Tag: élu

  • L’ancien maire de Sisteron, Daniel Spagnou, est mort

    L’ancien maire de Sisteron, Daniel Spagnou, est mort

    En plus de son mandat de maire, Daniel Spagnou a également été conseiller général et régional, ainsi que député UMP de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence de 2002 à 2012.

    L’ancien maire avait déjà été hospitalisé et son état de santé était préoccupant pendant la campagne des municipales.

    Ce matin, je perds un ami”, a réagi sur X le président (Ren.) de la Région Renaud Muselier. “Grand maire de Sisteron pendant 43 ans, nous perdons un serviteur de la République exceptionnel, qui a consacré sa vie aux Alpes-de-Haute-Provence.

    Le nouveau maire de Sisteron, ancien premier adjoint de Daniel Spagnou, Jean-Pierre Templier, a également réagi : “Il m’est difficile, aujourd’hui, de parler de Daniel simplement comme de « l’ancien maire de Sisteron ». Pendant de très nombreuses années, il a fait partie de ma vie, de mon engagement et de mon histoire personnelle. J’ai travaillé à ses côtés, nous avons partagé tant de moments, tant de projets, tant de combats pour Sisteron. Nous avons connu les satisfactions des nombreuses réalisations accomplies, mais aussi les difficultés inhérentes à la gestion d’une commune et parfois les moments plus difficiles.”

    Les Alpes-de-Haute-Provence perdent aujourd’hui l’une de leurs grandes figures”, a déclaré de son côté David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier, sur son compte Facebook . “Pendant près de 50 ans d’engagement public, il aura tant apporté à notre département des Alpes-de-Haute-Provence et à sa ville de Sisteron, à laquelle il aura consacré une grande partie de sa vie. Daniel était un élu de terrain, proche des gens, profondément attaché à son territoire et à ses habitants. Une certaine conception de l’engagement public (…) dans laquelle je me reconnais pleinement”, a-t-il ajouté.

    « Daniel était un homme de Droite. Nos parcours politiques respectifs nous ont permis de nous rapprocher et de nous estimer. Nous partagions beaucoup de valeurs, ainsi que de nombreux projets, comme la mise en valeur des Petites Cités de Caractère de notre territoire. Il laisse un vide immense », a réagi pour sa part Jean-Marie Bernard, Président du Département des Hautes-Alpes.

    Quelles que soient nos sensibilités politiques, un tel engagement au service d’un territoire force le respect”, a écrit la députée (PS) des Hautes-Alpes Marie-José Allemand. “Quelques mois seulement après avoir quitté ses fonctions, c’est une grande figure des Alpes du Sud qui disparaît.

    Je salue sa mémoire en tant qu’opposant politique depuis toujours. On peut ne pas être d’accord, mais il a tenu la ville et porté la droite en recherche d’un leader”, a réagi auprès de La Marseillaise lundi Philippe Antoine de la CGT, l’un de ses opposants historiques, membre de la liste DVG Demain Sisteron lors des municipales.

  • La Libération fêtée par tous partout dans la région

    La Libération fêtée par tous partout dans la région

    Vendredi 21 août, Jean-Pierre Squillari (DVG) élu en mai dernier et ses adjoints ont célébré la journée durant les libérateurs. « Le 21 août 1944, un jour historique pour notre ville, l’entrée des forces alliées et des mouvements de Résistance qui mettait fin à l’occupation nazie et rendait à Aubagne sa liberté » relatait la municipalité invitant la population à les rejoindre « pour honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté » .

    À Port-de-Bouc, les cérémonies du souvenir se sont tenues samedi 22, Laurent Belsola (PCF) et son équipe ont aussi rappelé à la population de ne « jamais oublier ». Attention le concert du 24 août se tiendra exceptionnellement salle Youri Gagarine en raison de la météo, et le feu d’artifice est reporté au samedi 29 août.

    À Istres, c’est ce dimanche 23 août que Robin Prétot (LR) et son équipe ont tenu à « réparer un oubli » en instituant une journée de la Libération. « C’est un rendez-vous pour honorer celles et ceux qui ont choisi la France, la liberté et l’honneur, mais aussi pour transmettre aux jeunes générations le sens de notre héritage républicain » indique la Ville.

