Tag: Elie Cordier

  • Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    « Il n’y aura pas rupture, pas de temps perdu, nous allons tout de suite nous remettre au travail. » Entouré de son équipe et de ses soutiens, le maire sortant de Gap, Roger Didier (divers droite) peut savourer, il est réélu à Gap pour la quatrième fois de suite. Savourer, et souffler également, car le scrutin aura bel et bien été aussi serré qu’annoncé. Le maire sortant l’emporte avec une centaine de voix d’avance sur l’alliance de gauche emmenée par Élie Cordier, d’après les estimations en début de soirée.

    Il y avait des motifs de croire à un retournement de situation malgré l’avance nette de Roger Didier au premier tour (40,58%). En effet, Elie Cordier (union de la gauche), arrivé deuxième avec 26,91% des votes avait fusionné dès lundi avec la liste de Charlotte Kuentz (gauche citoyenne) qui avait elle récolté 18,68% des voix. Mathématiquement, la gauche pouvait l’emporter. Mais il semble qu’une mobilisation plus prononcée des soutiens du maire sortant et une réorientation d’une partie des votes du candidat RN Raphaël Leroux, qui avait réalisé 10,94% des voix au premier tour et en récolterait environ cinq au second d’après les estimations, aient joué en sa faveur.

    Des scores plus faibles qu’en 2008 et 2014

    « Je tiens à remercier les plus de huit mille électeurs qui nous ont accordé leur confiance », a entamé Roger Didier avant d’avancer son bilan comme clé de sa réussite. « Nous avons su faire entendre notre voix, grâce au travail que nous avons accompli, à notre très, très bon bilan pour la ville. La ville de Gap a connu des progrès sur plusieurs aspects, un progrès démographique, un progrès de qualité de vie, la ville a été modifiée, embellie, elle est dynamique. » Cette action pour la ville, l’édile entend bien la poursuivre et au plus vite. « Nous sommes déjà en place pour commencer, dès demain, à réaliser les 100 propositions que nous avons présentées pendant la campagne », a-t-il annoncé.

    Plus contesté qu’au cours des deux précédents scrutins, avec un score au premier tour plus faible qu’en 2008 et 2014, Roger Didier a cependant, une nouvelle fois, su convaincre les Gapençais de lui accorder leur confiance. Lancé tard dans la campagne, voulant vivre son mandat de maire jusqu’au bout, le sortant, désormais réélu, se disait confiant dans son bilan pour la ville, qu’il estime partagé et reconnu de ses concitoyens. Dans les rangs la liste Agir ensemble pour Gap, fusion d’Union pour Gap et d’Ambition pour Gap, il y avait évidemment de la déception tant la victoire paraissait possible, et tant le sort du scrutin se sera joué à peu de voix.

    « Une union d’opposition intransigeante »

    Mais il y avait aussi le sentiment d’avoir construit quelque chose pour l’avenir. « C’était presque inespéré d’en arriver là même si l’on aurait aimé gagner, a réagi la tête de Liste Elie Cordier. Nous sommes partis de rien et nous sommes arrivés à cent voix de Roger Didier, nous avons réussi à créer une dynamique hors-norme, qui va se poursuivre. » Pour la nouvelle tête de liste, qui a tenu à remercier les électeurs qui ont fait confiance à sa candidature, « une nouvelle campagne démarre ». Il s’engage déjà à ce que « l’ union de citoyens humaine et cohérente », construite autour de sa candidature, devienne « une union d’opposition, intransigeante et constructive au conseil municipal ».

    Du pain sur la planche pour la liste d’union des partis de gauche d’Elie Cordier (PS, PCF, Écologistes) et le mouvement citoyen de Charlotte Kuentz.

