Tag: épicerie solidaire

  • Avignon : sans local, l’épicerie sociale et solidaire pour étudiants s’arrête

    Avignon : sans local, l’épicerie sociale et solidaire pour étudiants s’arrête

    Derrière les vitres et les grilles de l’épicerie sociale et solidaire l’Agoraé, quelques cartons remplis de flyers, une machine à café, ainsi que des paquets de pâtes et des bouteilles de jus jonchent le sol depuis plusieurs semaines. Le projet, lancé en 2023 sous la précédente municipalité de Cécile Helle (PS), va s’arrêter faute de locaux mis à disposition par la mairie.

    Ce lieu de rencontre permettait aux étudiants de trouver des denrées alimentaires et des produits d’hygiène à des prix défiant toute concurrence, parfois jusqu’à 10% des prix du marché.

    Contactée, la municipalité confirme que la convention de partenariat qui liait la Ville, l’Université d’Avignon, l’association étudiante Inter’asso avec le bailleur social Erilia, propriétaire des lieux, dans le cadre d’une convention d’occupation précaire, est arrivée à son terme le 3 juillet dernier. La municipalité assurait cette mise à disposition « à titre gracieux » en prenant en charge le loyer qui s’élevait à 10 336 euros par an. Les locaux, ainsi que deux autres espaces attenants également exploités par les services municipaux, ont été restitués à Erilia. La mairie explique qu’elle « n’est donc plus en mesure de poursuivre cette mise à disposition dans les conditions prévues par la convention ».

    Mais, comme pour d’autres projets lancés avant la prise de pouvoir du nouveau maire Olivier Galzi (DVD), tels que l’aide aux devoirs d’enfants en difficulté dans les quartiers populaires ou encore la végétalisation des cours d’écoles, la situation financière de la ville est avancée pour justifier l’arrêt de cette aide. « Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et alors qu’une démarche de rationalisation du patrimoine communal est engagée, la Ville est dans l’obligation de ne pas pouvoir supporter de nouvelles dépenses pour financer ou rechercher un local de substitution », précise-t-elle. Tout en assurant que « cette évolution ne remet toutefois nullement en cause l’engagement de la Ville en faveur de la vie étudiante ». Notamment en renforçant ses liens avec l’Université et les acteurs de l’enseignement supérieur, « afin de renforcer la coordination autour des enjeux de vie étudiante ». La municipalité estime également que cette « mobilisation constante contribue à soutenir l’attractivité universitaire et le rayonnement d’Avignon ». Au dernier classement des villes étudiantes du média L’Étudiant, la Cité des Papes figurait à la 37e position sur 50, à égalité avec Annecy et Troyes.

    « Choix politique »

    « Je n’attendais pas grand-chose de cette nouvelle municipalité soi-disant d’aucun parti. Apparemment, le bon sens, c’est de supprimer les aides aux étudiants et de les laisser crever », déplore Louis, de l’association l’Union étudiante Avignon.

    Cette décision suscite l’indignation des forces progressistes du Vaucluse. Les Jeunes Socialistes, à travers un communiqué ce lundi 14 septembre, regrettent un « choix du maire » qui ne fait que « renforcer la précarisation des étudiants avignonnais et montre que Monsieur le maire se préoccupe davantage de rentabilité financière que de l’avenir des étudiants avignonnais ».

    Du côté de la conseillère d’opposition Mathilde Louvain, (LFI), on s’interroge sur les réseaux sociaux : « La mairie est en roue libre ? ». « On commence à être habitué à la méthode. On décide manu militari. Zéro rencontre en amont. Cette majorité a définitivement du mal avec les mots solidarité, entraide, soutien », poursuit-elle.

    La section du PCF d’Avignon, Morières et Le Pontet estime que la fermeture de l’Agoraé « est un choix politique, pas une fatalité budgétaire. (…) La décision est d’autant plus incompréhensible que l’Agoraé était installée dans le “Repère de la caserne“, au cœur d’un secteur récemment requalifié. Ces lieux avaient justement vocation à créer de l’activité, du passage et de la vie dans la Carreterie. Une ville attractive ne se construit pas seulement avec des travaux : elle se construit aussi avec les associations, les étudiants et les services qui font vivre les quartiers ».

    Une pétition en ligne demandant la réouverture a récolté une centaine de signatures.

