Tag: Elections municipales 2026

  • La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    Si les noms de colistiers proches et le programme restent encore à déterminer, la liste à gauche lance publiquement sa campagne. Rangée derrière Marc Pena, député PS de la 11e circonscription, la liste d’union Aix Avenir, composée des forces de gauche et écologistes (hors LFI), s’est affichée, mercredi soir dans son local rue Granet, derrière son candidat, pour une première rencontre avec le public. Marc Pena est d’ailleurs le premier des quatre candidats en lice pour le fauteuil de maire à avoir tenu une rencontre publique dans un contexte de campagne qui commence à peine à frémir. Chez Philippe Klein (Hor), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), les meetings n’ont pas encore commencé. Sophie Joissains, maire sortante (UDI), n’a toujours pas officialisé sa candidature.

    Chez Aix Avenir, c’est donc l’épineuse thématique du logement qui a été choisie pour rassembler les premières foules. Un débat animé par divers acteurs sur le sujet, dont Agnès Daures (DVG), conseillère municipale d’opposition dans le groupe Aix-en-Partage mené par Marc Pena, et commenté par les chefs de file des composantes de l’union. Pour le candidat, Aix « fait face à une crise du logement d’une ampleur inédite (…) notre ville ne respecte pas la loi SRU et accuse un déficit de près de 3 000 logements sociaux ».

    Promesses

    Avant d’annoncer : « Nous mettrons en œuvre une politique du logement d’abord, en considérant qu’avant toute autre aide, la priorité est de permettre à chacun d’avoir un toit », avec « une transparence totale dans les procédures d’attribution des logements », un « encadrement des loyers » et une « lutte contre les logements vacants et une régulation ferme des locations à courte durée ». Outre les promesses de campagne, le constat de mal logement est là, parmi les intervenants et le public militant, comme curieux. L’une des habitantes d’Encagnane évoque les nuisibles, le froid subi dans cette résidence. Un autre, participant aux maraudes sociales pointe le manque de solutions pour sans-abri : « J’en connais deux qui sont décédés sur la période [hivernale, Ndlr.]. » Constat similaire pour Emma Rose, cette étudiante dont la thèse est axée sur les solutions accueil des personnes à la rue dans Aix. Insalubrité, appartements qualifiés de passoires thermiques, logements délaissés… L’éventail des problématiques est large, le rôle de la majorité pointé du doigt. « On a en face de nous une municipalité bourgeoise et de droite dont le moins qu’on puisse dire c’est que le logement pour tous n’est pas sa priorité, et qu’elle préfère la spéculation immobilière au logement social. Ça campe le décor », pointe Agnès Daures. « Il va falloir se battre pour gagner deux fois. D’abord pour que Marc [Pena] soit élu maire : c’est déjà de ça qu’il s’agit. Le second combat est celui du jour d’après. (…) Il va falloir se battre pour que la commune ai les moyens d’appliquer tous les projets, toutes les propositions qu’on a entendues ce soir. C’est la deuxième étape du combat politique », estime David Tessier (PCF). À suivre.

  • Marine Le Pen vise Marseille pour se refaire

    Marine Le Pen vise Marseille pour se refaire

    Marseille comme une prise de guerre… En faisant « l’amitié » à Franck Allisio, député RN de Marignane et candidat à la mairie, d’assister ce vendredi 17 janvier à ses vœux, transformés du coup en « meeting populaire », c’est un message clair qu’envoie Marine Le Pen pour son premier déplacement dans la campagne des municipales : pour la cheffe de file du Rassemblement national, la ville est gagnable.

