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  • Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    À Béziers, la gauche se met en ordre de bataille pour les municipales. Réunies sous la bannière du Printemps de Béziers, les principales formations (le PCF, les Écologistes, le PS, l’Après, Génération.S, Place publique, seule LFI n’ayant pas rejoint le mouvement pour le moment ont dévoilé leurs axes pour le scrutin des 15 et 22 mars, après avoir désigné le 7 septembre l’écologiste et élu d’opposition Thierry Antoine pour mener la campagne.

    Bien que tête de liste, le candidat insiste sur le caractère collectif du Printemps. « Nous sommes avant tout une équipe de militants, de citoyens investis dans la vie locale. Des gens qui ont les pieds sur terre, ici, il n’y a pas d’ego surdimensionné. On n’aura pas de show à l’américaine, il n’y a pas d’obsession pour les caméras et les projecteurs », souligne Thierry Antoine. En ligne de mire, l’édile d’extrême droite Robert Ménard, « le maire de BFM qui ne s’occupe plus que de son image, persuadé qu’il a un destin national ». Ainsi, pour se démarquer, la liste de gauche entend « proposer tous les quinze jours des mesures qui répondent aux urgences des Biterrois ». Première priorité affichée, l’emploi. « Ou plutôt le manque d’emplois et son corollaire, la pauvreté. Nous aurons l’occasion de présenter prochainement un projet qui va générer la création de plusieurs centaines d’emplois », poursuit Thierry Antoine.

    Kits gratuits à l’école

    Vient ensuite la santé, dans un territoire s’apparentant de plus en plus à un désert médical. « La moitié des généralistes sur le Biterrois a plus de 65 ans et va donc bientôt partir à la retraite. Des gens n’ont pas de rendez-vous, pas de médecin traitant. Nous allons donc offrir un service de soins municipal avec des médecins salariés », insiste Évelyne Coulouma, représentante de Place publique.

    Côté éducation, alors que 52% des enfants de moins de 11 ans vivent sous le seuil de pauvreté à Béziers, le Printemps de Béziers s’engage à lutter contre la précarité. « La mixité sociale n’existe plus ou trop peu à Béziers. Un uniforme [mesure introduite par Robert Ménard, Ndlr] ne nourrit pas un enfant. Nous voulons donc lever le frein du coût de la scolarité en distribuant gratuitement des kits pour chaque enfant, ce qui représente 192 000 euros, un montant moindre que les uniformes distribués à quatre écoles », soutient Marie Laloma, cheffe de file du PS dans le Biterrois. Et de promettre également le recrutement d’une Atsem par classe.

    À ces trois chantiers s’ajoute celui des transports. « Nous portons la remise en cohérence d’un réseau adapté à ce qu’est Béziers. C’est une ville qui a connu un développement exponentiel – sans gagner beaucoup de population. Aujourd’hui, la ville n’est pas que l’hypercentre, sur lequel est concentré l’ensemble de notre réseau en commun », souligne le communiste Nicolas Cossange.

    La campagne municipale est bel et bien lancée à Béziers.

  • L’État étend le contrat initiative emploi à trois nouvelles villes

    L’État étend le contrat initiative emploi à trois nouvelles villes

    Au départ, le contrat initiative emploi (CIE) était un dispositif dédié au territoire marseillais. Le préfet de région Georges-François Leclerc a décidé de l’étendre à d’autres communes du pourtour de l’étang de Berre – Martigues, Vitrolles et Port-de-Bouc – en publiant un arrêté au début du mois de septembre.

    Le principe est simple : l’État apporte une aide financière aux entreprises du secteur marchand souhaitant recruter en CDI ou en CDD de six mois minimum un demandeur ou une demandeuse d’emploi habitant dans un quartier prioritaire de la Ville. Le directeur départemental de France Travail Nicolas Conard développe : « C’est une mesure qu’on additionne à un contrat de travail et qui permet à l’employeur d’avoir accès à une prise en charge de l’ordre de 30% du Smic chargé pendant six mois. » Sur les 1 000 CIE qui sont à pourvoir, 489 ont déjà trouvé preneurs. Pour le reste, « premier arrivé, premier servi », affirme-t-il.

    Selon le fonctionnaire fraîchement arrivé dans les Bouches-du-Rhône, c’est un « coup de pouce non négligeable » qui peut « accélérer le recrutement » dans les entreprises du territoire qui sont « majoritairement des TPE et des PME ».