    Pétition contre la fermeture sur change.org

  • La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    « L’objectif est (…) d’aller vers les personnes en difficulté qui vivent dans des territoires où l’aide alimentaire est peu accessible », a expliqué, mardi, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire 13, devant une assemblée de bénévoles et de partenaires réunis dans les locaux de l’association à la Pomme (11e) pour un café de rentrée. Le chef de structure a en effet profité de ce « rendez-vous traditionnel » pour présenter et inaugurer le nouveau dispositif « Rayon 13 mobile », une épicerie solidaire itinérante. « Pour la première fois la Banque alimentaire va compléter ses actions auprès des centres communaux d’action sociale par une distribution directe aux bénéficiaires, a-t-il détaillé. Les personnes pourront bénéficier, pendant un temps, de produits à prix très très accessible c’est-à-dire entre 10 et 30% de leur valeur réelle. » Le dispositif, qui devrait permettre d’accompagner 300 personnes par semaine, s’appuiera sur quatre points de distribution hebdomadaires, à Roquevaire, Septèmes-les-Vallons, Saint-Menet (Marseille) et Jouques. Trois communes extérieures à Marseille donc, de quoi, peut-être, commencer à combler un déficit d’aide dans le reste du département. « Le Département [premier partenaire de la Banque alimentaire, Ndlr] compte 119 communes. Pourtant, près de 75 à 80% de l’aide est pour Marseille, note Denis Rossi, conseiller départemental (DVD), délégué au Plan pauvreté et aux associations. C’est terrible d’imaginer qu’à Marseille nous sommes entourés d’une situation de grande précarité. Mais il y a un a priori (…) sur certaines communes des Bouches-du-Rhône, qu’on imagine riches. Pourtant, il existe des points où la précarité augmente. Les gens sont isolés, seuls, et n’arrivent pas à trouver de réponse adaptée ». En 2024, le taux de pauvreté monétaire était de 26% à Marseille, contre 18,5% sur l’ensemble du département, selon un diagnostic produit par l’Agence des nouvelles solidarités actives et le Laboratoire de recherche interdisciplinaire en interventions sociales.

    « Nous avons besoin

    de 3 000 bénévoles »

    Autre point important au menu de ce café de rentrée : l’appel à la mobilisation autour de la Grande collecte annuelle, cette année organisée les 6, 7 et 8 novembre. « C’est un moment important qui nous permet de collecter des tonnages pour ne pas être en rupture, a insisté Joseph Arakel. L’an passé, (…) ça a permis de profiter à 110 000 personnes. C’est colossal. Cette année, nous avons besoin de 3 000 bénévoles pour pouvoir organiser la collecte dans les magasins. » Des bénévoles chaudement remerciés et encouragés par l’ensemble des intervenants, dont Yannick Ohanessian, adjoint au maire de Marseille (PS), délégué à la vie associative.

  • Répondre à la précarité étudiante grandissante

    Répondre à la précarité étudiante grandissante

    « Selon une enquête d’Aix Marseille Université (AMU) sur un panel de 1 200 étudiants, 37% d’entre eux ont du mal à satisfaire leurs besoins vitaux » expose Nicolas Mascret vice président AMU. Et de poursuivre : « Il nous fallait agir, et dépasser la distribution de colis alimentaire dégradante et stigmatisante, pour un étudiant dans une file d’attente. »

    Depuis janvier 2026, la faculté Saint-Charles bénéficie d’un espace de 120 m2, composé de 5 conteneurs, offert par la Fondation CMA-CGM. Une épicerie solidaire et sociale (ESS) s’est ouverte, l’étudiant fait désormais ses courses lui-même. Il dispose d’une cagnotte définie sur critères. « Il y a une réduction de 90% pour les denrées alimentaires et de 70% pour les produits d’hygiènes. Avec 300 étudiants par mois, la demande croissante. En 6 mois, 7,3 tonnes de denrées ont été vendues » explique Nicolas Mascret.

    Étendre le dispositif

    Avec 54 sites universitaires, sur 10 villes et 4 départements, une ESS étudiante itinérante est devenue une évidence en Région sud Paca. « L’idée est de mobiliser notre réseau sur tout le territoire pour favoriser des réponses concrètes pour que la précarité ne soit plus un frein à la réussite » explique Lamri Adoui, président de France Université. Ainsi, l’université du Havre Normandie devient le prochain campus équipé de conteneurs « dont l’épicerie solidaire sera le cœur », confirme Pédro Lages Dos Santos président de cette université. Suivra l’Université de Mayotte toujours selon le même modèle partenarial. « Nous avons l’ambition de répondre à un besoin concret en apportant des solutions qui le sont tout autant » conclut Zoé Waldmann responsable communication de la Fondation.