    Le sondage La Marseillaise/ Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi 12 janvier dans nos colonnes, qui donne à égalité son poulain et le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, avec 30% des intentions de vote au premier tour, ouvre le champ des possibles. Entre opération de dédiabolisation réussie, indifférence et transposition de la politique nationale au local, l’extrême droite fait désormais moins peur aux électeurs marseillais que La France insoumise (LFI), apprend-on dans le second volet de notre enquête exclusive. à propos des personnalités en lice, à la question « diriez-vous que si elle devenait maire, ce serait une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise, très mauvaise chose ou ni une bonne chose, ni une mauvaise chose pour l’avenir de Marseille ? », 32% des sondés estiment que ce serait « une bonne chose » concernant Franck Allisio, avec une part importante qui estiment que ce serait « ni une bonne, ni une mauvaise chose ». L’élection du candidat LFI, Sébastien Delogu, serait jugée comme « une mauvaise chose » par 54%des personnes interrogées. Au sujet du RN, cela « fait une majorité potentielle, analysait Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et opinion d’Ipsos-BVA, mardi. Clairement, le repoussoir, c’est LFI au plan national, c’est Delogu à Marseille. »

    S’emparer des villes fait aussi partie de la stratégie du parti d’extrême droite pour s’enraciner durablement dans une région Paca où il sévit depuis longtemps. « Le seul mandat qui permet d’ancrer solidement un territoire, c’est celui de maire », confiait ce jeudi 15 janvier au Figaro, un des cadres locaux du RN.

    À surfer sur l’insécurité, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, a bien compris qu’elle risquait de nouveau de boire la tasse. Au lendemain du sondage, son porte-parole, Romain Simmarano (Ren), a tenté de renverser la vapeur : « Nous, c’est le gaullisme, la République, l’amour du drapeau, la volonté d’avoir une ville sécure qui offre des perspectives à tous ces enfants. Que M. Allisio arrête de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. »

    Unis pour résister

    À gauche, conscients que la bataille sera rude, le maire sortant et ses soutiens se posent en rempart. « On est dans une situation tellement inédite que Marseille doit montrer une forme de résistance à l’inclinaison que le pays est en train de prendre », déclarait Benoît Payan dans La Marseillaise du 14 janvier. « On a joué un rôle historique pour libérer cette ville de la menace fasciste, on ne les laissera pas venir », assène Anthony Gonçalvez, chef de file PCF aux municipales.

    En mettant la pression sur la deuxième ville de France, Marine Le Pen, si prompte à dénoncer « les magouilles » chez ses adversaires, voit là une occasion de faire oublier ses propres casseroles. Condamnée en première instance, le 31 mars, par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d’inéligibilité, 4 ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100 000 euros d’amende dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires du Front national, elle joue son avenir politique avec un procès en appel démarré ce mardi. Pour mémoire, son candidat est lui aussi visé par une enquête pour détournement de biens publics…

    Des élus d’extrême droite inquiétés par la justice

    Franck Allisio inquiété pour détournement de biens publics

    Le député fait l’objet d’une enquête du parquet suite à un signalement de la Région Sud, où il préside le groupe RN. Le travail de deux collaborateurs employés par la collectivité n’a pas été déclaré auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Des véhicules de service auraient par ailleurs servi à du tractage et des réunions de la campagne des européennes de juin 2024, puis des élections législatives anticipées.

    Marc-Etienne Lansade condamné

    Après les affaires de gestion du port de plaisance, d’un restaurant de plage et de marchés publics, l’ex-élu d’extrême droite a perdu la mairie de Cogolin, le 1er juillet. Il a été condamné par la cour d’appel d’Aix à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité immédiate de 3 ans pour abus de confiance après avoir fait signer une procuration à un « ami » sur son lit d’hôpital, permettant la vente d’un bien immobilier au profit de son ex-maîtresse.

    Yann Bompard et Marie-France Lorho jugés pour emploi fictif

    Le tribunal correctionnel de Marseille rendra sa décision, le 26 janvier, sur l’affaire d’emploi fictif et détournement de fonds concernant Yann Bompard, maire Ligue du Sud d’Orange, et Marie-France Lorho, députée RN. Deux ans de prison et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire ont été requis par le parquet pour le premier, 18 mois de prison avec autant d’inéligibilité pour la seconde.

    David Rachline poursuivi pour favoritisme

    Poussé à la démission de son poste de vice-président du parti par Marine Le Pen, début décembre, car mis en cause pour « prise illégale d’intérêt » et « corruption », le maire de Fréjus, David Rachline, poursuivi pour favoritisme, sera jugé le 22 septembre pour avoir favorisé la société de sécurité d’un de ses proches dans l’attribution de marchés publics pour la sécurité de la mairie.

  • Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    À La Seyne, où l’on recense pas moins de huit candidats à la mairie, l’ex-majorité a explosé, entre le maire sortant Joseph Minniti, le dissident Jean-Pierre Colin – qui n’a pas encore officialisé sa candidature -, et le proche de Nathalie Bicais Cheikh Mansour. Investi par Horizon, ce dernier affiche la volonté de « rassembler avant tout des gens compétents. Sur le plan local, les étiquettes comptent moins ». À cet égard, il revendique une liste qui va « du centre gauche à la droite républicaine », sur laquelle figurent d’anciens membres de la majorité qui se positionnent à gauche (Cassandra Verani-Laï, Stéphane Lancellotta, Basma Bouchkara), d’autres à droite (Christine Cuniberti, Christian Dupla), ainsi que l’ancien président de la fédération varoise de l’UDI, Laurent Dahmani, alors que celle-ci a rejoint le camp Minniti.

    La menace RN à Toulon influence les élections

    S’ils avaient déjà rallié la majorité, le choix des trois élus précités de soutenir un candidat de droite plutôt qu’une des trois listes de gauche réside dans la question des « sensibilités. Ces listes sont beaucoup plus à gauche que nous. On se revendique de centre gauche. Cela dit, il n’y a pas d’entente possible avec ces listes, qui considèrent qu’on est de droite », justifie Stéphane Lancellotta, adjoint de quartier ouest. « Quand on est de gauche, on est centré sur le social. En tant qu’élue au logement, je vois que ce ne sont que des idéologies. Par exemple, la politique de logement menée par l’ancien maire Vuillemot était divagante, avec 600 logements fermés, Terres du Sud Habitat [ancien bailleur social seynois, Ndlr.] en déficit, obligeant l’État à regrouper les logements sociaux avec Toulon Habitat Méditerranée », dénonce Basma Bouchkara.

    Sur le logement, et dans une optique plus large, Cheikh Mansour ne veut plus laisser à Toulon « le monopole de la Métropole. Tout à coup, tout le monde s’intéresse à la Seyne car en cas de victoire du RN à Toulon, la Seyne va devenir une pièce maîtresse de l’échiquier politique métropolitain, puisque ce sont les conseillers métropolitains qui feront basculer la présidence d’un côté ou de l’autre. Je dénonce cette politique politicienne. Avant de porter atteinte à la souveraineté des Seynois, ils feraient mieux de demander aux candidats de droite à Toulon de s’entendre s’ils veulent éviter que le RN prenne la ville », pointe l’adjoint à la sécurité, qui tiendra un meeting le 26 février au casino JOA.

  • À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    Certains, en entendant les discours prononcés par Laure Lavalette, mercredi soir, dans un Palais Neptune comble, sans en connaître la locutrice, auraient pu lui donner Toulon – à défaut du bon Dieu – sans confession. Une heure durant, la porte parole du RN, qui se présente sans étiquette pour attirer un maximum d’électeurs réfractaires à son ancrage partisan d’extrême droite, a déroulé le fil parfait des bonnes convenances nécessaires à l’entreprise de dédiabolisation de son parti nationaliste. De celles qu’on attend d’un élu local, dans une ville chahutée par les déboires de ses prédécesseurs, parmi lesquels le frontiste Jean-Marie Le Chevallier, dont le passage à la mairie (1995-2001), a laissé des souvenirs douloureux, sinon des traumatismes.

    Habileté sémantique

    Était-ce nécessaire face à une audience acquise à sa cause ? Qu’importe. Tout y était, sur le fond comme sur la forme. Dans une ville qui attache une importance capitale à l’identité locale, la députée RN, native de Gironde, a commencé par évoquer ses attaches territoriales : « Il y a 28 ans, une toute jeune femme trouva l’amour : il était Toulonnais. À mon arrivée dans la plus belle rade d’Europe, l’accueil si chaleureux des familles toulonnaises m’a aidée à m’y sentir adoptée. Après avoir dit oui à celui qui devint mon mari, c’est ici que nous avons élevé nos cinq enfants. » Une carte postale, point de départ d’un fil rouge familial usité pour présenter ses colistières, dont elle aime à rappeler le nombre d’enfants. Elle omet étrangement de le faire quand il s’agit de colistiers.