  • À Gap, maire sortant et union de la gauche au coude-à-coude

    À Gap, maire sortant et union de la gauche au coude-à-coude

    Il est des scrutins sur lesquels il est bien difficile d’établir un pronostic. Et pour ceux qui en feraient un tomberaient juste, il y a fort à parier que la chance y soit pour beaucoup. C’est le cas à Gap, où la victoire finale va sans doute se jouer d’une courte tête. D’un côté, le maire sortant, Roger Didier (divers droite), en poste depuis 2007, s’avance en favori, mais en favori plus contesté que de coutume. Mis en ballotage avec 40.58% des voix au premier tour, il dispose d’une avance conséquente sur son premier concurrent Elie Cordier (26.91%). Seulement ce dernier a conclu en début de semaine une alliance avec Charlotte Kuentz, à la tête d’une liste citoyenne de gauche, arrivée troisième avec 18.68 % des voix. Regroupés sous la nouvelle bannière « Agir ensemble pour Gap », à eux deux ils égalisent à peu près le score de Roger Didier. Facteur décisif, le comportement des électeurs du candidat RN Raphaël Leroux, lui maintiendront-ils leur vote ou préféreront-ils choisir Roger Didier pour éviter une arrivée de la gauche ? Enfin, les 2,9 % des électeurs ayant choisi jacques Patron (LFI), réserve de voix mince mais potentiellement déterminante, vont certainement eux s’ajouter aux voix de gauche.

    L’expérience pour l’un, le renouveau pour les autres

    La gauche pourra-t-elle faire basculer ce qui est désormais un bastion de droite ? Ou, du moins, un bastion de Roger Didier, tant l’histoire récente de la ville paraît associée à la figure de l’édile en poste depuis 2007. Face à lui, l’alliance de gauche mise avant tout sur le besoin d’un « nouveau souffle pour la ville » et propose notamment une autre méthode, moins dirigiste selon eux, plus consultative. La question d’offrir des perspectives à une jeunesse bien souvent contrainte au départ une fois l’âge adulte atteint et de faire plus pour le monde associatif et culturel revient régulièrement dans les grandes lignes dessinées par Elie Cordier et l’équipe d’« Agir ensemble pour Gap. » Roger Didier lui met notamment en avant le bilan financier d’une ville dont il a réduit l’endettement. Il insiste aussi sur la préservation de la qualité de vie à laquelle sa municipalité affirme être parvenue, ainsi qu’une sécurité préservée. Là où l’équipe de gauche insiste sur le besoin de renouvellement et le manque d’écoute du maire sortant, ce dernier appuie plutôt sur la différence d’expérience entre lui et ses concurrents qu’il apparente à des « apprentis. »

  • Pour son ultime meeting, Agir ensemble pour Gap donne le tempo

    Pour son ultime meeting, Agir ensemble pour Gap donne le tempo

    « Demain je vous demande de nous retrouver, au moment où vous le pourrez, pour nous aider à faire la dernière chose, la plus précieuse… convaincre les dernières Gapençaises et Gapençais à aller voter. » Face aux quelque 400 personnes réunies ce jeudi soir dans la salle, Elie Cordier a sonné une ultime charge, peut-être la plus importante : utiliser la dernière journée de campagne pour mobiliser les abstentionnistes.

    La nouvelle liste Agir ensemble pour Gap, est une alliance de la liste d’union de la gauche d’Elie Cordier, arrivée deuxième au premier tour (26,91%) et de la liste citoyenne de gauche de Charlotte Kuentz (18,68%). Elles espèrent ainsi battre au second tour le maire sortant Roger Didier (DVD) en poste depuis 2007 et en tête au premier tour avec 40,58% des suffrages.