  • Solid’AM lauréate d’un prix de la fondation Crédit coopératif

    Solid’AM lauréate d’un prix de la fondation Crédit coopératif

    L’association étudiante Solid’AM ne ménage pas sa peine et a vu ses efforts salués par la fondation Crédit coopératif. Elle s’est en effet vue attribuer le Prix local de l’inspiration en ESS 2026 pour « son action innovante et exemplaire en faveur des étudiants issus de milieux défavorisés au travers l’ouverture récente de son épicerie solidaire implantée au cœur du campus universitaire aixois, épicerie ouverte à tous les étudiants et pas seulement ceux d’Aix Marseille Université ». Ce prix de 3 500 euros a été remis le 4 juin par Stéphane Salord président du Conseil d’agence du Crédit coopératif Aix-en-Provence au président de l’association Lyes Belhadj en présence des bénévoles et des collaborateurs de l’agence.

  • La Croix-Rouge inaugure un nouveau lieu dédié à la solidarité à Marseille

    La Croix-Rouge inaugure un nouveau lieu dédié à la solidarité à Marseille

    Vous venez amener des dons ? », demande Awéna, bénévole depuis neuf mois. Un couple vient déposer un siège auto et des vêtements. Même le jour de l’inauguration, la boutique solidaire de la Croix-Rouge ne désemplit pas. Ouvert depuis octobre dernier, ce concept est unique dans la région car il réunit dans un même lieu une épicerie solidaire, du textile de seconde main, mais aussi des espaces d’accueil, d’écoute et de formation. Ce Carrefour des solidarités a déjà accueilli plus de 9 000 personnes.

    Parmi elles, Eliane, 87 ans, habitante du quartier. Elle pousse la porte de la boutique pratiquement tous les jours : « J’adore cet endroit et je trouve toujours mon bonheur. Il y a aussi l’avantage qu’ici, tout le monde est sympathique », sourit-elle.

    Entre les portants et les réfrigérateurs, des t-shirts et gilets rouges, brodés « la Croix-Rouge », s’activent. Au total, ce sont 400 bénévoles qui aident des personnes en situation de précarité. Awéna travaille aujourd’hui à la partie textile. « Les clients ne viennent pas uniquement pour acheter ou pour donner, ils viennent aussi pour parler. On a l’impression que ça leur fait du bien », décrit-elle, en triant des chemisiers. à ses côtés, son fils de 13 ans, Imad, est également bénévole : « J’ai appris le fonctionnement de la caisse. J’aimerais continuer à être bénévole plus tard, ça me plaît d’aider les gens. »

    Contribuer à une vie meilleure

    Le choix du quartier du Camas n’est pas anodin : « On cherchait un endroit accessible par les transports en commun. L’objectif était de concentrer tous les services sur un même lieu, pour que les gens n’aient pas besoin de traverser la ville », explique Stéphane Lemonnier, président de l’unité locale de Marseille.

    D’une superficie totale de 300m2, ce concept de boutique comprend aussi un service de microcrédit, en partenariat avec la Caisse d’épargne. « Il permet de donner un coup de pouce. La plupart du temps, les personnes ne savent pas qu’ils en sont bénéficiaires, alors on les accompagne », ajoute Stéphane Lemonnier. Une permanence pour lutter contre la précarité énergétique, en partenariat avec EDF, est également mise en place, ce qui a permis à l’association d’obtenir un chèque de 20 000 euros d’aides.

    à Marseille, le taux de pauvreté peut atteindre 25%, selon Isabelle Epaillard, préfète déléguée à l’égalité des chances, qui n’a pas manqué de saluer le travail des bénévoles. Et d’aller plus loin : « La question du logement est préoccupante. Environ 7 000 personnes dorment dans des centres d’hébergement ou des hôtels. » En 2025, la Croix-Rouge de Marseille a distribué 89 tonnes de produits à 41 000 personnes dans le besoin.