  • Jean Gontero nous a quittés

    Jean Gontero nous a quittés

    C’est avec une profonde émotion que nous avons accompagné hier matin Jean Gontero pour lui rendre un dernier hommage, entourés de sa famille, de ses proches, de ses amis et de toutes celles et ceux qui ont croisé son chemin.

    Avec sa disparition, Martigues perd l’un de ses serviteurs les plus fidèles. Jean était de ces hommes discrets dont l’engagement quotidien contribue à construire une ville plus humaine et plus solidaire.

    Enfant de Martigues, profondément attaché de respect et de partage qui lui avaient été transmis, Jean Gontero aura consacré une grande partie de sa vie aux autres. Dans son parcours professionnel à Naphtachimie comme dans son engagement syndical, associatif et municipal, il a toujours été animé par la volonté d’agir concrètement pour celles et ceux qui l’entouraient.

    Élu au conseil municipal de Martigues en 1989, il aura servi notre Commune pendant de nombreuses années, notamment comme conseiller municipal de Saint-Julien, Saint-Pierre et les Laurons, puis comme adjoint aux Travaux, aux Marchés publics, à la Voirie, aux Espaces verts et aux Cimetières. Jean était un élu de terrain, proche des habitantes et des habitants, à l’écoute des besoins et toujours à la recherche de solutions. Son expérience, sa connaissance de Martigues et son sens du service public ont marqué durablement notre ville.

    Son engagement dépassait largement ses responsabilités municipales. Ancien joueur du Football Club de Martigues, président du Cercle de Saint-Julien puis président et entraîneur du Ski Club de Martigues pendant 25 ans, il a transmis à plusieurs générations le goût du collectif, de la rencontre et du partage.

    Saint-Julien, son village, occupait une place particulière dans sa vie. Il y avait tissé des liens profonds avec les habitantes et les habitants.

    Jean restera dans nos mémoires comme un homme loyal, généreux et profondément humain. Un homme qui préférait toujours ce qui rassemble à ce qui divise.

    J’adresse à nouveau, au nom de la Ville de Martigues et en mon nom personnel, mes pensées les plus sincères à son épouse Laurette, à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’aimaient.

  • Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    « Un passage en force » validé par le « silence assourdissant de la Métropole », discréditant « la promesse d’une Métropole des maires [ laquelle devait, selon son président Nicolas Isnard (LR), laisser les compétences de proximité aux communes] ». C’est l’accablante analyse que fait la Ville d’Aubagne de l’élection de Serge Perottino, maire (DVD) de Cadolive et vice-président de la Métropole Aix-Marseille, à la tête de la Société publique locale (SPL) L’Eau des collines.

    Cette structure publique est responsable de la gestion du service de collecte et de transport des eaux usées de l’ensemble des communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, ainsi que de la production et de la distribution de l’eau potable dans les communes d’Aubagne, La-Penne-sur-Huveaune, Cuges-les-Pins et Saint-Zacharie. La Métropole et les communes en sont actionnaires. La SPL est depuis sa création présidée par un élu aubagnais. Mais, lundi soir, lors du conseil d’administration de la SPL, c’est la candidature du maire de Cadolive qui a remporté les suffrages.

    La Ville veut quitter la SPL

    « Comment un élu, dont la commune n’est même pas desservie par le réseau, peut-il justifier de présider un outil dont les habitants de Cadolive ne sont même pas usagers ? C’est un mépris total de l’histoire et du travail des communes fondatrices », s’est indigné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    En réaction, il annonce le retrait de ses élus du conseil d’administration de la SPL, l’engagement immédiat de « démarches pour préparer la sortie de la Ville d’Aubagne de la SPL » et l’ouverture d’une « réflexion approfondie, avec l’ensemble de la majorité municipale, pour définir un nouveau chemin et une nouvelle stratégie en matière d’intercommunalité. » « Cette structure est-elle encore un outil au service des habitants, ou est-elle devenue un obstacle à notre autonomie et à notre action ? Nous attendons des actes, pas des promesses. Aubagne sera respectée », conclut-il.

