Tag: Elections municipales 2026

  • Le centre-ville pour enjeu de la campagne des municipales à Martigues

    Le centre-ville pour enjeu de la campagne des municipales à Martigues

    Il y a comme a un air d’entre-deux-tours en ce dimanche d’entre-deux-fêtes. À la traditionnelle table du PCF sur le marché de Jonquières, La Marseillaise du week-end est disposée pour la vente solidaire habituelle. Les embrassades s’échangent tout comme les chocolats, offerts par une militante. Mais les retrouvailles fraternelles laissent rapidement place à la politique.

    Car les communistes de Martigues sont à pied d’œuvre pour défendre la politique de leur maire-candidat Gaby Charroux au regard du commerce et plus largement du centre-ville. Leur tract du jour fait état d’une « multi-crise » du commerce de proximité : « baisse du pouvoir d’achat des ménages, concurrence des zones commerciales, explosion du commerce en ligne ».

    Cette habitante du quartier de l’Île l’a remarqué. « Le centre-ville et l’Île sont très bien, mais le commerce périclite. Beaucoup ont tiré le rideau rue Lamartine, ça fait peur », estime Claude Brémond. Mais l’enseignante retraitée nuance car « il n’y a pas qu’à Martigues, à Noël on était à Castelnaudary c’était pareil ». Sur l’argumentaire de la majorité, la Martégale depuis 1989 lit entre autres que « la municipalité a acheté 12 locaux commerciaux en centre-ville pour installer des artisans d’art », dans des locaux rénovés car récupérés « souvent en état désastreux ».

    Une Ville « locomotive »

    du commerce

    Claude Brémond approuve la démarche, avec réserve : « Est-ce que les artisans arrivent à vivre ? » après action de la Ville. Questionnée, l’élue de l’Île Marceline Zéphir (PCF), présente, indique que « c’est une des raisons pour lesquelles nous avions à cœur de déplacer l’office de tourisme au centre », sur l’Île. Saoussen Boussahel (PS) abonde : « Office de tourisme… et des loisirs ! Ça ne sert pas que pour les touristes et de nombreuses activités gratuites sont organisées. »

    Pierre Delareux, arrivé de Marseille depuis trois semaines, parle de « bonnes idées ». Mais l’ingénieur prévient : « Attention à la gentrification et à la désertification », prenant le quartier du Panier en exemple, dans lequel « on se balade mais on ne vit pas ». « À l’Île, on a des restaurants et un marchand de glace. Il faut les garder », estime-t-il. Le néo martégal souligne pour ce faire « les nombreuses activités et fêtes qui rendent le centre-ville vivant ». Les jeux en bois et gonflables pour enfants disposés dans le centre ces jours-ci en sont un exemple. Pour Marceline Zéphir, la Ville doit d’être « la locomotive » des commerces, qui attirent des clients pour eux et pour les autres. Le tract qu’elle distribue indique 4 000 places de parking gratuites, que le nombre de locaux vacants est « stable » depuis 2015 pendant que « 150 commerces ont ouvert depuis le début du mandat ».

    La mise en place d’un guichet unique pour l’installation des commerçants est l’une des propositions de la majorité pour le prochain.

  • Philippe Klein est candidat Horizons pour les élections

    Philippe Klein est candidat Horizons pour les élections

    Il était entré en campagne sans être candidat, multipliant les discussions avec les formations politiques du bloc central. Jusqu’au soir du dernier conseil municipal de l’année, et du mandat : Philippe Klein, second d’Anne-Laurence Petel (Ren.) en 2020, sera bien candidat aux élections municipales de 2026, investi par Horizons dont il est le référent aixois. Le conseiller métropolitain, meneur du groupe Aix-Autrement, qu’il a fondé après s’être séparé du groupe Petel, entraînant avec lui Béatrice Bendelé et Alain Parra, a, pendant plusieurs mois, tendu à la main à Sophie Joissains, maire (UDI) sortante. Sans succès. Il la concurrencera tout comme Marc Pena (PS), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), à la tête de la liste Aix pour vous. « Je n’ai pas eu de réaction à cette annonce de candidature, rapporte Philippe Klein. Mais je suis très heureux d’avoir été investi par Edouard Philippe. C’est un gage de récompense du travail que j’ai pu faire ces quatre dernières années au service de ce parti, en créant un groupe Horizons, devenu un groupe politique important. En période électorale, c’est une grosse force politique. » Certes. Mais n’y a-t-il pas un risque de division au sein du bloc central ? « Je suis le candidat le plus fédérateur et le plus rassembleur possible : je suis le seul a avoir déclaré que je tendais la main. Personne ne m’a répondu », rappelle le candidat.