    Ils sont 15 à être présents, ou plutôt XV. Une équipe de rugby, corde sensible du terroir sur laquelle la candidate d’extrême droite tire sans modération. En tête de gondole, Sébastien Soulé, policier national dont l’histoire a inspiré le film Bac Nord, désigné comme son « futur adjoint à la sécurité », première thématique évoquée, et qui « sera, en tant que femme et maman, (sa) priorité. » En deuxième ligne – poste qu’il occupait durant sa carrière de rugbyman -, David Gérard, tout droit désigné pour les sports. À chaque personnalité, une thématique. Et rien ne manque, du social à la santé, en passant (ironiquement) par l’environnement, la culture, l’associatif… et le droit, défendu avec vigueur, depuis des mois par « Marine et Jordan », qu’elle n’oublie pas de saluer.

    La copie se veut propre. Sans évoquer la diversité, elle parle de chacun des quartiers toulonnais et le jure : « L’heure de la réconciliation est venue. Nous n’exclurons personne. » Sauf peut-être celles et ceux qui n’ont pas les bonnes grâces de son parti, qu’ils n’aient pas de papiers ou militent en faveur de l’avortement. Nombreux sont ceux qui répètent, à juste titre, qu’il ne faut pas confondre enjeux nationaux et locaux. Mais, si l’échelon municipal est celui de l’action, il peut rapidement s’avérer être celui de l’entrisme idéologique. Méfions-nous, donc, des ambitieux, tant habiles à dissimuler les opportunistes.

  • Le maire de Ventabren Frédéric Vigouroux entre en campagne

    Le maire de Ventabren Frédéric Vigouroux entre en campagne

    Premier adjoint avant de devenir maire en 2022, élu par le conseil municipal après la démission de Claude Filippi, Frédéric Vigouroux se présente pour le scrutin de mars 2026. Le maire sortant, qui se présente comme de centre droit et « libéral », est donc candidat à sa succession en menant pour la première fois une liste dont il est à la tête. Cette dernière est renouvelée à près de 65%. Cette liste, complète, n’a elle pas d’impératif de sensibilité politique. « Mon parti, c’est Ventabren. Si cela convient à mes colistiers, ils sont les bienvenus », précise le candidat.

    Son entrée en campagne, Frédéric Vigouroux, récemment adhérent au label Maires de Provence, l’entame en « confiance ». D’abord parce qu’après ces quatre années de mandat, « il y a une bonne satisfaction sur le mode de fonctionnement général ». Frédéric Vigouroux poursuite : « J’ai quatre ans à mon actif, au cours desquelles les personnes qui se sont intéressées à la vie communale ont pu voir comment je fonctionne, quelles sont mes priorités et où j’ai pu réaliser les projets que nous avions. »

    Ces dernières années, le bilan présente, entre autres, la création de commission « extra-municipales » d’où est née la commission énergie, laquelle a permis de créer un parc solaire permettant d’alimenter 5 000 habitants. Côté sécurité, « entre 2022 et 2024, c’est 72% de baisse des cambriolages », selon l’élu, des patrouilles de nuit instaurées et une trentaine de caméras de vidéosurveillance en plus.

    Pause pour l’urbanisation

    « Je suis très satisfait de notre mode de fonctionnement. On a aussi mené des projets divers, la liste est longue. On est passés en éclairage LED, on a fait des trottoirs, des évacuations d’eau, deux grands parkings, des parcs d’enfants… Et un projet auquel je tenais pour la biodiversité avec la création d’un poste de référent biodiversité, mais aussi lancé un projet de sanctuaire biodiversité qui est en cours de développement [qui permet de protéger 903 espèces, Ndlr.] et j’en suis très content. Dans nos cantines, on a mis le maximum de ce qu’on trouvait en produits bios, on a incité les associations à se développer… Tout ça en maintenant des finances saines avec de bonnes marges de manœuvres. Et sans augmenter les impôts : je reste libéral de mentalité », détaille le candidat.