    Une partition à deux voix

    Le but était aussi de montrer concrètement les propositions qui émergent de la fusion des projets des deux listes. « On tenait à montrer qu’il y a une vraie synergie sur notre programme, explique Charlotte Kuentz. On sait que les Gapençais ont beaucoup d’attentes à ce niveau-là, ils veulent voir ce que l’on peut proposer ensemble. Nous avons un projet commun, nos deux équipes ont travaillé et étaient déjà prêtes à gérer la ville, donc ensemble on est d’autant plus préparés. »

    Plusieurs personnalités de la nouvelle liste sont venues dresser les grands objectifs pour la ville. Sophie Delfino a présenté les projets pour soutenir l’action sociale et aider les personnes vulnérables. Axel Berriaux a lui défini les ambitions de la liste pour que les jeunes puissent « étudier, travailler, sortir et vivre pleinement à Gap » et ne pas se sentir contraints de partir une fois adultes. Sylvie Servel a annoncé le projet d’une maison de santé et d’une future mutuelle communale. Charlotte Kuentz a elle dressé les contours d’un office municipal des solidarités destiné à mieux répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, jeunes, personnes âgées, à mobilité réduite ou femmes victimes de violences. Loup-Maëlle Besançon a elle évoqué le tourisme, aspect vital pour l’économie gapençaise, en promettant le soutien à un tourisme plus durable concentré sur les quatre saisons, et une mise en valeur du patrimoine naturel qui profite aussi aux personnes vivant sur le territoire. Au total, ce sont onze futurs adjoints en cas de victoire qui ont défilé sur la scène.

    Pour conclure la soirée, la tête de liste Élie Cordier a tenu à avoir une pensée pour celles et ceux qui ont « fait le choix de se retirer pour permettre à la nouvelle alliance de voir le jour », des colistiers que la salle a applaudi. En marge du meeting, Elle a aussi loué le travail des équipes « qui ont réussi à mobiliser 400 personnes en 24 heures à peine puisque la soirée a été annoncée la veille ». Pour lui et son équipe, la balle est dans le camp des électeurs : « Maintenant, c’est à eux de se mobiliser, d’aller voter et de convaincre autour d’eux. »

    « Essayer autre chose »

    Dans le public, c’est la volonté de changement après quatre mandats de Roger Didier qui motivait en majorité le soutien à la nouvelle liste. « Je sais que Roger Didier aime sincèrement sa ville mais il est resté trop longtemps, il faut du changement maintenant, plus de social et plus d’écologie. Je connais bien les deux équipes qui ont fusionné, ils travaillent depuis des années sur ces sujets », affirme Michel, retraité venu assister au meeting. Pour Katia, enseignante en collège, c’est surtout le manque de perspective offerte à la jeunesse qui la pousse à vouloir une alternance. « Tous les jeunes de ma tranche d’âge ont quitté la ville et ne sont jamais revenus. Il n’y avait pas d’emploi pour eux une fois diplômés, regrette-t-elle. D’aussi loin que je puisse me souvenir, je n’ai connu que Roger Didier à la tête de la ville, il faut laisser la place à ceux qui veulent faire autrement, il est temps d’essayer autre chose. » Seules les urnes diront si la majorité des Gapençais partagent cet avis.

  • La nouvelle liste « Agir pour Gap » met les bouchées doubles

    La nouvelle liste « Agir pour Gap » met les bouchées doubles

    « On fait de petites nuits », confesse Axel Berriaux, sourire mi-amusé mi-las au visage. Avec Gérard Jean, ils sont tous deux colistiers d’Elie Cordier. À leurs côtés, Bastien Arce-Menso, collaborateur parlementaire de la députée socialiste Marie-José Allemand. Fidèles d’Elie Cordier, le trio quadrille désormais la ville tout l’après-midi ce mercredi, colle et affiches en main, aux couleurs de l’union. « Après ça, on va du côté de Romette, il reste encore trois ou quatre panneaux d’affichage libre à faire », annonce Bastien Arce-Menso.