    « Ce dispositif se concentre sur des quartiers prioritaires de certaines villes où les freins sont plus importants, et qui méritent que les pouvoirs publics mettent plus d’énergie, affirme le sous-préfet d’Istres Christophe Borgus. On essaye de favoriser l’emploi dans des fleurons du territoire tout en aidant les personnes éloignées du monde du travail mais qui ont du talent à mettre un pied à l’étrier. »

    Gagnant-gagnant

    À Martigues, Provence Studios a bénéficié d’un CIE pour le recrutement d’Ange Giovannangeli, un Port-de-Boucain anciennement agent de sécurité dans les concerts et les spectacles qui souhaite se reconvertir dans la chanson. À la tête du complexe dédié à l’industrie du cinéma, Olivier Marchetti explique : « Lorsqu’on a voulu ré-internaliser le service de catering, j’ai directement pensé à lui car c’est un artiste et il a toujours été en contact avec ce monde-là. » Seulement, la conjoncture économique de la filière n’était pas au beau fixe. « Clairement, on n’est pas dans une période euphorique au niveau de l’activité. Le fait de mettre un petit peu d’huile dans les rouages permet de débloquer des situations. On aurait embauché, mais pas maintenant. Alors que c’est dans les périodes où c’est un peu plus complexe qu’on a besoin d’un maximum de moyens humains pour faire repartir la machine. Grâce au CIE, on se développe. »

    Pour Ange Giovannangeli, ce contrat est une vraie opportunité : « Je rencontre des producteurs qui peuvent m’aider dans mon projet artistique personnel. » Un dispositif « gagnant-gagnant », résume Christophe Borgus.

  • Les femmes invitées à découvrir les métiers de la transition écologique

    Les femmes invitées à découvrir les métiers de la transition écologique

    « On s’est aperçu qu’il y avait des préjugés autour des métiers liés à la transition écologique, selon lesquels ils seraient des métiers d’hommes », amorce Emeline Mainy. Au sein d’Evolio Pays d’Aubagne et de l’Étoile, incubateur d’innovation sociale et environnementale implanté quartier du Charrel à Aubagne, elle coordonne le projet de remobilisation professionnelle « Décou’Vert ». Celui-ci s’adresse aux demandeurs d’emploi d’Aubagne, Marseille et des environs, âgés de 16 à 70 ans, diplômés ou non.

    Initié en juin 2024, ce projet « Décou’Vert » doit s’achever en décembre 2025. Cofinancé par des fonds européens, il vise à accompagner les demandeurs d’emploi vers, par exemple, « les métiers de l’économie circulaire, collecte et tri des déchets, reconditionnement, upcycling*, reconditionnement informatique (…), écoconstruction ou encore les énergies renouvelables », détaille Emeline Mainy. Chaque participant s’engage pour un à trois mois, période durant laquelle il est aidé à définir son projet professionnel, sensibilisé aux métiers liés à la transition écologique et invité à des ateliers ou visites d’entreprises.

    « Un travail de fourmi »

    Pour démentir l’idée selon laquelle ces métiers seraient réservés aux hommes, « nous invitons à témoigner au petit-déjeuner du vendredi 19 septembre**, par exemple, la directrice opérationnelle de LVD Énergie, structure de La Varappe qui transforme les conteneurs en habitats », poursuit Emeline Mainy.

    Depuis son lancement, le projet « Décou’Vert » a accompagné plus de 50 personnes et organisé 25 visites et ateliers de sensibilisation. « Ce lundi par exemple, nous sommes allés visiter Recyclope, à la Friche Belle de Mai à Marseille. Cette entreprise de recyclage de mégots de cigarettes s’apprête à recruter un chargé de communication et des techniciens de tri et de collecte. Nous effectuons un travail de fourmi pour nous mettre en connexion avec ces structures et comprendre leurs enjeux en termes de recrutement », précise la coordinatrice. Les personnes accompagnées peuvent être en situation d’urgence et orientées vers des chantiers d’insertion, ou bien au RSA, récemment arrivées en France (…).

    * Donner une seconde vie qualitative aux produits usagés.

    ** Lieu et heure du rendez-vous : emeline.mainy@evolio.fr