Tag: épisodes méditerranéens

  • Pluies, inondations : alerte rouge dans le Gard et l’Hérault

    Pluies, inondations : alerte rouge dans le Gard et l’Hérault

    Les messages d’alerte de la Préfecture sur les smartphones ont réveillé plus d’un habitant du Gard et de l’Hérault, ce mercredi 30 septembre. Depuis 8h et jusqu’à nouvel ordre, les deux départements sont placés en alerte rouge « pluies inondations », compte tenu des prévisions de Météo France.

    Dans le Gard mais aussi le nord, l’est héraultais et les plaines littorales, des orages stationnaires vont provoquer des cumuls de 50 à 300 millimètres d’eau (jusqu’à 100 mm en 1 ou 2h).

    Des débords de cours d’eau sont à craindre également. Depuis la veille, le secteur amont du fleuve Hérault était en alerte orange (jaune pour le secteur aval ainsi que le Lez et l’Orb amont) pour les risques de crues. Dans le Gard, le Gardon d’Alès et d’Anduze, ainsi que la Cèze amont ont été placés en vigilance orange. Les autres cours d’eau sont en vigilance jaune.

    Face à cet épisode méditerranéen de grande ampleur, les préfets de l’Hérault et du Gard invitent à la plus grande vigilance. Il est fortement conseillé d’annuler ou à défaut de limiter ses déplacements. En aucun cas de descendre dans les sous-sols ou parkings souterrains. Il est recommandé de s’éloigner des cours d’eau, des ponts, des berges de ne pas utiliser sa voiture, ni s’engager sur des passages à gué en véhicule ni à pied. Il est conseillé de rester chez soi et de privilégier le télétravail quand cela est possible.

    Dans le Gard, les établissements scolaires sont fermés toute la journée ce mercredi 30 septembre. C’est aussi le cas de certains établissements de l’est héraultais, autour de Montpellier. Les transports scolaires sont annulés dans le Gard et l’Hérault. A Montpellier, le réseau de tramway a été interrompu en milieu de matinée (les bus circulent encore). Tous les parcs et jardins ont été fermés à Montpellier, de même que les points bas (Verdanson, quai du Pirée…). De même à Nîmes où tous les équipements publics de la Ville et de la Métropole sont fermés.

    La situation ferroviaire est aussi fortement perturbée. La ligne TER entre Nîmes et Alès a été suspendue. La SNCF a fait savoir qu’à compter de la mi-journée, les TER entre Marseille et Montpellier ou Avignon ainsi que vers Avignon, Sète, Nîmes et le-Grau-du-Roi seront arrêtés. Les Intercités ne circuleront pas davantage entre Marseille et Bordeaux.

  • [Entretien] « J’espère que 2026 sera un tournant dans les états d’esprit »

    [Entretien] « J’espère que 2026 sera un tournant dans les états d’esprit »

    La Marseillaise : Après cet été marqué par les canicules et les incendies, peut-on parler d’un tournant face aux risques naturels ?

    Alix Roumagnac : De manière large, je dirais que 2026 toute entière a marqué un tournant. On a commencé l’année avec de nombreuses tempêtes et inondations dans l’ouest de la France, puis nous avons connu une succession de canicules dès la fin du printemps. Predict fête ses 20 ans cette année. Tous les jours, notre travail consiste à observer les événements en région, en France et même à l’international. Objectivement, on constate une augmentation assez généralisée de leur fréquence et de leur gravité.

    Le Gard et l’Hérault ont été un peu des lanceurs d’alerte. L’idée de Predict est née après les événements qui ont touché l’Aude en 1999, puis le Gard en 2002 et 2003. Depuis, on observe une accélération. Et on prend conscience que cela ne concerne plus seulement le Gard et l’Hérault, mais l’ensemble du bassin méditerranéen.

    On vit dans un monde où les extrêmes se succèdent : on passe de sécheresses absolues, avec des incendies violents, à des inondations majeures. C’est pourquoi j’espère que 2026 sera aussi un tournant dans les états d’esprit. Quand nous nous éloignerons de ces chaleurs, de ces incendies et de ces orages, il ne faudra pas oublier que cette route vers les événements extrêmes est écrite. On ne s’en sortira pas si nous ne prenons pas des décisions fortes.

    Peut-on parler d’un système
    de risques en cascade ?

    A.R. : Tout est lié, en effet. Le dérèglement climatique renforce les extrêmes et génère des effets en cascade. Les canicules provoquent des sécheresses, qui favorisent les incendies violents. Elles contribuent aussi aux canicules marines. Aujourd’hui, la température de la Méditerranée bat tous les records, avec une valeur médiane supérieure à 29,5°C sur l’ensemble du bassin. C’est une énorme énergie disponible pour les épisodes méditerranéens.

