Tag: Emmaus

  • Grande vente de saison à Emmaüs

    Grande vente de saison à Emmaüs

    « On a du mobilier de jardin, des articles pour le bricolage, du matériel pour la plage et aussi des vélos pour s’y rendre », lance joyeusement Sarah Boissy une des responsables de la Pointe Rouge. Rangement, réaménagement, petits travaux passent en mode prioritaire. Cette vente est un rendez-vous très attendu avec l’arrivée des beaux jours.

    Avec l’augmentation du prix de l’essence, les déplacements doux restent privilégiés. Samedi, une quarantaine de vélos seront proposés en parfait état de marche. La fourchette de prix se situe entre 40 et 120 euros selon si le modèle est électrique ou classique.

    Pas question de délaisser les papilles pour autant. Le traditionnel marché hebdomadaire se tient le matin, des fruits, des légumes, du miel, du pain, des brioches et les traditionnels produits palestiniens. Mais exceptionnellement, on trouve aussi une buvette et avec des en-cas à grignoter de 10h à 17h30. Pour ambiancer la journée qui s’annonce ensoleillée et familiale, DJ Orisha a répondu présente. Enfin, autre valeur sûre, le lycée des Calanques juste à côté, prête son grand parking comme à l’accoutumée.
    Et si par mégarde, vous aviez bouclé ce week-end loin de Marseille, c’est à Emmaüs Saint-Marcel que vous avez rendez-vous le 6 juin. Leur grande vente d’été s’annonce là aussi exceptionnelle.

    Emmaüs Pointe Rouge. 110 trav. Parangon, 13008 Marseille.
    De 10h à 17h30 non-stop.

  • Un chantier éducatif pour découvrir travail et solidarité à Cabriès

    Un chantier éducatif pour découvrir travail et solidarité à Cabriès

    À l’étage de l’entrepôt, deux nouvelles paires de mains s’affairent à trier et étiqueter des jeux de seconde main. Une autre s’attèle au tri de vêtements à l’extrémité du site Emmaüs. Depuis ce mardi, quatre jeunes – dont l’une était malade, ce jour – intégrés à un chantier éducatif rémunéré, encadré par les éducateurs de l’association Addap 13 (qui œuvre pour la protection de l’enfance en prévention spécialisée) participent au quotidien du mouvement solidaire.

    Le lieu, est habitué à accueillir des jeunes, et personnes exclues de façon plus générale. « C’est dans nos gênes, on est ouverts à tous les partenariats », précise Aurélie, co-responsable du site. Derrière l’initiative, l’ambition, par le social, de ramener de jeunes profils vers le chemin de l’emploi ou de la scolarité. Après visite des lieux la veille, suivie d’une rencontre des équipes d’Emmaüs, les postes ont été distribués, et les jeunes, âgés entre 16 et 19 ans, se sont mis au travail. « Pour certains, c’est un premier emploi », précise Wissam Annane, éducateur de l’Addap13.

    Trois jours intensifs

    À l’issue, les jeunes travailleurs toucheront un salaire. Avant d’attaquer le chantier, entourés de leurs éducateurs, ils ont passé une visite médicale et signé un contrat en conditions réelles… Le chantier, n’est qu’une étape sur tout un suivi au long terme, personnalisé. « C’est un outil à l’accompagnement individuel. Ce n’est pas une fin en soi. Un éducateur est d’abord là pour renforcer l’autonomie de son public (…) mais c’est surtout un vecteur de relais », rappelle Michaël Crovasce, chef de service éducatif pour l’Addap13. Pour Yacine, 16 ans et demi, attelé à « trier un puzzle de mille pièces » et pointe la pile de jeux rangés derrière lui, résultat du travail d’une journée, ce chantier permettait « de faire quelque chose, découvrir d’autres métiers, mais surtout vis-à-vis de ma situation… Ça va permettre d’avoir un peu plus d’argent ». Le jeune homme racontera avoir été, pendant plusieurs mois, en situation d’errance. À ses côtés, Mekki, même âge, découvre le milieu de la recyclerie et de la seconde main. Un peu plus loin, Zahra, 19 ans, n’en est pas à sa première expérience, déjà employée comme vendeuse dans le prêt à porter. « Ça me permet de m’occuper, de découvrir, en attendant de reprendre un BTS en septembre. Mais ça reste mon premier chantier avec l’Addap. Je ne savais pas qu’Emmaüs, c’était tout ça, je ne connaissais pas tout cet environnement de communauté, entre les travailleurs, et les clients », détaille la jeune femme. Ce jeudi, le travail sera restitué, sur site.

  • Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    C’est quoi, l’équinoxe ?

    L’équinoxe est connu pour marquer le retour du printemps, mais pour les astronomes, c’est aussi le moment où le Soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur. Les hémisphères Nord et Sud sont alors éclairés de la même façon et les durées du jour et de la nuit sont égales.

    Cet événement naturel, qui se produit chaque année à la même période, offre aux curieux comme aux passionnés l’occasion d’observer le ciel et les étoiles pour remonter le fil de l’Histoire, de l’apparition du genre humain jusqu’à nos jours, thématique de cette nouvelle édition.

    Le tout en gardant à l’esprit que la lumière voyage à une vitesse finie : elle met du temps à parcourir les distances immenses qui nous séparent des astres. De ce fait, nous voyons les objets célestes aujourd’hui tels qu’ils étaient, pour la plupart, il y a plusieurs années.

    Divers temps forts

    Dès le crépuscule, la Lune en croissant, ainsi que Vénus et Jupiter, ouvriront le bal, suivies de près par les merveilles du ciel : amas, nébuleuses ou encore galaxies, visibles à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope.

    Ainsi les rendez-vous sont donnés à L’Isle-sur-la-Sorgue samedi à partir de 19h au stade Saint-Jean, à Martigues le même jour au niveau du Phare de la Couronne, parking de la Maison médicale à Velaux, dès 19h. Et le dimanche, l’événement se déroule à la Base nature de Fréjus, dès 17h.

  • Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues est de retour ce samedi dans les rues de la ville avec un programme riche et varié placé sous le signe de l’extraordinaire. Une journée de tous les records également attend petits et grands.

    Rendez-vous dès 14h sur la place des Martyrs pour le grand lancement des festivités qui se préparent depuis déjà quelques semaines dans la ville avec l’appel à la participation de tous les habitants. Entrez ainsi dans l’aventure qui se concrétise dès la rue de la transformation, rebaptisée pour l’occasion. Cette rue de la transformation est destinée à tous les participants sans costume et qui ne savent pas comment faire… C’est le lieu idéal où l’on s’occupe de tout, pour vous. Costumes de dernière minute, accessoires ou encore maquillage, une fois sorti de là vous serez transformés pour cette belle parade.

    Stands de défis, épreuves en tous genres ou encore jeux pour découvrir et explorer le champi(gn)on que vous êtes dans votre fort lointain vous attendent au départ de ce temps fort. Les petits becs sucrés auront aussi de quoi se faire plaisir dès le début avec de petites et grandes surprises qui vous attendent. Sans oublier de la sérigraphie pour celles et ceux qui auront envie de faire entendre leur voix tout au long du défilé.

    La fête encore et toujours

    Ce n’est qu’à 15h30 que la Carnavalcade s’élancera pour déambuler dans les rues et terminer cette belle journée avec une arrivée à 18h sur la place Mirabeau où, là encore, crêpes, bugnes, frites, vin ou encore jus de pomme chaud et musique joyeuses accueilleront les festivaliers pour terminer cette journée avec… une grande fête à partager tous ensemble !

    Jusqu’au 6 mars, des carnavals de quartiers sont organisés avec les scolaires, associations et habitants.

  • Kamel Fassatoui, l’humain pour horizon

    Kamel Fassatoui, l’humain pour horizon

    « Emmaüs a changé ma vie, et celle de mes enfants aussi », livre Kamel Fassatoui lors de son pot de départ. Force est de constater qu’il a aussi changé celle de la communauté de la Pointe-Rouge, nichée dans le 8e arrondissement. Vendredi, pour l’occasion, la salle en amont du réfectoire est bondée. Des compagnons actifs bien sûr, mais aussi les retraités, des responsables d’associations, les administratifs et des amitiés tissées au fil de sa route.

    Fils de diplomate tunisien, diplômé de Sciences Po’ Lyon, Kamel a très vite été élu par ses deux autres co-responsables « attaché de presse de la communauté », relate l’une d’entre eux, Nouara Bernou, en riant. Mais il est bien plus que ça. Militant, éminemment politique, toujours partant pour innover et faire bouger les lignes. « En juin 2003, j’arrive dans une communauté pépère avec 35 compagnons, autocentrée, sur le modèle des années 50 », observe Kamel. Et de poursuivre « en 2025, ils sont 58, la communauté est mixte, et il y a même des enfants. Nous avons deux boutiques en ville, et un camion dit du “Petit Déj” qui offre le café en ville durant toute la période hivernale. Ici, 20 nationalités se côtoient ».

