Tag: Emprunt

  • La majorité martégale forte de sa capacité d’investissements

    La majorité martégale forte de sa capacité d’investissements

    Public hors-norme pour le premier conseil municipal ordinaire de Martigues. Les habitants se sont pressés dans la salle de l’hôtel de ville, contraints parfois de s’asseoir à même le sol, pour assister au débat d’orientation budgétaire. Henri Cambessédès, premier adjoint au maire, a présenté une situation financière solide et étayée à travers 60 pages de documents distribués aux nouveaux élus.

    La Ville s’éloigne « du spectre de l’effet ciseaux », note Roger Camoin (PS), adjoint de quartier. En 2024, les recettes progressent de 2,07% tandis que les dépenses diminuent de 0,44%. Résultat des courses : l’épargne brute s’établit à plus de 9 millions d’euros, l’épargne nette (diminuée du remboursement de la dette) à plus de 5 millions d’euros. « Nous assistons à un rebond que nous devrons pérenniser », affirme Henri Cambessédès.

    L’encours de la dette se stabilise quant à lui à 34,63 millions d’euros, après un emprunt de 6 millions d’euros en 2025, soit une diminution de 37% depuis 2015. « Et si on remonte plus loin dans notre historique, nous avions 63 millions de dette en 2009 », note l’adjoint. La capacité de désendettement de la Ville est de 3,8 années, bien en deçà de la strate qui est de 7,9 années.

    23 millions d’euros d’investissements

    « Ce budget se profile mieux que le précédent, mais ce n’est pas le calme olympien, tout peut basculer selon les objectifs ou les décisions de l’État ou de la Métropole », tient à souligner Roger Camoin, alors que le contexte national et international est instable, entre des tensions persistantes sur le prix de l’énergie, des taux d’intérêt qui demeurent élevés et une diminution des dotations de l’État.

    Le maire (PCF) Gaby Charroux se veut rassurant : « Face à cette réalité, nous n’avons jamais fait le choix de la résignation. Nous avons fait un autre choix, celui de la responsabilité, de la constance. (…) Dans les périodes de turbulences, les concitoyens savent pouvoir compter sur leur commune. Ils savent que les services publics sont là, qu’ils sont concrets, accessibles. »

    Pour la première année de ce nouveau mandat qui s’ouvre, la majorité de gauche entend maintenir le cap avec 23,1 millions d’euros d’investissements. Les subventions aux associations et au Centre communal d’action sociale augmenteront légèrement. Un emprunt est envisagé à hauteur de 4 millions d’euros. Les services estiment que les dépenses de fonctionnement diminueront de 0,65%, malgré des cotisations d’assurance en hausse de 53% et une augmentation de 1,92% pour la masse salariale, et que les recettes augmenteront de 2% en gardant des taux de fiscalité directe locale inchangés.

    Le budget sera présenté le 30 avril.

  • Le Département de l’Hérault contraint de se serrer la ceinture

    Le Département de l’Hérault contraint de se serrer la ceinture

    « C’est la première fois que nous dépassons la barre des 2 milliards d’euros au budget primitif ». Prononcée en guise de conclusion de deux jours de débats cordiaux qui ont abouti, mardi 31 mars à Montpellier, au vote* du budget 2026 du Département de l’Hérault, la phrase de Kléber Mesquida (DVG) ne dit rien du casse-tête financier enduré.

    Si le président héraultais ne semble plus craindre une reprise en mains de la Chambre régionale des comptes, il est bien conscient que sa marge de manœuvre financière reste minime. Précisément de 33,8 millions d’euros (ME) au lieu de 68,7 l’an passé pour ce qui est de l’épargne brute. L’épargne nette est même négative (-19ME), au même niveau qu’en 2024. Pris dans « un effet de ciseau », le Département aux finances toujours précaires, ne sort pas encore de l’étau.

    Deux raisons essentielles l’expliquent. D’abord les dépenses sociales (949,2ME) pèsent mécaniquement chaque année plus lourd dans un territoire précaire. 280ME pour le RSA, 186,2ME pour l’Aide sociale à l’enfance (ASE), 185,1ME pour l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et 106,4ME qui relèvent de la Prestation de compensation du handicap (PCH).

    « Chaque euro dépensé utile »

    Autant de dépenses sociales obligatoires qui sont loin d’être compensées « à l’euro près » comme promis par l’État qui transfère des compétences puis se désengage année après année. Résultat : un reste à charge colossal et en hausse (259ME en 2026 au lieu de 245,6ME l’an passé) : 110,7ME sur le RSA, 79,6 sur l’APA ou encore 68,7ME pour la PCH. « Ce qui nous plombe c’est le non respect de la parole de l’État », synthétise le vice-président aux finances, Cyril Meunier (DVG).

