 000 euros dans le stade annexe. « Il fallait décaisser et refaire la pelouse. Ce sera prêt en novembre », indique Bruno Ferrier. Une première étape dans la reconquête de cette friche qui, on l’aura compris, en appelle vite d’autres.

    Si la volonté politique de redonner au Nîmes Olympique son écrin est présente, quelle sera l’ampleur du projet final ? Difficile à dire car il y aura nécessairement des arbitrages dans une Ville qui manque un peu de tout et qui ne roule pas sur l’or. « Il va falloir se mettre autour de la table et décider des priorités avec un plan pluriannuel d’investissements : est-ce qu’on privilégie le stade, les écoles, les piscines… ». Côté équipements sportifs, le nouvel adjoint a fait le tour et pris connaissance de l’état des besoins. « C’est une catastrophe. Il manque au moins 10 stades et 5 gymnases pour éviter une surutilisation des équipements qui les use plus vite. » Pour ce qui est des Costières, on devrait y voir plus clair avec les résultats de l’audit à la rentrée.

  • À Marseille, le nouveau souffle sportif du quartier Bon-Secours

    À Marseille, le nouveau souffle sportif du quartier Bon-Secours

    Deux terrains de football, un terrain de basket, une aire de jeux et de fitness. C’est ce que regroupe l’espace sportif Burel, ouvert après huit mois de travaux et construit en concertation avec les riverains.

    « Les services de la Ville ont fait des propositions, retravaillées en fonction des retours des habitants jusqu’à avoir un projet consensuel. Donc l’aire de jeux pour enfants, le fitness, c’était des demandes des habitants », explique Tina Biard-Sansonetti, maire (DVG) du 13e-14e.

    Dans ce quartier, les espaces sportifs se font rares. « On est sur une zone qui est très dense, où un des seuls centres d’animation a été fermé », détaille-t-elle, « l’objectif de ces équipements de grande proximité, c’est d’être en accès libre et aussi de servir de zones de sociabilisation ».

    Ces installations permettent à tous les publics de s’initier, à proximité de chez eux, à différents sports. « Aujourd’hui on a beaucoup de jeunes qui n’ont pas spécialement envie de s’inscrire dans des clubs. Si on met des plateaux sportifs, c’est pour démocratiser la pratique », admet Éric Méry, adjoint au maire de Marseille délégué aux Sports.

    Soutenu par l’Agence nationale du sport, le projet, dont le coût s’élève à 520 000 euros, « en appellera d’autres dans le secteur bientôt », promet la maire.

    Dernière requête

    Au-delà des terrains, le projet comprend des aménagements paysagers. « Il y a des plantations dans le cadre du plan arbre, qui permettront à terme d’avoir de l’ombrage », se félicite-t-elle.

    Et les habitants sont satisfaits… ou presque. « On a demandé les petits toboggans donc mes enfants sont très contents. Mais il manque des bancs ! », rit Mariama. Pour l’heure, la mère de famille ramènera sa propre chaise, mais espère que la ville entendra sa demande.