    Programme déjà établi

    La liste, dont la composition ne sera pas révélée avant la mi-janvier, reste « très ouverte : il y a des gens d’Horizons, de gens de la société civile, et des gens issus d’un bloc central très élargi », laisse entendre Philippe Klein. Jusqu’ici, la possibilité de retrouver les noms des colistiers actuels du groupe Aix Autrement ne peut pas être confirmée. « Ils sont eux-mêmes tenus par leurs différents partis, qui n’ont pas pris position. Je ne peux pas répondre à cette question encore », admet-t-il. Avocat au barreau d’Aix depuis 42 ans, ancien bâtonnier, trois ans à la tête du Conseil national du barreau de France, Philippe Klein entend être « l’avocat pour la ville ». Une poignée de grands axes dessinent déjà la ligne du programme. À commencer par la sécurité en « exerçant le pouvoir donné aux maires en la matière ». Pourquoi ne pas convoquer les auteurs de toute petite délinquance en mairie ou s’attaquer au narcotrafic via le consommateur ? Les sujets de réchauffement climatique et de mobilité font aussi partie des priorités de Klein. Pour le premier, « j’ambitionne d’être la ville la plus en avance sur cette lutte ». Pour le second, l’urgence est à raccorder les villages et quartiers aux réseaux de transports. « Le dialogue avec la métropole doit être incessant », estime Klein. À court terme, le candidat a déjà ses idées. Entre autre être « attentif » au devenir des associations, ou réduire les budgets de fonctionnement pour rehausser le budget d’investissement… En bref, faire « mieux avec moins », dans un contexte budgétaire tendu et « faire avec ce qui existe ».

  • Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad était en 2e position de la liste de la France insoumise en 2020, elle en est désormais la tête de liste pour les élections municipales de 2026. Candidate insoumise « mais pas que, dans une liste ouverte à tout le monde et pour une nouvelle vision de l’action communale », affirme la postulante, pour une « candidature résolument à gauche » avec « la révolution citoyenne, la planification écologique et un plan communal de lutte contre la précarité et des logements dignes » comme ébauche de programme, dont le contenu sera dévoilé « prochainement ».

    L’insoumise place la commune au centre de « nombreux changements » et appelle à « mettre en place de nouveaux outils » pour permettre « l’intervention populaire, abolir les privilèges et la corruption par l’argent », car selon la candidate, « trop souvent les citoyens ne sont pas consultés ou leurs avis ne comptent pas ».

    Exigence programmatique

    Dans une ville qui a vu élire un député d’extrême droite à 48% des voix en 2024, Jecilla Regad rappelle avoir « milité tous les jours pour le Nouveau front populaire », mais affirme « ne pas avoir eu besoin de Bardella pour connaître l’extrême droite, avec les politiques de Sarkozy ou Hollande et sa déchéance de nationalité ». « L’union des partis n’est pas forcément la solution pour combattre l’extrême droite. La solution ne se décidera pas sans des citoyens portant une exigence programmatique », assène la candidate.

    Quant à l’union de la gauche, « nous n’y sommes pas opposés » juge Jecilla Regad, « nous l’avons quitté et ne l’attaqueront pas », rappelant que « les municipales ne sont pas une présidentielle et il suffit de faire 10% pour accéder au second tour ». Présentation de la campagne jeudi 8 janvier à 19h à la salle des fêtes d’Arles.

  • L’opposition de Saint-Mandrier dénonce une liberté de réunion bafouée

    L’opposition de Saint-Mandrier dénonce une liberté de réunion bafouée

    La Vague mandréenne annonce le lancement de plusieurs actions en justice pour contester les refus répétés et considérés comme discriminatoires du maire Gilles Vincent (LR) de mettre à disposition des salles communales pour ses réunions publiques.