    Conséquence : si les dépenses d’investissement seront en légère hausse (181,6ME dont 102,2ME pour les travaux sur les routes et les domaines), l’effort reste minimaliste. Et K. Mesquida de prévenir : « On va passer une année 2026 à faire des économies, je resterai sur la même ligne, on ne peut pas avoir de dérive, on serait pénalisable ». Il faut dire qu’un emprunt d’équilibre de 61,7ME a dû être nécessaire pour équilibrer les comptes.

    Pas de quoi convaincre les élus d’opposition RN. « Je trouve ce budget trop optimiste sur les recettes avec un pari hasardeux sur la TVA et l’immobilier », critique le Biterrois Gilles Sacaze. La collectivité a pourtant joué la prudence avec 310ME de droits de mutation escomptés en recettes (+4,8% au lieu des +7% préconisés par l’État). Avec une dette qui pointe à 845,5ME (25 ans pour rembourser), l’opposante RN Marie Hirth dénonce « les subventions à certaines associations et les dépenses de com’ ». « Nous avons fait le maximum partout », lui assurera K. Mesquida. Avant que son 1er vice-président Renaud Calvat (PS) n’abonde. « Chaque dépense est au minimum utile voire indispensable aux habitants et aux communes ».

  • Fragile, le Département de l’Hérault joue la prudence

    Fragile, le Département de l’Hérault joue la prudence

    On a rajeuni de 75 ans ! » La capacité de désendettement du Département de l’Hérault étant passée de 100 à 25 ans, Philippe Vidal (PS) fait mine de se réjouir. Mais le maire de Cazouls-les-Béziers qui, lundi 16 février, remplaçait le vice-président aux finances (Cyril Meunier grippé) lors du débat d’orientation budgétaire, ne s’enflamme pas, sachant l’indicateur marginal. « La situation reste très fragile car notre autofinancent (35,3 millions d’euros) ne comble pas le remboursement de la dette (52,8 ME) ».

    Pire : l’épargne nette est désormais négative (-17,5 millions d’euros). Ainsi, chuchote le président Kléber Mesquida (DVG), aphone, « c’est inquiétant car on doit emprunter pour rembourser ». Très précisément 105 ME pour parvenir à l’équilibre tandis que l’encours de la dette culmine à 888,8 ME.

    Dépenses sociales dues

    Ainsi le budget 2026 (1,664 milliard d’euros) qui sera voté les 30-31 mars, sera dans la même « sobriété » que celui de 2025 qui avait été bouclé au prix de coupes et d’efforts inédits. « Ne pas reconduire des contrats, cela a été un crève-cœur », rappelle Philippe Vidal. « Un grand merci aux agents qui ont accepté d’évoluer dans les services », salue Claudine Vassas-Meijri (PS), présidente d’un jour.

    Grâce au regain des ventes immobilières générant des recettes en hausse (295,8 ME soit +22% en 2025 et 310 ME espérés en 2026), « on a réussi à retrouver quelques marges de manœuvre », positive Renaud Calvat (PS). De quoi continuer à assumer les dépenses sociales obligatoires (RSA 280ME), Aide sociale à l’enfance (186,2ME, Allocation personnalisée d’autonomie 172,5ME, Prestation handicap 100,6ME). Et même s’assumer certains investissements nécessaires (total 174,4 ME) dans les routes (50,2 ME), les collèges (30,7 ME), le patrimoine et les domaines (18,2 ME). Sans oublier les imprévus. « Les dégâts de la tempête ont déjà coûté 5 ME », déplore Philippe Vidal. Les aides aux conchyliculteurs et aux projets prioritaires des intercommunalités seront maintenues.

    Une situation « trop fragile » pour que l’opposition envisage l’avenir avec enthousiasme. « On aimerait que l’éclaircie soit plus longue et que le brouillard se dissipe durablement », illustre Brice Bonnefoux (LR) qui réclame à l’État une réforme territoriale. Côté extrême droite, Jean-Louis Respaud rêve de plus d’austérité. « Nous payons aussi des dépenses qui auraient pu être limitées dans les années précédentes ». L’État qui doit 1,2 milliard d’euros à la collectivité héraultaise est pourtant le premier fautif, rappelle Patricia Weber. « Les Départements sont en première ligne de la solidarité nationale qui n’est pas au rendez-vous de nos financements. »

