Tag: Entreprenariat

  • Une herboriste sud-alpine remporte un concours

    Une herboriste sud-alpine remporte un concours

    L’herboriste oraisonnaise Kelly Colongues a remporté le concours Femmes Entrepreneures 2026, qui vise à débloquer les freins rencontrés par les femmes entrepreneures, que la docteure en biologie végétale a connus. « J’ai complètement ressenti que l’entrepreneuriat était plus difficile en tant que femme. On a un certain scepticisme. Il y a des raccourcis vers la sorcière du village, qui sont péjoratifs », relate l’herboriste depuis la boutique de son collectif de cueilleuses de Forcalquier. « Au niveau des financements, on est beaucoup moins prise au sérieux en tant que femme. Souvent, on nous demande où est l’homme qui fait les calculs derrière », regrette-t-elle. « Si je ne me présente pas directement en tant que docteure en biologie des plantes, je sens une réelle différence sur la façon dont les personnes s’adressent à moi. »

    Le concours distingue 101 gagnantes pour les 101 départements français, et Kelly Colonges est la lauréate pour les Alpes-de-Haute-Provence. Elle a elle-même réussi à soigner un problème médical personnel à l’aide de plantes, après son doctorat en biologie végétale et un cursus de trois ans dans une école d’herboristerie de Montpellier. « Je me suis dit que je n’étais sûrement pas la seule pour qui les plantes pouvaient être une aide. Et donc, j’ai décidé de créer mon entreprise », explique-t-elle.

    Au quotidien, Kelly Colonges cueille des plantes, comme du tilleul ou de la sarriette, sur la montagne de Lure ou encore à Dauphin. Elle les transforme, les fait macérer, les filtre, les met en bouteille et les vend à des personnes qui ont des problèmes de sommeil, de stress, d’articulations, de digestion ou encore des carences.

  • Six entreprises innovantes et « positives » mises à l’honneur

    Six entreprises innovantes et « positives » mises à l’honneur

    Près de 200 personnes se sont réunies ce jeudi au Stade marseillais université club (Smuc) à Marseille à l’occasion de la 12e édition des trophées des entrepreneurs positifs organisés par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) des Bouches-du-Rhône. Sur 75 TPE et PME candidates, six entreprises du département ont été récompensées selon 6 catégories pour leur engagement social ou environnemental et représenteront le département lors de la finale régionale en novembre. Parmi les lauréats figurent Benmecheta à Martigues, distinguée pour sa préservation des écosystèmes marins, bAAM! à Marseille pour son engagement pour une nutrition bio, Tiers-Lab des transitions à Marseille pour sa coopération avec des associations locales, VB Tech à Marseille pour son innovation sur les maladies neurologiques, Ma petite fraterie à Tarascon pour son travail sur le bien commun, ou encore Jouga à Aix-en-Provence pour son modèle de réemploi de jouets.

    Un territoire qui regorge de talents

    Cette cérémonie a récompensé des dirigeants qui ont choisi d’entreprendre « autrement », en conciliant performance économique et impact positif. « Être entrepreneur aujourd’hui n’est pas un long fleuve tranquille. Face aux tensions, ils prennent des risques (…) Ces trophées sont la preuve que notre territoire regorge de talents, d’énergie et d’engagement », a souligné Corinne Innesti, présidente de la CPME 13.

  • Un forum pour encourager une insertion par l’entrepreneuriat

    Un forum pour encourager une insertion par l’entrepreneuriat

    C’est au centre socioculturel du Château de l’Horloge, au cœur du quartier du Jas de Bouffan, que s’est installé le forum « Entreprendre », après une première édition en 2013, avec le soutien de la municipalité dans le cadre de sa politique de la Ville.

    Un rendez-vous à destination des habitants des quartiers prioritaires, co-organisé par La Ruche Sud Paca et Initiative Pays d’Aix. Le premier est un réseau d’incubateurs « notamment pour les publics les moins représentés » et porte le Carrefour de l’entrepreneuriat Pays d’Aix (soutenu par la banque publique d’investissement ou BPI, dans le cadre d’Entrepreneuriat Quartiers 2030). Le second est un réseau associatif de financement et d’accompagnement pour développeurs d’entreprises et porte le CitésLab (financé par la BPI) qui vise à « détecter et préparer » les entrepreneurs des quartiers prioritaires des villes.

    Ce mardi, les représentants de l’entrepreneuriat ont donc installé stands, kakémonos et espaces d’accompagnement avec des professionnels pour un public parfois éloigné des acteurs de la création d’entreprise.

    Humaniser un écosystème

    « L’entrepreneuriat est un vecteur d’insertion professionnelle. On ne parle pas forcément d’entrepreneuriat dans le sens de start-up, on va plutôt accompagner des micro entrepreneurs, des économies traditionnelles. Le premier objectif reste de créer son propre emploi », note Benjamin Coffin, responsable du partenariat pour l’entrepreneuriat inclusif à La Ruche Sud Paca.

    « L’idée est de montrer que n’importe qui peut créer son entreprise et donc son emploi », rappelle Laurent Couvret, directeur d’Initiatives Pays d’Aix. Selon lui, l’entrepreneuriat, notamment en termes de reprises d’entreprises, est toujours d’actualité. Il ajoute que le public intéressé serait composé de 30% de moins de 30 ans, « trois fois plus qu’il y a trente ans. C’est un écosystème avec énormément d’acteurs et partenaires. L’événement permet d’apporter de la visibilité sur qui fait quoi. Chaque partenaire, ici, a pour rôle de clarifier le parcours, l’écosystème, expliquer que, quelle que soit la porte d’entrée, une solution est possible, avec un accompagnement. Personne ne doit rester en marge ».

    « Sur le sujet du financement, on constate que le rapport à l’argent est tout de même différent, explique Cathy Héniart, cheffe de projet CitésLab. Dans les quartiers, on peut avoir du mal à faire une demande de financement : le prêt est associé à une dette plutôt qu’un investissement. Il y a en fait toute une culture sur l’approche entrepreneuriale à faire. »