    Tractage, porte-à-porte, rencontres sur les marchés, veille des réseaux sociaux… Ces derniers jours de campagne sont sportifs. Le trio était sur le marché le matin même, où Gérard Jean dit avoir vu des Gapençais « pas à 100 mais à 120% derrière eux ». Demain, ce sera la distribution de tracts dans les boîtes aux lettres. Objectif : chaque habitant de Gap doit avoir un flyer de la nouvelle liste. « On a identifié 50 secteurs, on n’est pas assez pour avoir une personne sur chacun d’entre eux, donc certains vont devoir en couvrir jusqu’à cinq », détaille Bastien Arce-Menso. Ensuite, repos ? « Pas si on gagne, s’amuse le jeune collaborateur parlementaire. On connaît Elie Cordier, si on est élus, lundi à 7h, on est debout pour commencer le travail. » « En cas de victoire, il a déjà prévu beaucoup de choses à faire, dès le début, pour imposer très vite notre marque », confirme Gérard Jean.

    Les deux camps au coude-à-coude

    Tous trois affichent enthousiasme et prudence. « On est concentrés. On sait que ça va être une élection très serrée, il va falloir aller chercher les abstentionnistes pour faire la différence avec Roger Didier, analyse Axel Berriaux. Il peut encore frapper fort, il a les moyens et une base solide. » Signe que le scrutin est très incertain, les débats se tendent. La liste du maire sortant Gap demain en confiance, affirmait sur Facebook ce mardi que la liste de gauche prévoit de désarmer la police et de retirer les caméras de vidéoprotection. « C’est une intox, rétorque Bastien Arce-Menso. Au contraire, on veut développer les moyens de la police municipale pour créer une brigade de nuit. » À côté de l’affiche de la liste, le trio en rajoute une autre qui annonce une rencontre publique au Tempo, jeudi soir à 18h30. « Les réservations sont déjà presque complètes », affirme Bastien Arce-Menso. Rassembler ses soutiens est une chose mais pour l’emporter, il faudra élargir sa base. « Chaque personne qui a une heure doit venir nous aider ! », lance-t-il, avant de remonter en voiture pour un prochain secteur.

    Roger Didier fustige une alliance « de compromission »

    Pour le maire sortant (DVD), l’union de gauche s’apparente « à celle de la carpe et du lapin », entre des camps « opposés depuis des années au conseil municipal et dont on se demande si les électeurs respectifs ne se sentent pas trahis ». Lui se dit « droit dans ses bottes », et rappelle n’avoir fait « aucune compromission avec le RN ». Mis en ballotage pour la première fois depuis 2008, il se dit « prudent », mais mise sur « une qualité de vie, très visible et reconnue par tous » à laquelle son équipe est parvenue pour la ville.

  • À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    Numériquement, la victoire est à la portée de cette nouvelle équipe. L’Union pour Gap d’Élie Cordier a récolté 26,9% des voix au premier tour, dimanche, et Ambitions pour Gap 2026, le mouvement citoyen emmené par Charlotte Kuentz, 18,6% des suffrages. Ensemble, ils atteignent donc un niveau très proche de celui du maire sortant, Roger Didier (DVD), crédité de 40,5% des suffrages.

    Deux équipes ancrées sur le terrain

    Ils peuvent même le devancer légèrement, à condition toutefois de réussir à rassembler à nouveau les électeurs qui les ont soutenus au premier tour, auxquels pourraient s’ajouter les 2,9% recueillis par Jacques Patron (LFI). « On appelle à une mobilisation massive pour ce dimanche, scandait Élie Cordier, lundi, devant la préfecture. On invite toutes celles et ceux qui veulent un nouveau souffle pour la ville à se mobiliser électoralement. »

    Le scrutin s’annonce serré et chaque voix comptera. La nouvelle liste a déjà annoncé une réunion publique jeudi à 18h30 au Tempo, à Gap, en présence des deux équipes. Ce mardi, elles étaient réunies au local de campagne d’Élie Cordier pour identifier les zones d’abstention et définir les principaux axes de travail pour les quelques jours restant avant le second tour. Le but est de mobiliser tous les électeurs de gauche et, au-delà, tous ceux qui souhaitent une alternance. Porte-à-porte et tractage sont déjà prévus tout au long de la semaine. Un travail conforté par une certaine proximité d’idées pour la ville, même si les deux listes proviennent de structures différentes. « Il y a beaucoup de points de convergence entre nos deux projets, insistait Élie Cordier, lundi. Ce n’est pas un accord entre deux personnes, mais une dynamique collective entre deux équipes. »