  • Les hommes en rémission d’un cancer pourront enfin s’assurer normalement

    Les hommes en rémission d’un cancer pourront enfin s’assurer normalement

    Après un premier engagement porté en faveur des victimes du cancer du sein, lancé en 2024 à l’occasion de l’opération Octobre rose, CNP Assurances élargit sa campagne aux hommes ayant été atteints d’un cancer de la prostate ou du testicule, en ce mois de novembre dédié à la sensibilisation sur les cancers masculins. Alors qu’une personne en rémission doit habituellement attendre 5 ans avant d’accéder à un taux classique d’assurance pour un emprunt, l’assureur propose désormais un autre fonctionnement : le régime d’assurance sera identique à celui d’une personne sans antécédent dès lors que le processus thérapeutique sera interrompu. Chez la majorité des assureurs, les clients ayant été atteints d’un cancer sont, durant ces 5 années réglementaires, exposés à des « surprimes » – qui augmentent le prix de leur assurance – et parfois même à des « exclusions de garanties », les empêchant de s’assurer, et donc d’emprunter. « Nous demandons toujours aux clients de déclarer leurs antécédents, mais nous ne prendrons plus en compte la maladie dans notre évaluation du risque si le traitement est terminé. Plus de risque de surprime ni d’exclusion de garantie, explique Guillaume Kuch, directeur des activités emprunteurs chez CNP Assurances. Nous voulions, en tant qu’assureur inclusif et utile, proposer quelque chose qui permette à ces personnes qui ont vécu un cancer, que ce soit du sein, de la prostate ou du testicule, de tout de suite enchaîner sur un projet de vie positif. »

    Une large campagne de sensibilisation

    Pour mettre en avant leur initiative tout en sensibilisant au maximum, CNP Assurances doit déployer, dans la semaine, une affiche de 90 m² sur la façade d’un immeuble du boulevard Sakakini, à l’angle de la rue Emile-Duclaux (4e). Sur l’immense réclame, on pourra lire : « Pas à vendre aux hommes ayant eu un cancer de la prostate ou du testicule. » Le numéro affiché renverra sur un service téléphonique qui détaillera la démarche. Le visuel sera également exposé dans 210 vitrines immobilières françaises et apparaîtra aussi en ligne, sur les sites Se loger et Logic immo.

    Chaque année en France, on compte 60 000 nouveaux cas de cancer de la prostate. Il est le plus fréquent des cancers masculins.

  • Un budget à l’équilibre pour le département

    Un budget à l’équilibre pour le département

    À l’aube d’un dernier trimestre qui approche au grand pas avait lieu ce lundi l’assemblée plénière du département du Var. Celle-ci revêtait plusieurs intérêts : aborder des sujets mis à l’ordre du jour et qui concernent le quotidien des Varois (ressources, éducation, subventions, financements…) et corriger le budget 2025 présenté en début d’année, eu égard aux dépenses déjà réalisées et à celles à venir.

    Objectif : parvenir à l’équilibre. Les dépenses s’élèvent à 1,569 milliard d’euros : 1,339 milliard de frais de fonctionnement, 192 millions pour le Plan pluriannuel d’intervention (l’ensemble des projets d’investissements prévus), et 38 millions pour le remboursement de la dette. Les recettes se chiffrent à 1,546 milliard d’euros : 1,426 milliard de recettes de fonctionnement, 25 millions de subventions et dotations d’investissement et 95 millions liés au résultat cumulé des exercices antérieurs. Un emprunt de 23 millions d’euros a donc été réalisé pour parvenir à l’équilibre.

    L’Aide à la vie partagée presque doublée

    Ce budget doit assurer la pérennité des projets du département. Au premier rang, le dispositif Var eau solidaire, qui vise à anticiper une maîtrise des besoins en eau, et dont les orientations stratégiques pour la période 2025-2028 ont été votées. Elles consistent en cinq points : améliorer la connaissance des ressources et usages, renforcer la sobriété, sécuriser l’alimentation en eau, préserver la qualité des milieux et développer la gouvernance. Les municipalités en sont parties prenantes. 20 millions d’euros leur ont été octroyés pour la poursuite du dispositif.

    Également à l’ordre du jour, le programme Var insertion travail, qui favorise le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA, a vu son budget à horizon décembre 2027 rallongé de plus de 6,5 millions d’euros. Dans la même optique, le marché d’accompagnement social a été revalorisé à hauteur de 807 000 euros pour répondre aux nouveaux besoins. Enfin, le dispositif d’Aide à la vie partagée, qui consiste à permettre à des personnes dépendantes de vivre dans des habitats inclusifs (logements privés avec espaces communs en partage) a presque été doublé, passant de 10,7 à près de 20,1 millions d’euros. Le nombre d’aides passera ainsi de 244 à 444 d’ici 2028. Un appel à manifestation d’intérêt va être lancé, afin de retenir les projets d’habitat inclusif qui bénéficieront des 100 premières aides à la vie partagée, sur les 200 prévues au total.