    Pour l’avenir, l’un des axes de la campagne du maire sortant sera « la biodiversité, je suis catégorique ». Sur Ventabren, estime le candidat, l’urgence est à la préservation du territoire, de ses espaces naturels et de sa faune. Concernant le logement, « sur le prochain mandant, pas de lotissement, ni d’immeubles (…). Il y aura une pause sur l’urbanisation d’ensemble », hormis les projets qui ne suscitent pas de « clivages » entre habitants et en harmonie avec le paysage. Pour la suite du mandat, s’il est élu, Frédéric Vigouroux prévient : « On aura beaucoup moins d’aides donc la possibilité de faire moins de projets. Il va falloir concentrer nos projets pour faire ce que j’appelle le service après-vente pour les 2 000 personnes qui sont arrivées. Ne pas urbaniser davantage la commune pendant 6 ans permet aussi d’absorber ce qui a été fait. Ce sera le gros travail pour le prochain mandat. Il faut mener sa barque pour avoir une commune sur le long terme ou il fait bon vivre, préservée, qui garde ses espaces naturels et ne cède pas à la pression immobilière. »

    Pour développer ses axes de campagne, le candidat tiendra une première réunion publique le 31 janvier à 11h, salle Sainte-Victoire.

  • La gauche organise sa première réunion à Aix-en-Provence

    La gauche organise sa première réunion à Aix-en-Provence

    L’union de gauche, rangée derrière le candidat aux élections Marc Pena (député PS) a tenu, ce mercredi soir, une réunion publique autour de la thématique du logement. Associations, soutiens de listes, mais surtout les chefs de file des partis de gauche (hors LFI) se sont retrouvés au local de campagne dédié aux élections, 13, rue Granet. « Le logement est une question qui touche à la dignité humaine (…), ce n’est pas une variable d’ajustement des politiques publiques », a lancé Marc Pena. Nous reviendrons sur cette rencontre dans nos colonnes, ce vendredi.

  • La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    Une salle comble au Rowing club, ce mercredi 14 janvier, et une jeunesse toute acquise à la cause de la candidate DVD à la mairie de Marseille, Martine Vassal, pour une soirée organisée par Une génération pour Marseille, collectif des jeunes de la droite et du centre emmené par Romain Simmarano, par ailleurs directeur de cabinet de Renaud Muselier à la Région Sud. L’occasion pour Martine Vassal de décliner ses propositions.

    De la crèche, dont elle promet de doubler le nombre à Marseille, à l’école avec une sorte de déclinaison du « plan Charlemagne » que celle qui est aussi présidente du Département a mené, histoire de rénover la totalité des 88 écoles municipales. À l’image des maisons du Bel âge départementales qui accueillent les seniors, elle imagine aussi des « maisons de la réussite » dans tous les secteurs de la ville pour proposer aide aux devoirs et autres activités. Aux étudiants, elle qui a pourtant déjà la présidence de la Métropole, autorité compétente en la matière, promet les transports gratuits jusqu’à 26 ans, de quoi leur permettre d’investir un centre-ville propre et sécure. Sur la solidarité, elle évoque une réquisition des logements vides, la création de maisons de santé spécifiques, une plate-forme pour les aider à trouver un stage.

    Sécurité à gogo

    Mathieu, Chiara, Juliette, Bilal… Les jeunes qui soutiennent Martine Vassal sont aussi de fervents défenseurs de la cause animale, qui aura un référent si elle est élue maire. Ils seront aussi en sécurité avec plus de caméras de vidéosurveillance, une BAC municipale, et de la police que toute la salle applaudit fiévreusement. « Sur Marseille, ce sera tolérance zéro » pour que cette jeunesse qui a visiblement les moyens de sortir tard le soir puisse avoir de « la tranquillité publique ».

    Les jeunes soutiens de la candidate de la droite et du centre réclament aussi des grands événements. Ils en auront un, « nous allons le créer », promet-elle. Sur l’emploi, il faudra travailler sur tout le territoire…

  • Municipales dans le Var : des équipes soudées à gauche qui avancent pour battre campagne et déjouer certains pronostics

    Municipales dans le Var : des équipes soudées à gauche qui avancent pour battre campagne et déjouer certains pronostics

    Dans un département qui a envoyé sept députés RN sur huit à l’Assemblée, la bataille pour la gauche s’annonce extrêmement difficile, inutile de se le cacher. Mais l’âpreté du combat à venir a conduit les forces progressistes du Var à travailler bien en amont, souvent dans l’unité, pour construire, avec les habitants, une alternative crédible à une droite omnipotente en mal de renouvellement et totalement perdue dans un épais brouillard idéologique. Des ambitions qui, aujourd’hui, se traduisent selon les communes par des stratégies diverses.