    Jean-Pierre, bénévole de longue date, résume ainsi le personnage : « C’est un homme extraordinaire, très humain, très réfléchi. Pour moi, il a beaucoup de neurones connectés. Ne plus aller me disputer dans son bureau va beaucoup me manquer. » À ses cotés, sa compagne Christelle, a les yeux brillants : « Quelques semaines après mon arrivée je perdais mon papa. Ils m’ont aidé, acheté mon billet pour aller aux obsèques. Je n’oublierai jamais les manifs en ville avec lui, les grandes ventes… »

    Plus loin, devant les bureaux, un petit paquet dans les bras, Anna et Vitali sont venus lui dire au revoir : « Je suis restée 7 ans ici, il m’a aidée pour tout, même trouver un appartement. Maintenant, j’ai des papiers, et je travaille chez Leclerc », témoigne la jeune ukrainienne.

    Un long fleuve

    pas si tranquille

    « Nous avons été la première communauté à être perquisitionnée. Nous sommes des résistants. Une fois libéré, j’ai mesuré l’impact sur l’opinion publique. J’ai été appelé à témoigner à travers touts la France », se souvient Kamel. Le 17 février 2009, suite à un contrôle d’identité en ville d’un compagnon Hamid, Kamel est convoqué par la police. Sa garde à vue s’en suivra pour ne pas avoir donné la liste des sans-papiers de la communauté, avec une perquisition. L’année suivante le 19 février, la première communauté historique à s’être implantée 53 ans auparavant dans le sud, voit son grand hangar de la salle des ventes brûlé entièrement en pleine nuit. Avertis par les compagnons, les trois responsables se retrouvent effarés devant le tas de cendre fumant. Kamel témoigne : « Les compagnons étaient saufs, mais hébétés. J’ai tout de suite pensé, on y est, on y reste…et on est resté 4 ans sous des tentes provisoires à tout reconstruire. » François Lavaud et Nouara Bernou, les deux autres responsables relatent de concert des moments d’exaltation et d’énergie qui ont suivi. La viabilité de la communauté a été alors assurée grâce à la boutique ouverte rue Colbert, quelque temps, avant par Kamel : « J’avais eu le nez fin en créant la première boutique Emmaüs en ville. » En octobre 2011, Emmaüs continue de faire l’actu en organisant un grand repas de rue sous les fenêtres de l’ancien maire de Marseille, à l’origine de l’arrêté anti-mendicité. Éclats de rire à l’évocation de ce souvenir qui a pérenniser un repas de rue de fêtes pour les sans domicile. « On remercie encore M. le maire ! » Au rayon initiative, on retrouve Kamel avec les boutiques éphémères pour les fêtes, les actions pour les mineurs isolés, les migrants, les distributions de vivres pour les étudiants de Saint-Charles durant le Covid, le marché alimentaire tous les samedis pour permettre aux plus démunis de bien s’alimenter. Et en juillet 2024, le choc des révélations sur l’abbé Pierre,
    « la référence c’était lui, la personnalité préférée des Français », poursuit-il. Un constat sur cette société toujours plus difficile pour les plus pauvres, mais aussi l’espoir « même si ce n’est jamais neutre de comprendre la détresse des gens qui arrivent ici, on se doit de résister ». Et de conclure : « Le modèle d’Emmaus est une utopie, un modèle de vivre ensemble, loin du tumulte extérieur… »

  • La grande braderie de Noël d’Emmaüs vous attend

    La grande braderie de Noël d’Emmaüs vous attend

    « Dans cette vente, on peut trouver les choses classiques de Noël comme le sapin, les boules, mais aussi les guirlandes. Sans oublier des jouets neufs qui se mêlent à ceux d’occasion ou encore des vêtements de seconde main, et donc de marque, et des meubles », précise Kamel Fassatoui, l’un des responsables d’Emmaüs Pointe-Rouge, qui se prépare à vivre sa dernière vente de Noël. « Nous avons vraiment beaucoup de choix avec des produits neufs ou d’occasion. On a vraiment pioché dans nos réserves pour être prêts pour le grand jour. »

    Et côté prix, ne cherchez pas ailleurs, ils sont imbattables. « On prend les prix du marché et on les divise par trois. On doit être moins chers que le Bon Coin, moins chers que les brocantes… Nous avons une démarche de solidarité et de défense du pouvoir d’achat, donc on se doit d’être moins cher qu’ailleurs, sinon ça n’a pas de sens », poursuit-il.