    La mairie indique n’avoir pour l’instant pas obtenu de réponse officielle de Nicolas Isnard, président (DVD) de la Métropole.

  • Le maire Dominique Lain s’est éteint à l’âge de 61 ans

    Le maire Dominique Lain s’est éteint à l’âge de 61 ans

    Le Var est en deuil. Dominique Lain, maire du Luc-en-Provence, est décédé dimanche 14 juin aux alentours de 23 heures, à l’âge de 61 ans. Hospitalisé à l’hôpital de la Timone à Marseille après un infarctus survenu à la fin du mois de mai, il avait été opéré, mais n’a finalement pas survécu. L’annonce a été faite par la mairie sur Facebook.

    « Engagé »

    La semaine dernière, l’élu avait annoncé sa mise en retrait de la vie politique pour quelques mois. Élu maire en 2020 puis reconduit en mars dernier, il était également conseiller départemental depuis 2015, vice-président du conseil départemental du Var chargé de la sécurité et de la prévention des risques, président du Sdis 83 (Service départemental d’incendie et de secours) et de la communauté de communes Cœur du Var.

    Le préfet du Var Simon Babre, dans un communiqué, salue « un élu de terrain, proche de ses concitoyens, engagé pour offrir une ambition à sa commune du Luc-en-Provence et pour la concrétiser ».

    L’émotion est forte dans le département. Le président du conseil départemental, Jean-Louis Masson, a évoqué « une immense tristesse » après la disparition de son « ami fidèle ». Il a salué « un élu d’exception, profondément attaché à son territoire et à ses habitants », soulignant son « courage », sa « loyauté » et sa « profonde bienveillance ». Dans un communiqué, les sapeurs-pompiers du Var décrivent un « président disponible et impliqué ». Les hommages se multiplient également de la part de nombreuses personnalités politiques varoises, tels que Thierry Bongiorno, maire de Gonfaron, ou Yannick Simon, ancien maire de Cabasse et ancien président de Cœur du Var, tous deux proches du disparu.

    Au Luc-en-Provence, un livre de condoléances a été ouvert à l’accueil de la mairie. La première adjointe, Élisabeth Mariottini, devrait assurer l’intérim à la tête de la commune jusqu’à l’élection d’un nouveau maire par le conseil municipal.

  • Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Cette séance inaugurale avait pour objet l’élection du président et des vice-présidents par les 47 conseillers communautaires nouvellement (ré)élus.

    La séance a été ouverte par le président sortant, Jean-Paul Joseph, ancien maire de Bandol, qui a dressé le bilan de l’action communautaire depuis son élection en janvier 2025. Il s’agissait de son dernier conseil communautaire : il annoncera en effet, ce jeudi, sa démission du conseil municipal, après douze années passées à sa tête. « On a attaqué certains dossiers de manière frontale, mais relativement efficace », a-t-il lancé, reconnaissant que « tous ne sont pas résolus, comme le Grand Prix pour lequel il reste plusieurs dizaines de millions à rembourser, le contournement du Beausset, le dossier du Bol d’or, qui était normalement clos avec un contrat de 4 ans, mais qui pourrait se rouvrir. »

    Mais c’est surtout le dossier de l’eau qu’il a mis en avant, sujet qui « tient au cœur de beaucoup de citoyens et a fait couler beaucoup d’encre ». Admettant des défauts de communication et des difficultés sur plusieurs points, notamment la grille tarifaire et ses tranches, Jean-Paul Joseph a toutefois estimé que la marge de manœuvre pour répondre aux contestations citoyennes « arrive à nos limites. » Si une modification de la délégation de service public lui paraît nécessaire, il a dit espérer que celle-ci « n’aboutira pas à une annulation. Ce serait catastrophique en termes de conséquences et provoquerait des contentieux avec les délégataires (Veolia et Suez) et le bureau d’études. J’espère que les avenants seront suffisants pour avancer sur ce dossier. »

    « Être responsables et unis »

    Vint ensuite le temps de la transition, avec l’élection du nouveau bureau communautaire, dans un conseil profondément renouvelé : sept nouveaux maires sur neuf, seuls ceux du Castellet, René Castell, et d’Évenos, Blandine Monier, ayant été reconduits. Trois d’entre eux 
    -trois nouveaux- se sont portés candidats à la présidence : le maire (SE) de La Cadière-d’Azur, Robert Deledda, celui de Sanary-sur-Mer, Philippe Héno (DVD, ex-candidat Reconquête aux législatives de 2022) et Pierre Luciano (DVD, Saint-Cyr-sur-Mer). Une joute presque inédite pour l’Agglomération, habituellement en déficit de candidats.