    « Ces refus, motivés par le caractère politique de notre association, portent une atteinte grave à la liberté de réunion et au principe d’égalité entre citoyens », dénonce le conseiller municipal d’opposition Denis Clave. Il rappelle que depuis avril 2025, la salle des Jardins d’Hydra leur avait été accordée pour des débats ouverts sur les enjeux locaux. Mais qu’elle leur a été retirée le 18 septembre à l’occasion d’un changement de règlement intérieur adopté deux jours plus tôt. Et ce sans délibération du conseil municipal, bien sûr.

    Toujours en prétextant le même motif, la demande de la liste de disposer d’un stand à la Journée des associations du 6 septembre leur a été refusée. « Face à ces pratiques qui entravent le débat démocratique à quatre mois des élections municipales, nous avons engagé un référé-liberté déposé le 1er décembre 2025 au tribunal administratif de Toulon », informe l’élu. Ce dernier a été rejeté le 5 décembre sur la forme pour absence d’urgence perçue, sans examiner le fond de la discrimination. Un recours pour excès de pouvoir a donc été déposé le 10 décembre 2025 au tribunal administratif pour annuler définitivement le règlement et la décision au fond.

    Avec également la saisine du préfet du Var, du Défenseur des droits et du procureur de la République.

    À suivre, donc.

  • Mathieu Morateur revient comme candidat

    Mathieu Morateur revient comme candidat

    Il choisit la campagne de 2026 pour revenir dans l’arène politique. Ancien adjoint aux nouvelles technologies et au développement durable de Richard Mallié entre 2014 et 2020, alors élu UDI au sein d’une majorité UMP, Mathieu Morateur, 35 ans, se lance dans la course à la mairie. Il conduit une liste sans étiquette, Bouc-Bel-Air a de l’avenir, face à trois autres candidats, dont le maire sortant Mathieu Piétri (SE). Alors pourquoi cette absence politique ? « En 2020, il n’y a pas eu d’accord politique sur le contenu de ce qui allait être fait », résume Mathieu Morateur. Comme cheval de bataille de sa campagne, il veut s’attaquer à la « crise de croissance » sur la commune.

    « On est entrés dans une accélération de ce phénomène avec sur la dernière année, des permis qui ont été déposés pour plus de 1 000 logements supplémentaires pour les 6 500 qui existent, contextualise le candidat. On a des obligations de constructions imposés par la loi SRU. Mais est-ce qu’on doit aller au-delà de ces obligations ? À ce jour, le choix a été de faire confiance aux promoteurs pour remplir ces objectifs. En contrepartie on leur permet de faire leur beurre, avec 50% de logements sociaux et 50% vendus à des prix allant jusqu’à 7 000, 8 000 euros du m². Il faut que les promoteurs comprennent que jusqu’à présent Bouc-Bel-Air était un terrain de jeu. Demain, ça ne le sera pas. » Autre sujet en ligne de mire : les écoles. « Il fait 30 degrés dans les salles de classes dès la fin du mois de mai. Pour des raisons écologiques, aussi, il y a un intérêt à passer à la clim réversible plutôt que de rester sur de la chaudière gaz, comme on l’est sur l’essentiel du parc. Je suis le seul, pour l’instant à le proposer », pointe Mathieu Morateur. À ce stade, le « noyau dur » de la liste est composé et compte notamment « un représentant de l’actuelle majorité ». Une bataille en perspective.

  • Le maire Joël Lévi-Valensi candidat à sa réélection à Saint-Cannat

    Le maire Joël Lévi-Valensi candidat à sa réélection à Saint-Cannat

    Lui n’aura eu qu’une année pour convaincre ses administrés. Après la démission de Jacky Gérard, Joël Lévi-Valensi s’était vu, le 11 janvier dernier, passer l’écharpe de maire au cou. Un mandat court et l’envie de « poursuivre », puisque candidat à sa réélection. « Je suis au travail pour Saint-Cannat depuis dix ans », rappelle celui qui a débuté comme adjoint au sport, jeunesse et vie associative avant d’être désigné, sous le mandat de 2020, premier adjoint du maire, délégué aux finances et toujours en charge de l’associatif. Argument allégué par Joël Lévi-Valensi, en plus de celui d’être fonctionnaire territorial depuis plus de 20 ans : en ce début de semaine, le maire sortant lance sa candidature à sa réélection, affiché à la tête de la liste « Ensemble pour Saint-Cannat ». « Je monte une liste sans étiquette, avec des gens raisonnables », précise le candidat. Exit donc, les « extrêmes ». « Je n’envisage pas d’accord d’appareil, de discuter de logiques partisanes. J’essaie de m’entourer de personnes qui veulent s’investir dans le village. Je suis un républicain, je vais de la gauche socialiste à la droite républicaine en passant par les écologistes modérés, mais je n’irais pas au-delà [pour composer la liste, Ndlr.], poursuit le maire. L’idée est de débattre, de se nourrir des avis des uns et des autres. C’est une recette qui permet de maximiser nos chances de prendre les meilleures décisions pour notre territoire. » La liste devrait être renouvelée « à 60% ».