    Pour le moment, les modèles que nous suivons ne voient pas de dépression susceptible de déclencher un tel phénomène dans les jours ou les semaines à venir. Mais la saison va être longue : plus la Méditerranée est chaude, plus le potentiel est important en septembre, octobre, novembre, voire décembre.

    Comment votre travail évolue-t-il face à cette accélération des risques ?

    A.R. : Notre métier évolue en permanence. L’alerte précoce, ce n’est pas simplement de la prévision météorologique ou l’envoi de messages. Elle repose sur quatre piliers : connaître le risque, s’y préparer, le monitorer et diffuser les messages le plus en amont possible pour permettre de prendre les bonnes décisions.

    La mobilisation s’intensifie. Nous suivons les événements près de 250 jours et nuits par an. Les collectivités nous demandent également de plus en plus de les accompagner sur les feux de forêt : détection des départs de feu, simulations de propagation, messages de sécurité, analyse d’images satellites… Nous devons adapter en permanence nos méthodes et nos outils. Mais les événements restent anticipables : les modèles et les outils d’observation deviennent de plus en plus précis.

    Les collectivités sont-elles aujourd’hui mieux préparées
    pour faire face aux risques ?

    A.R. : En 20 ans, nous avons vraiment observé un changement d’état d’esprit. La prise de conscience des risques et des problèmes climatiques par les élus n’a plus rien à voir. Nous avons également progressé sur les outils. La spécificité cette année, c’est qu’avec les élections municipales, de nombreuses nouvelles équipes sont en place. Nous avons donc dû aller à leur rencontre pour qu’elles prennent rapidement conscience des risques et des moyens d’agir.

    Nous avons par ailleurs mis en place les « Mercred1 » : tous les premiers mercredis du mois, les sirènes sonnent dans les communes de France. À 10 heures, nous organisons, avec les communes partenaires, un exercice de crise jusqu’à midi. Beaucoup d’élus participent et viennent s’entraîner avec leurs équipes municipales pour être prêts le jour J. Plus de 80% des communes travaillent avec nous dans le Gard et l’Hérault. À l’échelle nationale, ce sont plus de 25 000 communes sur les 35 000 existantes qui utilisent les outils de Predict.

    Et les habitants ? Sont-ils suffisamment préparés ?

    A.R. : Pour qu’il y ait une bonne gestion de crise, il faut que tout le monde joue la même partition. Le citoyen doit donc être acteur de sa propre sécurité. Dans l’Hérault, nous sommes dans un département qui accueille beaucoup de nouveaux arrivants, notamment dans la métropole de Montpellier. Lorsqu’ils voient ce beau ciel bleu, ils ne s’imaginent pas forcément qu’en passant à côté du Lez ou du Verdanson, une crue peut survenir en deux heures. D’où l’importance de l’acculturation et de l’information en début de saison (lire p6).

    Que faut-il attendre des prochaines décennies dans nos départements ?

    A.R. : Je ne souhaite absolument pas dramatiser. Mais, de manière très factuelle, l’Hérault détient le record national de température, avec 46°C à Vérargues en 2019. Les 50°C sont écrits dans les modèles comme pouvant être dépassés d’ici 2050, mais ça peut aussi bien avoir lieu l’année prochaine, compte tenu de l’accélération actuelle. Il ne faut pas effrayer, mais il faut se préparer. Avec une Méditerranée à 29 ou 30°C, si une dépression arrive, il peut y avoir la formation de « medicanes », des sortes de cyclones méditerranéens. Ce n’est pas de la science-fiction. Cela peut signifier des vents très importants, des tempêtes, des submersions marines et de fortes inondations. Mon message est simple : nous vivons dans un beau pays, donc ne cédons pas à la panique. Face à ces scénarios de peur, je crois que la bonne façon de prendre le dessus sur la peur, c’est d’être dans l’action. C’est ce que nous essayons de faire à Predict. Chaque citoyen, à son niveau, peut avoir la même démarche.