    Le défi de l’alliance sera donc de mener la campagne ensemble, chacun conservant son mode de fonctionnement propre. L’avantage est que les deux groupes travaillent depuis plusieurs années sur le territoire. L’équipe d’Élie Cordier peut s’appuyer sur la force vive des trois partis unis de gauche qu’il représente (Parti communiste, Parti socialiste et Écologistes), et qui a lancé sa campagne il y a un an et demi. Le mouvement Ambition pour Gap 2026 est, quant à lui, solidement implanté localement et suit déjà de nombreux dossiers au conseil municipal, où il est présent comme groupe d’opposition depuis 2020. Ce second tour verra donc une triangulaire, avec le maintien de Raphaël Leroux (RN), qui a récolté 10,9% des voix au premier tour.

  • À Gap, la gauche rassemblée peut renverser Roger Didier

    À Gap, la gauche rassemblée peut renverser Roger Didier

    À 21h30 à Gap, les résultats partiels (50%) donnaient un trio de tête clair : 40% Roger Didier, le maire sortant secondé par Elie Cordier (Union pour Gap) avec 26.8% des voix et Charlotte Kuentz (Ambitions pour Gap 2026) à 18.79%. Les trois listes ne sont pas les seules à avoir franchi le cap décisif des 10%, puisque le candidat Rassemblement national Raphaël Leroux était crédité de 11,4% des voix à ce stade de la soirée.

    La liste insoumise emmenée par Jacques Patron totalisait, elle, 3% des votes.

    Une victoire à gauche impossible sans alliance

    Le résultat vient confirmer une dynamique attendue : Roger Didier reste en tête et bénéficie d’un socle solide mais pourrait bien être renversé en cas d’union des listes de gauche au second tour. Il réalise son score le plus bas au premier tour depuis son élection en 2007. L’édile, élu dès le premier tour en 2014 (53%) et 2020 (54%), est donc mis pour la première fois en ballotage depuis 2008.

    La liste Union pour Gap, arrivée en deuxième position, se place en tête à gauche et parmi les forces d’opposition. Arrivée troisième, Charlotte Kuentz a néanmoins un poids important pour le second tour et les négociations vont être cruciales pour que la gauche reprenne le fauteuil municipal.

    Une grande part du second tour risque donc de se jouer dans les pourparlers entre les deux listes de gauche. Arrivé devant la liste citoyenne de Charlotte Kuentz, Elie Cordier a dit « ne pas souhaiter contraindre le mouvement à se renier en s’associant aux partis politiques », et a donc proposé la création d’un « conseil citoyen municipal doté de véritables moyens de fonctionnement et d’un pouvoir délibératif », plutôt qu’une fusion de liste.

    Une proposition à laquelle Charlotte Kuentz n’avait pas encore réagi ce dimanche à 22h. Dernier du scrutin, Jacques Patron s’est dit « bien évidemment déçu », mais dit « attendre de savoir ce qu’Elie Cordier va proposer pour que nous puissions mettre un terme à la gouvernance de Monsieur Roger Didier ».

  • Un ultime temps fort pour la liste de gauche « Union pour Gap »

    Un ultime temps fort pour la liste de gauche « Union pour Gap »

    « S’il vous reste des dernières questions, venez échanger avec nous autour d’un apéritif, de 16h à 21h », annonce Elie Cordier. La tête de liste d’union de la gauche et ses colistiers convient les Gapençaises et Gapençais ce jeudi dans leur permanence, pour un temps d’échanges et de discussion ouvert au public. Avec la tenue du premier tour du scrutin ce dimanche, ce sera le dernier grand temps fort de l’équipe d‘« Union pour Gap ». Une campagne qui aura vu son point culminant avec le meeting du 26 février au Quattro, qui a rassemblé 900 personnes.