    « Proximité » en priorité

    Lévi-Valensi, s’il devait se revendiquer, se décrirait comme « centre droit ». Pour cette campagne, ce sera sans étiquette. Le candidat préfère se définir par son adhésion au label Maires de Provence, qu’il estime un « un label de proximité » celui des « maires dans le cambouis » et loin des « politiques politiciennes » comme au micro-parti Cap sur l’Avenir, fondé en 2021 par Renaud Muselier (Ren.). Des appartenances en toile de fond d’un programme, qui doit encore être établi. « J’ai une sensibilité particulière pour l’action sociale sur mon territoire, que je souhaite muscler sur ma commune », précise-t-il avant tout.

    Quatre grands axes dessinent d’ores et déjà la colonne vertébrale du programme : le vivre ensemble, « la raison profonde de mon engagement est cette vie de village qui existe ici », précise le candidat, l’environnement dans un village « composé de 3 000 hectares d’espaces naturels et agricoles », la gouvernance et la co-construction publique quand « un certain nombre de citoyens ne se sentent plus du tout concernés par des affaires politiques. Cette année nous avons créé 7 comités consultatifs ». Enfin, la sécurité. Dans les clous également : l’épineux projet de déviation de la D7N « sur lequel nous continuons à nous engager » et la création d’une cave coopérative. À ce stade, Joël Lévi-Valensi est le seul à s’être déclaré en lice pour reprendre la mairie. La question d’une déclaration du RN, dont un local a été inauguré en 2024 par Romain Baubry, député de la 15e circonscription étiqueté au parti d’extrême droite, reste en suspend.

  • Toulon en Commun en avance sur le programme

    Toulon en Commun en avance sur le programme

    À quelques jours de Noël, l’équipe de Magali Brunel (PS) tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun (Tec) tient à offrir aux Toulonnais le fruit de longs mois de travail.

    Pas de crèche ni de sapin, lâche malicieusement André De Ubeda (PCF) mais déjà la possibilité pour les habitants de découvrir de nouveaux éléments programmatiques.

    Du concret insiste le conseiller municipal d’opposition en exercice plutôt que « des phrases creuses et des slogans marketings », sans nommer personne. À ces côtés, Magali Brunel met en avant pour commencer « la méthode unique certainement en France » : « Depuis 6 ans, Toulon en Commun consulte les associations, les syndicats, les professionnels pour faire des constats et proposer des solutions ».

    Ces dernières sont au final validées par l’Assemblée populaire qui reste souveraine. Un exercice démocratique qui donne toute sa force au collectif. Et de poursuivre : « Six conférences-débats ont également permis de s’inspirer des réussites d’autres villes en invitant leurs élus à expliquer leurs démarches ».

    Résultat, en matière de logements, Toulon en Commun annonce l’encadrement des loyers. Mais aussi la création de logements sociaux pour lutter contre la pénurie et améliorer l’habitat dégradé privé, comme à Pontcarral ou à la Grande Plaine. Ainsi qu’une réglementation stricte pour encadrer les locations saisonnières.

    Trois centres de santé,

    l’eau municipalisée

    Quant aux services publics, il est prévu la création de trois centres de santé et la remunicipalisation de l’eau, avec les premiers mètres cubes gratuits. Côté transport, c’est le choix du tramway qui est défendu mais aussi la gratuité des transports en commun et beaucoup plus de moyens pour les mobilités douces.

    Sur le sujet sensible de la sécurité publique la gauche veut « réorienter le rôle de la police municipale vers plus de présence de proximité ».