  • Pour adopter les bons réflexes en cas d’inondation à Marseille

    Pour adopter les bons réflexes en cas d’inondation à Marseille

    Premier risque naturel en France par le nombre de personnes exposées, les inondations menacent 9 millions d’habitants sur le pourtour méditerranéen, en particulier en automne. La saison est en effet propice à l’apparition d’« épisodes méditerranéens », autrement dit des épisodes de très fortes précipitations où peuvent tomber l’équivalent de plusieurs mois de pluie en seulement quelques heures ou quelques jours. De quoi motiver le gouvernement à lancer une nouvelle campagne de prévention, dont le coup d’envoi a été donné vendredi, au Centre zonal opérationnel de crise (10e). « L’été 2026 a été celui de tous les superlatifs et le rôle de l’État est d’anticiper les prochains risques, qui sont des risques fréquents sur l’arc méditerranéen, actifs du fait du dérèglement climatique, a noté en introduction Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique. Nous venons avec plusieurs messages (…) [dont celui] de la prévention et de la préparation à la fois collective et individuelle, en rappelant les bonnes conduites à adopter ». Parmi les bons réflexes à adopter en cas de fortes pluies : laisser ses enfants en sécurité à l’école, ne pas prendre sa voiture, car seuls quelques centimètres d’eau peuvent suffire à l’emporter, couper, si possible, les réseaux de gaz, d’électricité et de chauffage, ne pas descendre en sous-sol ou dans les parkings souterrains, ou encore s’éloigner des cours d’eau, des berges et des ponts… « Dans notre pays, beaucoup de moyens sont déployés pour assurer la sécurité de nos compatriotes, a souligné Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur. Mais au-delà de ces moyens, il faut que nos compatriotes deviennent eux-mêmes acteurs de leur sécurité. (…) Par une bonne pratique, ils peuvent sauver leur vie, mais également celles des autres Français ». À voir ce qu’en pensent les sapeurs-pompiers, qui annoncent une mobilisation historique le 29 septembre pour dénoncer la saturation du système de secours.

  • Le Vaucluse se prépare face aux épisodes pluvieux répétés

    Le Vaucluse se prépare face aux épisodes pluvieux répétés

    L’arrière d’une voiture dépassant de quelques dizaines de centimètres de l’eau du parking inondé de Caumont-sur-Durance aura servi d’illustration des comportements à ne pas avoir en cas de fortes pluies, ce lundi 22 septembre.

    En effet, la préfecture de Vaucluse a tenu, en milieu d’après-midi, une conférence afin de lancer la campagne de prévention contre les pluies intenses, avec une période propice aux épisodes méditerranéens. Hasard du calendrier, celle-ci s’est donc déroulée au lendemain d’intempéries records sur la commune vauclusienne, avec pas moins de 133 millimètres d’eau tombés en une nuit. Si les Caumontois, hormis le conducteur du véhicule submergé, s’en sont majoritairement bien sortis « car on était bien préparés et on a appris à se gérer, car on a l’habitude », témoigne le premier édile, Claude Morel, ce ne fut pas le cas de tout le département. S’il n’y a pas eu de victimes, le Sdis de Vaucluse a en effet dénombré 260 interventions et 540 appels en lien avec le phénomène orageux, contre 140 coups de fil quotidiens en temps normal. Cent soixante-dix pompiers ont été mobilisés, et il y a eu deux interventions suite à des impacts de foudre, dont une personne qui a dû être hospitalisée. Deux mille six cents foyers ont été privés d’électricité et le campus Hannah Arendt de l’université d’Avignon, en centre-ville, est resté fermé ce lundi.

    En ce 33e anniversaire des inondations qui ont tué 46 personnes à Vaison-la-Romaine après des pluies diluviennes, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a ainsi « fait le vœu de développer la culture du risque auprès de nos concitoyens pour adopter les bons comportements afin que chacun puisse assurer sa sécurité et éviter que de tels événements se reproduisent ». Des inondations qui laissent des dégâts et dont on tient désormais compte. « Il y a de toute façon un problème d’urbanisme. C’est pour ça qu’il y a des plans de prévention du risque inondation qui limitent l’urbanisation aujourd’hui, qui imposent, quand on est dans des zones inondables de basse fréquence, de limiter les constructions, voire même, dans des secteurs qui ont été sinistrés, de ne pas reconstruire du tout. Aujourd’hui, dans la préparation à long terme, il faut repenser la ville pour qu’elle s’adapte à ce genre de phénomènes et, en particulier dans le Vaucluse, limiter les constructions en zone inondable. Ce sont des messages que l’on doit faire passer, car j’ai encore énormément de demandes », pousse le représentant de l’État. En Vaucluse, 225 000 personnes, soit 42% des habitants, vivent en zone inondable.

    Et ces épisodes de pluies intenses sont amenés à se répéter de plus en plus fréquemment.

    Épisodes fréquents

    Face à ces épisodes « deux fois plus nombreux et 12% plus intenses qu’en 1960 », précise Météo-France, les pompiers indiquent qu’il y a trois étapes pour se comporter de façon adaptée à cette situation. Tout d’abord, anticiper : en garant son véhicule en hauteur à la veille d’un épisode orageux, en préparant des réserves de nourriture pour 72 heures et du matériel de soin chez soi, tout en identifiant les personnes vulnérables. Puis se protéger en restant à l’abri chez soi ou chez des voisins si ceux-ci sont en hauteur. Enfin, se tenir informé des consignes de sécurité, car si l’eau est descendue, le danger persiste, notamment par rapport à l’électricité.