    Avant de passer aux urnes, chacun parlait d’un « tournant », au vu du large renouvellement des sièges. Arrivé en 3e position au premier tour, le maire de La Cadière s’est retiré, laissant ses deux concurrents au coude‑à coude avec 17 voix chacun. à l’issue du 2nd tour, c’est Pierre Luciano qui a hérité du siège de président avec 26 voix, (19 pour Héno, 2 bulletins blancs). « C’est le moment d’être responsables et unis. Nous sommes 47 élus et nous serons tous impliqués dans le processus décisionnel », a-t-il promis. « Notre territoire a beaucoup d’atouts. Nous en avons tellement que nos métropoles voisines voudraient bien nous absorber. »

    Les délégations seront décidées lundi, lors d’une réunion du bureau nouvellement élu.

    LE BUREAU

    1er vice-président : Robert Deledda (SE), maire de La Cadière-d’Azur

    2e vice-président : Claude Halimi (SE), maire du Beausset

    3e vice-président : René Castell (DVD), maire du Castellet

    4e vice-président : Franck Bertoncini (DVD), maire de Bandol

    5e vice-président : Laurence Menichini (RN), maire de Signes

    6e vice-président : Philippe Heno (DVD), maire de Sanary

    7e vice-président : Jean-Yves Dolisi (SE), maire de Riboux

    8e vice-président : Blandine Monier (SE), maire d’Evenos

  • Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    C’était attendu. Sans surprise, et en tant que seule candidate, Josée Massi a été élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 vois pour, 28 bulletins blancs et 3 nuls).

    Elle succède ainsi à l’ancien maire de Hyères Jean-Pierre Giran (LR, absent de l’assemblée bien que membre du conseil métropolitain), qui avait pris la succession d’Hubert Falco en 2022 suite à sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

    « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination. Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes. Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée à le pouvoir de changer le destin de nos administrés. »

    Aucun vice-président issu de l’extrême droite

    La nouvelle présidente de TPM a par ailleurs annoncé qu’aucun élu d’extrême-droite, y compris les maires (Julien Argento à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti à Six-Fours et Dorian Munoz à la Seyne-sur-Mer) ne prendrait de vice-présidence, et n’occuperait donc de fonction exécutive. « C’est une rupture avec l’habitude de permettre aux maires de siéger au bureau de la Métropole », s’est offusqué Amaury Navaranne, conseiller municipal (RN) à Toulon. « Si votre choix respecte la loi, il n’en respecte pas l’esprit. » « Cette décision, je l’ai prise en concertation avec tous les maires de la majorité métropolitaine, et je l’assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens », a justifié Josée Massi.

  • [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    « Aujourd’hui, je peux vous l’affirmer, Marseille restera Marseille. Une ville plus juste, plus verte et plus solidaire. » Tels sont les premiers mots de Didier Jau, sous les applaudissements. L’élu écologiste rappelle combien, « pour les novices qu’ils étaient il y a six ans, rien n’a été simple. Covid, drame de la rue Tivoli… Nous avons été violemment confrontés au réel. » Ce dimanche, la petite mairie est en fête : on se bouscule un peu à l’entrée pour assister à l’événement. Pas de panique : la cour intérieure est ouverte, équipée d’un écran et de sièges, permettant à chacun d’assister à la séance. Sur 32 votants, l’écologiste Didier Jau (Printemps marseillais) obtient 24 voix. Léa Bijaoui (LFI) en recueille 3, auxquels s’ajoutent 4 bulletins blancs et 1 nul. Patricia Rolland (LR), qui remplace Bruno Gilles pour la liste « Marseille je t’aime », étant absente, le nombre de votants est ramené à 32.