    Des prix toujours plus bas

    Cette année, le coin dressing à 1 euro est « particulièrement intéressant ». Vêtements, chaussures, couettes, draps, rideaux, etc. « C’est un mix entre le neuf et l’occasion là aussi, il y a énormément de choix et je pense que ce sera difficile de repartir les mains vides », sourit le responsable.

    Pour rendre la journée encore plus agréable, l’habituel marché des producteurs du samedi sera accompagné par un stand de soupes, de châtaignes… « Les jeunes du lycée Calanques, qui sont nos voisins, tiendront également un stand devant l’entrée. Tout comme une association palestinienne qui vendra des choses au profit de Gaza », ajoute Kamel Fassatoui. Plus de 2 000 personnes sont attendues sur la journée avec une ouverture non-stop de 10h à 17h30. Le tout avec la possibilité de se restaurer sur place et toujours à petits prix !

  • Sanctions contre les chômeurs : l’État attaqué en justice

    Sanctions contre les chômeurs : l’État attaqué en justice

    Dix associations, dont le Secours catholique, Emmaüs France et ATD Quart-Monde, ainsi que plusieurs syndicats (CFDT, CGT, Unsa, Solidaires), ont déposé quatre recours devant le Conseil d’État contre le décret du 31 mai 2025. Ce dernier instaure un nouveau régime de sanctions pour les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du RSA.

    Ce texte, issu de la loi « plein emploi » de décembre 2023, prévoit notamment des suspensions d’allocations pouvant aller de 30 à 100%, pour une durée d’un à quatre mois, en cas de manquement aux obligations définies dans un « contrat d’engagement ». Un demandeur d’emploi doit, en effet, élaborer ou actualiser un contrat d’engagement prouvant qu’il recherche bien un travail.

    Les associations dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux et une logique punitive qui fragilise les plus précaires. Le décret introduit le principe de « suspension-remobilisation », censé éviter les radiations automatiques. Mais, dans les faits, les sanctions peuvent être déclenchées pour des absences à des rendez-vous, des formations non suivies ou encore des démarches jugées insuffisantes. Cette disparité territoriale est pointée comme source d’inégalités.

    Lors d’une conférence de presse, Denis Gravouil, pour la CGT, a rappelé que « le non-recours aux droits est déjà considérable », indique Le Parisien. Elie Lambert, secrétaire national de l’union syndicale Solidaires, a accusé le gouvernement de provoquer « le découragement des allocataires, pour les dissuader de solliciter ce filet de survie », rapporte Le Parisien.

    « Une culture du contrôle »

    La « suspension-remobilisation » permet de sanctionner « plus, plus fort et plus vite », a dénoncé Lydie Nicol pour la CFDT, citée par Les échos. « Alors que ça devrait être une question de principe, ça devient une sorte de rétribution au mérite », a critiqué de son côté Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’homme.

    Le collectif argumente dans un communiqué que le décret porte « atteinte au droit et à des moyens convenables d’existence » avec la suppression du RSA. Il épingle un manque de proportionnalité et des inégalités entre les différents départements.

    Les Départements, compétents pour le RSA, disposent d’une large autonomie pour fixer les seuils de suspension ou déléguer cette tâche à France Travail.

    Luc Chevalier, syndiqué à Sud et agent à France Travail, a cité des cas de départements dans lesquels le taux de sanction était systématiquement maximal. « Il y a un arbitraire total au service de la volonté de la direction de France Travail d’instaurer une culture du contrôle », a-t-il critiqué après des échos.

    « L’objectif, c’est de viser l’abrogation »

    Une fois notifié, le demandeur d’emploi a dix jours pour contester la décision, « ce qui, par rapport à la difficulté de vie de ces personnes, paraît complètement inadapté », selon Isabelle Doresse, vice-présidente d’ATD Quart-Monde. « Les moyens n’ont pas été mis au regard de la charge de travail supplémentaire », a estimé Vincent Lalouette, représentant de la FSU et agent de France Travail, appuyé par Elie Lambert, lui aussi employé de l’opérateur public, qui a critiqué luis aussi « une culture du contrôle ».

    Cette mesure appauvrit encore plus les plus précaires, selon ces associations. « L’objectif, c’est de viser l’abrogation de ce décret », insiste auprès de Radio France Sophie Rigard, chargée de plaidoyer au Secours Catholique. Travail pointe, au contraire, un nouveau barème de sanctions plus juste et progressif.