    « Il faut repenser
    la ville pour qu’elle s’adapte à ce genre de phénomènes »

  • « La Méditerranée est capable de faire naître des monstres météorologiques »

    « La Méditerranée est capable de faire naître des monstres météorologiques »

    « C’est un changement de posture que nous avons initié depuis 2020. Il consiste à assumer pleinement le fait que nous sommes un territoire à risques, donc à sortir de l’image du Montpellier carte postale. Le risque principal étant que le citoyen n’est pas assez préparé », estime Sébastien Cote. Comme chaque année à la fin du mois d’août, période charnière entre la saison des feux et celle, à venir, des épisodes méditerranéens, l’adjoint à la protection de la population et à la tranquillité publique a réuni les partenaires locaux de la collectivité pour une conférence de presse de sensibilisation au risque pluie-inondation qui s’annonce.

    « À Montpellier, nous avons chaque année 50 000 personnes qui changent de lieu d’habitation : 25 000 qui arrivent, avec une image de la Méditerranée qui est celle de la carte postale ; et 25 000 Montpelliérains qui changent d’habitation au sein de la ville, sans, le plus souvent, s’informer suffisamment sur le nouveau territoire sur lequel ils s’installent », explique Sébastien Cote. Or en seulement quelques heures, des précipitations équivalentes à plusieurs mois peuvent s’abattre, provoquant, à certains endroits, des inondations par débordements de cours d’eau, des crues torrentielles ou un ruissellement pluvial. Il y a 10 ans, en 2015, deux personnes étaient décédées à Montpellier.

    Ces épisodes méditerranéens sont rendus propices par la température élevée de la mer, qui constitue leur carburant. « Le 26 août, sur l’ensemble du bassin méditerranéen, on était, en valeur médiane, près de 30 degrés. Soit plus que le record de 29,6 degrés relevé l’année dernière à la même période », indique Alix Roumagnac, expert en risques météorologiques et président de la société Predict Services. « Le dôme de chaleur qui nous touche reste bloqué sur la Méditerranée pendant quasiment tout l’été. C’est une vraie cocotte-minute. Donc quand une dépression arrive là-dessus, elle s’alimente en énergie. La Méditerranée est capable de faire naître des monstres météorologiques », insiste-t-il.

    Des outils pour anticiper

    Seule façon d’en contenir les conséquences : connaître ce risque, s’y être préparé et observer scrupuleusement les consignes de sécurité. En effet, l’épisode Méditerranée survenu en octobre dernier à Valencia, en Espagne, a fait 200 victimes alors même que le territoire avait été placé en vigilance rouge. « L’événement avait été identifié. Malgré ce, les gens ont continué à vivre normalement, à circuler, à aller faire des courses dans des grands magasins en zone inondable, magasins qui leur ont dit d’aller chercher leurs véhicules garés dans les parkings en sous-sols… autant de choses inverses à ce qu’il faut faire », souligne Alix Roumagnac.

    « Il faut savoir que 75% des décès ont lieu en vigilance orange », ajoute Sébastien Cote, selon lequel « 82% des Français se disent pas assez préparés à faire face à une catastrophe ». D’où l’importance, insiste-t-il, de « l’acculturation au risque. C’est la clé. Les citoyens doivent être les acteurs de leur propre sécurité. Notre travail de collectivité, c’est de mettre leur disposition le plus d’outils possible pour anticiper ce qui va arriver. Car je ne sais pas quand ça va arriver, mais ça va arriver. L’an dernier, c’est tombé sur Valencia, mais ça peut tomber sur Montpellier. »

    Chaque citoyen peut ainsi, sur l’onglet dédié aux risques majeurs du site internet de la Ville, connaître les risques et menaces auxquels il est exposé au plus près de son lieu de vie ou de travail, grâce à une cartographie interactive. Un guide pratique des risques majeurs est également disponible dans les principaux équipements de la collectivité (mairiesde proximité, maisons pour tous, médiathèques…). La Ville propose également un service gratuit de téléalerte par SMS et/ou par mail*. « Hélas, seuls 5 600 Montpelliérains sont inscrits », déplore Sébastien Cote.

    La collectivité a également créé, en 2021, une réserve citoyenne qui compte aujourd’hui 64 volontaires bénévoles formés par le Sdis et la Croix rouge. Ils sont chargés de mener des actions de sensibilisation et peuvent intervenir en appui des services sollicités en cas d’événement exceptionnel.

    À noter également que la Croix rouge recommande à chacun de constituer un kit d’urgence pour être autonome durant les 72 premières heures de la crise, comprenant notamment des médicaments, du matériel de première nécessité (comme une lampe de poche ou des bougies, le principal risque étant la coupure d’électricité), une copie de ses papiers d’identité, quelques vêtements ainsi que des bouteilles d’eau et des denrées non périssables.

    * montpellier.fr/telealerte