    Trois listes de gauche

    Reste à tirer son épingle du jeu, car à Gap, cinq listes se présentent. Et trois d’entre elles sont marquées à gauche, avec « Gap en commun » emmenée par Jacques Patron et la liste citoyenne de Charlotte Kuentz « Ambitions pour Gap ». La liste Union pour Gap, soutenue par les écologistes, le Parti socialiste et le Parti communiste, veut donc apparaître comme la principale alternative de gauche à Roger Didier, maire de droite sans étiquette, en poste depuis 2007 et candidat à sa succession. Pour cela, reste à créer un élan, un engouement. Un objectif réussi selon Elie Cordier, notamment après le meeting du 26 février : « Je suis très satisfait et personnellement très fier d’être à la tête d’une équipe qui a été capable de rassembler 900 personnes pour notre dernière réunion publique où l’on a pu recueillir les propositions des habitants et créer une dynamique forte. »

    La réunion publique du Quattro avait été l’occasion pour la liste de proposer trois projets phares : la création d’un centre municipal de santé, d’une ferme communale pour aider les agriculteurs à s’établir dans la région, et l’aménagement de la gratuité du stationnement en ville. Ce nouveau temps d’échanges, jeudi, permettra donc de venir questionner l’équipe d’Union pour Gap sur son programme, ou, pour ceux déjà convaincus, de l’encourager.

    Rencontre ce jeudi 12 mars de 16h à 21 1h au 41 bd de la Libération à Gap.

  • [Entretien] Élie Cordier : « Associer les acteurs dans les projets à Gap »

    [Entretien] Élie Cordier : « Associer les acteurs dans les projets à Gap »

    Élie Cordier est à la tête de « L’union pour Gap », en lice pour les élections municipales. Pour rappel, la liste rassemble des membres issus de partis de gauche et écologistes, avec le soutien du PS, du PCF, des écologistes, de Génération.s et de Place publique. Ils se rassembleront ce jeudi, à l’occasion d’une réunion publique, à partir de 18h30 au Quattro, 56 avenue Emile-Didier.

    La Marseillaise : Comment va se dérouler ce meeting ?

    Élie Cordier : Nous présenterons la liste et le programme que nous portons aux élections municipales. De courtes vidéos seront projetées pour illustrer les différentes mesures. Ensuite, un temps de discussion avec les colistiers sera proposé.

    Quels axes allez-vous développer lors de ce rendez-vous ?

    E.C. : Mes colistiers et moi présenterons des mesures au sujet de la mobilité et du déplacement à l’échelle de l’agglomération. On parlera d’accès au soin. Nous aborderons le sujet de la petite enfance et son accompagnement. Nous échangerons à propos de l’action sociale au niveau de la ville en essayant de voir comment nous pouvons créer du lien. Nous aurons également l’occasion de nous exprimer sur la transition écologique, la végétalisation de notre centre-ville, l’éducation, la culture ou encore le sport.

    Pouvez-vous présenter trois projets forts qui marquent votre programme ?

    E.C. : Le premier projet que nous allons présenter est celui de la création d’un centre municipal de santé. L’idée est d’attirer des professionnels afin de solutionner les difficultés que les habitants et habitantes rencontrent pour se faire soigner. Nous savons qu’il manque des spécialistes, notamment dans le secteur du dentaire, de la dermatologie et de la cardiologie.

    Le second projet est celui de la ferme communale. Nous imaginons une infrastructure habitée par des agriculteurs locaux. De nouvelles personnes qui souhaiteraient s’implanter ou des exploitants déjà installés et qui sont à la recherche de foncier. La production au sein de cette infrastructure pourrait bénéficier à la cantine municipale, qui sert les scolaires et les Ehpad. La ferme se situerait dans le quartier des Eyssagnières. Pour la dimension, nous laissons une latitude dans la construction de nos projets pour y associer les acteurs.