    La relève

    Sur les murs de la salle, des plaques rappellent les maires successifs de ce secteur. Elles témoignent notamment des cinq mandats remportés jadis par Bruno Gilles, dont le dernier fut transmis en cours de route à Marine Pustorino. En 2026, seuls deux sièges reviennent désormais aux élus LR. Un autre temps.

    Léa Bijaoui, élue LFI, n’a pas manqué d’intervenir dès ce conseil d’installation, déplorant « le manque de démocratie », malgré « le choix du dialogue » évoqué par l’édile fraîchement élu. Avec 24 sièges pour le Printemps marseillais, le premier point à l’ordre du jour est adopté rapidement : il y aura 9 adjoints d’arrondissements et 3 adjoints de quartier.

    Dans un esprit de renouveau, Lucile, Milo, Louana et Driss, du conseil municipal des enfants, ont revêtu leurs écharpes tricolores. Avec sérieux, ils entourent Didier Jau après la remise de l’écharpe par la présidente de séance. Sous les applaudissements, ils ne cachent pas leur joie d’être associés à ce moment solennel.

    Les adjoints

    Anne Vial, 1ère adjointe ; Jean-Pierre Rolland, 2e adjoint ; Jacqueline Vesperini, 3e adjointe ; Vincent Kornprobst, 4e adjoint ; Michèle Nonotte-Varly, 5e adjointe, Hervé Street, 6e adjoint ; Marie-Luce Massot, 7e adjointe ; Gérard Orregia, 8e adjoint : Enja Boutin, 9e adjointe.

    Les adjoints d’arrondissements chargés de quartiers : Marcel Touati, Coralie Matrat et William Leday.

  • Le RN s’ancre davantage dans la région avec 16 mairies remportées

    Le RN s’ancre davantage dans la région avec 16 mairies remportées

    Trois communes conquises dans les Bouches-du-Rhône, cinq dans le Var et huit dans le Vaucluse : le Rassemblement national progresse dangereusement dans la région Sud, tout en pérennisant son implantation dans les localités déjà obtenues en 2020. Dans le Var d’abord, David Rachline (RN) rempile pour un troisième mandat consécutif à Fréjus, grâce à une victoire dès le premier tour. Il a obtenu 51,01% des suffrages, devançant largement sa principale concurrente Emmanuelle Bonnemain (DVC) qui a cumulé, loin derrière, 29,94% des voix.

    Dans le Vaucluse, les quatre villes qui avaient opté pour l’extrême droite au précédent scrutin municipal reconduisent toutes le RN dès le premier tour. À Morières-lès-Avignon (moins de 9 000 habitants), Grégoire Souque (RN) est réélu pour un second mandat avec 66,66% des voix face à la seule autre candidate, Annick Dubois (DVG). Au Pontet, où vivent près de 18 000 âmes, le maire sortant Joris Hebrard (RN) conserve la ville et entame son troisième mandat (60,79% des suffrages). Philippe de Beauregard (RN), qui déjà en 2020 avait réussi une inquiétante percée en rassemblant 70,22% des voix, conserve lui son fauteuil à Camaret-sur-Aigues. Il l’emporte de nouveau dès le premier tour totalisant un score de 72,99%. À Orange, le scrutin marque la fin de la dynastie Bompard. Jacques Bompard, maire de 1995 à 2021, avait cédé son fauteuil à son fils Yann après avoir été condamné pour prise illégale d’intérêts et frappé d’inéligibilité. Yann Bompard, à son tour condamné en janvier 2026 à cinq ans d’inéligibilité pour une affaire d’emploi fictif, a été démis de ses fonctions quelques jours avant les élections, l’empêchant de se représenter. L’inéligibilité de Jacques Bompard ayant été levée en février 2026, celui-ci s’est finalement présenté à la mairie. Mais au second tour, il est battu par le candidat du RN, Jean‑Dominique Artaud, qui arrive en tête avec 35,76% des suffrages. En cumulant les voix de Jacques Bompard et de Jean-Dominique Artaud, les deux candidats classés à l’extrême droite totalisent 68,23% des suffrages exprimés.

