Tag: épisodes cévenols

  • Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Une saison des incendies pour le moment maîtrisée

    La saison n’est pas terminée, le front des incendies est resté stable dans le département, note Jacques Witkowski avec 512 feux recensés depuis le 1er juin, soit 67 de plus qu’en 2025, une augmentation de 15%. S’il y a eu « beaucoup de départs de feux », ils ont été « éteints très vite », mis à part celui de Rognac et de Lançon-de-Provence. Outre la prévention, la préfecture mise aussi sur le répressif avec le respect des obligations légales de débroussaillement. Des communes ont été mises en
    demeure, un camping à Beaurecueil fermé le temps d’agir. Les gendarmes missionnés dans les massifs ont interpellé 350 personnes pour comportements dangereux. Le représentant de l’État se prépare désormais aux épisodes cévenols qu’il appréhende.

    Accompagner les consommateurs de crack

    Face à l’augmentation de la consommation de crack dans le centre-ville qu’il juge « préoccupante », le préfet a mis en place des actions. D’abord répressives pour éviter « les enkystements » mais il mise aussi sur la prise en charge médicale des consommateurs. « Co-porté » avec la Ville, un site d’accueil de 17 places a ouvert mi-août, un autre de 10 places va suivre. Soit 500 000 euros investis par l’État pour leur fonctionnement. Un coordinateur médical a été mis en place. Le développement des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues, deux seulement à Marseille, est souhaité, et à long terme, l’installation d’une halte soins addictions plus que soutenue. Reste à trouver le site…

    Métropole : la balle renvoyée aux politiques

    Prévu le 10 septembre, le vote de la décision modificative du budget métropolitain marque une nouvelle étape. Pour le préfet, « budgétairement, l’affaire est réglée ». Et de réaffirmer le strict rôle de conseil et de contrôle de la légalité de l’État. « Je souhaite que la Métropole sorte de cette ornière », assure-t-il. La mission Bussereau-Debat devant permettre d’entamer des « discussions politiques » sur ses compétences ou limites géographiques.

    Vigilance sur Fibre excellence

    Alors qu’à Tarascon les salariés de l’usine de pâte à papier restent mobilisés après la fermeture du site ce vendredi 28 août (lire aussi page 5), le préfet indique avoir saisi le liquidateur pour s’assurer de sa mise en sécurité. Et si les lieux doivent être dépollués, ils le seront par le repreneur, ou, à défaut, par le propriétaire actuel, assure-t-il. Mais pas question pour autant de laisser la CGT le bloquer, s’il le faut, « on interviendra par contrainte », promet-il.

    Des économies sur l’hébergement d’urgence

    Une « dépense de 117 millions d’euros dans le département », permet de financer 6 000 places dans deux types d’hébergement d’urgence, l’un dans le diffus, l’autre provisoire à l’hôtel rappelle le préfet. Sur ce dernier, 1 562 places, « on a décidé de reprendre en main budgétairement les choses », indique-t-il, avec un nouveau contrat au 1er octobre avec des hôteliers. Et la réalisation d’un « état zéro », le préfet dénonçant « des situations irrégulières », avec « des gens à l’hôtel depuis 6 ans » Et de marteler : « Je suis comptable des deniers publics, je ne peux pas engager ce que le Parlement n’a pas voté. » Or au 1er janvier, le dépassement « était de 8 millions, là encore à 3 millions », déplore-t-il.

    Parallèlement en 2025, 1 400 logements ont été récupérés auprès des bailleurs, 991 cette année. « Presque 2 500 places, un effort notable », estime-t-il.

  • « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    La Marseillaise : D’où vient l’origine du problème ?

    Isabelle Jouve : Il y a six ans, suite à plusieurs épisodes cévenols et à l’augmentation de la circulation sur la route départementale qui n’a fait qu’empirer depuis, le Département du Gard a signalé au maire de Saint-Jean-du-Gard, que le tracé du chemin de Stevenson à partir d’en endroit appelé Pied de Côte jusqu’au village, ne pouvait plus se faire comme avant et qu’il fallait trouver un autre tracé, c’est-à-dire sur 2 ou 3 kilomètres. Le maire a alors sollicité Mme Bourrély, propriétaire de toute la montagne en rive gauche qui a donné l’autorisation de passer sur son terrain – et pas dans son jardin, comme j’ai pu le lire car elle habite de l’autre côté – sur trois ans qui se sont renouvelées trois ans de plus. Une étude a alors été mise en place sur un cheminement qui suivrait la Départementale. Ce parcours demande un million d’euros d’investissement, donc c’est très onéreux et les points dangereux ne sont pas réglés. Un autre tracé a donc été trouvé pour contourner les terrains de Mme Bourrély qui sont très grands, mais ça ne convenait pas.

    C’est à partir de ce moment que le maire, Pierre Aiguillon, a sonné l’alerte ?

    I.J. : Oui, il a alarmé tout le monde, sauf que j’avais acté que personne n’était d’accord avec ce tracé et que nous allions continuer à travailler. J’avais bien compris que ce tracé, qui faisait un important détour, allait pousser les marcheurs à continuer de prendre l’ancien tracé non sécurisé ou à ne plus passer par Saint-Jean. Cette solution n’a donc jamais été actée. Le maire veut la sécurisation sur la Départementale mais le rapport remis par les services souligne bien que les points dangereux ne seraient pas réglés. Ça, le maire ne voulait pas l’entendre. Le Département est très attaché au Stevenson qui doit passer à Saint-Jean-du-Gard parce que c’est une étape historique mais nous sommes aussi attachés à la sécurité des marcheurs. Il n’a jamais été question que le Stevenson ne passe plus par Saint-Jean.

    Qu’a apporté la réunion du 25 novembre avec les différentes parties ?

    I.J. : Elle a été très constructive et a permis de dégager de nouveaux tracés qui n’avaient pas été envisagés jusqu’ici. Il va maintenant y avoir une évaluation de ces nouveaux éléments techniques sur le terrain jusqu’en janvier. On a tracé des chemins sur une carte mais il faut voir la faisabilité et le nombre de propriétaires concernés. La réunion a surtout permis de rassurer le maire sur le fait que le Stevenson continuera bien de passer par Saint-Jean.