    Le dernier projet concerne le stationnement. Comme de nombreuses communes, Gap est confrontée à une baisse de fréquentation. « L’union pour Gap » voudrait développer un système qui vise à étendre le stationnement gratuit en ville en cas de consommation dans le centre.

    Inscription par mail à programmeupg@gmail.com, par téléphone au 07 66 43 89 55 ou sur le site internet unionpourgap.fr

  • [Entretien] Sophie Delfino : « Les propositions de l’Union pour Gap sont toutes chiffrées »

    [Entretien] Sophie Delfino : « Les propositions de l’Union pour Gap sont toutes chiffrées »

    La Marseillaise : Qui rassemble la liste « Union pour Gap », conduite par Elie Cordier ?

    Sophie Delfino : C’est une liste qui regroupe des partis de gauche avec une large place pour une participation citoyenne, de telle sorte qu’au départ c’était une liste de partis mais qui est devenue une liste de Gapençais soutenue par le PS, le PCF, les Écologistes, Génération.s, Place publique, ainsi que des groupes d’opposition au conseil municipal dont fait partie Elie Cordier.

    Comment le programme de la liste « Union pour Gap » reflète-t-il cette participation citoyenne ?

    S.D. : Le programme est ancré à gauche, il laisse une large place aux questions sociales. Par exemple, la gratuité de toutes les activités pour les maternelles et les primaires. Mais les propositions ne descendent pas d’en haut, elles sont le résultat d’un travail collectif. Il y a une grosse dynamique de travail qui intègre des gens rencontrés lors des porte-à-porte et qui sont d’accord pour participer à l’élaboration du programme : 140 personnes ont participé à 12 commissions, à ce jour.

    De quelle manière se concrétise cette démarche ?

    S.D. : La commission qui a attiré le plus de participation et qui témoigne d’une grande préoccupation locale, c’est l’écologie. Il y avait 28 personnes à chaque réunion et énormément de propositions qui vont de la végétalisation des cours d’écoles jusqu’à la rénovation des logements publics en passant par le tri des déchets verts. Nous avons par ailleurs créé une commission « Sécurité et tranquillité » car nous avons constaté cette préoccupation importante lors des rencontres avec les habitants. De là, émergent des propositions telles que l’augmentation des effectifs de police municipale, un projet de lieu rassemblant police nationale et police municipale pour une meilleure coordination, des médiateurs pour éviter les incivilités. Beaucoup de mesures sont envisagées.

    Les rencontres, l’écoute et le dialogue nous permettent d’avancer des propositions. Ainsi pour l’implantation d’entreprise dans le bassin gapençais, un gros travail est en train de se faire avec des entrepreneurs de PME qui sont déjà en dialogue avec nous. Il faut favoriser l’implantation de start-up. De même, on est à l’écoute des gens qui travaillent dans la ville, sur le territoire. On a fait des réunions avec les syndicats d’employés municipaux, avec les représentants territoriaux, le CCAS aussi. Cela nous permet de comprendre la grande souffrance des employés municipaux aujourd’hui et d’envisager des aménagements positifs pour la ville et les employés.

    Pouvez-vous citer quelques points importants du programme ?

    S.D. : Nous envisageons de garder et d’améliorer ce qui fonctionne et d’autre part de répondre à des besoins par des créations. Tout d’abord, on a dit qu’on faisait un état des lieux de ce qui marche à Gap. Dans un premier temps, notons que Gap n’est pas une ville endettée. Nos propositions sont toutes budgétisées. On a des gens qui travaillent pour le chiffrage, un expert-comptable et autres professionnels, on sait combien ces réalisations vont coûter.