  • L’épicerie solidaire du campus Schuman à Aix compte déjà 2300 bénéficiaires

    L’épicerie solidaire du campus Schuman à Aix compte déjà 2300 bénéficiaires

    Il y a cent jours émergeait sur le campus Schuman une épicerie solidaire. Solid’Am, l’association étudiante, permet depuis aux étudiants de faire leurs courses à prix très réduits, voire gratuitement selon les produits installés sur les rayons de cette épicerie (notre édition du 26 janvier). Ouverte deux à trois jours par semaine, « au moins quatre heures par jour », elle est l’une des plus importantes en France, puisque ce sont 130m2 de rayons et d’étalages que propose l’association. Les produits qui les occupent, proviennent notamment de la Banque alimentaire et de dons. L’objectif du lieu, installé au cœur du campus et fondu dans un lieu événementiel, est de pouvoir déstigmatiser la précarité, faire ses courses dans un lieu sans file d’attente exposée, dans l’anonymat, et dans un espace dédié uniquement aux étudiants. Ce mercredi, entre deux points d’organisation, Lyes Belhadj, président de l’association, fait le bilan qui se résume en un mot : « Pouvoir d’achat. Ce sont 150 000 euros de pouvoir d’achat qui ont été redistribués aux étudiants. Cela se calcule avec la valeur réelle des produits que l’on distribue par rapport à leur prix sur le marché », résume ce dernier.

    300 étudiants hebdomadaires

    À ce stade, l’association enregistre 23 700 articles distribués, et selon elle, ce sont plus de 2 300 bénéficiaires, qui sont inscrits à ce dispositif alimentaire. « On estime que ce sont environ 300 étudiants par semaine qui viennent faire des achats ici, soit une centaine par jour, précise Lyes Belhadj. Le dispositif rencontre un franc succès, malheureusement. Il y a 25% des étudiants qui sont dans une situation de précarité, d’après les chiffres du ministère, ce n’est pas négligeable. » Force est de constater, pour l’association, que « la guerre au Moyen-Orient a accentué des fragilités déjà existantes » et, sans entrer dans les détails, que « les moyens sont assez limités, notamment avec les retards budgétaires du côté de l’état, les subventions ont toujours pas été liquidées ». Sur ces 100 premiers jours de fonctionnement, l’association a également scellé des partenariats notamment avec la Ressourcerie du Pays d’Aix, qui « dispose d’un rayon entier », mais aussi avec l’association Petites Mains et Tricotins, qui a mis à disposition des étudiants « à titre gracieux, plusieurs produits essentiels ». Malgré le contexte, l’association compte étendre le dispositif sur le territoire académique. Et pour poursuivre son activité, est toujours à la recherche de nouveau partenaires et de soutien.

  • Un rendez-vous militant pour rompre avec la précarité

    Un rendez-vous militant pour rompre avec la précarité

    La cuisine de l’Arc à Noailles accueillera, ce samedi, la Comuna, organisée par le Comité chômeurs et précaires de la CGT 13. « Un moment à la fois interprofessionnel, intersyndical, voire transpartisan. L’idée est de se rencontrer pour discuter ensemble sur la question de la précarité. Et d’en faire un moment militant, donc politique », résume l’adhérent Cyrille Choupas. La journée sera notamment consacrée à la précarité alimentaire, avec une épicerie solidaire suivie d’un dîner partagé, tous deux à prix libre.

    Un tissu de solidarité

    La Comuna s’adresse à l’ensemble des publics précaires : chômeurs, intermittents, travailleurs à temps partiel, « qui partagent des objectifs communs », souligne Cyrille Choupas, sans oublier « les camarades aux métiers plus stables : énergéticiens, fonctionnaires… ». La Comuna cherche à « tisser une forme de solidarité interprofessionnalité » pour donner place aux revendications contre la précarité.

    L’adhérent dénonce aussi « le partenariat fait entre France Travail et l’armée, en Paca ». Une stratégie qui conduirait, selon lui, « France Travail à pousser l’embauche des personnes précaires vers le monde de l’industrie de l’armement. Vers des métiers qu’on ne veut pas, vers des sortes de guerre qu’on ne veut pas non plus. Cette armée de réserve n’est pas une armée de réserve du capital, mais une armée de réserve du syndicalisme ». La Comuna fait aussi écho aux manifestations « contre la guerre et celle contre la trêve hivernale » prévues le même jour, impactant ces profils précaires.

    Épicerie dès samedi à 14h30 ; repas partagé de 19h à 22h.
    Prix libre.