  • Laurent Belsola élu maire de Port-de-Bouc, l’opposition absente

    Laurent Belsola élu maire de Port-de-Bouc, l’opposition absente

    D’habitude c’est nous qui les installons, cette fois c’est eux qui nous installent », s’amuse Laurent Belsola en référence au conseil municipal des jeunes installé au premier rang de la salle Gagarine samedi matin. Élus avec plus de 70% des voix au premier tour des élections municipales dimanche dernier, les candidats de la liste de Laurent Belsola (PCF) ont installé leur conseil municipal en public à la salle Gagarine, bien remplie. Sous la présidence éphémère du doyen de l’assemblée Christian Torres, accompagné du benjamin et nouvel entrant Samuel Lozano, le conseil municipal a évidemment élu Laurent Belsola maire de Port-de-Bouc à l’unanimité.

    Mais déjà, pour cette première séance d’installation, les cinq conseillers municipaux d’opposition d’extrême droite (RPR, allié au RN) conduite par Pascal Spanu et défaite au premier tour ne se sont pas présentés. « Cinq élus qui bafouent littéralement les valeurs de notre démocratie et méprisent ouvertement les Port-de-Boucains qui ont décidé de voter pour eux » tacle Laurent Belsola, accompagné par les huées de l’assistance lors de l’appel.

    L’extrême droite démissionne en chaîne

    Pire, le maire annonce que plus d’une dizaine de démissions en cascade ont eu lieu au sein de la liste opposante, dont les trois seuls maintenus sont Pascal Spanu (RPR), Véronique Martinez et Dominique Michelini, ce qui amène la 14e de liste Sabrine Mansouri à être appelée pour siéger. En cas de démission de cette dernière, les suivants « seront appelés au fur et à mesure dans l’ordre, et on verra s’ils siégeront » explique Laurent Belsola, qui estime que « la victoire massive qui a été la nôtre, à plus de 70% des suffrages exprimés, semble avoir ôté le goût de la chose publique à nos opposants ».

    À l’issue du conseil municipal, l’ancien 1er adjoint René Giorgetti, véritable mémoire de la ville du haut de ses sept mandats d’élu de 1977 à 2020, n’en revient pas : « Je n’ai jamais vu l’opposition s’absenter ! » affirme-t-il. « C’est un signal fort qui est envoyé » lance l’ancien élu pendant qu’au même moment une de ses connaissances l’apostrophe : « Vous avez vu ça le manque de respect ? C’est une honte ! » s’étonne cet habitant en direction des déserteurs. À noter que Virginie Pepe, élue sous l’ancien mandat, à la 6e place de la liste de Pascal Spanu et directrice de sa campagne fait partie des démissionnaires.

    Après que Laurent Belsola ait rappelé la charte de l’élu local, la présidence provisoire a procédé à l’élection de neuf adjoints au sein de son équipe, le maximum autorisé au regard de la taille de la commune, un choix que justifie Laurent Belsola par « l’inflation législative » à laquelle font face les élus locaux.

    Neuf adjoints élus

    L’équipe d’adjoints élue à l’unanimité est composée de Rosalba Cerboni (PCF) qui continue comme 1ère adjointe déléguée à la citoyenneté, Patrice Chapelle monte 2e adjoint délégué à la culture et à l’éducation populaire, Laurence Casandri devient adjointe déléguée à l’insertion sociale. Akrem M’Hamdi (PCF) qui enfile son écharpe le poing levé, passe 4e adjoint aux finances et au développement durable, Floriane Sotta (PCF) monte comme 5e adjointe au logement, David Guiot reste 6e adjoint au tourisme, aux festivités et au jumelage, Martine Muller devient 7e adjointe à l’éducation, Frédéric Bolano (PCF) nouvellement élu devient adjoint à la sécurité et Marie-France Nunez (PCF) passe adjointe déléguée au personnel et aux mobilités. Avec cette équipe, Laurent Belsola compte « continuer à défendre les piliers qu’ils [l’opposition, Ndlr] ont vilement tenté de dynamiter : le vivre-ensemble, la solidarité, le partage, la paix et l’émancipation des individus ».

    Le prochain conseil municipal aura lieu mardi 24 mars à 17h30. Contactée, l’équipe de Pascal Spanu n’a pas répondu à nos sollicitations.