    Toulon en Commun prévoit également une rénovation thermique massive des logements publics et l’obligation d’escales plus longues et moins nombreuses pour les bateaux de croisière et les ferries afin de les obliger à se connecter à quai.

    L’équipe met également en avant un passeport culture pour les jeunes et annonce la gratuité des fournitures scolaires. Pour renforcer la démocratie locale, des assemblées de quartier et de référendums d’initiative citoyenne seront mis en place. Encore des cartes abattues. Vivement que chacun en fasse autant pour que la campagne démarre réellement projet contre projet, pour la bataille des idées.

  • Un ultime conseil qui élude les questions budgétaires à Aix -en-Provence

    Un ultime conseil qui élude les questions budgétaires à Aix -en-Provence

    Dernier conseil de l’année, dernier conseil avant les élections municipales et pas moins de 199 rapports à l’ordre du jour. En toile de fond de cette assemblée, la course au fauteuil de maire d’Aix. Dans la salle des États de Provence siégeront les deux candidats officiellement déclarés. D’un côté, Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône et président du groupe d’opposition Aix en Partage, de l’autre, Sophie Joissains, maire UDI sortante.

    Les élus municipaux se réunissent, ce 19 décembre, pour la dernière fois avant que le nom du prochain maire ne soit révélé. Ce vendredi, ni rapport d’orientation budgétaire, ni vote du budget ne figurent au programme. Cette absence à l’ordre du jour serait notamment justifiée par le contexte incertain qui pèse sur les collectivités, auxquelles le gouvernement demande un effort supplémentaire : le Sénat a revu la contribution à 2 milliards d’euros, contre 4,6 milliards initialement. Pour rappel, le conseil municipal a jusqu’au 30 avril pour voter son budget.

    BHNS et équipements culturels

    Pour Marc Pena, l’absence de débat budgétaire constitue un faux pas. « Je suis étonné que pour ce dernier conseil municipal de la mandature, nous ne débattions pas de l’orientation budgétaire de notre ville. C’est une question éminemment politique et stratégique. Les Aixois et les Aixoises méritent de savoir quelles seront les priorités de la municipalité sortante pour les mois à venir », déplore le candidat socialiste.

    « Cette (raison) ne se justifie pas pour moi, pointe de son côté Philippe Klein, à la tête du groupe municipal d’opposition Aix Autrement et référent aixois du parti Horizons. J’espère que c’est une réalité et pas une difficulté que l’on voudrait soustraire. J’ai des interrogations légitimes : le fait que le gouvernement sollicite les communes est quelque chose de connu. On en a déjà tenu compte (…). C’est de nouveau un débat dont on prive les électeurs. » L’élu d’opposition devrait par ailleurs saisir le maire sur la question des mobilités. Des embouteillages, plus précisément.

    Outre les débats liés à la campagne électorale qui risquent de teinter la séquence, plusieurs dossiers majeurs seront étudiés. Parmi eux : le renouvellement des délégations de service public, dont les lauréats pour le Grand Théâtre de Provence et le 6MIC doivent être annoncés ce vendredi, et l’approbation du programme de travaux du BHNS (bus à haut niveau de service), qui doit relier le centre-ville au pôle d’activités d’Aix, dans le quartier de la Duranne.

  • Martine Vassal veut rassurer la communauté juive

    Martine Vassal veut rassurer la communauté juive

    Elle l’avait annoncé en conseil métropolitain lors de l’hommage aux victimes de la fusillade de Bondi à Sydney. Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, a présenté mercredi une série de mesures programmatiques pour lutter contre l’antisémitisme. « Au moment où la communauté juive subit des attaques aux quatre coins du monde », la candidate à la mairie de Marseille estime que cette lutte doit être « une cause majeure pour une municipalité ».

    Référents, charte et tolérance zéro

    Annonçant qu’elle prendra la présidence de Marseille espérance si elle est élue, Martine Vassal promet de mettre tout en œuvre pour y faire revenir le grand rabbin de Marseille qui a quitté cette association créée en 1990 pour œuvrer au dialogue interreligieux, depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

    Le plan d’action en lui-même se décline en quatre volets : éducatif, administratif, sécuritaire et culturel. Pour les élèves du primaire, elle propose des partenariats avec des associations, des visites du Camp des Milles et la mise en place de « référents antisémitisme ». Le référent laïcité n’a qu’à bien se tenir.