  • La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La liste « Uni.e.s pour Draguignan » poursuit son cycle de consultations. Vendredi, ce sont les thèmes du logement, de la santé et des discriminations qui ont été portés par l’équipe progressiste, lors d’une nouvelle réunion publique.

    La première thématique avait fait l’objet d’une enquête auprès des habitants. Il en ressort « un mal-logement chronique dans les quartiers prioritaires : logements dégradés, problèmes d’isolation… 62% des sondés renoncent à se chauffer pour des raisons financières », analyse Sylvie Borgogno, colistière (LFI). Les prix des logements demeurent par ailleurs prohibitifs pour 67% des personnes interrogées.

    Pour un centre de santé

    Pour lutter contre la précarité, la liste souhaite encadrer les loyers, favoriser l’accession sociale à la propriété et lancer un programme de rénovation pour intensifier le « zéro logement vacant » et atteindre les 25% de logements sociaux fixés par la loi SRU, dont la construction sera priorisée. L’ensemble doit être réalisé selon un modèle durable, qui s’appliquerait également aux nouveaux programmes immobiliers.

    Concernant la santé, « comme partout en France, il y a un manque de médecins. On est classé en zone d’action complémentaire (ZAC) par l’ARS, on n’est pas complètement sous-doté par rapport aux zones d’intervention prioritaires, mais des gens sont tout de même obligés d’aller jusqu’à Fréjus », analyse Sylvie Borgogno. Alors que 42% des sondés renoncent aux soins faute de moyens et de médecins, que 58% se disent insatisfaits par les services hospitaliers et que 72% ont des difficultés à trouver un spécialiste, « Uni.e.s pour Draguignan » propose de créer un centre de santé (avec des médecins salariés et sans dépassement d’honoraires), un service de téléconsultation et de médecine de garde. La liste souhaite également encourager l’installation de médecins en finançant des étudiants en médecine qui s’engageraient à exercer cinq ans à Draguignan.

    La liste veut aussi favoriser la pratique du sport, la prévention (addiction, santé mentale…), l’environnement (transports verts, végétalisation…) et la nutrition (cantines et marchés bio, épicerie solidaire municipale, repas itinérants à faible coût dans les quartiers prioritaires…).

    Enfin, sur le volet discriminations, la liste veut mettre en place un guichet municipal destiné à la lutte contre les discriminations et les violences intrafamiliales, assorti d’un service d’accompagnement psychologique. Elle souhaite également renforcer les subventions aux associations œuvrant dans ces domaines et augmenter les capacités d’accueil d’urgence. Un plan de prévention est également prévu, incluant des ateliers d’initiation aux métiers de la tranquillité publique, ainsi qu’un moratoire et un audit sur la vidéosurveillance.

  • Une épicerie solidaire ouvre ses portes pour les étudiants à Aix-en-Provence

    Une épicerie solidaire ouvre ses portes pour les étudiants à Aix-en-Provence

    L’espace est habituellement dédié à la réception d’événements. Mais derrière les vitres du Cube, s’étalent sur 130 m2 du lieu de hauts étalages, garnis de produits d’hygiène, d’entretien de maison, d’aliments secs, de conserves, de couverts, de papeterie, d’objets aussi. À l’initiative de l’association Solid’Am, en charge de distributions alimentaires pour les étudiants, l’une des plus importantes épiceries solidaires de France s’apprête à ouvrir sur le Campus Schuman de l’Université d’Aix-Marseille. Ici, les denrées alimentaires sont gratuites, dans la limite de dix produits par étudiant, tandis que les produits d’hygiène sont vendus à au moins 80% en dessous des prix du marché. Les produits, pour la majorité, proviennent de dons solidaires, d’entreprises et de la Banque Alimentaire. « L’idée est vraiment que l’étudiant puisse venir ici, faire ses courses à petit prix voire gratuitement, sans avoir l’impression de faire la queue dans une distribution alimentaire. Cela fait moins ration de survie post Seconde guerre mondiale. C’est moins stigmatisant », conclut Lyes Belhadj, président de l’association. Solid’Am.