    à La Seyne, par exemple, l’ancienne cité industrielle a conservé dans sa mémoire une part de cette culture ouvrière faite de lutte, d’émancipation et de conquête sociale, qui l’immunise contre la résignation. Le mandat inachevé de Nathalie Bicais, maire (Les Républicains) empêchée après sa condamnation à cinq ans d’inéligibilité en 2025, a alimenté une grande insatisfaction après beaucoup de promesses non tenues et une guerre de succession fratricide à droite. Avec un centre-ville exsangue, toujours pas de cinéma, plus de piscine et un renouvellement urbain en panne.

    Seule ombre au tableau à La Seyne : la division actée par une partie de la gauche alors que tout le monde prétendait, de long mois durant, construire le rassemblement dans l’unité. Au final, le PS s’est obstiné à vouloir conduire la liste, alors qu’il le faisait déjà dans les principales villes de la métropole comme Toulon, La Garde, Le Pradet… Son candidat, Olivier Andrau, faisant fi des décisions prises au niveau fédéral, a déposé sa candidature et rallié à sa cause Les Écologistes. Quant aux Insoumis, ils ont choisi de faire cavalier seul, provoquant le départ d’une dizaine de leurs membres. Deux listes viennent donc, au final, parasiter celle de « Unie à gauche pour La Seyne », menée par Stéphane Sacco, coordonnateur régional de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), et soutenue par GRS, le PCF, L’Alternative pour la république, l’écologie et le socialisme (L’Après) et le Mouvement républicain et citoyen (MRC).

    De l’autre côté de la rade, dans la ville préfecture, la liste « Toulon en Commun », menée par Magali Brunel (PS), compte capitaliser sur la condamnation de l’ex-maire et patron de la droite varoise Hubert Falco (LR puis DVD) et déjouer les pronostics qui donnent l’extrême droite gagnante, grâce à un patient travail mené depuis de longs mois pour créer une dynamique. Même si, là encore, LFI joue contre l’unité.

    Heureusement, la raison l’a emporté dans beaucoup d’autres communes, comme à Hyères, Draguignan ou Fréjus, où la gauche part unie à la bagarre.

  • La gauche invite les Hyérois à devenir acteurs du changement

    La gauche invite les Hyérois à devenir acteurs du changement

    « Forte de mes convictions et de tout ce que j’ai pu accomplir jusqu’à présent, je me sens prête pour attaquer, enfin, cette campagne des municipales 2026 », commence Caroline Moulin (Les Écologistes), « très fière » d’être tête de liste d’« Unis à gauche Ensemble pour un avenir social, démocratique et vertueux », qui rassemble, comme son nom l’indique, l’ensemble des forces progressistes de la cité des Palmiers.

    Sur son implication en politique, l’enseignante de sciences naturelles de 49 ans, en première ligne pour sensibiliser ses élèves au développement durable, explique « avoir cessé d’être inquiète pour l’avenir de [ses] enfants quand [elle a] décidé de passer à l’action ».

    Et de poursuivre : « Il n’est plus temps de laisser les “climato-dénialistes” décider de nos politiques, à l’échelle globale autant qu’à l’échelle locale. L’urgence climatique est là, les inégalités ne cessent de se creuser, l’extrême droite et le fascisme se banalisent. »

    Pour combattre ces dérives, la militante veut, avec ses colistiers, « proposer une autre politique et inciter les personnes qui ne croient plus en la politique à changer d’avis ».

    Passionnée et convaincue, Caroline Moulin se dit portée par les idéaux de solidarité dans lesquels elle s’est construite « grâce à un papa militant communiste » et « portée par [sa] propre expérience de la force collective positive des citoyens quand ils se mobilisent pour lutter ». Son premier combat remontant à la mobilisation de 1995 contre le plan Juppé.