    Par exemple, nous allons créer une ferme municipale avec des produits bio pour la restauration scolaire et les établissements publics. Le chiffrage est fait, selon qu’il y aura des employés municipaux ou des producteurs locaux. Ce sont des chiffres différents. Autre exemple à Gap : il y a des transports gratuits depuis plus de 20 ans. C’était un combat gagné par des élus communistes d’opposition. C’est resté et ça fonctionne. Mais tout l’aménagement urbain n’a pas évolué. Par exemple, en centre-ville, rue Carnot, je ne sais pas où je suis : sur une piste cyclable, piétonne ? C’est dangereux, il y a des accidents. Nous avons donc un gros projet de réaménagement pour faire vivre ensemble, vélos, piétons et voitures. Avec des règles claires et connues. Nous voulons faciliter la mobilité. Améliorer l’existant, c’est par exemple favoriser le développement d’une pépinière d’entreprise qui actuellement vivote. Il n’y a pas assez de facilitation de la mairie sur les locaux pour l’implantation et le développement d’entreprises. C’est le volet d’emploi du bassin gapençais qui est en jeu. Le maire actuel est fâché avec tout le monde au niveau de la région, c’est un gros problème. Or il faut travailler avec toutes les instances régionales de manière plus active pour désenclaver, pour le tourisme, et l’implantation d’entreprises. À cet égard, un des enjeux des JO est le réaménagement routier et ferroviaire. La mairie, la communauté de communes et le département doivent travailler ensemble sinon on est perdant. Il faut penser au niveau intercommunal, les gens des communes environnantes viennent à Gap. Il faut travailler avec les autres communes, créer du dialogue, leur permettre d’avoir l’initiative au lieu de tout faire descendre de la ville de Gap.

    Y a-t-il des lignes directrices communes aux différents aspects du programme ?

    S.D. : Favoriser les rencontres et les échanges entre différents quartiers, entre différentes générations, c’est notre fil conducteur. Aujourd’hui à Gap, chacun reste dans son quartier. Donc on veut créer des moyens, des lieux, des événements, pour que les gens se rencontrent et créent du lien. Par exemple, dans la ferme municipale dont j’ai parlé, ce sera un lieu de rencontre. Ou encore, à la piscine : en faire à la fois, un lieu de compétition sportive officielle, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, mais aussi un lieu de loisir avec un restaurant, des espaces ombragés, pour les enfants, les jeunes et les familles où l’on puisse passer la journée. L’axe d’attaque du programme c’est que les gens puissent se rencontrer. Par exemple, il y a beaucoup de faits culturels mais on ne le sait pas. Il y a énormément d’associations culturelles mais on ne s’en rend pas compte. Chacun reste dans son coin. Ainsi les troupes de théâtre à Gap ne se connaissent pas entre elles. On pourrait créer un conservatoire de théâtre. Nous voulons créer une maison de la culture et des associations car il manque aussi beaucoup de petites salles.

    Nous sommes à 4 mois des municipales, pensez-vous que la liste « Union pour Gap » peut gagner ?

    S.D. : Oui, nous pensons que gagner est de l’ordre du possible. Tout d’abord, nous formons une alliance entre partis de gauches et écologistes avec des gens qui se connaissent et s’entendent bien. Même s’il peut y avoir des désaccords, on a une vision commune pour la ville et on travaille dans une ambiance cordiale. Ensuite, cette liste accorde une large place à une participation des habitants, à la citoyenneté. Il y a une dynamique, et nous sommes devenus une liste de Gapençais pour les Gapençais. Et ce n’est pas un slogan. Il y a en effet une forte sollicitation de la population pour l’élaboration du programme et si on est élu, on doit établir un fonctionnement où les gens auront un droit de regard et qu’on puisse s’appuyer sur un mouvement citoyen. Enfin, nous avons une tête de liste, Elie Cordier, qui arrive à fédérer tout le monde. Dans l’équipe de campagne, il y a tous les âges, différents milieux socioprofessionnels. C’est un atout considérable. Elie Cordier est à l’écoute, il est en phase avec les visées du programme et avec son esprit.