    Elle plaide aussi pour une « administration exemplaire » en proposant une sanction immédiate pour tous propos et soutiens à des actes terroristes, et le contrôle stricte des subventions. Martine Vassal met aussi sur la table la signature par chaque agent et élu municipal d’une charte contre l’antisémitisme. Et qu’importe si pour l’heure un tel document n’existe pas dans la collectivité départementale qu’elle préside.

    Côté sécurité, c’est « tolérance zéro » contre les « tagueurs antisémites » avec des travaux d’intérêt général pour leur apprendre l’histoire de la Shoah, et le renforcement des contrôles et de la police autour des écoles. Rayon culture, elle veut redonner un élan au Mémorial de la déportation, « délaissé par l’équipe municipale actuelle », pour en faire un lieu qui vive et fasse vivre la mémoire, et lancer un grand cycle culturel festif israélite, dans le cadre du jumelage avec Haïfa.

    « Il faut que la communauté juive retrouve sa place dans la 2e ville de France », martèle Martine Vassal. « Ce plan a un sens politique », glisse le macroniste Romain Simmarano arguant que le Printemps marseillais n’a pas acté qu’il ne ferait pas d’alliance avec LFI au 2e tour des municipales. Pour la droite locale, surtout, il a d’autant plus de sens que le vote RN n’a jamais autant séduit la communauté juive.

  • À Bouc-Bel-Air, Bruno Aubry conduira un projet « transpartisan » pour les municipales

    À Bouc-Bel-Air, Bruno Aubry conduira un projet « transpartisan » pour les municipales

    « Le politique, je l’ai décortiqué dans ce qu’il a de noble et dans ce qu’il a de plus vil (…) puis j’ai été souffleur de mots en étant dans la relation presse. Il ne me restait plus qu’un troisième rôle dans ce scénario, c’est d’être acteur », résume Bruno Aubry. Longtemps journaliste, enseignant, passé par les relations presse, ce soixantenaire qui a longtemps été « observateur du spectacle » politique décide d’être l’un des personnages de la pièce en se déclarant candidat pour les élections municipales, à la tête de Vivre Mieux, liste écocitoyenne et transpartisane. Mais sa carte de presse garde pour autant un atout : « Pour être journaliste, y compris pour avoir une carte de presse on me demande un casier judiciaire vierge », glisse Aubry. Parmi les 33 colistiers du groupe, huit sont encartés et « représentent cinq partis différents » et compte parmi sa composition les conseillers municipaux d’opposition Geneviève Martin et Saïd Achache, membres du groupe Pour que vive Bouc-Bel-Air. Mais qu’importe la palette de partis, estime le candidat, tant que l’engagement reste. Seules les extrêmes, droite notamment, ne sont pas bienvenues. « On s’est dit transpartisans : c’est un intérêt communal et un projet écocitoyen », précise Bruno Aubry, seul candidat à n’avoir jamais siégé au conseil municipal. A contrario d’Hervé Plisson (Printemps Boucain), Mathieu Piétri, maire sortant (SE) élu en juin après la démission de Richard Mallié (LR) et Mathieu Morateur (Bouc-Bel-Air à de l’Avenir) adjoint de la majorité en 2014.

    Raison pour laquelle le candidat a été l’un des premiers à lancer sa campagne et commencer au plus tôt le travail dans un local de la Gratiane, sur le centre commercial éponyme, qui sera inauguré ce samedi.

    Parmi les projets prioritaires : le retour des agriculteurs dans la commune, la réorganisation des transports et de la mobilité douce, la revitalisation du centre-ville, la valorisation du château, la maîtrise de l’urbanisme, la mise en circuit d’une caisse sociale d’alimentation… Autant de projets qui devront être pensés avec les notions de « transversalité et transition » en caisse de fond. « Les enjeux qui travaillent la commune sont beaucoup plus importants que celle d’une ville de 15 000 habitants. Sa situation géographique au cœur de la Métropole lui donne des responsabilités et des atouts », résume le candidat qui estime qu’« il nous appartient d’ouvrir un nouveau cycle. Mallié est dans le paysage politique depuis 1983. C’est cette page-là qu’on tourne ».