    Et d’insister : « Nous savons que rien ne change sans celles et ceux qui travaillent et font vivre notre ville au quotidien. Hyères ne peut être une ville juste et solidaire si le travail est précarisé, mal reconnu et mal rémunéré. Le respect du travail et de la dignité des salariés sera un des piliers de notre action municipale. »

    Un logement accessible

    Avec un programme s’attaquant, pour commencer, à l’accessibilité au logement afin de permettre à tous de se loger au plus près de son lieu de travail. Mais, aussi, qui propose la mise en place de la gratuité des transports et des cantines scolaires. Sans oublier d’investir pour la culture dans les quartiers, avec également le soutien financier du seul cinéma de la ville, « qui grâce entre autres aux ciné-débats contribue intensément à la vie associative et citoyenne ».

    Il s’agit aussi, reprend Caroline Moulin, de répondre aux besoins des habitants en matière de santé, avec différentes propositions pour rendre les soins plus accessibles.

    Une aide à l’installation d’agriculteurs est également prévue afin de favoriser les circuits courts et d’approvisionner les cantines scolaires de la ville.

    Le tissu économique local fait également partie des préoccupations de l’équipe, avec des aides qui seront apportées aux entrepreneurs et artisans pour le dynamiser et donner les moyens aux acteurs locaux de faire face aux grands groupes.

    Les progressistes ont également travaillé sur une ville plus solidaire, avec des transports en commun adaptés aux besoins réels des habitants selon les quartiers, ainsi qu’une voirie où « les mobilités douces seraient privilégiées, à commencer par le vélo, qui mérite tellement mieux que les aménagements existants ».

    Démocratie vivante

    Un programme qui prévoit également de mieux encadrer le tourisme, qui est un secteur économique important, « pour le rendre plus soutenable et ne pas mettre en péril les ressources en eau et la qualité de vie pendant la haute saison ».

    Caroline Moulin poursuit : « Nous défendrons chaque fois que possible une gestion publique directe des services essentiels, comme l’eau, les transports ou la restauration scolaire, qui ne sont pas des marchandises, mais des biens communs. »

    Une gestion de la ville qui compte également s’appuyer sur une démocratie vivante tout au long du mandat, avec des conseils de quartier dotés de moyens réels, des budgets participatifs et un véritable droit d’interpellation citoyenne.

    Tout un programme.

  • La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    Dans ses vœux pour 2026, Yves Pellegrino, secrétaire de la section du PCF de La Garde-Le Pradet, est revenu sur le contexte international en dénonçant le comportement impérialiste du président des États-Unis.

    Et de pointer, plus globalement, « un nouvel ordre » guidé par « un libéralisme fascisant » présent déjà dans de nombreux pays. Avec une extrême droite montante qui exacerbe les peurs, le repli sur soi et donc « le rejet de l’autre » quel qu’il soit. Tout cela en jouant sur les divisions, du salarié contre le chômeur ou de la campagne contre la ville.

    « Apporter des réponses »

    « À chaque crise profonde, une même logique revient : trouver un bouc émissaire », rappelle Yves Pellegrino. Ce qui se traduit par irruptions brunes qui ne sont pas dues au hasard, mais par un mécanisme de survie du système libéral qui s’emploie à rediriger la colère des peuples vers d’autres cibles que lui-même.

    L’occasion de cibler entre autres Nicolas Salsou, l’ancien directeur de cabinet du LR Jean-Louis Masson, qui brigue aujourd’hui le poste de maire de La Garde avec l’investiture du Rassemblement national, en tentant comme ailleurs de mettre au second plan ce soutien pour ratisser large. « Les portraits de Jordan Bardella et Marine Le Pen, sur son compte Facebook, ne laissent pas place à l’ambiguïté », insiste Yves Pellegrino.

    « Les communistes ont choisi le rassemblement le plus large pour battre l’extrême droite dans nos villes de La Garde et Le Pradet », ajoute-t-il. Et de conclure : « La meilleure façon de mettre en échec le RN et ses alliés, c’est d’apporter des réponses aux attentes du monde du travail et aux citoyens, que ce soit en matière de logement, de santé ou de pouvoir d’achat. »