    Un « cadre intimiste »

    L’association, historiquement créée au début des années 2000, a connu un véritable « branle-bas de combat » pendant le confinement, rapporte son président, en enchaînant les distributions sur différents campus universitaires du coin. Avant que le dispositif ne se pérennise pour répondre à la précarité étudiante croissante post-Covid. « On est sur un campus ou l’on avait entre 300 et 500 bénéficiaires, poursuit Lyes Blhadj. On organisait les distributions entre midi et 14h. Forcément, les gens pressés repartaient en cours, on ne pouvait pas manger, et surtout, chacun voyait l’autre faire la queue. Contrairement à la distribution, ce lieu permet d’abord de choisir, mais aussi de le faire discrètement. L’épicerie a l’avantage d’être ouverte trois jours par semaine sur des plages horaires d’au moins deux heures, jusqu’à six heures par jour en fonction des besoins. Le tout, proposé dans un cadre intimiste. » Le projet est né après la publication, par l’Université, d’un appel à projet. L’association le remporte en juillet 2025, récupère les clefs en septembre, et ouvrira officiellement ce mercredi 28 janvier. Au-délà d’être un lieu de nécessité, l’endroit est imaginé comme un« tiers lieu étudiant ». Animations, rencontres, devraient être organisées sur place, une fois le projet installé. « On réceptionnera, dans le futur, également deux postes d’ordinateurs pour aider les étudiants dans leurs démarches administratives, leurs recherches de logement… », ajoute Said Azizi, vice-président de l’association. Le mot d’ordre : « Ouvert à tous, précise Lyes Belhadj. Ce n’est pas l’épicerie des étudiants pauvres, c’est l’épicerie des étudiants tout court ». Y compris pour les étudiants hors Université d’Aix-Marseille.

  • Montpellier tisse un réseau d’épiceries sociales et solidaires

    Montpellier tisse un réseau d’épiceries sociales et solidaires

    Avec 28% des habitants vivant sous le seuil de pauvreté, nombreux sont ceux qui, à Montpellier, recourent à l’aide alimentaire. « Il y a 5 ans, il y avait 3 millions de repas distribués par an sur la ville de Montpellier par les réseaux de soutien alimentaire », indique Michel Calvo, adjoint en charge de la solidarité. « C’est énorme. »

    En 2021, la municipalité fraîchement élue avait alors organisé des états généraux de la solidarité alimentaire réunissant associations, institutions, élus, chercheurs. À l’issue des concertations menées dans ce cadre, la délibération adoptée en conseil municipal en novembre 2021 proposait, entre autres mesures, de « constituer un réseau d’épiceries sociales et solidaires (ESS) et l’accompagner pour y améliorer la dignité des personnes, l’inclusion et la qualité des approvisionnements ».

    Quatre ans plus tard, ce maillage a pris forme, en s’appuyant sur des associations qui portent ces projets. « Actuellement, on a une épicerie sociale et solidaire dans les 7 grands quartiers de la ville », assure Michel Calvo. « Il y en a quatre qui sont fédérées par la Ville et qu’on soutient plus particulièrement. On leur donne 10 000 euros de subvention par an. Et il y en a quatre autres qui sont aussi des lieux de distribution alimentaire qu’on soutient, mais qui ne rentrent pas dans notre dispositif », détaille l’élu. « Nous incitons les ESS avec lesquelles nous travaillons à faire des efforts pour diffuser de l’alimentation de proximité et bio. On ne leur demande pas de ne faire que ça car on sait que c’est beaucoup plus cher, mais on cherche à faire évoluer les épiceries sociales vers des produits plus qualitatifs. »

    Une nouvelle épicerie inaugurée en décembre

    Deux ESS directement aidées par la Ville ont été inaugurées dernièrement. Tout d’abord l’épicerie « Soleil », début septembre. Créée dès 1993 par l’association Solidarité DOM-TOM Hérault au cœur du quartier de la Mosson, elle a fait l’objet d’une vaste rénovation prise en charge par la collectivité et le bailleur social ACM. La structure compte aujourd’hui 443 bénéficiaires dont 76 étudiants, soit environ 113 foyers montpelliérains. La seconde épicerie, inaugurée début octobre est, elle, située route de Mende, tout près de la faculté Paul Valéry, dans des locaux mis à disposition par la Ville. Dédiée aux 18 à 25 ans, étudiants ou non, en situation de précarité, Rayon 34 -portée par la Banque alimentaire- a pour objectif d’accompagner jusqu’à 300 jeunes par semaine. Une autre ESS du réseau de la Ville « doit ouvrir en décembre rue Draparnaud, dans le quartier des Arceaux, au terme de deux ans de gros travaux. Elle sera gérée directement par le CCAS », informe Michel Calvo.